Marcel Amont

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Marcel Amont

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Marcel Amont (1969)

Informations générales
Nom de naissance Marcel Jean-Pierre Balthazar Miramon
Naissance 1er avril 1929 (85 ans)
Bordeaux Drapeau de la France France
Activité principale chanteur
Activités annexes acteur
Genre musical variété française
Instruments Saxophone
Années actives Depuis 1951

Marcel Amont (pour l'état civil Marcel Jean-Pierre Balthazar Miramon) né le 1er avril 1929 à Bordeaux, est un chanteur et un acteur français qui connait le succès durant les années 1960 et 1970[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bordeaux de parents issus de familles de bergers de la vallée d'Aspe dans le Béarn, il hésite, après le bac, entre le professorat d'éducation physique et le Conservatoire d'Art Dramatique. La comédie, puis finalement la chanson l'emporteront sur le sport. Après avoir fait le tour des activités artistiques bordelaises, il « monte » à Paris, fin 1950, où il se fait peu à peu un nom dans la plupart des cabarets des deux rives (Villa d'Este, Fontaine des 4 saisons, etc.)[2].

En 1956, c'est l'année miracle. À l'Olympia, il passe en première partie d'Édith Piaf : d'abord engagé comme « supplément au programme », il est sacré « révélation de l'année » et termine cinq semaines plus tard en deuxième position sur l'affiche. Porté par ce succès live, il enregistre son premier disque en public et obtient le Prix de l'Académie Charles-Cros en compagnie de Serge Gainsbourg et de Juliette Gréco et, dans la foulée, débute au cinéma aux côtés de Brigitte Bardot dans La mariée est trop belle.

En 1962, il donne son premier one-man show à Bobino pendant 3 mois et demi, à guichets fermés ; outre ses propres textes, il crée plusieurs chansons signées Claude Nougaro (Le Balayeur du roy, Porte-plume, Le Tango des jumeaux, Le Jazz et la Java).

En 1965, il est de retour à l'Olympia pour cinq semaines. Innovation très remarquée : dans sa mise en scène, il fait évoluer autour de lui des danseuses.

Le 1er octobre 1967, il anime la première émission en couleur de l'histoire de la télévision française (Amont Tour).

En 1970, à l'Olympia, toujours en compagnie de ses danseuses et choristes, il s'entoure de cascadeurs et utilise des écrans géants pour certaines mises en scène. Le succès est tel que le spectacle dure 5 semaines. Il incarne alors le jeune chanteur dynamique, souriant et léger, au répertoire à la fois scénique et populaire. Il prépare une comédie musicale et pour cette raison décline les offres d'un producteur américain et de la BBC.

Il participe à de très nombreuses émissions de variétés dans les années 1960 et 1970, notamment celles de Maritie et Gilbert Carpentier. En 1974, il est l'animateur de l'émission dominicale Toutankhamont.

Comme beaucoup d'artistes vedettes des années 1960 et 1970, les années 1980 sont difficiles sur le plan médiatique français mais, pendant plus de deux décennies, le caractère très visuel de son art lui ouvre les portes de l'étranger (tournées au Japon, Russie, récital à la Fondation Gould de San Francisco, Studio Uno à Rome pendant un an, etc.). Il met en musique deux textes de Georges Brassens (Une petite Ève en trop, Le Vieux Fossile), qui lui a donné en 1976 le Chapeau de Mireille.

Sur le plan français, il retrouve un nouveau souffle dans les années 2000. Ainsi, en 2006, il revient avec un nouvel album Décalage horaire, chez Francis Dreyfus, signant des duos avec Agnès Jaoui, Gérard Darmon, Didier Lockwood, Biréli Lagrène[3].

En 2007, il retrouve l'Olympia, 50 ans après son premier passage.

Fin 2008, il participe à l'album pour enfants de Guillaume Aldebert, intitulé Enfantillages.

Pendant deux ans, il est l'une des têtes d'affiche de la tournée Âge tendre, la tournée des idoles pour les saisons 3 et 4. En octobre 2009, il a fêté ses 80 ans par une série de récitals à la Grande Comédie à Paris.

En 2010, il participe à l'album pour enfants Les Larmes de crocodile d'Emma Daumas, écrivant plusieurs textes et chantant un duo avec elle[4], sur des musiques de son fils Mathias Miramon.

En 2012, après la publication d'un livre de souvenirs intitulé Sur le boulevard du temps qui passe (Éditions Pirot), il publie « Il a neigé », un livre illustré des photos venues surtout de ses albums personnels (Éditions Didier Carpentier). Il effectue sa rentrée parisienne à l'Alhambra le 25 novembre pour fêter ses plus de 60 ans de carrière. Il propose un spectacle vivant, d'une modernité surprenante, entre le stand-up et le tour de chant, dans un alliage de succès connus du grand public, de petits chefs-d'œuvre scéniques et de titres plus récents, qui ravissent son fidèle public et une nouvelle génération de spectateurs.

