Jarnac
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| Jarnac | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Charente |
| Arrondissement | Arrondissement de Cognac |
| Canton | Canton de Jarnac |
| Code Insee abr. | 16167 |
| Code postal | 16200 |
| Maire Mandat en cours |
Jérôme Royer 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Jarnac |
| Site internet | Site de la Ville de Jarnac |
| Démographie | |
| Population | 4 535 hab. (2006) |
| Densité | 378 hab./km² |
| Gentilé | Jarnacais, Jarnacaises |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 8 m — maxi. 40 m |
| Superficie | 11,99 km² |
Jarnac, en saintongeais Jharnat [1], est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes. Elle est située sur la rive droite du fleuve Charente entre Angoulême et Cognac.
C'est notamment la ville natale du président François Mitterrand. Depuis août 2004, la ville accueille tous les ans l'université d'été de la Convention pour la sixième République.
La ville est située dans la zone d'appellation d'origine contrôlée cognac, dans le cru Fins Bois.
De grandes et renommées maisons de négoce et beaucoup de petits producteurs de cognac, de Pineau des Charentes et de Vin de pays charentais sont installés dans la ville et dans ses proches environs.
Sommaire |
[modifier] Géographie
- Le point culminant de Jarnac est situé Avenue du Général Leclerc, au pied du château d'eau de « Bellevue » avec 40 m par rapport au niveau de la mer, mais les bords de la Charente et les quais ne sont qu'à 8 à 9 m, très en dessous du niveau de la Charente lors de ses crues. Des routes sont alors coupées mais peu de maisons sont inondées.
- Située à l'extrémité continentale de la Saintonge, c'est le ruisseau la Guirlande qui délimite la frontière avec l'Angoumois.
- Environ 620 ha sont réservés à l'agriculture (principalement la vigne).
[modifier] Hydrographie
- Avec un relief vallonné, Jarnac est baignée par la Charente.
- La commune se situe dans le grand bassin versant hydrographique Adour-Garonne.
- Il existe des petits affluents de la Charente comme le ruisseau de la Tenaie, qui s'écoule en amont de Jarnac, et le ruisseau de la Gorre, en aval de Jarnac.
[modifier] Géologie
- La zone de Jarnac est principalement située dans un cadre géologique où l'on retrouve des marnes argileuses du Purbeckien surmontées par des marnes grises. pouvant renfermer des calcaires beiges. On trouve également du Portlandien supérieur au nord-est de la commune, ainsi que des alluvions modernes au sud-ouest
[modifier] Hydrogéologie
- La région de Jarnac est située sur l'aquifère du Portlandien du Jurassique supérieur. C'est une nappe de type captive.
[modifier] Climatologie
- Le climat charentais est de type océanique, et est marqué par des hivers frais et pluvieux et des étés secs et relativement chauds. Il se caractérise par une certaine douceur des températures avec une moyenne annuelle de 12,8°C. Classiquement, janvier est le mois le plus froid (5,8°C) et juillet et août les mois les plus chauds (20,5°C).
- Jarnac (et Cognac) bénéficie d'une durée d'ensoleillement moyenne annuelle de 2 025 heures.[2]
- Le total cumulé sur une année des précipitations moyennes mensuelles est de 790 mm, avec des maxima en début d'hiver. Les mois les plus secs sont juillet et août.
[modifier] Paysages
- Le paysage, où le vignoble est très présent, paraît remarquablement organisé et peu diversifié. Pourtant, des espaces boisés ou des champs de céréales côtoient les vignes.
- Le plus marquant reste cependant le fleuve la Charente, « le plus beau fossé du royaume » selon les dires d'Henri IV, navigable sur 100 km ; l'eau y est claire, les poissons nombreux, les rives admirables ; alternance de petites églises, de villages, de fermes, le tout dans une nature très variée. Les écluses rénovées sont autant de haltes sportives pour les bateaux, le calme y est roi, et même les navigateurs d'un jour, de plus en plus nombreux, respectent la sieste des pêcheurs.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Lieux-dits, Hameaux
- La Gibauderie, Lartige, Les Chabannes, Les Grands-Maisons, Malbrac, Nanclas, La Touche, Souillac.
