Saint-Denis-de-Méré

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Saint-Denis-de-Méré
Saint-Denis-de-Méré
L'église Saint Denis.
Blason de Saint-Denis-de-Méré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Vire
Intercommunalité Communauté de communes Intercom de la Vire au Noireau
Maire
Mandat
Manuel Machado
2020-2026
Code postal 14110
Code commune 14572
Démographie
Population
municipale
806 hab. (2018 en diminution de 3,24 % par rapport à 2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 15″ nord, 0° 30′ 54″ ouest
Altitude Min. 57 m
Max. 208 m
Superficie 11,37 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Condé-en-Normandie
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Condé-sur-Noireau
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Saint-Denis-de-Méré
Liens
Site web saint-denis-de-mere.sitego.fr

Saint-Denis-de-Méré est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 806 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le , la commune passe de l'arrondissement de Caen à celui de Vire[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-Denis-de-Méré est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 2],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Condé-en-Normandie, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes de Méré : peut-être Ricardus de Mere abbé du Mont-Saint-Michel 1123-1128[6], Meray v.1350[7], ecclesia Merayo 1494[7], ecclesie sanctorum Dionisii et Martini de Mere 1709[8], v.1757 Saint-Denis de Méré[9].

Mention ancienne de Saint-Martin: Saint-Martin-des-Champs v. 1757[9].

Sens du toponyme Méré : mot formé vraisemblablement avec le suffixe gallo-romain -acum "domaine de", sur un gentilice romain à partir de Materius "matériel, bois", ou plus vraisemblablement un appellatif en rapport avec le site, issu de Matrius "Mère"[10]. En l'absence de mentions mérovingiennes ou carolingiennes de la localité, ceci reste conjecturale et oblige à rester prudent sur l'interprétation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mérovingiens[modifier | modifier le code]

Le site de l'église Saint-Martin remonte à l'époque Mérovingienne, comme l'illustre les sarcophages du VIIe siècle découverts en 1978 dans le cimetière qui l'entoure[11]. Dans plusieurs titres, la paroisse de Saint-Martin est regardée comme très ancienne[12]. Elle porte le nom de Saint-Martin-des-Champs, ou du Vieux Bourg[12]. À proximité, le puits de Saint‑Martin est, dans le passé, réputé souverain pour la guérison des fièvres.

Le toponyme Méré qui est associé à la seconde paroisse sous le patronage de Saint-Denis, Saint-Denys-de-Méré[12] serait aussi très ancien. Il est possible qu'il se rattache au mot gallo-romain Matriacum, qui pourrait se traduire par "Domaine de la Mère". Ce qui peut être compatible avec l'hypothèse d'une source sacrée gallo-romaine, proche de l'église (70 m), qui donne naissance à un petit ru affluent du Noireau[13]. La titulature à saint Denis, célébré le 9 octobre, suggère la christianisation ancienne du site, entre le VIe siècle et IXe siècle.

Les Capétiens[modifier | modifier le code]

Après les invasions des Normandes, un lieu fortifié a du être nécessaire aux populations, il se développa sous le contrôle des seigneurs de Méré. La paroisse Saint-Denis s'est développée sous leur dépendance[12]. Cet édifice se nommait la château de Mérie en 1883[14]. L'hypothèse a été émise par certain[15] que la chapelle castrale serait à l'origine de l'église paroissiale Saint-Denis. La paroisse de Saint-Martin reléguée, car sans défense, conserva le vieux cimetière, en granit et schiste commun aux habitants des deux paroisses. Elle dépendait du prieuré de Beaulieu, fondé en 1200, proche de Rouen[12]. Le lent déclin de la paroisse commence. Elle ne figure plus dans les Pouillés du XIVe siècle et XVe siècle[7]. Elle deviendra de facto simple succursale de celle de Saint-Denis, et ne sera plus qu'une chapelle par la suite. Situation qui sera officialisée en 1709 par la réunion des deux paroisses.

Les seigneurs de Méré[modifier | modifier le code]

Vers 1300, la seigneurie de Méré appartenait à la famille Radulph[16], dont les armes D'azur à la fasce d'or, accompagné de trois molettes de huit pointes du même[16], ont été adopté par la commune (cf. Héraldique, ci-dessous) : Jean de Radulph, écuyer seigneur de Cailly, Arnoull de Radulph fils du précédent, Thomas Radulph, fils du précédent, qui eut Arthur Radulph, seigneur de Cailly, Louis Radulph patron de Méré[8].

