Blanzac-Porcheresse
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| Blanzac-Porcheresse | |
|---|---|
La mairie |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Charente |
| Arrondissement | Angoulême |
| Canton | Blanzac-Porcheresse (chef-lieu) |
| Code commune | 16046 |
| Code postal | 16250 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Philippe Sallée 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Blanzacais |
| Site web | blanzac-porcheresse.fr |
| Démographie | |
| Population | 833 hab. (2008[1]) |
| Densité | 77 hab./km2 |
| Gentilé | Blanzacais |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 62 m — maxi. 160 m |
| Superficie | 10,84 km2 |
Blanzac-Porcheresse est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Blanzacais et Blanzacaises.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation et accès
Blanzac est un chef-lieu de canton situé dans le Sud Charente, à 22 km au sud-ouest d'Angoulême.
Située à 14 km à l'est de Barbezieux et 11 km au nord-ouest de Montmoreau, à mi-chemin la N.10 d'Angoulême à Bordeaux et la D.674 d'Angoulême à Libourne, Blanzac est néanmoins situé à un important carrefour de routes départementales : la D.5 d'est en ouest va de Barbezieux à Villebois-Lavalette, la D.7 va de Claix au nord en direction d'Angoulême, à Brossac et Chalais au sud, la D.10 va au nord-ouest vers Châteauneuf et Jarnac et au sud-est vers Montmoreau et Aubeterre[2].
Blanzac est aussi situé à 37 km de Cognac, 15 km de Châteauneuf, 19 km de Villebois, 17 km de Brossac, 12 km de Mouthiers[3].
La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Géologie et relief
La commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud du département de la Charente.
On trouve le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface communale. Les hauteurs au nord (chez Perruchon, ...) sont occupées par des formations de recouvrement et colluvions issues de la roche en place et datant du Quaternaire (Pléistocène). Le fond de la vallée du Né est occupé par des alluvions récentes[4],[5],[6].
La commune est située sur le versant nord de la vallée du Né et son relief, incliné vers le sud, est assez vallonné. Son point culminant est à une altitude de 160 m, situé près de la limite nord et de la D.7. Le point le plus bas est à 62 m, situé le long du Né à la limite sud-ouest. Le bourg qui occupe le site d'un ancien éperon fortifié s'étage entre 70 et 100 m d'altitude[2].
[modifier] Hydrographie
Blanzac est arrosé par le Né, affluent de la Charente en aval de Cognac, qui prend sa source non loin à l'est dans la commune de Voulgézac, et qui passe en bordure sud de la commune. Il reçoit à l'est (au moulin de Lussaud) un petit affluent qui prend sa source au nord-est à la Font Ladre[2].
[modifier] Histoire
Il est difficile d'établir, même de façon approximative, l'époque de la fondation de Blanzac. Il est probable que les premières maisons se sont construites autour de l'abbaye fondée par les moines Bénédictins. Une bulle du pape Alexandre III, datée de 1170, considère cette abbaye comme:
« l'une des plus anciennes qui avaient été fondées dans les vastes déserts de la Gaule par les vénérables solitaires bénédictins. »
Mais la bulle du pape ajoute que les moines se sont établis en premier lieu à Puypéroux, avant de se retirer à Blanzac...
Vers le XIIe siècle, Blanzac devient une baronnie, qui sera une des plus belles possessions des comtes de La Rochefoucauld.
Ces derniers construisent le château et entourent la ville d'une enceinte fortifiée. La ville s'agrandit et prend une grande importance; six foires créées par les seigneurs accroissent la prospérité des habitants.
À leur retour de la croisade, le roi de France, Philippe Auguste, et le roi d'Angleterre, Richard Cœur de Lion, duc d'Aquitaine se brouillent. Le roi d'Angleterre, en traversant l'Allemagne, est retenu prisonnier, et Philippe-Auguste en profite pour encourager les seigneurs d'Aquitaine à se soulever contre leur suzerain. Ce dernier, ayant recouvré sa liberté, accourt en Angoumois, s'empare de la ville d'Angoulême, et vient mettre le siège devant Blanzac, qui fait cause commune avec les révoltés. Il s'empare de la ville après trois assauts et une vigoureuse résistance. La ville est pillée et incendiée, ses murailles détruites et son château démantelé.