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire
L'occupation des lieux est connue depuis l'époque néolithique ; de nombreux silex, fragments de pierre polie, ainsi qu'une table de dolmen ont été trouvés sur le territoire de la commune ; de même quelques rares découvertes d'objets de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer attestent de la présence des civilisations ligures et celtes.
Le quartier des Grands maisons était occupé avant l'époque romaine. Il se trouvait au croisement de deux chemins, un Est-Ouest qui se dirigeait vers le gué de l'Échassier, et un Nord-Sud qui franchissait la Charente au gué du Port Richard[3].
[modifier] Antiquité
Située dans la province de Saintonge, Jarnac (Agernacus, ou Agernacum ?) a profité à plein de l'occupation romaine ; des fours à potiers prouvent l'existence d'une industrie riche et développée.
Sa situation à cheval sur une ancienne voie gauloise et deux voies romaines, l'une appelée Chemin des Anglais, partant d'Angoulême et venant rejoindre près de Cognac le Chemin boisné reliant Saintes à Périgueux,[4] et son statut de seul port fluvial sur la Charente entre Saintes et Angoulême font apparaître son importance au temps des Romains. On franchit alors la Charente par le gué des Grand' Maisons, connu ensuite sous le nom de la Hausse-Charles.
Après quatre siècles d'influence romaine, les Wisigoths prennent possession de nos contrées, dont les habitants doivent céder les deux tiers de leurs terres.
[modifier] Moyen Âge ancien
Un siècle plus tard, les Francs, menés par Clovis se répandent jusqu'aux Pyrénées, détruisant et dépeuplant les villes. Clovis se retire en établissant Bazole, comte d'Angoulême chargé de gouverner en son nom.
Une tradition constante, mais dont les témoignages n'ont pas été fixés par l'écriture, veut qu'il ait existé un château mérovingien tout à fait sur la crête qui domine la Charente et la vallée de Lartige, opposée à la première.[5]
La terre de Jarnac relevait alors des comtes d'Angoulême, mais aussi du Prieur de l'Abbaye Saint-Cybard d'Angoulême.
Au VIIIe siècle, une nouvelle invasion, celle des Maures se termine à Poitiers, leur armée étant vaincue par Charles Martel en 732.
En 778, Charlemagne érige l'Aquitaine en royaume, attribué à son fils Louis ; au IXe siècle, l'Angoumois est confié à Turpion (vers 848) à qui succèdera son frère Émenon, puis Vulgrin Ier, premier comte héréditaire de la province.[6].
C'est alors l'invasion des Vikings, qui remontent la Charente en 846, brûlant, dévastant et pillant tout sur leur passage.[7]
[modifier] Moyen Âge central
C'est sous Guillaume Taillefer II, cinquième comte d'Angoulême, fin du Xe siècle, dont il fut un ami et défenseur fidèle, qu'il est fait mention d'un seigneur de Jarnac, Wardrade Loriches, comte de la Marche, habitant le Château de Jarnac, situé sur l'actuelle place du Château, et fondateur avec son épouse Rixendis de l'Abbaye Saint-Étienne de Bassac où se voit encore leur tombeau.
Depuis la seconde partie du XIIe siècle, l'Aquitaine est devenue terre anglaise par le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II Plantagenet, et vers 1150, c'est l'unique bâtard de Richard Cœur de Lion, Philippe de Faucombrige, qui en épousant l'héritière des terres de Cognac, Merpins et Jarnac devient le seigneur des lieux. Sans héritier, ses domaines passent à son oncle, le roi Jean Sans Terre et sa femme Isabelle d'Angoulême.
Leur fils Henri III d'Angleterre rend le domaine à Hugues X de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoumois, qui a épousé sa mère, alors veuve de son père Jean Sans Terre.
Des Plantagenêt, Jarnac retirera certaine acquisition communale avec ses franchises et libertés que Cognac réussira à conserver, mais que les Chabot s'empresseront d'écraser à Jarnac.
