Hautot-sur-Seine

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Hautot-sur-Seine
La chapelle du cimetière.
La chapelle du cimetière.
Blason de Hautot-sur-Seine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton de Grand-Couronne
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe
Maire
Mandat
Jean-Bernard Seille
2014-2020
Code postal 76113
Code commune 76350
Démographie
Gentilé Hautotais
Population
municipale
363 hab. (2011)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 44″ N 0° 58′ 47″ E / 49.3622222222, 0.97972222222249° 21′ 44″ Nord 0° 58′ 47″ Est / 49.3622222222, 0.979722222222  
Altitude Min. 1 m – Max. 58 m
Superficie 2,16 km2
Localisation

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Liens
Site web www.hautot-sur-seine.fr

Hautot-sur-Seine est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie. Elle fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé en bordure de la Seine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Val-de-la-Haye Rose des vents
Sahurs N
O    Hautot-sur-Seine    E
S
Grand-Couronne

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les ponts les plus proches permettant de traverser la Seine sont le pont Gustave-Flaubert à Rouen et le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux. Les bacs les plus proches sont ceux du Val-de-la-Haye et de Sahurs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nom d'origine anglo-scandinave mentionné sous la forme Hotot en 1240[1].

Il s'agit d'un composé du vieil anglais hoh « escarpement rocheux, déclivité, rivage » (cf. le Hou) et du norrois topt « emplacement, site constructible » et signifiant « maison sur la pente » ou « sur le rivage escarpé »[2]. La belle maison des Farceaux serait construite sur l'emplacement primitif.

Ce nom est homonyme des innombrables Hautot et Hotot de Normandie. Correspond à Huttoft (GB, Lincolnshire, Hotoft fin XIe siècle).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Hautot-sur-Seine

Les armes de la commune de Hautot-sur-Seine se blasonnent ainsi :
de gueules au chevron d’or, accompagné en chef de deux épis de blé du même et en pointe d’un trèfle d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Charles Lecomte    
1792 1796 Jean Paquet    
1796 1799 Nicolas Dominique Dehaye   l'ancien curé
1799 1808 Louis Duménil    
1808 1821 Jean Véry de la Pierre    
1821 1840 Louis Lézurier de la Martel    
1841 1844 Charles Mazier    
1844 1846 Pierre Lemoine    
1846 1866 Louis Duménil    
1866 1880 Pierre Séréville    
1881 1902 Hippolyte Poullard    
1902 1945 Georges Poullard (père)    
1945 1947 Adolphe Corbran    
1947 1971 Georges Poullard (fils)    
1971 1983 Maurice Brunel    
1983 1995 Jean-Claude Martel-Baussant    
1997 mars 2001 Louis Thillaye du Boullay    
mars 2001 mars 2008 Bruno Arriaga    
mars 2008 juin 2010 Alain Gaudefroy-Demombynes    
12 juin 2010 en cours Jean-Bernard Seille   Directeur financier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 363 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
224 198 193 189 302 265 278 253 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
223 192 187 188 194 197 172 182 181
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
169 172 164 145 132 137 136 185 220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
206 207 223 278 360 352 355 346 364
2011 - - - - - - - -
363 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hautot, dessin et lavis par Constance de La Martel, 1806 (coll. privée).
Chateau de Hautot sur Seine.
  • L'église paroissiale Saint-Antoine et Saint-Thibaud, du XVe siècle, possède des fragments des vitraux templiers du XIIIe siècle provenant de la chapelle détruite de la commanderie de Sainte-Vaubourg, au Val-de-la-Haye. Beau mobilier du XVIIIe siècle. Statues de saint Louis et de sainte Constance par Constance de la Martel, fille des châtelains, époque Empire. Ex-voto marin de Maurice Obselin, vers 1910. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 mars 1935[5].
  • Le château[6], exemple parfait du classicisme sous Louis XV, a été construit pour les Le Couteulx, puissante famille de Finances de Rouen. Le riche mobilier a été transféré au château de Ste-Vaubourg, voisin, au milieu du XIXe siècle (il a depuis peu été dispersé). Les lucarnes de la façade ont été remaniées au Second Empire. L'édifice a été attribué à la Sous-Préfecture après la Seconde Guerre mondiale, tandis que les espaces intérieurs étaient profondément modifiés. La commune est désormais propriétaire et loue l'ensemble pour des réceptions. À noter, faisant partie de l'ensemble, un pavillon de musique au bout de la terrasse, mais hélas dans un état de délabrement avancé.
  • Le moulin du Temple, dont l'édifice originel, en bois, a disparu à la fin du XIXe siècle, a été remplacé vers 1970 par une tour en maçonnerie ; ce moulin appartenait aux Templiers de la Commanderie de Sainte-Vaubourg, sur la paroisse du Val-de-la-Haye.
  • Le château des Farceaux, sur le coteau dominant la Seine, bel édifice du XIIe siècle, transformé en habitation à la Renaissance, servait de retraite aux religieux de l'Ordre de Malte occupant la Commanderie de Sainte-Vaubourg.
  • Le manoir du Lieu-Cadet, édifice composite du XVIII et XIXe siècle, domine le vallon où se situe la mairie.
  • La grande maison du Mont-Miré, de la fin du XVIIIe siècle, est un exemple de grande demeure bourgeoise.
  • De belles maisons, dont les plus anciennes paraissent du XVIe siècle, sont à remarquer dans le hameau du Rouage.
  • Un puits commun, ou puits banal, est à l'angle de la place de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les rois de France détenaient directement la cure d'Hautot.
  • Constance de La Pierre, fille des châtelains sous l'Empire, était une remarquable dessinatrice, élève de Lemoine à Rouen; elle épousa Louis Lézurier, baron de La Martel, maire de Rouen et propriétaire du château de l'ancienne commanderie de Sainte-Vaubourg dans la commune voisine du Val-de-la-Haye. Ce dernier devint maire d'Hautot sous la Restauration.
  • Félicie de Fauveau,artiste romantique au destin politique, était une petite-fille de M. et Mme de La Pierre, chatelains d'Hautot.
  • Au milieu du XIXe siècle, le comte de Bailleul a eu de longs démêlés avec la commune au sujet d'un terrain situé devant le portail de sa propriété du Mont-Miré ; la justice lui a donné raison.
  • Le conseiller d'État Bataille a été propriétaire du château d'Hautot entre les deux guerres mondiales.
  • M. Gaudefroy-Demombynes, de l'Institut, grand érudit dont l'œuvre est consacrée à l'Islam et à sa civilisation, a écrit nombre de ses ouvrages au château des Farceaux.
  • La comtesse de la Croix-Vaubois a réuni en 1954 au Mont-Miré les mères des officiers prisonniers pendant la guerre d'Indochine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 92
  2. François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « Notice no PA00100693 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no IA00021499 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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* Liste des communes de la Seine-Maritime

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]