Fort du Portalet

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Fort du Portalet
Image illustrative de l'article Fort du Portalet
Le fort du Portalet
Période ou style XIXe siècle
Type Forteresse
Début construction 1842
Fin construction 1870
Propriétaire initial Armée française
Destination initiale Protection de la descente du col du Somport
Propriétaire actuel Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Destination actuelle Tourisme
Protection Logo monument historique Classé MH (2005)[1]
Site web www.tourisme-aspe.com/fort-du-portalet.html
Coordonnées 42° 53′ 11″ N 0° 33′ 46″ O / 42.886453, -0.56272742° 53′ 11″ Nord 0° 33′ 46″ Ouest / 42.886453, -0.562727  [2]
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Commune Etsaut et Borce

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Atlantiques)
Fort du Portalet

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Fort du Portalet

Le fort du Portalet[3] est un fort de montagne (massif des Pyrénées), situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques sur les communes d'Etsaut et de Borce. Construit sur une falaise dominant le gave d'Aspe, il fait face au chemin de la Mâture et était chargé de protéger la route du col du Somport. Il servira de lieu de détention pour des personnalités politiques sous le régime de Vichy puis brièvement, après guerre, pour le maréchal Pétain. Devenu monument historique, il est en cours de restauration et ouvert à la visite.

Géographie[modifier | modifier le code]

On accède au fort par un pont enjambant le gave puis une route en lacet. Dans sa partie basse, se trouvent une caserne et un pavillon des officiers, sur deux niveaux. Au-dessus est construit un fortin composé de 3 bastions armés de batteries pour canons, le fort en comprenait une dizaine[4]. Ces bastions protègent le chemin du plateau du Rouglan et le chemin de la Mâture. Des galeries creusées dans la roche, crénelées ou à meurtrières couvrent la route descendant d'Urdos et du col du Somport.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Le 22 juillet 1842 commence la construction du fort, sur instruction du roi Louis-Philippe. il remplace alors l'ancien poste situé au bord de la route impériale, 100 m au nord. À l'époque, il est impératif de construire des fortifications afin de permettre le contrôle de l'Espagne et surtout de maîtriser la route du col du Somport en cas de guerre espagnole. Les travaux sont réalisés dans un environnement pénible (rochers, climat, abords du gave d'Aspe...) et durent jusqu'en 1870. Construit à 765 mètres d'altitude, sur une falaise dominant le gave, il prend le nom de l'ancien péage médiéval de la vallée d'Aspe, le Portalet[4] qui était situé 100 mètres plus bas.

De 1871 à 1945[modifier | modifier le code]

Le fort était conçu pour abriter 400 hommes, capables de résister à un siège d'une semaine au moins[4]. Il est occupé de 1871 à 1925 par le 18e régiment d'infanterie de Pau.

À cette date, il est abandonné par l'armée et loué à une colonie de vacances jusqu'en 1939.

Sous le régime de Vichy, il sert de prison politique pour des personnalités de la IIIe République (Daladier, Reynaud, Blum, Mandel, le général Gamelin, etc.) de 1941 à 1943 et qui, après l'occupation allemande de la zone libre, seront envoyés en Allemagne[5]. Le fort va alors abriter une garnison allemande. Il est repris par les maquisards en 1944. Le maréchal Pétain y est détenu 3 mois du lendemain de son procès le 15 août 1945 jusqu'à son transfert à la forteresse de l'île d'Yeu le 16 novembre 1945, gardé par un peloton de gardes mobiles.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Restauration du fort en septembre 2005.

Après la guerre, le 18e régiment d'infanterie l'occupe de nouveau jusqu'en 1952[6] puis le fort est officiellement démilitarisé par le ministère de la Défense en 1962[6] et il est racheté, lors d'une vente aux enchères, par un particulier en 1966 pour 171 000 francs mais les projets immobiliers de celui-ci ne voient pas le jour[6]. Rien n'est entrepris pour son entretien et, dans un certain état d'abandon, il est racheté par la communauté de communes de la Vallée d'Aspe en 1999. Le chemin d'accès a d'abord été restauré afin de sécuriser son utilisation. En 2006, des travaux de dé-végétalisation sont en cours, ainsi que des travaux de restauration des toitures et des terrasses afin de préserver le site des infiltrations d'eau. Par la suite, d'autres travaux de restauration et de mise en sécurité auront lieu en fonction du déblocage des financements, afin d'ouvrir le site à la visite.

Il est classé monument historique le 30 novembre 2005[7]. avec la motivation suivante : « présente au point de vue de l’histoire et de l’art un intérêt public car il s’agit d’une des défenses les plus abouties de toutes les fortifications des Pyrénées, qui constitue un jalon important dans l’histoire des fortifications du XIXe siècle et s’insère de façon exceptionnelle dans son environnement paysager ».

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'office de tourisme et l'écomusée de la vallée d'Aspe organisent des visites guidées[8] ,[9]du fort du Portalet. Ces visites sont disponibles, sur réservation[10], auprès de l'office de tourisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ensemble fortifié du Portalet (totalité du fort du Portalet, fort de Poutou, route en lacets menant au fort, poste de garde de Borce, fortifications annexes formées par deux traverses, première traverse, deuxième traverse, pont d'accès au fort du Portalet, enjambant le gave d'Aspe) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Source : carte IGN à l'échelle 1:25000 sur le site de Géoportail
  3. Site du fort
  4. a, b et c circuitsderando.com ; haute-aspe.net ; inaziocom et jubilatas.com, « Le Fort du Portalet », sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/, Chemins de mémoire (consulté le 17 août 2009)
  5. Dans différents bâtiments pour personnalités de camps de concentration ou de prisonniers, la plupart finissant au château d'Itter dans le Tyrol autrichien jusqu'en mai 1945.
  6. a, b et c « Un témoin de l'Histoire: de Louis-Philippe à Pétain », Sud Ouest,‎ 23 juillet 2007 (lire en ligne)
  7. « Notice no PA00084557 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Visites guidées
  9. Le site du fort
  10. Site de l'office de tourisme

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le Fort du Portalet seul ouvrage sur le sujet, édité par l'association Mémoire collective en Béarn, en plus d'un historique, est un recueil de témoignages recueillis en 1988, auprès d'habitants de la vallée d'Aspe, qui ont vécu divers épisodes de la vie de fort.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]