[modifier] Moyan Âge tardif
Après les Lusignan, la terre de Jarnac relève successivement des Dreux de Mello, des Comtes d'Eu, des Craon, puis en 1410, avec le mariage de Marie Craon avec Louis Chabot de l'illustre Maison de Chabot.
Les Chabot vont régner à Jarnac de père en fils pendant trois siècles. Presque tous naîtront au château, presque tous seront enterrés dans l'église Saint-Pierre.
Les aînés, seigneurs de Jarnac, seront de grands capitaines et occuperont les plus grandes charges et dignités du royaume, en s'alliant avec les plus grands noms de France.
Les puînés seront chevaliers de Malte ou accumuleront les bénéfices ecclésiastiques des abbayes locales (Bassac, Châtres ou Saint-Jean-d'Angély).
Les filles feront de beaux mariages ou seront mises au couvent.[8]
[modifier] Époque moderne
- Guy Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron de Jarnac, ayant demandé justice des bruits calomnieux qui couraient à la cour, en 1547, le roi Henri II accéde à sa demande. C'est La Châtaigneraie, redoutable bretteur qui relève le défi.
Le duel a lieu le 10 juillet 1547. Le début de la rencontre est en faveur de La Châtaigneraie, grand favori, jusqu’au moment où Chabot peut placer ce coup de revers, qui fend le jarret de son adversaire. Le coup est régulier, et, à la surprise générale, Chabot est déclaré vainqueur.
- Jarnac est le théâtre de la Bataille de Jarnac, importante confrontation de la troisième guerre de Religion, le 13 mars 1569, remportée par les catholiques, après la mort du prince de Condé, assassiné alors qu'il s'était rendu.
Léonor Chabot, troisième baron de Jarnac, s'étant converti, dès 1560, au protestantisme, la contrée devient alors un lieu majoritairement acquis à la Réforme calviniste. Le baron de Jarnac devient un des chefs les plus écoutés du parti protestant en Angoumois, Saintonge et Aunis.
La promulgation de l'Édit de Nantes, le 13 avril 1598 met fin aux guerres religieuses, et permet à la presque totalité de la population Jarnacaise, de confession protestante, de pouvoir pratiquer en paix.
- Guy II Chabot, quatrième baron de Jarnac, est créé premier comte de Jarnac par lettres patentes du roi, fait conseiller d'État le 30 juin 1614, et lieutenant général pour le roi en Saintonge en 1616.
C'est un zélé huguenot, comme l'a été son père, et il est nommé, le 16 mai 1620, chef du parti protestant avec les ducs de Rohan, de la Trémouille et de Soubise.
En 1629, suite au Siège de La Rochelle, les clauses militaires de l'Édit sont révoquées, augurant mal de l'avenir de la cohabitation pacifique des deux religions.
De son second mariage avec Marie de La Rochefoucauld, il a six enfants, dont notamment, Guy-Charles Chabot de Saint-Gelais, prieur de Jarnac et de Montours , doyen de Saintes en 1665.
Dès 1655, la politique de conversion des Réformés se met en place; et c'est ce fils qui demande, en 1664, l'abolition du culte réformé et la démolition du temple de Jarnac, à la révocation définitive de l'Édit de Nantes, en 1685, que son père et grand-père ont contribué à édifier.
- Louis Chabot, fils du précedent, troisième comte de Jarnac en 1648, fervent catholique, est conseiller du roi, est chargé lors de la Ligue, le 16 octobre 1651, de lever un régiment de cavalerie de son nom, et d'assembler la noblesse des environs de Cognac pour s'opposer aux troupes du grand Condé qui sera battu au siège de Cognac par le comte d'Harcourt, le 15 novembre 1651. À cette occasion, et en récompense du service rendu, il obtient le grade de maréchal de camp. Il commande dans le pays de Cognac jusqu'à la fin des troubles, en août 1652. Il décède le 9 octobre 1665.
