Roussines (Charente)

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Roussines
Le village vu depuis la mairie.
Le village vu depuis la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Montembœuf
Intercommunalité Sans
Maire
Mandat
Danielle Chagnaud
2014-2020
Code postal 16310
Code commune 16289
Démographie
Gentilé Roussinois
Population
municipale
274 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 26″ N 0° 37′ 16″ E / 45.7239, 0.6211 ()45° 43′ 26″ Nord 0° 37′ 16″ Est / 45.7239, 0.6211 ()  
Altitude Min. 147 m – Max. 281 m
Superficie 16,08 km2
Localisation

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Roussines
Liens
Site web www.roussines-16.fr

Roussines (Rossinas en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Roussines est une commune du département de la Charente, ou Charente limousine. Elle est à la fois limitrophe des départements de la Dordogne au sud-est et de la Haute-Vienne à l'est.

Elle est sur la rive droite de la Tardoire, qui fait la limite de départements.

Elle est située à l'extrémité sud-est du canton de Montembœuf dont elle est à 8 km du chef-lieu. Elle est aussi à 11 km au nord-est de Montbron, 37 km à l'est d'Angoulême, 33 km au sud de Confolens, 51 km à l'ouest de Limoges, 11 km à l'ouest de Saint-Mathieu[1].

À l'écart des grands axes routiers, elle est traversée par de petites routes départementales. La D 50 passe au bourg, va au nord-ouest vers Le Lindois et Montembœuf, et au sud-est vers la Dordogne (D 699 et Busserolles). La D 163 dessert aussi le bourg, et va de Montbron à Chabanais par Massignac et Sauvagnac. La D 398 rejoint la D 27 qui fait la limite nord de la commune, toute de Montemboeuf à Sauvagnac et Les Salles-Lavauguyon[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreaux gros hameaux parfois presque aussi importants que le bourg : Lavallade, Magnanon, la Madrinie, le Montizon, le Boin, Écossas, et de nombreux autres hameaux et fermes[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roussines
Le Lindois Sauvagnac
Rouzède Roussines Maisonnais-sur-Tardoire
(Haute-Vienne)
Écuras Busserolles
(Dordogne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune appartient géologiquement à la partie occidentale du Massif central, composée de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

La commune est principalement occupée par le massif granitique de Saint-Mathieu, ainsi que par du gneiss sur la partie sud[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

L'altitude moyenne est de 220 m, et les dénivelés sont assez importants, entre le point le plus bas, 147 m, situé sur la Tardoire à sa sortie de la commune au sud, et le point culminant, 281 m, situé au nord à la limite du Lindois. Le bourg est à 238 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Tardoire en limites de Roussines et Maisonnais-sur-Tardoire.

La commune est bordée au sud-est par la Tardoire, bassin de la Charente, qui fait la limite départementale, et qui coule du nord-est au sud-ouest. Le Suchés, affluent à l'est, prolonge vers le nord cette limite avec la Haute-Vienne.

D'autres ruisseaux affluents de la Tardoire traversent la commune du nord au sud : le ruisseau de Logeat, qui passe à l'est et que rejoint le ruisseau de la Peyre, limite avec Sauvagnac ; et à l'ouest du bourg le ruisseau de Montizon qui descend du Lindois et des étangs de la Groie en limite avec cette commune et de Montizon.

Le sol imperméable est propice à de nombreuses petites retenues d'eau et étangs, disséminés dans la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, avec des températures plus basses et des précipitations plus nombreuses que dans le reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée, à environ 50 %. Les prés sont principalement occupés par de l'élevage de la vache limousine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie et le monument aux morts
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Roland Boiraud SE Retraité de l'agriculture
2014 en cours Danielle Chagnaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 274 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 050 969 911 953 1 164 1 201 1 126 1 160 1 233
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 069 1 102 1 103 1 127 1 167 1 138 1 139 1 126 1 065
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 054 1 036 939 898 772 708 712 624 577
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
504 442 396 374 301 310 311 274 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Roussines en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,3 
90  ans ou +
0,6 
14,8 
75 à 89 ans
19,8 
21,5 
60 à 74 ans
20,4 
31,5 
45 à 59 ans
24,1 
15,4 
30 à 44 ans
16,7 
4,7 
15 à 29 ans
6,8 
10,7 
0 à 14 ans
11,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Place de l'Église

Tourisme[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La mairie-école et son immense tilleul

Depuis la rentrée scolaire 2012 il n'y a plus de classe de maternelle à Roussines et la commune appartient désormais au RPI qui, outre Roussines, concerne Le Lindois, Mazerolles, Montemboeuf, Saint-Adjutory et Vitrac-Saint-Vincent. Le secteur du collège est Montembœuf[10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La forge de Pont Rouchaud date de 1792[11],[12]
  • L'église paroissiale Saint-Jacques date des XIe et XIIe siècles.
Église Saint-Jacques
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  • Château de Bellat (ruiné)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Faure, jurisconsulte à Angoulême. Né à la Vallade vers 1300, avocat talentueux et érudit du XIVe siècle, il est mort en 1340 et enterré au couvent des Jacobins, à Angoulême, à l'emplacement de l'actuel Palais de justice[13],[14].
  • Alexis Gellibert des Seguins, député de la Charente de 1827 à 1834 et maire d'Angoulême de 1835 à 1837, est mort à Roussines en 1859.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre,‎ 1983 (consulté le 6 novembre 2011)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. « Evolution et structure de la population à Roussines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 1er août 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 1er août 2010)
  10. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 16 juillet 2012)
  11. J-M.Rabion, « Histoire de la forge de Pont Rouchaud », Site de la commune,‎ 2008 (consulté le 11 avril 2010)
  12. « Forge de Pont-Rouchaud », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 306
  14. Catillus Carol, « Roussines »,‎ 2003 (consulté le 16 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]