Bellou-en-Houlme
| Bellou-en-Houlme | |
L'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Argentan |
| Intercommunalité | Flers Agglo |
| Maire Mandat |
Jean-Marie Gaudin 2020-2026 |
| Code postal | 61220 |
| Code commune | 61040 |
| Démographie | |
| Gentilé | Bellouin |
| Population municipale |
1 031 hab. (2022 |
| Densité | 27 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 41′ 27″ nord, 0° 26′ 37″ ouest |
| Altitude | Min. 202 m Max. 332 m |
| Superficie | 38,73 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Flers (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de La Ferté Macé |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Bellou-en-Houlme est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 1 031 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Le marais du Grand Hazé est un site classé Natura 2000.
Couvrant 3 873 hectares, le territoire de Bellou-en-Houlme était le plus étendu du canton de Messei.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Gine, le Val du Breuil, le ruisseau de la Prevostière[2], le ruisseau de la Source Philippe[3], le Varanne[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].
La Gine, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Durcet et se jette dans la Rouvre à Athis-Val de Rouvre, après avoir traversé quatre communes[6].
Le Val du Breuil, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Rouvre en limite de Briouze et de Pointel, face à Saint-André-de-Briouze, après avoir traversé quatre communes[7].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 926 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pierrefitte-en-Cinglais à 24 km à vol d'oiseau[14], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,5 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,1 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Bellou-en-Houlme est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Flers, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (60,2 %), terres arables (30,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,3 %), forêts (1,8 %), zones urbanisées (1,3 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le toponyme est attesté sous la forme Berlo en 1053[22].
Il serait issu du bas latin emprunté au gaulois berula, « cresson »[22],[23].
Houlme est une ancienne contrée de Normandie. Elle correspondait grosso modo à la partie occidentale de l’actuel département de l’Orne.
Le gentilé est Bellouin.
Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Administration municipale
[modifier | modifier le code]Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[25].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].
En 2022, la commune comptait 1 031 habitants[Note 5], en évolution de −7,62 % par rapport à 2016 (Orne : −3,21 %, France hors Mayotte : +2,11 %). Bellou-en-Houlme a compté jusqu'à 2 943 habitants en 1800.
Économie
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Château de Dieufit, de 1865, faisant l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 26 juin 2012[30].
- Église Notre-Dame, en pierre, tour conservant des modillons romans, abside armoriée, ensemble reconstruit en 1718, date sur un transept. Elle abrite des bancs, une clôture du chœur, une sculpture (la Transfiguration) et un maitre-autel classés à titre d'objets[31].
- Gare de Bellou-en-Houlme.
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]Sports
[modifier | modifier le code]L'Étoile sportive de Bellou-en-Houlme fait évoluer une équipe de football en division de district[32].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Les du Merle, seigneurs de Bellou-en-Houlme au Moyen Âge, dont le premier fut Foucault du Merle, maréchal de France en 1302.
- Jean His (1782 à Bellou-en-Houlme-1854), homme politique.
- François-Gabriel Bertrand (1797 - 1875 à Bellou-en-Houlme), homme politique, maire de Caen.
- Jules-Félix Gévelot (1826 - 1904 à Bellou-en-Houlme), industriel et homme politique.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2022.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Bellou-en-Houlme » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Prevostière ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Source Philippe ».
- ↑ Sandre, « le Varanne ».
- ↑ « Fiche communale de Bellou-en-Houlme », sur sigessn.brgm.fr (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Gine ».
- ↑ Sandre, « Le Val du Breuil ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Bellou-en-Houlme et Pierrefitte-en-Cinglais », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pierrefitte Cin_sapc », sur la commune de Pierrefitte-en-Cinglais - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pierrefitte Cin_sapc », sur la commune de Pierrefitte-en-Cinglais - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Bellou-en-Houlme ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Flers », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 135.
- ↑ René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 17.
- ↑ Réélection 2014 : « Bellou-en-Houlme (61220) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- « Municipales à Bellou-en-Houlme. Jean-Marie Gaudin succède à Gérard Bertrand », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
- ↑ « Château de Dieufit », notice no PA61000062, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Œuvres mobilières à Bellou-en-Houlme », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Site officiel de la Ligue de Normandie – ES Bellou-en-Houlme » (consulté le ).
Liens externes
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- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Bellou-en-Houlme sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