- Des années plus tard, Henriette-Charlotte Chabot, devenue veuve, se remarie en juin 1715, avec un de ses cousins, Charles-Annibal de Rohan-Chabot, prince de Léon, qui devient, de ce fait, septième comte de Jarnac. Il rachète définitivement, le 10 juin 1717, le Quint de Jarnac, de sorte que, jusqu'à la Révolution, le domaine entier de Jarnac restera entre les mains de ses seigneurs. Il n'a de cesse d'améliorer, d'augmenter et d'embellir son domaine, mais querelleur, brutal et hautain, il finit par quitter Jarnac pour Paris en 1744, et n'y reviendra jamais.
N'ayant pas eu d'enfants, ils font la substitution du comté de Jarnac à Louis-Auguste de Rohan-Chabot, leur neveu capitaine dans le régiment de Jarnac-Dragons, qui prend, du vivant du comte et de la comtesse, le titre de vicomte de Jarnac.
Étant lui-même mort sans postérité, ses droits au comté de Jarnac passent à son cousin germain, Charles-Rosalie de Rohan-Chabot, né en 1740, maréchal des camps et armées du roi, qui ne reprendra le titre de vicomte de Jarnac qu'à la mort de sa tante, le 27 août 1769. Il sera le dernier seigneur de Jarnac.
[modifier] Blason et devise
Le blason est d'or à trois chabots de gueule et surmonté de la couronne murale à trois tours crénelées.
La devise de la ville est : Concussus Resurgo que l'on pourrait traduire par : « Frappé, je me relève ».
- La terre de Jarnac a été possédée par trois grandes familles, les Lusignan, les Craon, et les Chabot, noms illustres dans les fastes de l'histoire de France.
Les Lusignan-Jarnac, qui ne l'avaient qu'à titre de seigneurs, portaient leurs armes: burelé d'argent et d'azur, de 10 pièces, à un lion rampant de gueules sur le tout. Cimier: une mélusine, hissante d'un casque de chevalier.
La maison de Craon, qui possédait au même titre, avait ses armes: losangé d'or et de gueules.
Les Chabot-Jarnac ont toujours conservé les armes primitives de leur maison, qui étaient: d'or, à trois Chabots de gueules. Mais au casque de chevalier succéda, en 1518, le cercle de baron, entouré de tortil de perles, et, en 1651, la couronne de comte.[9]
[modifier] Événements historiques liés à la ville
-
Article détaillé : Coup de Jarnac .Le coup de Jarnac n'est pas, comme on a cherché à le faire croire, une traîtrise, mais un coup secret, habile et tout à fait loyal. Cette botte secrète a permis à Guy Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron de Jarnac, de vaincre en duel François de Vivonne, sieur de la Châtaigneraie, le 10 juillet 1547 au château de Saint-Germain-en-Laye.[10]
-
Article détaillé : Bataille de Jarnac.La Bataille de Jarnac voit, le 13 mars 1569, la victoire du duc d'Angoulême, duc d'Anjou, futur roi Henri III sur les troupes protestantes de Prince de Condé, qui y trouve la mort, assassiné alors qu'il s'était rendu.
[modifier] Administration
Liste des maires successifs
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- Le 9 mars 2008, la liste Jarnac, une Ville à Vivre, menée par Jérôme Royer est réélue au premier tour avec 59,98% des suffrages exprimés; le 16 mars 2008, le maire sortant est réélu.
[modifier] Fiscalité
La fiscalité en 2007 est d'un taux de 18,30% sur le bâti, 42,58% sur le non bâti, et 6,65% pour la taxe d'habitation.
La Communauté de communes de Jarnac prélève la taxe professionnelle au taux 10,26%.
[modifier] Démographie
| 1806 | 1820 | 1876 | 1901 | 1911 | 1921 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 1401 | 1934 | 4979 | 4911 | 4619 | 4075 | 3587 | 3885 | 4100 | 4574 | 4717 | 5042 | 4861 | 4786 | 4659 | 4535 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||

[modifier] Économie
Les principales entreprises sont Courvoisier, Louis Royer, Thomas Hine & Co, Delamain, et Vilquin. Ce sont bien des entreprise liées au vignoble, quatre maisons de cognac et une entreprise de bâtiments métalliques[14].
