Saint-Savin (Hautes-Pyrénées)

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Saint-Savin
Saint-Savin (Hautes-Pyrénées)
Vue de Saint-Savin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Intercommunalité Communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves
Maire
Mandat
Jean-Bertrand Haurine
2020-2026
Code postal 65400
Code commune 65396
Démographie
Gentilé Saint-Savinois
Population
municipale
360 hab. (2019 en diminution de 5,01 % par rapport à 2013)
Densité 93 hab./km2
Population
agglomération
6 840 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 50″ nord, 0° 05′ 27″ ouest
Altitude Min. 433 m
Max. 1 320 m
Superficie 3,86 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Argelès-Gazost
(banlieue)
Aire d'attraction Argelès-Gazost
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée des Gaves
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Savin
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Saint-Savin
Liens
Site web saint-savin65.com

Saint-Savin est une commune française située dans l'ouest du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie. Elle appartient selon l'INSEE à la banlieue de l'unité urbaine d'Argelès-Gazost, petite agglomération d'environ 7 000 habitants.

Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la province du Lavedan, partie sud-occidentale de la Bigorre et constituée d'un ensemble de sept vallées en amont de la ville de Lourdes. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par divers petits cours d'eau. Incluse dans le Parc national des Pyrénées, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-Savin est une commune rurale qui compte 360 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 1 141 habitants en 1806. Elle est dans l'agglomération d'Argelès-Gazost et fait partie de l'aire d'attraction d'Argelès-Gazost. Ses habitants sont appelés les Saint-Savinois ou Saint-Savinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Savin se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 31 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, et à 3 km d'Argelès-Gazost[2], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Adast (1,2 km), Uz (1,5 km), Arcizans-Avant (1,6 km), Lau-Balagnas (1,8 km), Préchac (2,0 km), Beaucens (2,4 km), Pierrefitte-Nestalas (2,5 km), Argelès-Gazost (2,6 km).

Sur le plan historique et culturel, Saint-Savin fait partie de la province historique du Lavedan, partie sud-occidentale de la Bigorre et constitué d'un ensemble de sept vallées en amont de la ville de Lourdes. Historiquement, elle fait partie de la province de Gascogne, et plus particulièrement du comté de Bigorre. La commune est dans le pays de Rivière de Saint-Savin, de part et d’autre du gave de Cauterets[4].

Saint-Savin est limitrophe de sept autres communes, dont Beaucens au nord-est, par un simple quadripoint. Également au nord-est, le territoire communal n'est éloigné que de 120 mètres de celui de Préchac.

Carte de la commune de Saint-Savin et des proches communes.

La terrasse qui borde la place principale offre une belle vue sur l'ample vallée d'Argelès, fermée en amont par le pic de Viscos (alt. 2 141 m). À l'arrière-plan, à gauche, se profile la silhouette du pic Long (alt. 3 192 m).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par le Bayou, le ruisseau de Batz et le ruisseau du Gabarret, constituant un réseau hydrographique de 3 km de longueur totale[7],[Carte 1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[8]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[9].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[8]

  • Moyenne annuelle de température : 13 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 320 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 10,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[11] complétée par des études régionales[12] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ayros-Arbouix », sur la commune d'Ayros-Arbouix, mise en service en 1982[13] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[14],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,7 °C et la hauteur de précipitations de 1 031,4 mm pour la période 1981-2010[15]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Tarbes-Lourdes-Pyrénées », sur la commune d'Ossun, mise en service en 1946 et à 23 km[16], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[17], à 12,6 °C pour 1981-2010[18], puis à 12,9 °C pour 1991-2020[19].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[20],[21]. Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion du Parc National des Pyrénées[Note 5]. Ce parc national, créé en 1967, abrite une faune riche et spécifique particulièrement intéressante : importantes populations d’isards, colonies de marmottes réimplantées avec succès, grands rapaces tels le Gypaète barbu, le Vautour fauve, le Percnoptère d’Égypte ou l’Aigle royal, le Grand tétras et le discret Desman des Pyrénées qui constitue l’exemple type de ce précieux patrimoine confié au Parc national et aussi l'Ours des Pyrénées[22],[23],[24].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 6] est recensée sur la commune[25] : les « massifs du Cabaliros et du Moun Né » (7 764 ha), couvrant 11 communes du département[26] et une ZNIEFF de type 2[Note 7],[25] : le « val d'Azun et haute vallée du Gave de Cauterets » (35 378 ha), couvrant 22 communes dont une dans les Pyrénées-Atlantiques et 21 dans les Hautes-Pyrénées[27].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Savin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[28],[I 2],[29]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Argelès-Gazost, une agglomération intra-départementale regroupant 13 communes[I 3] et 6 840 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Argelès-Gazost dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,4 %), prairies (26,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (19,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,1 %), zones urbanisées (1,6 %)[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Logement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par la route départementale D 13.

