La Tour-Blanche

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne une commune de la Dordogne. Pour le domaine viticole, voir La Tour Blanche (Sauternes).
La Tour-Blanche
Entouré de verdure, le village de La Tour-Blanche.
Entouré de verdure, le village de La Tour-Blanche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Verteillac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays ribéracois
Maire
Mandat
Paul Malville
2014-2020
Code postal 24320
Code commune 24554
Démographie
Gentilé Tourblanchauds
Population
municipale
442 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 57″ N 0° 26′ 47″ E / 45.365949, 0.44640745° 21′ 57″ Nord 0° 26′ 47″ Est / 45.365949, 0.446407  
Altitude Min. 130 m – Max. 190 m
Superficie 8,11 km2
Localisation

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Liens
Site web latourblanche.com

La Tour-Blanche est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Julie au pied du château de La Tour-Blanche.

Au nord-ouest du département de la Dordogne, la commune de La Tour-Blanche est bordée à l'est sur quelques centaines de mètres par un sous-affluent de la Dronne : la Julie. Son territoire s'étend sur 8,11 km2.

L'altitude minimale, 130 mètres, se trouve en limite orientale du territoire communal, là où la Julie quitte la commune et entre sur celle de Cercles. L'altitude maximale avec 190 mètres est localisée au sud-ouest, dans les Bois de Jovelle, à proximité de la commune de Verteillac, au nord-ouest du lieu-dit Hautefaye[1].

Le bourg de La Tour-Blanche, à l'intersection des routes départementales 2, 84 et 99, se situe 16 kilomètres à l'ouest de Brantôme et autant au nord-nord-est de Ribérac[2]. Au nord-est du bourg, le cimetière de La Tour-Blanche a la particularité d'être implanté sur la commune voisine de Cercles.

Au nord, le territoire communal est également desservi par la route départementale 2E3, en direction de La Chapelle-Montabourlet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La Tour-Blanche est limitrophe de six autres communes.

Communes limitrophes de La Tour-Blanche
Gout-Rossignol La Chapelle-Montabourlet
Cherval La Tour-Blanche Cercles
Verteillac Bourg-des-Maisons

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Outre le bourg de La Tour-Blanche proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[3] :

les Baysses · Beaupuy · Bois de Halas · Bois de Jovelle · Bourgogne · Brésidé · les Cailleries · Champ de Ville · Chapuzet · la Gare · Gateblat · la Gourie · Hautefaye · Jovelle · le Maine du Bost · Séguy · le Vigneau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Tour-Blanche se réfère au donjon de son château[4].

Dans un premier temps, au XIIIe siècle, on trouve la terminologie Ecclesia Castri de Turre (« église du château de la Tour ») puis, à la fin du siècle suivant Turris alba (« Tour blanche »)[5].

En occitan, la commune porte le nom de La Tor Blancha[6].

Les habitants de la commune se nomment les Tourblanchauds[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les gravures de la grotte de Jovelle attestent d'une présence humaine dès le Paléolithique[8].

Aux XIIe et XIIIe siècles, le village de La Tour Blanche dépend du Périgord. Au XIVe siècle, il devient siège d'une châtellenie rattachée à l'Angoumois dont il constitue une enclave en Périgord, et ce, jusqu'à la Révolution et la formation du département de la Dordogne auquel il est intégré[4].

Pendant la guerre de Cent Ans, les troupes anglaises et françaises occuperont les deux châteaux de Jovelle[9] et de la Tour-Blanche[10].

Au XVIe siècle, une première église, proche du château, est incendiée lors des guerres de religion[11].

À partir de 1894, la commune a été desservie par la ligne de chemin de fer de Magnac - Touvre à Marmande. Le service voyageurs a cessé en 1939 et celui des marchandises s'est arrêté en 1951.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de La Tour-Blanche a été rattachée au canton de La Tour Blanche qui dépendait du district de Ribérac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801) portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Verteillac dépendant de l'arrondissement de Ribérac jusqu'en 1926, puis de l'arrondissement de Périgueux[12].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, le canton de Verteillac disparaît aux élections départementales de mars 2015[13]. La commune est alors rattachée au canton de Ribérac qui devient plus étendu.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1996, La Tour-Blanche intègre dès sa création la communauté de communes du Verteillacois. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes du Pays ribéracois.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2010, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[14],[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
octobre 1876 juin 1884 Charles Joussen[Note 1]    
juin 1884 mars 1886 François Poumeyrol[Note 1]    
mars 1886 mai 1888 Charles Joussen[Note 2]    
juillet 1888 février 1895 Alfred Saintmartin[Note 3]    
février 1895 mars 1895 Étienne Galland   Adjoint faisant fonctions de maire
mars 1895 mai 1925 Étienne Galland    
mai 1925 mai 1929 Gustave Pingot    
mai 1929 1935 Raymond Galland    
mai 1935 juillet 1936 François Duclaud[Note 3]    
août 1936 mars 1943 Giraud[Note 1]    
mars 1943 1944 Maurice Trigeaud    
1944 janvier 1946 Valentin Duverneuil[Note 1]    
janvier 1946 novembre 1947 Jean Sabatterie    
novembre 1947 1948 Albert Thomas    
1948 août 1948 Délégation spéciale    
août 1948 mars 1959 Henri Lacroze    
mars 1959 mars 1977 Marcel Durieux    
mars 1977 (réélu en mars 2014) en cours Paul Malville SE Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La Tour-Blanche relève du tribunal d'instance et du tribunal de grande instance de Périgueux, de la cour d'appel de Bordeaux, de la cour d'assises de la Dordogne, du tribunal pour enfants de Périgueux, du conseil de prud'hommes de Périgueux, du tribunal de commerce de Périgueux, du tribunal administratif de Bordeaux et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[17].