Le reste de l'activité économique est lié au commerce et à l'artisanat d'une petite ville prospère.
[modifier] Tourisme
- le tourisme lié au souvenir de François Mitterrand est constant : avec la visite de sa maison natale où sont exposés des photos et des documents inédits, le Musée François Mitterrand et la collection d'objets, sculptures, dessins, offerts au Président par des personnalités du monde entier, ainsi que des maquettes des grandes opérations d'architecture et d'urbanisme voulues par François Mitterrand de 1981 à 1995, et aussi le cimetière des Grand' Maisons où il repose.
- la découverte de Jarnac avec le circuit historique du vieux Jarnac, visite de la vieille ville, de l'église Saint-Pierre et de la crypte.
- L'espace poétique Pierre Boujut
[modifier] Agriculture
Environ 600 Ha sont des terres agricoles, dont 275 Ha de vignes destinés à la distillation pour obtenir du cognac.
[modifier] Environnement
Jarnac a obtenu 1 fleur (
) au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2004, 2006, 2007).
[modifier] Équipements ou Services
[modifier] Éducation
- Jarnac a deux écoles maternelles publiques (Kergomard et de Bussy), et 2 écoles primaires publiques (Ferdinand Buisson et Jules Ferry).
- Les écoles Saint-Maurice et Sainte-Marie [15] sont des écoles privées catholiques qui assurent les classes maternelles et primaires.
- Jarnac a également un collège public (Jean Lartaut) et le collège privé catholique (Jean XXIII), ainsi qu'une Maison Familiale Rurale (M.F.R.).
[modifier] Sports
Jarnac abrite de nombreux clubs et l'on peut pratiquer le football, le basket et le rugby, la gymnastique, l'athlétisme, le VTT et le tennis, la pétanque, la pêche, le canoë-kayak et sans oublier les randonneurs, le judo, le karaté ou l'escrime [16].
[modifier] Santé
Jarnac a des médecins, dentistes, kinésithérapeutes, infirmières et pharmacies.
Si les hospitalisations chirurgicales ont lieu dans les hôpitaux et les cliniques d'Angoulême et de Cognac, Jarnac a une clinique médicale et une clinique psychiatrique, un hôpital de médecine long séjour qui est aussi maison de retraite et un foyer-logement privé pour personnes âgées.
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Culture
L'espace culturel de l'Orangerie abrite la médiathèque intercommunale.
L'association des amis de Pierre Boujut continue son apport culturel.
L'association des Cinémaniacs Jarnacais cherche à promouvoir le cinéma en proposant à l'Auditorium de la ville les films qui font l'actualité.
[modifier] Lieux et monuments
- La maison natale de François Mitterrand[17],[18]
- Le musée François Mitterrand, situé à l'Espace culturel de l'Orangerie, est la quatrième et dernière des donations de François Mitterrand.[19]
- L'espace poétique Pierre Boujut.
- L'église Saint-Pierre, ancien prieuré du diocèse de Saintes, archiprêtré de Jarnac, appartient à l'Abbaye Saint-Cybard d'Angoulême dès le VIIIe siècle; l'église primitive, probablement en bois, est attestée dépendre dès l'an 773 de Saint-Cybard.[20]
Les bases du clocher et de la nef rappellent nettement les caractères du roman primitif. Il y eut un aménagement complet du vieux monument vers la fin du XIe siècle; on construisit une porte à trois archivoltes; on établit les pilastres avec demi-colonnes dans la nef. Le chœur actuel, avec ses arcatures, remonte à cette époque et devait surmonter une crypte; on voit encore nettement la naissance d'une abside semi-circulaire en prolongement du chœur.
