Villebois-Lavalette

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Villebois-Lavalette
Carte de localisation de Villebois-Lavalette
Pays France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Villebois-Lavalette
Code Insee 16408
Code postal 16320
Maire
Mandat en cours
Patrick Fonteneau
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes d'Horte et Lavalette
Latitude
Longitude
45° 29′ 01″ Nord
         0° 16′ 50″ Est
/ 45.4836111111, 0.280555555556
Altitude 103 m (mini) – 198 m (maxi)
Superficie 7,20 km²
Population sans
doubles comptes
730 hab.
(1999)
Densité 101 hab./km²

Villebois-Lavalette (Villaboe en occitan et en saintongeais) est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes.

Sommaire

[modifier] Géographie

Située au sud d'Angoulême sur les marches du Périgord, Villebois-Lavalette est construite sur une colline fortifiée.

[modifier] Histoire

D'abord villa gallo-romaine proche de la voie romaine qui reliait Périgueux à Saintes (le chemin Boisné), villa Bovis ou Ville-Bois devint une importante baronnie [1]. Les Fulcher de Villebois au VIIIe siècle, les Hélie au Xe siècle, les Ithier au XIIe siècle furent successivement les seigneurs de Villebois ce dont on retrouve la trace dans les récits de batailles des croisades successives. Effectivement, un château est attesté en 988-1028 à Villebois. Le comte d'Angoulême disposait de l'église Saint-Romain "in castro Villaboensi" [2].

Sans doute en août 1226, Villebois passe aux Lusignan, comtes d'Angoulême qui élèvent les murailles actuelles avec leurs sept tours. Victime de plusieurs sièges durant la guerre de Cent Ans Villebois fut repris aux Anglais en 1376 par le duc de Berry, le frère de Charles V.

Durant les guerres de religion Villebois fut en grande partie détruite.

Les sires de Mareuil figurent parmi les propriétaires successifs. En 1590, le duc d'Épernon, Jean-Louis de Nogaret de la Valette, fit le siège du château où des ligueurs s'étaient retranchés. Huit ans plus tard, ce dernier rachète le château [3]. Par lettres patentes de mars 1622, cette terre fut érigée en duché et pairie et prit le nom de La Valette [1].

Le jeune Louis XIII y séjourna avec sa nouvelle épouse Anne d'Autriche, invité par le duc d'Épernon. Il arriva le 28 décembre 1615 par le chemin des crêtes. En 1662 le duc de Navailles éloigné de la cour par Louis XIV se retira à Villebois. Il fit raser l'ancienne forteresse et construisit à partir de 1667 le château dont il ne reste que l'aile nord [4]. À l'emplacement des halles du XIIe siècle, il fit construire en 1665 les halles actuelles (classées en 1948) tandis que son épouse fondait le couvent des Ursulines le 17 novembre 1665 [5].

Aux XVIIIe et XIXe siècles, La Valette (ou Lavalette) fut surtout le nom du village au pied du château, qui lui, garda le nom ancien de Villebois [6],[1]. Finalement, Napoléon III lui donna son nom de Villebois-Lavalette par décret impérial du 16 août 1861.

L'enceinte et la chapelle furent classés le 18 juin 1915.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2008 Patrick Fonteneau SE Employé de banque
1997 2008 Christian Vérisson
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[7])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
654 663 772 749 765 730
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

  • Château des XIIe et XIIIe siècles; place-forte existant déjà au VIIIe siècle. En 1142, construction de l'actuelle chapelle romane à deux étages. Agrandissement de l'enceinte du château au début du XIIIe siècle, avec six tours semi-circulaires flanquant les murailles, ainsi que de la chapelle. En 1376, le comte Jean de Berry s'empare de château et en chasse les Anglais. En 1589, l'édifice est libéré des Ligueurs qui l'occupaient. Vers 1597, restauration de la porte à double pont-levis et de la tour de vigie. À cette époque, le château accueille Marie de Médicis et Louis XIII. En 1665, une partie de l'ancienne forteresse est rasée pour permettre la construction d'un logis princier dont subsiste l'aile nord. Les sculptures sont réalisées par Jean Tavate, selon un dessin de Bullet. En 1688, une galerie, aujourd'hui disparue, est ajoutée à l'ensemble. Au XVIIIe siècle, les bâtiments se dégradent. La Convention utilise le château comme prison et magasin à vivres. En 1822, un incendie détruit l'aile droite et le dôme des bâtiments classiques; seule l'aile gauche est préservée.

L'ensemble présente une enceinte flanquée du XIIIe siècle avec un portail d'entrée fortifié au XVIIe siècle et surmonté de mâchicoulis. Cette porte ouvre sur la basse-cour dominée à l'ouest par la terrasse du logis et fermée à l'est par une courtine flanquée d'une tour quadrangulaire, desservis par un escalier en vis en oeuvre. Contre l'enceinte s'appuie la maison du gardien. Au nord, la basse cour est fermée par la chapelle romane. L'enceinte médiévale est flanquée de sept tours demi-circulaires au premier niveau voûté en cul-de-four. Au nord, deux tours doivent correspondre à un ancien châtelet d'entrée. Le chemin de ronde conserve, sur une petite portion, son crénelage d'origine. Le logis du XVIIe siècle présentait un corps central surmonté d'un dôme majestueux accosté de deux ailes semblables (aile ouest et une partie de l'aile sud épargnées par l'incendie). L'intérieur a perdu son aménagement d'origine au cours des remaniements des XIXe et XXe siècles. La terrasse nord du logis est portée par une longue salle, dite "des gardes", à voûte en berceau. Parallèle à cette salle, au sud, une autre grande salle anciennement voûtée en berceau et percée de lancettes, constitue le premier niveau d'un donjon roman dont les dimensions en font l'un des plus grands de l'ouest. Le château avec son sol en totalité sont classés M.H. le 16 décembre 2005.[8]

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Docteur Pierre Fougère, maire et vice-président du Conseil Général (années 1970-2000).
  • Alexandre Moura, industriel, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Angoulême (années 1986-2007).

[modifier] Notes et référence

  1. abc La Charente communale illustrée, Alcide Gauguié, 1868, p.372
  2. A. Debord, La société laïque dans les pays de la Charente, Paris, 1984, p. 144
  3. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, 1993, p. 939 à 946
  4. Bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, 1911
  5. Jean Tautou, Histoire de Villebois et de son château, A.C.V.L., Villebois-Lavalette, p. 30
  6. Statistique monumentale de la Charente, JH.Michon, 1849, p.213
  7. Villebois-Lavalette sur le site de l'Insee
  8. Base Mérimée
  9. Base Mérimée

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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