Fernand Fleuret

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Fernand Fleuret

Description de l'image Fleuret pic.jpg.
Alias
Fanfan la Tulipe, Alain Tournevielle, Prosper Bricole, Louvigné du Dézert
Naissance 1er avril 1883
Gondrecourt-le-Château
Décès 18 juin 1945
Paris
Activité principale
Poète
Auteur
Langue d’écriture Français

Fernand Fleuret est un écrivain et poète français, né le à Gondrecourt et mort le 18 juin 1945 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fernand Fleuret a passé son enfance chez son arrière-grand-mère à Saint-Pair-sur-Mer et ses années de jeunesse chez son grand-père à Granville. Après avoir fréquenté le lycée de Coutances et celui des jésuites à Jersey, il fait ses premiers pas dans le journalisme au Patriote normand à Flers. Il a tout juste vingt ans quand il rencontre Louis Beuve[1].

Fernand Fleuret, poète, érudit et mystificateur, baigne dans le microcosme littéraire et artistique parisien d'avant et d'après la Première Guerre mondiale. Il y côtoie Guillaume Apollinaire, y fréquente Max Jacob, André Salmon, Jean Cocteau et des peintres comme Othon Friesz, Raoul Dufy ou Gus Bofa. Remy de Gourmont, qu’il rencontre au Mercure de France, « lui a communiqué son goût pour les éditions soignées et la recherche d’écrits oubliés ». Il travaille à la revue Marges avec Tristan Klingsor, Francis Carco et Tristan Bernard. L’auteur de Jim Click et de Vie de la bienheureuse Raton, fille de joie mène la vie agitée de beaucoup de poètes ou d’artistes de l’époque et sa santé fragile le contraint à descendre dans le Sud de la France. Il meurt à soixante-deux ans.

Fernand Fleuret a signé sous plusieurs pseudonymes, tant seul (Fanfan la Tulipe, Alain Tournevielle, Prosper Bricole, Louvigné du Dézert), qu'en collaboration avec Louis Perceau (Radeville et Deschamps, Chevalier de Percefleur, Dr Ludovico Hernandez).

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Friperies, illustré par Raoul Dufy, Paris, E. Rey, 1907.
  • L'Enfer de la Bibliothèque nationale, avec Guillaume Apollinaire et Louis Perceau, Mercure de France, Paris, 1913.
  • Falourdin : Macoronée satirique, Delphes [Paris], Au trépied pythien [Librairie d’action d’art de la Ghilde « Les Forgerons »], L'an IVe du Délire de Lamachus [1917].
  • Les Procès de bestialité aux XVIe et XVIIe siècles, publiés d’après les documents judiciaires conservés à la Bibliothèque nationale, Bibliothèque des curieux, Paris, 1920
  • Les Procès de sodomie aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, publiés d’après les documents judiciaires conservés à la Bibliothèque nationale, Bibliothèque des curieux, Paris, 1920
  • Les Derniers Plaisirs, Paris, Gallimard, 1924.
  • Le Cendrier, Paris, éditions de la Nouvelle Revue française, 1925.
  • Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie, Gallimard, 1926.
  • Contes saugrenus, Pierre Sylvain Maréchal, notice et bibliographie par le chevalier de Percefleur (Fernand Fleuret et Louis Perceau), Paris, Bibliothèque des curieux, 1927.
  • Les Nymphes de Vaux : Soliloque pour Alcandre, Paris, Gallimard, coll. « blanche », 292 p., 1933 (ISBN 978-2-07-022413-5).
  • Fraternité, en collaboration avec Georges Girard, suivi de Caravaca, en collaboration avec Amades Legua, Paris, Gallimard, 1933.
  • Échec au roi : Tableaux de la fin d'Henri IV, Paris, Gallimard, 1935.
  • Fenêtre sur le passé, Paris, Bernard Grasset, 1936.
  • Le Général baron Lejeune, Paris, Gallimard, 1937.
  • Le Cornet à poux, Paris, Mercure de France, 1938.
  • Jim Click ou la Merveilleuse Invention, Paris, Gallimard, 1930 (rééd. Farrago / Léo Scheer, 2002).

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. En 1925, reçu avec André Salmon chez Edmond-Marie Poullain à l'occasion d'une visite dans la région de son enfance, Fernand Fleuret revoit Louis Beuve à la foire de Lessay.