Au XIIIe siècle, il y eut une deuxième restauration plus complète: on suréleva les murailles; on construisit de hauts contreforts pour soutenir la poussée des voûtes. Un clocher, avec fenêtres à lancette, fut établi sur une coupole portée par quatre piles, indépendante de la vieille cage de l'ancien campanile. Un chevet rectangulaire remplaça l'abside du XIe siècle et une belle crypte fut construite sous le chevet. [21]
Au XIVe siècle , elle est le siège de l'archiprêtré de Jarnac qui compte une quarantaine de paroisses incluant presque tout le nord du Cognaçais, du ruisseau la Guirlande à l'est à l'Antenne à l'ouest. [22]
Très remaniée à diverses époques, elle a été en partie détruite par les protestants en 1562.
La vieille façade préromane, qui était l'un des plus beaux spécimens de l'art architectural du XIIe siècle, et avait besoin d'être restaurée a été détruite et entièrement refaite dans un style incertain en 1898, par la maire de l'époque.
Sa crypte Saint-Michel du XIIe siècle a été classée aux Monuments historiques, lieu de sépulture des seigneurs de Jarnac, tout au moins à partir du XVe siècle celui des Chabot, « illustre race, l'une des plus anciennes et des plus puissantes du Poitou et de toute la Guyenne. »[23]
- Le logis de Nanclas, des XVIe siècle, XVIIe et XVIIIe siècles; le corps de logis, le portail et la fuie sont inscrits aux M.H. depuis le 31 décembre 1985[24]
- Le Temple protestant: Jarnac a été très tôt un des foyers calvinistes de l' Angoumois. Après un premier temple installé dans une grange voisine du château et détruit en 1684, un second temple est édifié en 1761. Le temple actuel existait vraisemblablement en 1806. Il a fait l'objet de travaux d' agrandissement et de réaménagement au XIXe siècle : à partir de 1820, agrandissement et rehaussement du temple, ces travaux permettant l'accès au temple depuis la rue ; en 1888 réparations et aménagements intérieurs.
Le temple, de plan rectangulaire très allongé, comporte deux parties distinctes: l'ancienne maison d'oraison de 1761 et l' extension, possédant une façade néo-classique exprimant la sobriété de l' église réformée.[25],[26] - Couvent, Prison de Récollets : le couvent des révérends pères récollets de Jarnac est fondé par le comte Guy Charles Chabot et sa première femme Marie-Claire de Créqui, le 17 novembre 1680, en partie sur des caves voûtées du XIVe siècle, et en partie sur l'emplacement de l'ancien temple protestant qui servira de magasin d'eau-de-vie pendant la Révolution.. Le bureau est construit en 1740 pour un notaire. Rétrocédés en 1770 au comte de Jarnac, les bâtiments sont vendus en 1774. Les propriétaires sont, de 1763 à 1817, Ranson et Delamain, et, à partir de 1824, Paul Roullet et Henri Delamain. Ils sont de nouveau vendus en 1825 pour être transformés en prison. En 1875, les bâtiments deviennent des magasins à eau-de-vie et sont totalement remaniés.[27]
- La Mairie, place Jean-Jaurès (2.062m²). Les travaux se déroulent du 15 août 1864 à 1888, fin des aménagements intérieurs, projet mené par le tandem Paul Abadie fils, Édouard Warin. Cet hôtel de ville est un édifice imposant, bel exemple de l'architecture du XIXe siècle adaptée à la notion de pouvoir communal. L'arcade centrale, qui sert de porche d'accès, porte la date de 1867, année d'achèvement du gros œuvre. À l'intérieur, la Table de Condé, objet remarquable en bois ouvragé surmontée d'une dalle de marbre rouge, aurait accueilli la dépouille du prince de Condé tué pendant la bataille de Jarnac (1569).[28]
- Les environs de Jarnac sont parsemés de multiples églises de style roman.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- François Mitterrand, Président de la République Française de 1981 à 1995, est né à Jarnac le 26 octobre 1916 ; il y repose au cimetière des Grand'Maisons.
- Philippe Chabot (1492, †1543), fils de Jacques Chabot, chevalier, seigneur de Jarnac. Il a fait la branche des comtes de Charny et de Buzançais, par sa femme Françoise, comtesse de Buzançais et de Charny; il fut amiral de France, dit l'amiral de Brion.
