Mouthiers-sur-Boëme

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Mouthiers-sur-Boëme
L'église Saint-Hilaire
L'église Saint-Hilaire
Blason de Mouthiers-sur-Boëme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Blanzac-Porcheresse
Intercommunalité Communauté de communes de Charente-Boëme-Charraud
Maire
Mandat
Michel Carteret
2014-2020
Code postal 16440
Code commune 16236
Démographie
Gentilé Monastériens
Population
municipale
2 507 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 20″ N 0° 07′ 27″ E / 45.5556, 0.124245° 33′ 20″ Nord 0° 07′ 27″ Est / 45.5556, 0.1242  
Altitude Min. 59 m – Max. 153 m
Superficie 34,71 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mouthierssurboeme.fr

Mouthiers-sur-Boëme est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Monastériens et les Monastériennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Mouthiers-sur-Boëme est située à 11 km au sud d'Angoulême. Elle fait partie de son aire urbaine et elle est devenue depuis les années 1970 une commune résidentielle.

Elle est aussi située à 6 km au sud-est de La Couronne et 12 km au nord-est de Blanzac, le chef-lieu de son canton[1].

À l'écart des grandes routes, Mouthiers est située entre la N 10 entre Angoulême et Bordeaux qui passe à La Couronne et Roullet à 6 km au nord-ouest, et la D 674 d'Angoulême à Libourne qui passe à 4 km à l'est. La D 12, route d'Angoulême à Blanzac traverse la commune et le bourg; cette route bifurque de la D 674 au Petit Giget. D'autres routes départementales la relient aux communes voisines ; la D 42, la D 35, la D 107. La D 22, route de Châteauneuf à Villebois-Lavalette, passe en limite sud de commune et coupe la D 12[2].

L'entrée de Mouthiers, au lieu-dit le Peuplier Major, sur la route d'Angoulême, comporte depuis 1999 un rond-point avec une reproduction de la frise de la Chaire-à-Calvin, réalisée par Emmanuel Pierre, surmontée d'un groupe de trois chevaux en métal de Michel Vallat, artiste monastérien, à qui l'on doit la conception de l'ensemble du rond-point.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques hameaux, dont certains se sont développés suite à l'urbanisation et la proximité d'Angoulême : le Rosier au nord-est, le Grand Guillon au nord-ouest du bourg, surplombant la vallée de la Boëme, Gersac au sud-ouest, les Naulets et les Fayards à l'est, le Morinaud, chez les Rois, chez Reignier au sud, sans oublier Rochandry à l'ouest du bourg au pied du château. Les nouveaux quartiers sur la route d'Angoulême au nord du bourg sont la Croix Ronde, les Agriers et les Justices[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mouthiers
Roullet-Saint-Estèphe La Couronne Vœuil-et-Giget
Claix Mouthiers Torsac
Plassac-Rouffiac Voulgézac Fouquebrune

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située sur un plateau calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Cénomanien au nord, au Santonien au sud-est.

Ce plateau est entaillé par la vallée de la Boëme, occupée par des alluvions datant du Quaternaire ainsi que par de la tourbe dans sa large partie centrale.

Une cuesta délimitant le Turonien inférieur du Turonien supérieur (Angoumien), qu'on peut suivre du plateau d'Angoulême jusqu'au sud de Châteauneuf pénètre dans la commune et marque un talus sensible entre la partie basse et la partie haute de la commune, visible des deux côtés de la vallée de la Boëme en aval de Rochandry.

La surface du plateau est localement couverte sur ses sommets de sable argileux à galets, décomposition du substrat coniacien, comme la forêt de Gersac[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 130 m, entaillé par la vallée de la Boëme qui va en s'élargissant vers l'ouest. Le vallon de Gersac est aussi une combe assez profonde, ainsi que celles au nord-est de la commune qui délimitent le plateau du Rosier, et l'éperon barré du Fort des Anglais. Le point culminant est à une altitude de 153 m, situé au réservoir du Jars à l'est de la commune. Le point le plus bas est à 59 m, situé le long de la Boëme en limite avec La Couronne. Le bourg s'étage entre 65 m près de la Boëme et 125 m d'altitude dans les nouveaux lotissements[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Mouthiers s'est édifié sur les berges de la Boëme qui est un affluent rive gauche de la Charente.