Ce n'est qu'après la guerre de Cent Ans que Blanzac retrouve son ancienne prospérité.
[modifier] Héraldique
| Blasonnement
D'azur à trois meuniers d'argent posés deux et un.
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[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1979 | 2008 | Philippe Arnaud | MoDem | Sénateur |
| 2008 | Jean-Philippe Sallée | SE | Professeur des écoles | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Blanzac-Porcheresse depuis cette date :

[modifier] Pyramide des âges
[modifier] Remarques
La commune de Blanzac absorbe Porcheresse en 1972[7], qui est restée commune associée.
Au recensement de 2007, Porcheresse comptait 213 habitants[12].
[modifier] Économie
[modifier] Équipements, services et vie locale
[modifier] Enseignement
Le collège d'enseignement général Alfred de Vigny regroupe 200 à 260 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 11 classes[13],[N 1].
Blanzac possède aussi une école élémentaire et une école maternelle[14].
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Patrimoine religieux
[modifier] Église Saint-Arthémy de Blanzac
Cette collégiale, placée sous le vocable de saint Arthémy, évêque des Arvernes et martyr au IVe siècle, a une origine assez obscure. Elle aurait été fondée par les moines de Puypéroux qui seraient venus s'y installer ; en 1120, Guillaume de Nersac en était abbé. De cette église, du début du XIIe siècle, subsistent la coupole et le clocher ; le chœur et l'abside sont de la fin du XIIe siècle ; les croisillons nord et sud, et la nef sont du XIIIe siècle. L'édifice a beaucoup souffert de la guerre de Cent Ans, et encore plus des guerres de religion, notamment en 1572. Des réparations ont été entamées en 1594, qui ont duré très longtemps. La flèche du clocher a été renversée par un ouragan en 1816, entraînant la chute de la travée et de la nef. Classée monument historique en 1890[15], de nombreux travaux ont été faits par le service des M.H. à partir de 1891[16].
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Porte et enfeu
[modifier] Ancienne église Saint-Nicolas
L'ancienne église paroissiale Saint-Nicolas est située près de la porte Sainière. Elle a été paroissiale à l'origine, titre passé à Saint-Arthémy vers 1520.
[modifier] Ancienne église Saint-André
Un prieuré avait été installé dans cette église du XIe siècle. Elle a été en partie ruinée par les protestants en 1572 ; désaffectée en 1792 et vendue le 25 messidor an IV, elle sert aujourd'hui de maison d'habitation ; ses restes tendent à disparaître[17].
[modifier] Église Saint-Cybard de Porcheresse
L'église Saint-Cybard, de Porcheresse, se dresse, solitaire, au sommet d'une colline, d'où l'on domine Cressac-Saint-Genis. L'évêque Adémar d'Angoulême donne cette église à l'abbaye de Baignes, entre 1088 et 1098 ; elle passe au chapitre de Blanzac avant 1232 ; c'est une petite église romane de la fin du XIe siècle, de grande simplicité ; avec un clocher orné sur ses faces latérales de deux arcades dont les cintres atteignent la hauteur des combles. La cloche date de 1559[18]. L'édifice est classé M.H depuis 1913[19].
[modifier] Patrimoine civil
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- 262 élèves en 2011, nombre maximum depuis 10 ans.
[modifier] Références
- Population municipale au 1er janvier 2008, consulté le 28 juin 2011
- Carte IGN sous Géoportail
- Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
- Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- Carte du BRGM sous Géoportail
- [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau » sur Infoterre, 1982. Consulté le 2 décembre 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Evolution et structure de la population à Blanzac-Porcheresse en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- [xls] Insee : recensement 2007 : fiche de synthèse Excel, onglet Communes associées.
- Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges ». Consulté le 24 mars 2011
- Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles ». Consulté le 24 mars 2011
- collégiale Saint-Barthélémy de Blanzac, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- L. Serbat, Congrès archéologique d'Angoulême en 1912, Tome I, 1913, imp. Delesques, Caen.
- Jean George, Les églises de la Charente, 1933, Librairie Letouzey et Ané, Paris.
- Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. I : Arrondissement d'Angoulême, Martin-Buchey, Châteauneuf, 1914 (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 672 p. (ISBN 2-878022-6-88)
- église Saint-Cybard, de Porcheresse, sur la base Mérimée, ministère de la Culture