Castillon-la-Bataille

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Castillon-la-Bataille
Gare de Castillon-la-Bataille
Gare de Castillon-la-Bataille
Blason de Castillon-la-Bataille
Blason
Castillon-la-Bataille
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Castillon-la-Bataille
Intercommunalité Communauté de communes Castillon-Pujols
Maire
Mandat
Jacques Breillat
2014-2020
Code postal 33350
Code commune 33108
Démographie
Gentilé Castillonnais
Population
municipale
2 886 hab. (2011)
Densité 508 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 15″ N 0° 02′ 36″ O / 44.8541666667, -0.0433333333333 ()44° 51′ 15″ Nord 0° 02′ 36″ Ouest / 44.8541666667, -0.0433333333333 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 104 m
Superficie 5,68 km2
Localisation

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Castillon-la-Bataille

Castillon-la-Bataille est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Les habitants en sont les Castillonnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Castillon-la-bataille est située à l'est du département de la Gironde, au confluent de la Dordogne et de la Lidoire, entre Libourne et Sainte-Foy-la-Grande.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castillon-la-Bataille
Belvès-de-Castillon Saint-Michel-de-Montaigne
(Dordogne)
Saint-Magne-de-Castillon Castillon-la-Bataille Lamothe-Montravel
(Dordogne)
Mouliets-et-Villemartin

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il semble que le site ait été utilisé par un établissement romain. De petits objets de cette époque ont été découverts sur les sites de l'ancienne et de la nouvelle église.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Au passage de la Dordogne, en 732, les troupes d'Abderame défont celles de Eudes, duc d'Aquitaine.
  • La vicomté existe déjà au Xe siècle. Le nom indique un château d'une certaine importance.

En 1060, un « vicomte Olivier » fait venir à Castillon des moines bénédictins de Saint-Florent de Saumur, qui bâtissent un monastère au nord du château. On trouve un Pierre de Castillon, fondateur de l'abbaye de Faize (canton de Lussac) en 1137, compagnon de Richard Cœur de Lion en Terre sainte en 1190.

Guyenne anglaise[modifier | modifier le code]

Anglaise depuis le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et de Henri II Plantagenet, Castillon passe sous domination française en 1223, puis revient sous l'autorité des rois d'Angleterre en 1259. Par la suite[Quand ?], des révoltes des barons de Guyenne contre Simon de Montfort[Lequel ?], l'ancienne famille de Castillon perd sa vicomté. La seigneurie passe à la fin du XIIIe siècle aux comtes de Foix, en la personne de Jean de Grailly, captal de Buch.
Sainte-Foy et Castillon sont conquises par Raoul de Nesles mais, le 20 mai 1303, dans l'église collégiale de Saint-Émilion, se passe l'acte solennel de restitution de toute la province aux agents du roi d'Angleterre.
En 1377, Louis Ier, duc d'Anjou et frère du roi de France Philippe VI, après avoir pris Bergerac et Sainte-Foy, assiège Castillon, qui se défend pendant quinze jours.
De par son adhésion, en 1379, à l'alliance bordelaise de défense contre les troupes françaises, la bastide de Castillon fut qualifiée de filleule de Bordeaux[2] ; cette alliance favorisa de nombreux échanges commerciaux avec la capitale girondine.
En 1451, le Bâtard d'Orléans, Jean de Dunois fait la conquête de Bordeaux, et Castillon, comme toute la Guyenne, passe sous la domination de Charles VII. Le vicomte Gaston de Foix refuse de se rallier et s'exile en Espagne. Jean de Foix, fils de Gaston, entre dans la ligue des seigneurs bordelais qui rappellent les Anglais conduits par Talbot (1452). Charles VII forme alors une armée commandée par Jean Bureau, grand maître de l'artillerie. Talbot, qui est à Bordeaux, est prié d'aller à sa rencontre. La bataille de Castillon a lieu le 17 juillet 1453 et voit la victoire des Français, mettant ainsi fin à la guerre de Cent Ans.
Jean de Foix, exilé en Angleterre, confirmera plus tard les privilèges des Castillonnais, parmi lesquels le droit d'élire un maire et deux jurats. Louis XI permettra à Jean de Foix de rentrer en possession de ses domaines.
Vers le milieu du XVIe siècle, la vicomté de Castillon passe de la maison de Foix à celle de Turenne.

