Sers (Hautes-Pyrénées)

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Sers
Sers (Hautes-Pyrénées)
Vue du village.
Blason de Sers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Intercommunalité Communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves
Maire
Mandat
Jean-Louis Noguère
2020-2026
Code postal 65120
Code commune 65424
Démographie
Gentilé Sersois
Population
municipale
115 hab. (2018 en augmentation de 9,52 % par rapport à 2013)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 17″ nord, 0° 02′ 21″ est
Altitude Min. 928 m
Max. 2 872 m
Superficie 29,91 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Luz-Saint-Sauveur
(banlieue)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée des Gaves
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sers
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Sers

Sers est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Sersois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sers dans les Hautes-Pyrénées
Localisation de Sers dans le département des Hautes-Pyrénées.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sers est limitrophe de sept autres communes dont Chèze au nord-ouest par un simple quadripoint, à la Soum de Coume de Port.

Carte de la commune de Sers et des proches communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bastan, affluent droit du gave de Gavarnie, traverse les terres de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Sers et Betpouey vus de Saint-Justin.

La commune jouit d'un climat montagnard caractérisé par des étés doux (température moyenne de 25 °C) et des périodes de beaux temps. Parfois des orages éclatent sous formes de fortes averses, imprévues et violentes. Quant aux hivers, ils sont frais ou froids avec des températures de 3 °C en moyenne, et souvent humides avec de fréquentes dépressions en provenance de l'Atlantique amenant de la pluie.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par la route départementale D 918 et par la route départementale D 147.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Luz-Saint-Sauveur, une agglomération intra-départementale regroupant 12 communes[5] et 2 280 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (97,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (58,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (33 %), forêts (5,8 %), prairies (2,3 %), zones urbanisées (0,2 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 199[11].
Parmi ces logements, 21,6 % sont des résidences principales, 76,4 % des résidences secondaires et 2,0 % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

65 HP 00 8855.jpg
Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Sers à l'est de Luz-Saint-Sauveur.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[12] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Nom occitan : Sers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , un décret impérial de Napoléon III concerne le reboisement forestier de la commune[13].

Cadastre napoléonien de Sers[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Sers est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie en 2016.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1935 1945 Jean Marie Pelegry    
1945 mars 1983 Laurent Bayle    
mars 1983 en cours Jean-Louis Noguère PRG Président de la communauté de communes du Pays Toy de 2009 à 2011

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Pays et sénéchaussée de Bigorre, Lavedan, Vallée de Barèges, canton de Luz (depuis 1790)[15].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sers appartient à la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves créée en et qui réunit 46 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18]. En 2018, la commune comptait 115 habitants[Note 2], en augmentation de 9,52 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214228343232283308312326293
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
294283285273265278276249230
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227234202186170185193157171
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1561391221251041029291105
2017 2018 - - - - - - -
114115-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle ne dispose plus d'école en 2016[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Serrafalcus squarrosus bab. (Johan Emmanuel Zettersted, 1857)[24].
  • Selinum Oreosolinum (Jean-Baptiste Pierre Antoine de Monet de Lamarck, Augustin Pyramus de Candolle, 1857)[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sers Blason
D'azur au mont de trois coupeaux de sinople et à la crosse épiscopale de gueules brochant, senestrée d'un soleil non figuré de même.
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (pas un seul métal sur ce blason !).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vincent Chausenque - Les Pyrénées; ou, Voyages pédestres dans toutes les régions de ces montagnes depuis l'océan jusqu'à la Méditerranée, Volume 1 - 1834 -lire en ligne
  • Pierre Bernard Palassou - Suite des mémoires pour servir a l'histoire naturelle des Pyrénées, et des pays adjacens - 1819 - lire en ligne
  • Gustave Bascle Lagrèze - Histoire du droit dans les Pyrénées (comté de Bigorre) - arrestation de Bertrand, Ramond et Vital de Pujol - 1867 - lire en ligne
  • François Pasumot - Voyages physiques dans les Pyrénées en 1788 et 1789: Histoire naturelle d'une partie de ces montagnes; particulièrement des environs de Barege, Bagneres, Cauterès et Gavarnie. Avec des cartes géographiques - 1797 - lire en ligne
  • Revue d'Aquitaine: journal historique de Guienne, Gascogne, Béarn, Navarre, etc, Volume 11 - 1867 - sur Saint-Justin lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Luz-Saint-Sauveur », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  11. Insee : Rapport statistique communal pour la commune de Sers
  12. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2, notice BnF no FRBNF37213307)..
  13. Bulletin des lois de l'Empire français, Volume 25, page 47.
  14. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral de Sers en 1835
  15. Archives départementales des Hautes-Pyrénées
  16. « Liste des juridictions compétentes pour Sers (Hautes-Pyrénées) », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 17 janvier 2017).
  22. Notice no PA00095424, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Revue d'Aquitaine et du Languedoc, 1867, lire en ligne
  24. Johan Emanuel Zetterstedt, Plantes vasculaires Pyrénées principales, p. 298, lire en ligne
  25. Jean-Baptiste Pierre Antoine de Monet de Lamarck, Augustin Pyramus de Candolle, Flore française ou descriptions succinctes de toutes les plantes qui croissent naturellement en France, p. 511, lire en ligne
  26. Adolphe Laurent Joanne, Itinéraire général de la France: Les Pyrénées et le réseau des chemins de fer du Midi et des Pyrénées, Volume 3, 1862, lire en ligne