Gurat

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Gurat
Eglise de Gurat
Eglise de Gurat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes d'Horte et Lavalette
Maire
Mandat
Bernard Lagarde
2014-2020
Code postal 16320
Code commune 16162
Démographie
Gentilé Gurateois
Population
municipale
182 hab. (2012)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 49″ N 0° 16′ 13″ E / 45.4303, 0.270345° 25′ 49″ Nord 0° 16′ 13″ Est / 45.4303, 0.2703  
Altitude Min. 72 m – Max. 197 m
Superficie 16,03 km2
Localisation

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Gurat (Gurac en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Gurateois et les Gurateoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Gurat est une commune du sud-est de la Charente limitrophe du département de la Dordogne.

Elle est située à 6 km au sud de Villebois-Lavalette, chef-lieu de son canton et à 26 km au sud d'Angoulême. Elle est aussi à 11 km de Montmoreau, 12 km de Verteillac, 19 km d'Aubeterre, 21 km de Ribérac[2].

La route principale qui dessert la commune est la D 17 qui va de Villebois à Saint-Séverin, Aubeterre et Ribérac. La D 81 se détache de la D 17 au nord du bourg pour se diriger vers Ronsenac et Angoulême par Torsac. Gurat est aussi reliée à Vendoire (Dordogne) par un pont sur la Lizonne et la D 102[3].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques petits hameaux et fermes : Malibas, Lémerie, le Puits à l'ouest, la Borde, l'Ermite au nord, Connétable, la Garde, la Grange, Pas de Bissac à l'est, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gurat
Ronsenac Villebois-Lavalette,
Blanzaguet-Saint-Cybard
Chavenat Gurat Champagne-et-Fontaine
(Dordogne)
Saint-Amant-de-Montmoreau Vaux-Lavalette Vendoire
(Dordogne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune de Gurat est dans le calcaire crétacé du Bassin aquitain.

On trouve le Coniacien et le Santonien à l'est de la vallée du Ronsenac. La moitié ouest de la commune est occupée par le Campanien, et une cuesta par paliers faisant face au nord-est marque un dénivelé sensible. On peut suivre cet escarpement dans tout le sud de la Charente, vers l'ouest par Juillaguet, Jurignac et Bouteville jusqu'au sud de Cognac, et à l'est en Dordogne vers Verteillac.

La crête à l'ouest de la commune est recouverte de de dépôts du Tertiaire (Lutétien), composés de galets, grès et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire, ainsi que le calcaire sur les flancs qui forme des colluvions. Les vallées du Ronsenac et de la Lizonne sont occupées par des alluvions récentes, riches en tourbe[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est donc plus marqué à l'ouest du Ronsenac qu'à l'est. Le point culminant est à une altitude de 197 m, situé sur la limite occidentale de la commune près du carrefour entre la D 451 qui mène au bourg et la D 19. Le point le plus bas est à 72 m, situé le long de la Lizonne en limite sud. Le bourg, construit sur une légère hauteur au bord de la Lizonne est à environ 95 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Lizonne, affluent de la Dronne, borde la commune et le département à l'est. Le Ronsenac, né dans la commune éponyme, traverse le nord de la commune et se jette dans la Lizonne, en formant de nombreux bras.

Un ruisseau intermittent né au sud-ouest de la commune, alimenté par les Font du Seuil, Font du Loup et Font du Roc, se jette dans la Lizonne au sud du bourg[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Auguraca au XIIIe siècle, Exgurata en 1380, Auguraco (ou Anguraco) en 1430, Guraco, Gurac (non datés)[7].

L'origine du nom de Gurat est assez obscure. Elle pourrait remonter à un nom de personne des premiers siècles auquel est apposé le suffixe -acum. Dauzat y voit Auguracum, où Augur est un surnom, mais le g aurait dû tomber[8].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[9]. Elle se nomme Gurac en occitan[10].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, à l'Ermite, en direction de Ronsenac, était autrefois le petit prieuré de Saint-Jacques de l'Ermitage, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Cybard.

L'église de cette paroisse d'Angoumois dépendait du diocèse de Périgueux.

La Baudie, dans l'est de la commune, était jusqu'au milieu du XIXe siècle la propriété de la famille de Corlieu. Charles, petit-neveu de François de Corlieu, l'historien de l'Angoumois, en était devenu propriétaire à la suite de son mariage avec Nicole Grimouard, fille de François Grimouard, sieur de la Croix en 1611[11].

Au début du XXe siècle, Langelie était la propriété de Paul Déroulède.

L'industrie était alors représentée par l'importante minoterie du moulin Goujat, appartenant à M. Jougier[12].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 Jacquy Grenier    
2001 2008 Yves Barbet-Massin    
2008 en cours Bernard Lagarde SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 182 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
588 603 573 666 705 688 659 660 650
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
637 602 575 567 553 511 506 514 502
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
510 505 506 505 504 436 345 322 324
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012
261 216 234 210 184 190 187 190 182
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gurat en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
10,1 
75 à 89 ans
14,3 
19,2 
60 à 74 ans
18,7 
22,2 
45 à 59 ans
28,6 
20,2 
30 à 44 ans
14,3 
14,1 
15 à 29 ans
14,3 
14,1 
0 à 14 ans
9,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église monolithe, dite chapelle Saint-Georges, est située à l'applomb du centre bourg, dans la vallée de la Lizonne. Elle est creusée dans la paroi rocheuse surplombant le ruisseau de Font Longue, affluent de la Lizonne. On y accède par un sentier de 200 m de long depuis la route de Vendoire passant en contrebas de la falaise. Elle est inscrite monument historique depuis 1963[17].
L'église troglodyte
  • L'église paroissiale Notre-Dame
  • Le château est situé au centre bourg, à côté de l'église et de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Paul Déroulède

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 20 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre,‎ 1982 (consulté le 2 décembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 101
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 339
  9. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  10. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane »,‎ 2005 (consulté le 20 décembre 2014)
  11. Jean-Marie Ouvrard, « Blasons de la Charente, les Grimouard » (consulté le 20 décembre 2014)
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 196
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  15. « Evolution et structure de la population à Gurat en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  17. « L'église troglodyte », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Catillus Carol, « Gurat »,‎ 1999 (consulté le 20 décembre 2014)