La basse vallée est occupée par de nombreuses tourbières et étangs. On trouve quelques fontaines comme celle des Cassottes près de la Forge et celle des Hunauds près de la Roche à Calvin dans la combe de Gersac. Au nord, le ruisseau de la Fontaine du Roc est un affluent de la Charraud, qui passe en limite nord de commune, ainsi que le ruisseau de la Font de Quatre Francs qui fait la limite nord-est[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[6].
Article connexe : Climat de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une frise sculptée de 3 m de long, d'époque magdalénienne donc datant d'entre 18 000 à 18 500 ans, atteste de la très ancienne occupation humaine du lieu.

L'abri sous roche
La frise

L'abri sous roche de la Chaire-à-Calvin, doit son nom à Jean Calvin qui serait venu prêcher la réforme du haut d'une chaire taillée dans le rocher. Il n'y a aucune preuve véritable de son passage mais c'est plausible, sinon vraisemblable (Calvin fut reçu par le curé de Claix, commune limitrophe).

Pierre David qui a découvert la frise en 1926 l'a décrite de gauche à droite « un bovidé sans tête, puis un équidé à ventre gravide et une scène d'accouplement de chevaux ». C'est la seule œuvre d'art pariétale encore en place en Charente et visible pour le promeneur[7].

L' abri des Rois comporte des objets daté de l'Aurignacien ancien et des restes d'Homo sapiens[8].

Un habitat fortifié a été occupé durant le Néolithique et l'âge de Bronze, au nord-est de la commune, le Fort des Anglais qui est un retranchement préhistorique (éperon barré).

Une première église aurait été construite au VIe siècle par les saints Cosme et Damien (légende reprise sur un vitrail de l'église). Guillaume de la Roche-Chandry la donne en 1094 à l'abbaye bénédictine de Saint-Martial de Limoges qui y fonde un prieuré ou moustier d'où vient le nom de Mouthiers donné au village qui s'établit autour.

La fontaine de Saint Damien, près du logis de Forge que l'on appelle de nos jours source des Cassottes, fut un lieu de pèlerinage.

L'existence des seigneurs de La Rochandry n'est pas attestée avant mais il est vraisemblable que c'est Chanderic, le seigneur de Saintes en guerre contre le comte d'Angoulême, qui au IXe siècle,aurait construit la première châtellenie, sur le rocher où se trouve le château actuel, d'où le nom de La Roche Chandéric, devenu La Roche-Chandry, puis La Rochandry ou Rochandry.

Pendant la guerre de Cent Ans le château fut pris et repris et en 1387 Louis de Sancerre, maréchal de France en chasse les Anglais et ordonne sa démolition, mais les Anglais le reprennent, puis en sont à nouveau chassés en 1416 par le sire de Barbazan, capitaine de Charles VII qui le fait démolir.

Le château de Rochandry vu de l'ouest

Jean de La Rochandry le reconstruit au XVe siècle puis il passe aux Saint-Gelais en 1445, aux Tison d'Argence et, vers 1580, aux Forgues de Lavedan qui le rénovent entre 1613 et 1616 en château Renaissance. Vendu en 1681 à Étienne Chérade, comte de Montbron. En 1766, la dame de Rouffiac le fait découvrir et fait abattre une partie des murs.

Quand en 1781 le logis de Forge est acheté par Bernard Sazerac, (faïencier et maître de forges), qui devient vassal du baron de la Rochandry. Il fonde une papeterie à Forge où, vers 1830, on fabriquait du papier de grande qualité dont celui de certains billets de banque des Tsars de Russie.

En 1814, le château de La Rochandry est racheté par Lacourade qui utilise ses pierres pour la construction de la papeterie de La Rochandry en 1845. En 1850 le banquier Servant, d'Angoulême, achète les ruines et fait construire le château actuel. Il se ruine dans cette opération.

