Saint-Savin (Hautes-Pyrénées)

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Saint-Savin
Saint-Savin (Hautes-Pyrénées)
Vue de Saint-Savin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement d'Argelès-Gazost
Canton La Vallée des Gaves
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de Saint-Savin
Maire
Mandat
Gérard Omisos
2014-2020
Code postal 65400
Code commune 65396
Démographie
Population
municipale
378 hab. (2015 en diminution de 1,05 % par rapport à 2010)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 50″ nord, 0° 05′ 27″ ouest
Altitude Min. 433 m
Max. 1 320 m
Superficie 3,86 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-savin65.com

Saint-Savin est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie. Elle appartient selon l'INSEE à la banlieue de l'unité urbaine d'Argelès-Gazost, petite agglomération d'environ 7 000 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La terrasse qui borde la place principale offre une belle vue sur l'ample vallée d'Argelès, fermée en amont par le pic de Viscos (alt. 2 141 m). À l'arrière-plan, à gauche, se profile la silhouette du pic Long (alt. 3 192 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Savin est limitrophe de sept autres communes, dont Beaucens au nord-est, par un simple quadripoint. Également au nord-est, le territoire communal n'est éloigné que de 120 mètres de celui de Préchac.

Carte de la commune de Saint-Savin et des proches communes.
Communes limitrophes de Saint-Savin[1]
Lau-Balagnas Beaucens
Arcizans-Avant Saint-Savin Adast
Cauterets Uz Pierrefitte-Nestalas

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[2] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Étymologie : de Sanctus Savinus, moine poitevin qui s’y fit ermite au VIIe siècle.

Nom occitan : Sent Savin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Savin, anachorète du Lavedan[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à saint Savin, ermite qui vécut à Pouey-Aspé, près du monastère de Saint-Savin. Après sa mort, son corps fut descendu au village de Bencer, nom alors du village de Saint-Savin. Le « tombeau de Saint-Savin », un sarcophage de style roman, constitue aujourd'hui encore le maître-autel de l'église de Saint-Savin ; il est classé au titre des monuments historiques ; de part et d'autre de l'autel se trouvent deux grands tableaux peints sur bois qui évoquent la vie du saint, ses miracles, et la ferveur des fidèles pour celui qui est devenu le saint patron de la vallée[3].

Article détaillé : Savin du Lavedan.

L'abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan.
Le monastère de Saint-Savin (Hautes-Pyrénées) en 1828 (lithographie).

Saint-Savin fut un des plus grands centres religieux du pays de Bigorre. Le monastère date au moins du Xe siècle et a été construit en lieu et place d'un fort gallo-romain dénommé anciennement Palatium Æmilianum (« Palais Émilien »). En 841, le monastère est pillé et brûlé par les Normands ; il l'aurait été antérieurement par les Sarrazins[4]. En 945, le comte Raymond Ier de Bigorre la dote richement, lui attribuant un territoire dénommé le Pascal de Saint-Savin comprenant les huit villages de Saint-Savin (Sen Sabi), Castet, Lau (Laou), Balagnas, Adast (Adas), Nestalas, Soulom et Uz ; l'église Saint-Jean-de-Saint-Savin était leur église paroissiale commune[5]. En 1080, le vicomte de Béarn Centulle V (devenu comte de Bigorre sous le nom de Centulle Ier) affilia le monastère à l'abbaye Saint-Victor de Marseille pour remercier l'abbé de Saint-Victor d'avoir obtenu du pape l'annulation de son mariage avec Gilsa, lui permettant ainsi d'épouser l'héritière du comté de Bigorre, Béatrice[6]. Au XIIIe siècle, l'abbaye contrôle encore le territoire des sept villages précités.

À partir du XVIe siècle, l'abbaye périclite (destructions liées aux guerres de religion, relâchements de discipline, abbaye placée en commende) et les bâtiments se dégradent malgré une tentative de restauration au XVIIe siècle par des moines de la congrégation de Saint-Maur. Trois moines seulement y résident en 1790. L'année suivante, l'église devient paroissiale et les bâtiments monastiques, devenus biens nationaux, sont vendus. L'abbaye sert de carrière de pierre et la salle capitulaire devient une écurie[5]. En 1854, un grave tremblement de terre provoque des destructions supplémentaires[7]. Prosper Mérimée ordonne la restauration de l'église abbatiale en 1855, sauvant le bâtiment de la ruine.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Savin fait partie de la communauté de communes de la Vallée de Saint-Savin, créée en décembre 1997, qui réunit sept communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1989 2008 Roger Aguillon    
mars 2008 (réélu en mars 2014) en cours Gérard Omisos    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2015, la commune comptait 378 habitants[Note 1], en diminution de 1,05 % par rapport à 2010 (Hautes-Pyrénées : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5555611 141564620603592637609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
572586549493508505504506511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503502512417384395370329326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
373377327316331353381372376
2015 - - - - - - - -
378--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan.

L'abbatiale de Saint-Savin, classée monument historique en 1840[12] et abritant un rare orgue Renaissance de 1557 dont le buffet est classé au titre objet depuis le 21 mars 1904[13] et la partie instrumentale depuis le 30 avril 1975[14]. Le sarcophage de saint Savin sert de soubassement au maître-autel. Les terrasses attenantes à l'église sont aussi classées monuments historiques depuis l'arrêté du .

L'église abbatiale date du XIIe siècle et fut surélevée au XIVe siècle mais il ne subsiste rien de l'abbaye si ce n'est l'église abbatiale et la salle capitulaire. Attenant à la salle capitulaire, un Trésor a été aménagé et contient des pièces d'art sacré rappelant la richesse de ce monastère et en particulier la dévotion à saint Savin.

À moins d'un kilomètre au sud-ouest de l'abbaye, la chapelle Notre-Dame de Piétat du XVIe siècle est inscrite au titre des monuments historiques[15].

Demeures remarquables[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Bouits, une maison et une grange sont inscrites depuis 1976 au titre des monuments historiques[16].

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Des fontaines et lavoirs agrémentent les espaces publics.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain Paulo Coelho est très attaché à cette commune et y fait référence dans son livre Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré, avec une scène près de la fontaine de Saint-Savin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2, notice BnF no FRBNF37213307).
  3. Joseph Abbadie, alors curé de Saint-Savin, publia en 1857 Vie de saint Savin, anachorète du Lavedan, consultable [1]
  4. J.M. Besse, Archives de la France monastique, tome III, 1910, consultable https://archive.org/stream/archivesdelafran10abbauoft#page/80/mode/2up/search/Savin
  5. a et b http://membres.multimania.fr/scalp7/scalp_ribiera_de_Saint-Savin.htm
  6. Jacques Longué : Hautes-Pyrénées, le guide - J&D Editions, Biarritz, 1997.
  7. http://www.jedecouvrelafrance.com/f-2548.hautes-pyrenees-abbatiale-saint-savin.html
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « Église et les terrasses attenantes », notice no PA00095415, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 septembre 2012.
  13. « Orgue de tribune : buffet d'orgue », notice no PM65000444, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 11 septembre 2012.
  14. « Orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue », notice no PM65000463, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 11 septembre 2012.
  15. « Chapelle de Piétat », notice no PA00095414, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 septembre 2012.
  16. « Maison et grange », notice no PA00095416, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 septembre 2012.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]