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

C'est à cette époque que se répand la doctrine luthérienne qui gagne de nombreux adeptes à Castillon qui envoie des missionnaires répandre la nouvelle religion.
Un peu plus tard, Blaise de Montluc s'étant rendu maître de ce « repaire d'hérétiques » en confie la garde à son capitaine Terride dont les exactions font basculer la population dans le parti de Henri de Bourbon et du prince de Condé. À la suite de quoi, en 1586, le duc de Mayenne Charles de Lorraine vient pour reprendre la ville. Après deux mois d'âpres et longs combats et une épidémie de peste, les défenseurs de la ville demandent une reddition honorable. Le duc de Mayenne entre dans la ville, fait rechercher les habitants, en trouve 22 et les fera pendre quelques jours plus tard.
En 1588, le vicomte de Turenne reprend Castillon à la faveur d'une attaque surprise à l'aide de 300 hommes. La ville est accordée comme place de sûreté aux religionnaires. L'abjuration d'Henri IV ayant mécontenté les protestants, l'édit de Nantes les lui réconcilie.
Les guerres de religion se ravivent en 1621. Castillon est épargnée par le conflit. En 1622, à l'occasion de son passage, Louis XIII demande et obtient de Henri de la Tour, vicomte de Turenne et de Castillon, que l'on rase le château. À la mort du maréchal de Turenne, c'est son neveu, Godefroy Maurice de La Tour d'Auvergne, qui hérite de ses biens en Guyenne. Exécuteur testamentaire, avec son frère Emmanuel, cardinal de Bouillon, ils s'engagent à faire une rente de 1000 livres au bénéfice des pauvres de la terre qui se convertiraient à la foi catholique. La révocation de l'édit de Nantes et l'émigration protestante laissent cette rente sans emploi. Elle sera plus tard utilisée pour bâtir l'église[3].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 3 décembre 1719, le duc de Bouillon vend les vicomtés de Castillon à Antoine Bonnet de Talmont qui les revendra en 1731 à M. André-François-Benoit Leberthon, premier président au parlement de Bordeaux. En 1735, Charles-Godefroy de La Tour d'Auvergne obtient du roi Louis XV l'autorisation de construire l'église et l'hôpital. À la Révolution de 1789, l'hôpital est transformé en Hôtel de Ville. André Leberthon, fils du précédent, perd ses droits seigneuriaux et vend ses propriétés en 1795.

À la formation du département de la Gironde en 1790, Castillon devient chef-lieu de canton du district de Libourne.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Le 27 novembre 1953 Castillon-sur-Dordogne devient Castillon-la-Bataille.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Castillon-la-Bataille se blasonnent ainsi :

De gueules à la croix cousue d'azur chargée d'un château de trois tours d'argent ouvertes et ajourées de sable, celle du milieu, plus haute, donjonnée de deux tourelles aussi d'argent ajourées aussi de sable, cantonnée de quatre fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1971 Marceau Ourtigues    
mars 1971 mars 1977 Jacques Boyer-Andrivet UDF, PR Maire de Saint-Pey-de-Castets (1949-1971), conseiller général (1970-1990),
député (1966-1968), sénateur (1971-1980 et 1987-1989)
mars 1977   Marcel Jouanno PS  
       
mars 2001 mars 2008 Michel Jouanno PS Conseiller régional
mars 2008 avril 2014 Michel Holmière UMP  
avril 2014 en cours Jacques Breillat    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 886 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 520 2 580 2 133 2 787 2 897 2 960 3 009 3 040 3 213
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 088 3 517 3 597 3 656 3 084 3 091 2 954 2 965 3 146
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 272 3 117 3 037 2 703 2 962 3 099 3 120 3 071 3 077
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 108 3 102 3 166 3 207 3 020 3 113 3 148 2 886 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi : entre 1990 et 1999 le canton de Castillon-la-Bataille a connu une croissance significative essentiellement due au secteur tertiaire dynamisé notamment par les activités de prestations viticoles.

Viticulture[modifier | modifier le code]

La ville de Castillon-la-Bataille donne son nom à l'appellation Côtes de Castillon. Le vignoble s'étend sur 2 850 ha sur neuf communes. Cette appellation s'est distinguée de l'appellation Bordeaux en 1989.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 26 novembre 2012, Castillon est jumelée[6] avec :

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture et manifestations[modifier | modifier le code]

Chaque été, a lieu une reconstitution historique de la bataille qui mit fin à la guerre de Cent Ans en 1453[7].

Voir également le site de l'Office du Tourisme.

Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 8 juillet 2014.
  2. (fr1835) Gabriel de Lurbe et Jean Darnalt, Chronique Bourdeloise, Bordeaux, Simon Millanges,‎ 1619, 65 p. (lire en ligne), p. 33
  3. Pour l'histoire : Archives historiques du département de la Gironde, 1860 Tome 2, notes historiques et archéologiques sur la ville de Castillon-sur-Dordogne par M. Piganeau
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. JUmelages de Castillon-la-Bataille sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du ministère des Affaires étrangères, consulté le 18 janvier 2013.
  7. La Bataille de Castillon.