En 1852 la ligne de chemin de fer Angoulême-Bordeaux est inaugurée. Elle passe par Mouthiers et a nécessité un détournement de la Boëme et la construction du viaduc.

Le premier moulin connu sur la Boëme, date de 1561 à la Rochandry. En 1841 François Fougeret associé à Pierre Laroche fait démolir ce moulin à blé, ainsi que le vieux moulin à papier, et il fait construire en amont une papeterie, bâtiment en pierres de taille de 500 m2 au sol et de 11 m de haut, avec deux niveaux de grandes fenêtres en plein-cintre en façade qui est mise en route en 1843. Puis les frères Laroche se séparent en 1881 : l'un garde l'usine à papier et l'autre s'installe dans un bâtiment plus récent. L'ancienne papeterie La Roche est maintenant fermée.

Article connexe : Papeterie en Angoumois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Losangé d’argent et de gueules chaque losange d’argent chargé de deux fasce d’azur[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Gilles Ploquin DVG Agriculteur
1983 1994 Bernard Germon DVG Professeur
1994 2014 Cécile Forgeron DVG Ancienne agente d'assurances
Conseillère régionale
2014 en cours Michel Carteret   Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Mouthiers-sur-Boëme fait partie de la communauté de communes Charente-Boëme-Charraud.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 507 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 282 1 428 1 161 1 485 1 485 1 396 1 639 1 529 1 608
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 578 1 540 1 508 1 544 1 526 1 511 1 396 1 331 1 290
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 304 1 366 1 164 1 259 1 249 1 297 1 096 1 238 1 297
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
1 270 1 400 1 864 2 260 2 260 2 430 2 431 2 473 2 507
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Mouthiers-sur-Boëme en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,8 
5,8 
75 à 89 ans
7,2 
10,9 
60 à 74 ans
11,5 
26,1 
45 à 59 ans
25,1 
24,3 
30 à 44 ans
22,2 
14,2 
15 à 29 ans
14,4 
18,3 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Le principal employeur de la commune est le groupe Lippi la clôture, leader sur le marché de la fabrication de grillage métallique. Certifiée ISO-9001, l'entreprise emploie près de 400 personnes sur 6 sites en France, et travaille quotidiennement avec des fournisseurs issus d’une vingtaine de pays dans le monde[14].

Les autres employeurs importants sont la boucherie Régis Maurice et l'association locale d'aide à domicile ADMR.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mouthiers possède une école élémentaire publique comprenant six classes, ainsi qu'une école maternelle, les Tilleuls, comprenant quatre classes. Le secteur du collège est La Couronne[15].

Équipements socio-culturels[modifier | modifier le code]

Il y a la mairie, la poste, une salle polyvalente, une salle multi-sport, une MJC, une médiathèque et un foyer résidence de personnes âgées.

Le centre social, culturel et sportif "Effervescentre" anime aussi la commune[16].

Santé[modifier | modifier le code]

Sont présents un cabinet médical de trois médecins, une pharmacie, deux infirmiers, un ostéopathe et un groupement de kinésithérapeutes[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Site préhistorique[modifier | modifier le code]

Abri sous roche et bas-relief magdalénien de la Chaire-à-Calvin. Il a été classé monument historique le 11 août 1986[18].

Fort des Anglais[modifier | modifier le code]

Le site fortifié du Fort des Anglais est un retranchement préhistorique, habitat fortifié de type éperon barré qui a été occupé durant le Néolithique et l'âge du bronze[19]. Il a été inscrit monument historique en 1930[20].

Château de la Rochandry[modifier | modifier le code]

Le château de la Rochandry actuel

Le château de la Rochandry reconstruit au XIXe siècle sur le site de la motte féodale du IXe siècle. Il a longtemps été la possession des Anglais pendant la guerre de Cent Ans.

Sur une lithographie publiée en 1845 par Paul Sazerac de Forge sont encore visibles les restes de la forteresse médiévale sous forme de deux tours rondes au pied du château, les pignons aigus du logis du XVe siècle au centre, une fenêtre à meneaux, deux tourelles à encorbellement et, sur la gauche, des fenêtres à fronton et un parapet crénelé.