- Guy Chabot, premier du nom, seigneur de Saint-Gelais, deuxième baron de Jarnac, (1514, † 6 août 1584), auteur du célèbre coup de Jarnac le 10 juillet 1547.
- Louis Ier de Bourbon-Condé, Prince de Condé trouva la mort pendant la Bataille de Jarnac qui vit, le 13 mars 1569, la victoire du duc d'Angoulême, duc d'Anjou, futur roi Henri III sur les troupes protestantes.
- Léonor Chabot (1541, † 1605), chevalier, troisième baron de Jarnac, seigneur de Saint-Gelais, de Saint-Aulaye et de Montlieu, fils du précédent, qui fut gentilhomme de la maison du roi, fidèle compagnon du roi Henri IV.[29]
- Henri de Chabot, né à Jarnac en 1615, mort à Paris en 1655, arrière-petit-fils de Guy Chabot fonde la branche des Rohan-Chabot en épousant Marguerite de Rohan (1617- † 1684), seule survivante des neuf enfants de Henri II, duc de Rohan, prince de Léon. Les titres et possessions d'Henri de Rohan passent dans la Maison de Chabot. Le titre de duc de Rohan et pair de France est recréé pour lui, il devient également prince de Léon, comte de Porhoët et de Lorges, marquis de Blain et de La Garnache, baron de Mouchamps, seigneur de Héric et de Fresnay (terre en Plessé), premier baron de la noblesse et président-né des États de Bretagne, gouverneur de l'Anjou.
- Adrien Dubouché, (1818 - 1881) homme d'affaires et amateur d'art dont le nom a été donné au Musée national de Porcelaine de Limoges.
- Pierre Marcilhacy, (1910- † 1987), fut sénateur de Jarnac et candidat aux élections présidentielles de 1965 sous l'étiquette du Parti libéral européen (François Mitterrand était aussi candidat à cette élection); il était également un écrivain.
- Pierre Boujut, le poète-tonnelier, fondateur de la revue La Tour de Feu, y est né et décédé.
- Burgaud des Marets (Jean-Henri), né à Jarnac le 2 novembre 1806, décédé à Paris le 6 octobre 1873, repose dans le caveau familial du cimetière des Grand'Maisons à Jarnac depuis le 10 octobre 1873. Avocat à la Cour de Paris pendant 40 ans, conteur et fabuliste patoisant (dialecte saintongeais du canton de Jarnac), philologue érudit, traducteur, critique, éditeur, bibliophile.
- Eutrope Lambert poète et journaliste, né à Jarnac en 1842 et mort le 2 juin 1910.
- Jacques Delamain est un ornithologue français, né en 1874 à Jarnac et mort en 1953 à Saint-Brice en Charente.
- Robert Delamain, écrivain français (Jarnac 1879 - † id. 1949), auteur de différents ouvrages concernant le cognac et Jarnac.
- Jean Comandon, médecin (Jarnac 1877 - † id. 1970), est un des précurseurs dans l'utilisation du cinéma à but scientifique.
- Odette Comandon, auteur de comédies et de contes, actrice et conteuse patoisante saintongeaise (Angoulême 1913 – † Royan 1996).
- Thomas Hine, fondateur de la maison de cognac Hine, sise à Jarnac.
- Jean Desbordes, poète, né dans les Vosges en 1906, et décédé à Paris. Il est issu d'une vieille famille jarnacaise. Ami de Jean Cocteau qui préface son essai poétique J'adore en juin 1928 (Éditions Grasset) ; il tient même un rôle au cinéma dans son film Le Sang d'un poète, réalisé en 1930.Il meurt à Paris sous les tortures de la Gestapo.
- Martin Braud et Cédric Forgit, champions d'Europe 2006 de slalom en canoë biplace et vice-champions par équipe, déjà vice-champions en 2004 font partie du club de canoë-kayak de Jarnac.
- Michel Boujut, fils de Pierre Boujut, est un critique de cinéma français né le 13 mai 1940 à Jarnac.