Toponymie[modifier | modifier le code]

65 HP 00 8730.jpg
Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Saint-Savin au sud d'Argelès-Gazost.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[31] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

  • villa de Bencus (1168, bulle d'Alexandre III) ;
  • ad paschale Sancti Savini, latin (v. 1035, cartulaire de Saint-Savin v. 1050, ibid. ; etc.) ;
  • Sen Ceui (XIIe siècle ou XIIIe siècle, livre vert de Bénac) ;
  • Senceuii (1285, montre Bigorre) ;
  • villa Sancti Sevini, de Sancto Sevino, latin (1300, enquête Bigorre ; 1313, Debita regi Navarre ; 1342, pouillé de Tarbes ; etc.) ;
  • Sent Seuii, Sent Sebin, Sent Sabii, Sent Seuin (1429, censier de Bigorre) ;
  • St Savin (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).

Étymologie : de Sanctus Savinus, moine poitevin qui s’y fit ermite au VIIe siècle.

Nom occitan : Sent Savin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Savin, anachorète du Lavedan[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à saint Savin, ermite qui vécut à Pouey-Aspé, près du monastère de Saint-Savin. Après sa mort, son corps fut descendu au village de Bencer, nom alors du village de Saint-Savin. Le « tombeau de Saint-Savin », un sarcophage de style roman, constitue aujourd'hui encore le maître-autel de l'église de Saint-Savin ; il est classé au titre des monuments historiques ; de part et d'autre de l'autel se trouvent deux grands tableaux peints sur bois qui évoquent la vie du saint, ses miracles, et la ferveur des fidèles pour celui qui est devenu le saint patron de la vallée[32].

L'abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan[modifier | modifier le code]

Le monastère de Saint-Savin (Hautes-Pyrénées) en 1828 (lithographie).

Saint-Savin fut un des plus grands centres religieux du pays de Bigorre. Le monastère date au moins du Xe siècle et a été construit en lieu et place d'un fort gallo-romain dénommé anciennement Palatium Æmilianum (« Palais Émilien »). En 841, le monastère est pillé et brûlé par les Normands ; il l'aurait été antérieurement par les Sarrazins[33]. En 945, le comte Raymond Ier de Bigorre la dote richement, lui attribuant un territoire dénommé le Pascal de Saint-Savin comprenant les huit villages de Saint-Savin (Sen Sabi), Castet, Lau (Laou), Balagnas, Adast (Adas), Nestalas, Soulom et Uz ; l'église Saint-Jean-de-Saint-Savin était leur église paroissiale commune[34]. En 1080, le vicomte de Béarn Centulle V (devenu comte de Bigorre sous le nom de Centulle Ier) affilia le monastère à l'abbaye Saint-Victor de Marseille pour remercier l'abbé de Saint-Victor d'avoir obtenu du pape l'annulation de son mariage avec Gilsa, lui permettant ainsi d'épouser l'héritière du comté de Bigorre, Béatrice[35]. Au XIIIe siècle, l'abbaye contrôle encore le territoire des sept villages précités.