En janvier 2014, Marianne Melodie/Universal Music sort un double CD Anthologie (succès de 1959 à 1975).

En mars 2014, sortie de son 7e livre, Lettre à des amis, qui rassemble des lettres fictives envoyées aux personnes qu'il aime et qu'il a connues pour la plupart. Parmi les destinataires : Charles Aznavour, Maurice Chevalier, Yves Montand, Alain Souchon, François Morel, Antoine de Caunes…

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marcel Amont a quatre enfants Katia, Alexis, Romélie et Mathias.

Discographie partielle[modifier | modifier le code]

  • 1956 : Escamillo (Georges Coulonges / C. Roi)
  • 1957 : La Chanson du grillon (J. Dréjac)
  • 1958 : Julie (J.Datin- M Vidalin)
  • 1958 : L'Amour en mer (Rivgauche)
  • 1959 : Tout doux, tout doucement (Franck Gérald - Pierre Delanoë)
  • 1959 : Bleu blanc blond (Jean Dréjac / H. Green)
  • 1960 : Les Bleuets d'azur (J. Larue / G Magenta)
  • 1961 : Dans le cœur de ma blonde (J. Dréjac / N. Petty)
  • 1962 : Un Mexicain (J. Plante / Charles Aznavour)
  • 1963 : Moi le clown (J.Mareuil - Ch. Aznavour)
  • 1965 : Maria et le Pot au lait (M.Amont)
  • 1965 : Au bal de ma banlieue (J.Dréjac)
  • 1970 : Le Monsieur qui volait (Claude Nougaro- M. Amont)
  • 1971 : L'amour ça fait passer le temps (Rivat - Thomas / Vincent)
  • 1971 : Monsieur (G. Thibault / J. Renard)
  • 1971 : Benjamin le bienheureux ( Y. Dessca / E. Charden)
  • 1971 : C'est aujourd'hui dimanche (Bernard Estardy - Jean-Michel Rivat / F. Thomas)
  • 1974 : Y a toujours un peintre (JM. Rivat- R. Vincent)
  • 1974 : Le Chapeau de Mireille (Georges Brassens)
  • 1975 : Les Artistes (M.Amont - J. Revaux / R. Vincent)
  • 1976 : La musique est de retour (M. Amont - M. Jourdan /Gustin)
  • 1977 : On ne guérit pas de son enfance (M. Amont / M. Cywie)
  • 1979 : Viennois (Alain Souchon)
  • 1979 : Paris rombière (Cavanna / R. Vincent)
  • 1979 : Pour traverser la rivière (Gilles Vigneault)
  • 1979 : La Galère (Maxime Le Forestier / Julien Clerc)
  • 1982 : Demain j'arrête de fumer (Amont)
  • 1985 : Le Tam-tam des gorilles (45 tours pour enfants)
  • 1991 : Sympathic (M. Amont)
  • 2006 : Démodé (M. Amont / P. Loffredo)
  • 2009 : Il a neigé (M. Amont / M. Miramon)

Les titres de Marcel Amont font partie du catalogue d'Universal

Discographie occitane en béarnais[modifier | modifier le code]

Marcel Amont, fidèle à ses origines béarnaises, a enregistré de nombreux disques en béarnais ; ces disques contiennent aussi bien des chansons traditionnelles que des textes des auteurs classiques de la littérature béarnaise et gasconne, tels que Jacob de Gassion, Xavier Navarrot, Alexis Peyret ou Simin Palay. Cet engagement en faveur des lettres occitanes s'est cristallisé dans son livre Comment peut-on être gascon ?.

  • 1962 : Chanson de la vallée d'Aspe du Béarn et des Pyrénées.
  • 1979 : Que canta en biarnés.
  • 1981 : Que conta en bearnés
  • 1981 : La Hesta.
  • 1987 : Marcèu Amont canta los poètas gascons.
  • 1997 : Marcèu Amont canta los poètas gascons (en CD)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Une chanson, qu'y a-t-il à l'intérieur d'une chanson? (Seuil, 1989)
  • Ça se dit, ça s'écrit, ça se chante (Éd. Christian Pirot, 2000)
  • Comment peut-on être gascon ? (Éd. Atlantica, 2001)
  • Les plus belles chansons de Gascogne (Éd. Sud Ouest, 2006)
  • Sur le boulevard du temps qui passe (Éd. Christian Pirot, 2009)
  • Il a neigé (Éd. Didier Carpentier, 2012)
  • Lettres à des amis (Éd. Chiflet & Cie, 2014)

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]