Boufflers (Somme)

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Boufflers
Mairie-école.
Mairie-école.
Blason de Boufflers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes Authie-Maye
Maire
Mandat
Jean-Claude Ricart
2014-2020
Code postal 80150
Code commune 80118
Démographie
Population
municipale
119 hab. (2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 45″ Nord 2° 01′ 18″ Est / 50.2625, 2.02166666667
Altitude Min. 17 m – Max. 89 m
Superficie 5,62 km2
Localisation

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Boufflers est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Appartenant autrefois au Ponthieu, dans la province de Picardie, le village est aujourd'hui situé dans le département de la Somme, sur la rive gauche de l'Authie. Sa superficie actuelle est de 562 hectares (5,62 km²). L'altitude minimum est de 17 mètres, le maximum de 89 mètres (Le Monstrelet). S'écoulant, en moyenne à 25 mètres d'altitude, le ruisseau de la « Fontaine Riante » est le principal cours d'eau de la commune de Boufflers.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Monstrelet vient de petit moûtier (« Monasteriolum (petit monastère) in pago Pontivo », Hariulf, 1080 ; – XIIe - Cartulaire de Saint-Georges ; Monstrelet, Pouillé, 1304).

Histoire[modifier | modifier le code]

Boufflers était à l’origine un hameau de Monstrelet-sur-Authie.

Saint Wulgan, évêque de Douvres qui avait connu saint Mauguille en Angleterre, vint le rejoindre dans sa solitude après avoir remonté l’Authie jusqu’à Montrelet. Il mourut près de lui en 685 environ. On peut conclure de ceci que l’existence de Monstrelet remonte au moins au VIIe siècle.

Monstrelet (Monstreledus) a été détruit en , pendant la période française de la guerre de Trente ans, il n’a jamais été reconstruit. En 1689, ne subsistaient plus que l’église Saint-Mauguille[Note 1] et le presbytère[1].

Il a constitué, au XVIIe siècle, un village disposant d'une certaine « autonomie », si l'on en juge d'après les registres paroissiaux qui mentionnent l'existence d'un curé de Monstrelet.

En 1733, à Monstrelet, « le campenard est à réparer » (visite de l’archidiaconé G446)[Note 2].

Monstrelet désigne aujourd’hui, une petite colline, couverte de champs, située à la sortie du village en direction de Vitz-Villeroy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1909 Constantin Lalé    
1909   Louis Martin Flautre    
1914   Augustin Hurquin    
1921 1929 Louis Martin Flautre    
1933 1945 Aimé Lefebvre    
14 mars 1945 1959 Victoria Paris    
19 mars 1959 1995 Edmond Lefebvre (fils d'Aimé)    
1995 2014 Jocelyn Duvauchelle    
2014 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Claude Ricard    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
178 256 197 227 276 320 320 316 329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
329 341 338 308 315 333 306 320 287
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
268 262 240 227 220 188 188 175 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
186 171 135 135 126 129 105 106 111
2013 - - - - - - - -
119 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marguerite.
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  • Château de Boufflers

Le château-fort d'origine fut brûlé en 1472 par les troupes du maréchal de Lohéac (nommé gouverneur de la Picardie, en 1471, par Louis XI), puis à nouveau en 1589 par les ligueurs pour punir Adrien de Boufflers de s’être attaché à Henri IV.

Sur les ruines du château-fort, un nouvel édifice fut élevé, au XVIIIe siècle, par la famille de Boufflers. C'est une agréable construction en brique et pierre blanche, disposée en trois corps de logis dont un à étage mansardé, autour d’une vaste cour. Construit par Jules Hardouin-Mansart, l'ensemble est doté d’une grande cheminée et d'une petite tour carrée au nord. Les belles boiseries furent brûlées comme bois de chauffage par l’armée anglaise pendant la guerre 1914-1918[4].

Les ruines actuelles ne conservent aujourd’hui que quelques pans de mur. Elles sont encore visibles, en retrait de la rue principale (D224), à 100 mètres environ du monument aux morts.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason boufflers.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent aux trois molettes de gueules, accompagnées de neuf croisettes recroisetées du même, trois en chef, trois en fasce et trois en pointe ordonnées 2 et 1.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Bacquet, Le Ponthieu, édit. Gérard Bacquet, imp. Paillart, Abbeville, , 534 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Saint Mauguille est un moine irlandais, disciple de saint Fursy, il se retira à Monstrelet.
  2. Campenard est un terme picard désignant le clocher-mur d’une église percé d’une ou plusieurs baies destinées à accueillir les cloches.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pouillé de 1689 (f°84).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  4. Gérard Bacquet, Le Ponthieu, éditions Paillard, Abbeville, 1979.