- Robert Jules Théodore Joseph Francis Mitterrand est un ingénieur Français né a Jarnac le 22 septembre 1915 et décédé à Paris le 9 septembre 2002. C'est le frère du Président de la République François Mitterrand, et de Jacques Mitterrand (général).
- Jacques Pras est un ancien coureur cycliste français, né le 12 juin 1924 à Bréville et décédé le 18 juillet 1992 à Jarnac. Il est le père de l'artiste Bernard Pras.
- Robert Pallu ancien coureur cycliste français qui gagna le Circuit des Ardennes en 1959 réside toujours à Jarnac[30]
- Princesse Jade, animatrice radio
[modifier] Jumelages
Dalkeith (Écosse) depuis 1960 , voir Dalkeith (en)[31]
Lautertal (Allemagne) depuis 1982 , voir Lautertal (de)[32]
Donnacona (Québec) depuis 1995[33]
Dogliani (Italie) depuis 2000, voir Dogliani[34]
[modifier] Galerie d'images
[modifier] Notes et références
- ↑ le j saintongeais, noté jh, est une frictative assez semblable à la jota espagnole, mais bien sûr complètement indépendante, et fortement aspiré - Raymond Doussinet, Le parler savoureux de Saintonge, Éditions Rupella, La Rochelle, 1958
- ↑ Caractéristiques climatiques de la Charente
- ↑ Christian Vernou, Carte archéologique de la Gaule, pré-inventaire, La Charente, éd. Maison des Sciences de l'Homme, 1993.
- ↑ François Marvaud, La Charente, Répertoire archéologique du département, reprise de l'éd. restaurée de 1863, imp. SEBM, 1993, ISBN 2-7428-0099-9.
- ↑ Abbé Cousin, Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac..., 1882, réédité en 2007, Éditions PyréMonde, ISBN 2-84618-496-8.
- ↑ F. Vigier de La Pile, Histoire de l'Angoumois, 1846, Laffitte reprints, 2002, ISBN 2-86276-384-5.
- ↑ Robert Delamain, Jarnac à travers les âges, Librairie Stock, 1925.
- ↑ Pierre Boujut, Jarnac et ses Poètes, La Tour de Feu, 1973.
- ↑ Le château de Jarnac, ses barons et ses comtes, par P. Lacroix, Aux Librairies Historiques, Paris, 1875
- ↑ *Origine et histoire du « coup de Jarnac »
- ↑ destitué le 5 octobre 1793, comme aristocrate et fédéraliste,... Alain Braastad
- ↑ le 18 mars 1941, le conseil municipal est démis de ses fonctions et remplacé par une délégation spéciale
- ↑ Jarnac sur le site de l'Insee et Cassini
- ↑ Jarnac (Charente - 16200) : entreprise et service
- ↑ École Sainte-Marie
- ↑ http://www.jarnac-tourisme.Com/listeassociations.pdf
- ↑ Institut François Mitterrand
- ↑ Base Mérimée, maison natale de François Mitterrand
- ↑ site Internet du Musée François Mitterrand
- ↑ Robert Delamain, Jarnac à travers les âges, à la Librairie Stock (Delamain et Boutelleau), imp. Saint-Denis, Niort, 1925.
- ↑ J. Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, Tome II, 1915, imp. Coquemard, Angoulême
- ↑ Alain Braastad, Les mille ans de l'Église de Jarnac, Les Presses de Plein Chant à Bassac, mars 1999
- ↑ Abbé Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, imprimerie Chasseignac, Angoulême, 1894
- ↑ Base Mérimée, Logis de Nanclas
- ↑ Base Mérimée, temple de Jarnac
- ↑ Inscription M. H. 26 octobre 1998
- ↑ Base Mérimée, couvent des Récollets
- ↑ Base Mérimée, mairie de Jarnac
- ↑ Le château de Jarnac, ses barons et ses comtes, par P. Lacroix, Aux Librairies Historiques, Paris, 1875
- ↑ Robert Pallu
- ↑ Site web de Dalkeith and Midlothian
- ↑ Site web de Lautertal
- ↑ Site web de Donnacona
- ↑ Site web de Dogliani

