Adast

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Adast
Adast
Vue du village.
Blason de Adast
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Intercommunalité Communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves
Maire
Mandat
Serge Laguibeau
2020-2026
Code postal 65260
Code commune 65001
Démographie
Gentilé Adastois
Population
municipale
295 hab. (2018 en augmentation de 5,73 % par rapport à 2013)
Densité 281 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 29″ nord, 0° 04′ 36″ ouest
Altitude Min. 434 m
Max. 542 m
Superficie 1,05 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Argelès-Gazost
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée des Gaves
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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Adast
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Adast

Adast est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Adastois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de Bigorre située dans le Lavedan.
Située en amont du gave de Pau, juste au sud d'Argelès-Gazost, la commune d'Adast est une banlieue de l'unité urbaine de Pierrefitte-Nestalas, la plus petite agglomération du département.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Adast est limitrophe de quatre autres communes dont Lau-Balagnas au nord par un simple quadripoint.

Communes limitrophes d’Adast[1]
Lau-Balagnas
(par un quadripoint)
Saint-Savin Adast Beaucens
Pierrefitte-Nestalas

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau du Gabarret traverse la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les valeurs normales de l'ensoleillement, des températures et des précipitations, observées par Météo-France à Ossun, où se trouve la station météorologique de référence pour le département.

Données climatiques à Adast.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,3 2,7 5,2 8,3 11,6 14,1 13,9 11,7 8 3,6 1,3 6,9
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 7,8 10 13,3 16,7 19,3 19 17,2 13,3 8,5 5,8 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 12,9 14,8 18,3 21,7 24,5 24 22,6 18,6 13,4 10,4 16,8
Ensoleillement (h) 108,8 118,8 155,6 157,2 181,3 191,5 215,5 196,4 194,5 164,4 124,4 104,4 1 912,8
Précipitations (mm) 112,8 97,5 100,2 105,7 113,6 80,7 57,3 70,3 71 85,2 93 112,1 1 099,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Ossun de 1961-1990[2].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par la route départementale D 921 (ancienne N 21).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Adast est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Argelès-Gazost, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (31,3 %), zones agricoles hétérogènes (26 %), zones urbanisées (23,5 %), forêts (19,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

L'habitat d'Adast est essentiellement constitué de maisons individuelles qui sont pour la plupart d'anciennes fermes reconverties en habitations ou d'anciennes maisons de maître.
En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 137[9].
Parmi ces logements, 82,4 % sont des résidences principales, 15,3 % des résidences secondaires et 2,3 % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

65 HP 00 7001.jpg
Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Adast au sud d'Argelès-Gazost.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[10] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Nom occitan : Adast.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs récits, principalement mythologiques, existent et tournent autour du village dont principalement celui intitulé La Fée d'Adast. Il raconte l'histoire d'un jeune héritier tombé amoureux d'une fée. À son mariage avec cette dernière, elle lui fait dire un serment : il ne doit jamais prononcer un certain mot. Sinon, la fée sera ensorcelée. Mais quelques années plus tard, malgré de belles années d'amour, le jeune garçon, devenu plus âgé, sous l'effet de l'alcool et de la colère, prononça le mot contre sa femme, sans s'en rendre compte.

Cadastre napoléonien d'Adast[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien d'Adast est consultable sur le site des Archives départementales des Hautes-Pyrénées[11].

Monographie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2014.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1947 Paul Ladevan    
1947 1953 Paul Pouey    
1953 1959 Paul Ladevan    
1959 1965 Emile Galan    
1965 1971 Paul Ladevan    
1971 mars 1983 Emile Galan    
mars 1983 mars 1989 Etienne Puyo    
mars 1989 mars 1995 Philippe Roux    
mars 1995 mars 2001 Ferdinand Galan    
mars 2001 mars 2014 Bernard Marquis   Réélu en 2008
mars 2014 mars 2020 Jean-Philippe Castaignede SE Technicien
mars 2020 en cours Serge Laguibeau    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Pays et sénéchaussée de Bigorre, Lavedan, Arribèra de Saint-Savin, canton de Saint-Savin (1790), puis d'Argelès (1801)[15].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Adast appartient à la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves créée en et qui réunit 46 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18]. En 2018, la commune comptait 295 habitants[Note 3], en augmentation de 5,73 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
128103125101123123130140129
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
127126120147141142142134128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
108118112110125135133128135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
146174200205203227244261292
2018 - - - - - - - -
295--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2017[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il devient au XVIIe siècle le refuge et la demeure du poète Cyprien Despourrins[23] dont la mère était Gabrielle de Miramont[24]. Le château est ensuite acheté par Bernard Abadie-Gaye habitant de Sazos (près de Luz-Saint-Sauveur). Il sera ensuite revendu par Célestin Carrere, un fils de Louise Abadie-Gaye, en 1906. Le château sera par la suite habité par le docteur François Calot (1861-1944), un chirurgien qui fait progresser la chirurgie orthopédique en préférant des traitements conservateurs aux amputations systématiques. Il fait toute sa carrière à partir de 1890 à Berck et prendra sa retraite au château. À la fin des années 1960, le château de Miramont est vendu par les filles de Calot au journaliste et animateur de radio télévision Jacques Chancel, originaire du village voisin d'Ayzac-Ost[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Adast Blason
D'azur à deux massues de sable* passées en sautoir, liées d'argent, accompagnées de trois têtes de maure de sable*, le tout surmontant trois épées de gueules* en pal.
Détails

* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (Ce blason ne comporte pas du tout de métal ! Il est donc invisible à l'oeil nu à longue distance).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts municipal.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Climatologie mensuelle à Tarbes », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 25 septembre 2016).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Argelès-Gazost », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  9. Insee : Rapport statistique communal pour la ville d' Adast
  10. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, 2000.
  11. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral d' Adast en 1826
  12. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Monographie d'Adast en 1887
  13. Ministère de l'Intérieur - Hautes-Pyrénées (Occitanie), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Adast » (consulté le 4 novembre 2014).
  14. Ministère de l'Intérieur - Hautes-Pyrénées (Occitanie), « Résultats de l'élection présidentielle de 2017 à Adast » (consulté le 6 juillet 2017).
  15. Archives départementales des Hautes-Pyrénées
  16. « Liste des juridictions compétentes pour Adast », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 28 juin 2017).
  22. Avezac, Marie-Armand-Pascal d', Essais historiques sur le Bigorre : accompagnés de remarques critiques, de pièces justificatives, de notices chronologiques et généalogiques, Bagnères, J. M. Dossun, , 312 p. (lire en ligne) Lire en ligne
  23. Girault de Saint-Fargeau -Guide pittoresque du voyageur en France - éditeur: Didot frères, 1838 - Lire en ligne
  24. Barendeguy-Dupont - une voie des Pyrénées - 1854 - Lire en ligne
  25. Renée Mourgues, « Adast, le havre pyrénéen de Jacques Chancel », sur La République des Pyrénées, .