Jumelages[modifier | modifier le code]

L'ensemble des communes du canton de Verteillac, dont fait partie La Tour-Blanche, est jumelé avec la commune italienne de Fontanetto Po.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à La Tour-Blanche depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour La Tour-Blanche[18]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2011, La Tour-Blanche comptait 442 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
365 421 406 410 438 467 480 522 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
526 595 551 481 561 626 743 608 574
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513 561 601 561 578 530 513 449 480
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
459 481 439 441 488 460 441 434 446
2011 - - - - - - - -
442 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Tour-Blanche est organisée en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec la commune voisine de Cercles au niveau des classes de maternelle et de primaire. Les classes de maternelle et de cours préparatoire se trouvent à La Tour-Blanche.

Santé[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune regroupe plusieurs professionnels de santé. Une maison médicale accueille deux médecins généralistes ainsi qu'un dentiste. Sur la commune se trouvent également un autre médecin généraliste, quatre infirmières et une pharmacie[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009[21], la population active totale de la commune représente 129 personnes, soit 28,9 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (18) a augmenté par rapport à 1999 (15) et le taux de chômage de la population active s'établit à 14 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, la commune compte quarante-huit établissements, dont vingt-trois au niveau des commerces, transports ou services, dix dans l'administration publique, l'enseignement, la santé ou l'action sociale, sept dans la construction, cinq dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et trois dans l'industrie[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest, en bordure de la commune de Cherval, une partie minime du territoire communal correspond à une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II : le plateau de Cherval, remarquable pour sa variété d'oiseaux dont plusieurs font l'objet d'une protection par la directive européenne : Bruant ortolan (Emberiza hortulana), Busard cendré (Circus pygargus), Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus), Grande Outarde (Otis tarda), Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), Pipit rousseline (Anthus campestris)[29],[30].

Le réseau souterrain de l'ancienne carrière de Jovelle est une ZNIEFF de type I, où vivent six espèces de chauves-souris[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Démissionnaire.
  2. Refuse un nouveau mandat en mai 1888.
  3. a et b Décédé en fonctions.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. La Tour-Blanche sur Géoportail. Consulté le 27 novembre 2014.
  4. a et b « Village de La Tour-Blanche », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 18 février 2012.
  5. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, p. 410, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2)
  6. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 21 avril 2014.
  7. Union des maires de la Dordogne, Annuaire des Maires de la Dordogne 2009, Mediapress, Périgueux, février 2009, (ISSN 1770-3387), p. 313.
  8. a et b « Grotte de Jovelle », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 27 novembre 2014.
  9. « Château de Jovelle », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 20 mars 2012.
  10. « Château fort de la Tour-Blanche », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 20 mars 2012.
  11. a et b « Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 18 février 2012.
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 7 décembre 2014)
  14. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 27 novembre 2014.
  15. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 27 novembre 2014.
  16. Registres de délibérations communales de 1876 à 1977 consultés à la mairie le 21 février 2012.
  17. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 28 novembre 2014).
  18. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 21 avril 2014)
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  20. Les professionnels de santé sur le site officiel de la commune.
  21. [PDF] Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4, p. 5 sur le site de l'Insee, consulté le 27 novembre 2014.
  22. [PDF] Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1, p. 16 sur le site de l'Insee, consulté le 27 novembre 2014.
  23. [PDF] Vivre en Périgord, magazine du Conseil général de la Dordogne, n° 26 de juillet 2010, p. 18. Consulté le 23 juillet 2010.
  24. « Château de La Tour-Blanche », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 avril 2011.
  25. « Château de Jovelle », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 avril 2011.
  26. .« Château de Roumailhac », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 avril 2011.
  27. « Colombier », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 27 novembre 2014.
  28. « Halle », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 27 novembre 2014.
  29. [PDF] Plateau de Cherval sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 27 novembre 2014.
  30. Carte du plateau de Cherval sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 27 novembre 2014.
  31. [PDF] Ancienne carrière de Jovelle sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 28 novembre 2014.
  32. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4), p. 105.