À partir du XVIe siècle, l'abbaye périclite (destructions liées aux guerres de religion, relâchements de discipline, abbaye placée en commende) et les bâtiments se dégradent malgré une tentative de restauration au XVIIe siècle par des moines de la congrégation de Saint-Maur. Trois moines seulement y résident en 1790. L'année suivante, l'église devient paroissiale et les bâtiments monastiques, devenus biens nationaux, sont vendus. L'abbaye sert de carrière de pierre et la salle capitulaire devient une écurie[34]. En 1854, un grave tremblement de terre provoque des destructions supplémentaires[36]. Prosper Mérimée ordonne la restauration de l'église abbatiale en 1855, sauvant le bâtiment de la ruine.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Savin fait partie de la communauté de communes de la Vallée de Saint-Savin, créée en , qui réunit sept communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1989 mars 2008 Roger Aguillon    
mars 2008 mars 2020 Gérard Omisos    
mars 2020 En cours Jean-Bertrand Haurine    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].

En 2019, la commune comptait 360 habitants[Note 10], en diminution de 5,01 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5555611 141564620603592637609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
572586549493508505504506511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503502512417384395370329326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
373377327316331353381377372
2014 2019 - - - - - - -
376360-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 170 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 364 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 23 580 [I 8] (20 420  dans le département[I 9]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 3,9 % 7,2 % 6,3 %
Département[I 11] 7,7 % 9,4 % 9,8 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 209 personnes, parmi lesquelles on compte 80,6 % d'actifs (74,3 % ayant un emploi et 6,3 % de chômeurs) et 19,4 % d'inactifs[Note 12],[I 10]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Argelès-Gazost, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 13]. Elle compte 56 emplois en 2018, contre 71 en 2013 et 45 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 159, soit un indicateur de concentration d'emploi de 35,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 55 %[I 14].

Sur ces 159 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 15 travaillent dans la commune, soit 10 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 90,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,3 % les transports en commun, 6,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 1,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan[modifier | modifier le code]

L'abbatiale de Saint-Savin, classée monument historique en 1840[41] et abritant un rare orgue Renaissance de 1557 dont le buffet est classé au titre objet depuis le [42] et la partie instrumentale depuis le [43]. Le sarcophage de saint Savin sert de soubassement au maître-autel. Les terrasses attenantes à l'église sont aussi classées monuments historiques depuis l'arrêté du .

L'église abbatiale date du XIIe siècle et fut surélevée au XIVe siècle mais il ne subsiste rien de l'abbaye si ce n'est l'église abbatiale et la salle capitulaire. Attenant à la salle capitulaire, un Trésor a été aménagé et contient des pièces d'art sacré rappelant la richesse de ce monastère et en particulier la dévotion à saint Savin.

  • À moins d'un kilomètre au sud-ouest de l'abbaye, la chapelle Notre-Dame de Piétat du XVIe siècle est inscrite au titre des monuments historiques[44].

Demeures remarquables[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Bouits, une maison et une grange sont inscrites depuis 1976 au titre des monuments historiques[45].

Espaces publics[modifier | modifier le code]

  • Des fontaines et lavoirs agrémentent les espaces publics.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paulo Coelho (1947), écrivain] est très attaché à cette commune et y fait référence dans son livre Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré, avec une scène près de la fontaine de Saint-Savin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[10].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. La réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Saint-Savin » sur Géoportail (consulté le 4 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Métadonnées de la commune de Saint-Savin » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 d'Argelès-Gazost » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Argelès-Gazost » (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Saint-Savin » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans les Hautes-Pyrénées » (consulté le ).
  10. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Saint-Savin » (consulté le ).
  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans les Hautes-Pyrénées » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Saint-Savin » (consulté le ).
  15. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  16. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Savin et Tarbes », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Savin et Argelès-Gazost », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. « Communes les plus proches de Saint-Savin », sur www.villorama.com (consulté le ).
  4. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 330-333.
  5. Carte IGN sous Géoportail
  6. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  7. « Fiche communale de Saint-Savin », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
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