Montmoreau-Saint-Cybard

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Montmoreau-Saint-Cybard
Montmoreau et son château
Montmoreau et son château
Blason de Montmoreau-Saint-Cybard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Montmoreau-Saint-Cybard
chef-lieu
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorélien
Maire
Mandat
Daniel Vinet
2014-2020
Code postal 16190
Code commune 16230
Démographie
Gentilé Montmoréliens
Population
municipale
1 055 hab. (2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 00″ N 0° 07′ 54″ E / 45.4, 0.131745° 24′ 00″ Nord 0° 07′ 54″ Est / 45.4, 0.1317  
Altitude Min. 71 m – Max. 182 m
Superficie 12,00 km2
Localisation

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Liens
Site web montmoreau-saint-cybard.fr

Montmoreau-Saint-Cybard (prononcer [mɔ̃mɔʀosɛ̃sibaʀ ]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Vue du village depuis l'est

Montmoreau-Saint-Cybard est une commune du Sud Charente située à 28 km au sud d'Angoulême et 16 km au nord de Chalais.

Montmoreau est aussi à 24 km à l'est de Barbezieux, 12 km au sud-est de Blanzac, 15 km au sud-ouest de Villebois-Lavalette, 15 km au nord-ouest d'Aubeterre et 23 km au nord-ouest de Ribérac[1].

Montmoreau est située sur la route d'Angoulême à Libourne (D 674) qui descend la vallée de la Tude. Montmoreau est aussi à un carrefour important de routes départementales; la D 709 vers Ribérac et Mussidan, la D 10, d'Aubeterre à Blanzac, Châteauneuf et Cognac, la D 24 vers Barbezieux, et la D 16 au nord-est vers Villebois, Montbron et Confolens[2].

Elle est aussi située sur la voie ferrée Paris-Bordeaux et possède une gare (sur la commune de Saint-Amant) desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune est allongée du nord au sud, et le bourg de Montmoreau en est à l'extrémité sud. Le village de Saint-Cybard, ancienne commune qui a conservé une mairie annexe, est à environ 2 km au nord.

La commune compte par ailleurs de nombreuses fermes et de petits hameaux : chez Braud, le Girondeau près de Saint-Cybard, les Argoulons au nord, etc.[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montmoreau
Pérignac Aignes-et-Puypéroux
Saint-Eutrope Montmoreau Saint-Amant-de-Montmoreau
Saint-Laurent-de-Belzagot

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud du département de la Charente.

On trouve le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface communale. La commune est sur l'anticlinal de La Tour-Blanche d'orientation nord-ouest - sud-est. Les sommets à l'ouest de la commune sont localement recouverts de dépôts du Tertiaire (Lutétien et Cuisien) composés de galets, sables et argiles, propices aux bois de châtaigniers.

Les sommets et certains flancs de vallées sont occupés par des formations de recouvrement et colluvions issues de la roche en place et datant du Quaternaire (Pléistocène), principalement au nord du territoire communal. La vallée de la Tude, à l'est, est occupée par des alluvions récentes[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief communal est relativement vallonné, au cœur des collines du Montmorélien. La commune est bordée à l'est par la vallée de la Tude. Le point culminant de la commune est à une altitude de 182 m, situé sur la bordure occidentale au nord de Saint-Eutrope. Le point le plus bas est à 71 m, situé le long de la Tude en limite sud près du pont en bas du bourg. Celui-ci, construit au bord de la rivière et à l'extrémité sud de la commune, s'étage entre 75 et 120 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La vallée de la Tude au pied du château

La commune est arrosée sur sa bordure orientale par la Tude, affluent de la Dronne, donc dans le bassin de la Garonne. Montmoreau est située plus près de la source de la Tude qui n'est qu'à 10 km au nord, alors que le confluent est à 35 km au sud.

De petits ruisseaux situés dans la commune au nord du bourg affluent sur sa rive droite : le ruisseau du Maine Blanc, le ruisseau du Maine Pezet, le ruisseau du Moulin d'Aignes qui descend du bourg d'Aignes et rassemble le ruisseau du Moulin Brunet qui limite la commune au nord, le ruisseau Démoulé et la Grande Fontaine qui descend de Saint-Eutrope. Quelques retenues d'eau à but agricole sont aussi à signaler[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[6].
Article connexe : Climat de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Montmoreau aurait été fondée par les Arabes. Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Rhafiqi se serait arrêté sur cette colline en 727 et de son séjour, la cité aurait gardé le nom de « Mont des Maures » [7].

Pendant la Révolution, la commune de Saint-Cybard-de-Montmoreau s'est appelée provisoirement Tude[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur au château d’argent ajouré et ouverte du champ[9].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1988 1995 Jean-Louis Dorcier DVD  
1995 2008 Jean-Claude Louis DVG  
2008 en cours Daniel Vinet SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 055 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
383 411 429 448 456 535 591 649 675
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
701 699 771 785 791 797 736 743 780
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
834 882 769 800 732 721 754 772 842
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
1 099 1 177 1 179 1 120 1 052 1 060 1 055 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, Montmoreau-Saint-Cybard comptait 1 062 habitants (soit une stagnation de 1 % par rapport à 1999). La commune occupait le 8 982e rang au niveau national, alors qu'elle était au 8 256e en 1999, et le 64e au niveau départemental sur 404 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1982 avec 1 179 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montmoreau-Saint-Cybard en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,7 
11,2 
75 à 89 ans
17,8 
15,3 
60 à 74 ans
18,4 
18,6 
45 à 59 ans
19,5 
20,2 
30 à 44 ans
17,3 
17,1 
15 à 29 ans
11,8 
17,4 
0 à 14 ans
13,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarque[modifier | modifier le code]

Montmoreau a absorbé Saint-Cybard en 1966[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Magasins, grande surface route d'Angoulême

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège d'enseignement général Antoine Delafont accueille les élèves de la 6e à la 3e. Il compte 187 élèves répartis dans huit classes en 2011[14].

L'école est un RPI entre Montmoreau et Saint-Amant, qui accueillent chacune une école élémentaire. L'école de Montmoreau comporte trois classes[15].

Montmoreau accueille aussi une école maternelle[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Denis, est une église romane du XIIe siècle, et présente un beau portail. Elle a été remaniée en partie au XIXe siècle par l'architecte Paul Abadie (clocher). L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1846[16].

L'église Saint-Cybard est située au nord du bourg, sur la route de Saint-Eutrope.

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château surplombant la vallée

La ville est surmontée par le château (propriété privée) datant du Moyen Âge. L'ensemble des bâtiments, y compris la chapelle, située dans les jardins, est classé monument historique depuis 1952[17]. Son enceinte daterait du XIe siècle, le château a été détruit durant la guerre de Cent Ans, il n'en reste qu'une porte monumentale et le château actuel a été rebâti sur les remblais au XVe siècle sous forme d'un manoir à l'abri de ses enceintes.

Article détaillé : Château de Montmoreau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre,‎ 1982 (consulté le 2 décembre 2011)
  6. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  7. Le Petit Futé Poitou-Charentes, par Guillaume Cléon, collectif, Christian Bruneteau, p.111
  8. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1986, « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  9. Jean-Paul de Gassowski, « OLDJP - La banque du blason 2 »,‎ 2010 (consulté le 5 février 2012)
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Evolution et structure de la population à Montmoreau-Saint-Cybard en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  14. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 2 avril 2011)
  15. a et b Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 11 juillet 2012)
  16. « Église Saint-Denis », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Château (chapelle, toiture) », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]