Esterre

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Esterre
Esterre
Le château Sainte-Marie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Canton La Vallée des Gaves
Intercommunalité Communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves
Maire
Mandat
Raymond Theil
2014-2020
Code postal 65120
Code commune 65173
Démographie
Population
municipale
191 hab. (2016 en diminution de 3,54 % par rapport à 2011)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 32″ nord, 0° 00′ 28″ est
Altitude Min. 720 m
Max. 1 987 m
Superficie 1,74 km2
Localisation

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Esterre est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Bastan à Esterre et le château Sainte-Marie en arrière-plan.
Vue en été.

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune des Hautes-Pyrénées située dans le Lavedan en Pays Toy.

Elle est traversée par le méridien de Greenwich

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Esterre est limitrophe de cinq autres communes.

Carte de la commune d'Esterre et des proches communes.
Communes limitrophes d’Esterre[1]
Saligos Viey
Esquièze-Sère Esterre Viella
Luz-Saint-Sauveur

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crue du 18 juin 2013 en pays Toy.

Le Bastan, affluent droit du gave de Gavarnie, traverse les terres de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

La commune jouit d'un climat montagnard caractérisé par des étés doux (température moyenne de 25 °C) et des périodes de beaux temps. Parfois des orages éclatent sous formes de fortes averses, imprévues et violentes. Quant aux hivers, ils sont frais ou froids avec des températures de 3 °C en moyenne, et souvent humides avec de fréquentes dépressions en provenance de l'Atlantique amenant de la pluie.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par la route départementale D918.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Esterre à côté de Luz-Saint-Sauveur

Ce toponyme pyrénéen, de signification inconnue, est antérieur à la romanisation[2]. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[3] rapportent les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

  • Guilhermi Orioli de Sterra, latin (XIIe siècle , cartulaire de Bigorre) ;
  • De Sterra, De-Stera, Sterra, (XIIe siècle, ibid.) ;
  • W. Fuert de Sterra, (1251, actes Bonnefont) ;
  • Esterre, (1285, montre Bigorre) ;
  • De-Sterra, (1313, Debita regi Navarre) ;
  • De Esterra, (1342, pouillé de Tarbes) ;
  • de Estera, de Sterra, de-Stera, (1429, censier de Bigorre) ;
  • Esterre, (1614, Guillaume Mauran).

On note l’élision de la voyelle initiale dans les formes latinisées.

Nom occitan : Estèrra.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gascogne, Comté de Bigorre et Pays Toy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts municipal.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Esterre appartient à la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves créée en janvier 2017 et qui réunit 46 communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 mars 2014 Noël Fourtine    
mars 2014 En cours Raymond Theil    

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 191 habitants[Note 1], en diminution de 3,54 % par rapport à 2011 (Hautes-Pyrénées : -0,61 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
232234228245312301307335308
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312300274266230244241234222
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
212217216185194224166173300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
210188151135189199206207195
2016 - - - - - - - -
191--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Ruines du château Sainte-Marie vues depuis Luz-Saint-Sauveur.
L'Église Saint-Etienne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Bien qu'indiqué couramment comme monument de Luz-Saint-Sauveur, le château Sainte-Marie est implanté sur la commune d'Esterre.

Perché au sommet d'un éperon rocheux, il a constitué au cours des siècles un véritable lieu stratégique pour la vallée mais aussi un lieu de refuge pour les populations. Sa construction date du Xe siècle par les comtes de Bigorre. Au XIVe siècle, ce furent les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui l'occupèrent. Ensuite les Anglais en prirent possession jusqu'au moment où le comte de Clermont en 1404, aidé des habitants de la vallée commandés par Aougé de Coufitte les en chassa et mit ainsi un terme à l'occupation anglaise de la vallée. Le château fut ensuite peu à peu abandonné. Les vestiges du château Sainte-Marie sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 16 octobre 1930[9]. Sa restauration est entreprise dans les années 1980, sauvegardant ainsi un des vestiges les plus marquants de l'histoire de la vallée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  3. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2, notice BnF no FRBNF37213307), p. 190.
  4. « Liste des juridictions compétentes pour Esterre », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « Château Sainte-Marie », notice no PA00095392, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 22 juin 2012.