Logis de Forge[modifier | modifier le code]

Le logis de Forge

Le logis de Forge est attesté en 1233 par la mention d'une donation faite à l'abbaye Notre-Dame de La Couronne par Guillaume de la Roche Chandry en présence d'Alain de Forge, seigneur de Mouthiers. Le logis actuel qui était protégé par une double enceinte et des fossés remplis d'eau date du XVe siècle. Deux tours rectangulaires ornent la façade arrière et les lucarnes situées au sommet de ces tours sont décorées, de la coquille de saint Jacques de Compostelle pour l'une, d'un singe, d'un aigle et d'un éléphant pour l'autre. Une tour ronde avec escalier à vis se trouve sur la façade est. Plusieurs bâtiments sont ajoutés au logis après 1791 et l'installation d' une papeterie. Le logis a été inscrit monument historique le 10 juin 2005[21]. Son jardin a été classé jardin remarquable, au nombre de quatre en Charente[22]. Une importante résurgence irrigue les jardins et se jette dans la Boëme.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Le logis des Gagniers est cité dans un acte du 22 septembre 1628. Il provient d'une donation de Jean de La Rochandry le 21 novembre 1458, à Jean Bottreau. Le logis daterait de la fin du XVIe siècle. La propriété a été coupée en deux par la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux.

Le logis de La Foy est un château construit au XIVe siècle et remanié au XVIIIe siècle. Les façades et les toitures du bâtiment principal ont été inscrites monument historique le 14 octobre 1963[23].

On peut aussi citer le logis de Boisblet et le château des Rousselières et le logis du Mainadaud.

Le viaduc des Couteaubières a été construit entre 1840 et 1850 pour le passage de la ligne de chemin de fer Angoulême-Bordeaux. Il mesure 303 mètres, large de 7,4 mètres et haut de 22 mètres et composé de 12 arches et est réputé être le plus long viaduc en courbe de France sur une ligne traditionnelle.

Les lavoirs ont été reconstruits par la compagnie de chemins de fer vers 1867, sur le nouveau cours de la Boëme, car lors de la construction de la voie ferrée, le cours de la rivière a été détournée, en limite du bourg de Mouthiers.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hilaire existait au IXe siècle mais aurait été reconstruite après sa donation à l'abbaye et la nef actuelle date du XIIe siècle. Le clocher du XIIIe siècle est ajouré de baies gothiques. Ce clocher octogonal était jadis surmonté d'une flèche qui a été démolie en 1735 après avoir été frappée par la foudre. Au XVe siècle une chapelle funéraire a été construite côté sud (c'est l'actuelle sacristie) et la façade a été refaite en ne conservant qu'une porte en plein cintre primitive. Elle a été classée monument historique en 1862[24].

La croix de carrefour de Gersac a été inscrite monument historique le 13 juillet 1926[25].

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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La vallée de la Boëme est un site Natura 2000.

La forêt de Gersac ainsi que les tourbières forment des sites naturels remarquables.

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  6. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  7. J.Lathière, « Présentation de Mouthiers-sur-Boëme » (consulté le 22 avril 2009)
  8. André Debénath, les temps glaciaires dans le bassin de la Charente, CroitVif, 2006, ISBN 2-916104-00-3
  9. Jean-Paul de Gassowski, « OLDJP - La banque du blason 2 »,‎ 2010 (consulté le 5 février 2012)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. « Evolution et structure de la population à Mouthiers-sur-Boëme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  14. Communication 22 Interactive, « Lippi, clôture, grillage »,‎ 2007 (consulté le 8 janvier 2010)
  15. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 11 juillet 2012)
  16. « CSCS Charente-Boëme-Charraud »,‎ 2014 (consulté le 14 novembre 2014)
  17. Annuaire 2010
  18. « La Chaire à Calvin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 73
  20. « Fort des Anglais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Logis de Forge », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Liste des jardins portant le label « jardin remarquable », au 31 décembre 2009
  23. « Logis de la Foy », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Église Saint-Hilaire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Croix de Gersac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Site web de Petite-Rosselle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]