Leur descendance se poursuivit en ligne directe à Jacques Radulph, Edmond Radulph, fils du précédent, avocat du roi à Vire en 1568 et 1602; François Radulph, seigneur et patron de Méré, qui accomplit les fonctions de lieutenant-criminel à Vire; Edmond II Radulph, seigneur de Méré et de Placy; Claude Radulph, seigneur de Méré et de Placy, qui épousa sa cousine germaine Marie de Radulph fille de Robert Radulph, seigneur de Blou, i présenta en 1709 à la cure de Méré. Son fils Edmond III Radulph était seigneur de Méré vers 1775[8].

En 1709, La paroisse de Saint-Denis de Méré et celle de Saint-Martin sont réunies[12].

En 1766, la population était de 197 feux (env. 800 hab.). Méré dépendait du diocèse de Bayeux, du Parlement de Rouen, intendance de Caen, élection de Vire, sergenterie de Condé.[12].

Le 17 mai 1830, le feu se déclare à Saint-Denis-de-Méré, faisant suite la même année à de nombreuse prises de feux dans la régions. Dix-sept bâtiments ont été consumés par les flammes[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Denis-de-Méré Blason
D'azur à la fasce d'or, accompagné de trois molettes de huit pointes du même (Famille de Radulph[16]).
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 2001 Michel Vasnier    
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Boisne SE Directeur technique
mars 2008 juillet 2020 Jean-Pierre Binet[18] SE Agent EDF
juillet 2020[19] En cours Manuel Machado SE Superviseur pré-retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2018, la commune comptait 806 habitants[Note 4], en diminution de 3,24 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,89 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9938281 0009609601 2001 1541 1241 137
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1701 1171 1231 1741 049979926817747
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
691665668578583600575658589
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
656759820925835798835835841
2018 - - - - - - - -
806--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Deux ponts enjambent la rivière le Noireau au lieu-dit les Bordeaux, un pont routier et un viaduc ferroviaire. Le pont routier est formé d’un des éléments des voies flottantes (ponton Whale) du port d’Arromanches, créé en 1944 lors du débarquement de Normandie. Cet élément reliait les quais du port temporaire et a été posé en 1945, avant d’être rénové en 2003.
  • Chapelle Saint-Martin-des-Champs proche de la D 256.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Vallées. (Pont-Érambourg)

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recueil des actes administratifs du 22 décembre 2016 » [PDF], sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 16 janvier 2017).
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. GAZEAU (Véronique) Normannia monastica: Prosopographie des abbés bénédictins (Xe-XIIe siècle) (2007), p. 214-215.
  7. a b et c LONGNON (Aug.) Pouillés de la province de Rouen (1903), p. 106D, 134A.
  8. a b et c CAUMONT (Arcisse de) Statistique monumentale du Calvados (1850), t. 2, p. 616-617.
  9. a et b IGN, Plan de Cassini.
  10. NÈGRE (Ernest) Toponymie générale de la France: Etymologie de 35000 noms de lieux, pages 1859 et 1861.
  11. Gallia: fouilles et monuments archéologiques en France métropolitaine (1986), t. 31-40, p. 278.
  12. a b c d e f et g EXPILLY (Jean-Joseph d') Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules (1766), t. 4, p. 673.
  13. AUDIN (P.) Les Mères gauloises et les eaux, Cæsarodunum XV bis, éd. Belles-Lettres, Paris, 1980, p. 497.
  14. HIPPEAU (Célestin) Dictionnaire topographique du département du Calvados (1883), p.
  15. Cahiers Leopold Delisle, (1989), t. 38-41, p. 27.
  16. a b et c AUBERT de la CHESNAYE-DESBOIS ( Fr. - Alex.) Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & ... (1776), t. 11, p. 666-667.
  17. LANGE (Grégoire J.) Éphémérides normandes, ou, Recueil chronologique, historique (1833), t. 1, p. 143.
  18. Réélection 2014 : « La Pommeraye (14690) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 mai 2014)
  19. « Saint-Denis-de-Méré. Manuel Machado est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 juillet 2020)
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.