Decize

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Decize
Le pont de la vieille-Loire et la ville.
Le pont de la vieille-Loire et la ville.
Blason de Decize
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Decize
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Nivernais
Maire
Mandat
Alain Lassus
2014-2020
Code postal 58300
Code commune 58095
Démographie
Gentilé Decizois(es)
Population
municipale
5 733 hab. (2011)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 43″ N 3° 27′ 41″ E / 46.828724, 3.461416 ()46° 49′ 43″ Nord 3° 27′ 41″ Est / 46.828724, 3.461416 ()  
Altitude Min. 183 m – Max. 243 m
Superficie 48,22 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-decize.fr

Decize est une commune française située dans le département de la Nièvre? en région Bourgogne.

Ses habitants sont les Decizois et les Decizoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 198 mètres d’altitude, Decize est un chef-lieu de canton.

Site touristique fluvial à la jonction du canal du Nivernais et du canal latéral à la Loire, Decize se situe dans le Sud-Nivernais, aux portes du Morvan.

Carte de la Nièvre

Decize se trouve à une trentaine de kilomètres de Nevers et de Moulins et à 260 km de Paris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sougy-sur-Loire Saint-Léger-des-Vignes Champvert Rose des vents
Avril-sur-Loire N Devay
O    Decize    E
S
Saint-Germain-Chassenay Cossaye

Accès[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Decize de 1948 à 1999
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,5 −0,2 1,6 4 7,7 10,8 12,7 12,4 9,8 6,5 2,4 0,3 5,6
Température maximale moyenne (°C) 5,9 8,1 12 15,4 19,7 23 26 25,5 21,9 16,4 10 6,5 15,9
Précipitations (mm) 66,8 60,2 55,1 60 84 68,2 50,8 66,5 75,8 71,4 73,1 76,8 808,7
Nombre de jours avec précipitations 14,8 13,5 12,8 12,5 14,4 11,6 9,9 10,7 11,5 12,6 14,3 15,4 154
Source : SOPHY - Banque de données botaniques et écologiques (1948-1999)

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Crécy-les-Forges -
  • Chalôn

Histoire[modifier | modifier le code]

Idéalement placée au carrefour de voies fluviales et terrestres, le site de Decize a favorisé l'implantation humaine. Les premières traces d'activité remontent au Néolithique, comme en témoignent les silex retrouvés.

Époque celtique[modifier | modifier le code]

À l’époque celtique, Decize est un oppidum des Éduens, connu sous le nom de Decetia. La première mention de Decetia nous est donnée par Jules César, dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules.

Selon ses commentaires (Livre VII, chapitre XXXIII), César y aurait réuni le sénat de la cité pour résoudre le conflit opposant Convictolitavis et Cotos, deux chefs éduens, pour la magistrature suprême (vergobret). César choisit Convictovitalis comme magistrat suprême des Éduens, pensant ainsi en faire des alliés.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge est l'époque qui nous a laissé le plus de traces de Decize. Installé au départ sur une île de la Loire, le bourg s'est rapidement étendu de part et d'autre du fleuve.

On raconte qu'au milieu du VIe siècle, le corps de l'évêque Aregius, mort à Nevers, est placé dans une barque qui, sans aucune aide, aurait remonté la Loire jusqu’à Decize, où il fut enterré[1]. Sous le nom de Saint-Aré, il devint donc le protecteur de la ville et le saint patron de la paroisse.

Les comtes de Nevers y font établir un château, aujourd'hui en ruines, et des murs d'enceinte dont témoigne encore la porte du Marquis d'Ancre.

Au XIe siècle, des bénédictins se sont installés dans la ville et y ont fondé le prieuré Saint-Pierre, qui passera plus tard (au XVIe siècle) aux mains des religieux Minimes, qui reconstruisirent une partie des bâtiments du couvent et de l'église.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

De 1691 à 1694, Marcelline Pauper (1666-1708) va fonder une succursale dans la ville des Sœurs de la Charité de Nevers pour soulager la misère du peuple. Au XVIIIe siècle, la ville subit de nombreuses transformations. Guillaume Godard, 1er maire de Decize de 1772 à 1779 et conseiller du roi à la connétablie de France, organise la construction du pont sur la Vieille Loire et pose la première pierre en 1775 (le pont fut achevé en 1783). Lors d'une famine, et pour donner du travail aux indigents, il fait construire la promenade des Halles en y faisant planter des platanes dont certains existent encore aujourd'hui. Le site fut inscrit en 1932 aux monuments naturels classés.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté provisoirement les noms de Decize-le-Rocher et de Rocher-la-Montagne[2].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Entre 1790 et 1794, les communes voisines de Brain, Saint-Maurice-les-Decize et Saint-Prive-les-Decize sont rattachées à Decize[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, à la bordure componée d'argent et de gueules. »

Decize a obtenu un blason en 1383. Il lui a été donnée par le Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et son épouse Marguerite de Flandres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Alain Lassus PS Médecin, Conseiller général
septembre 2000   André Vallet PS  
1995 septembre 2000 François Perrot PS Conseiller général,

député en remplacement de Christian Paul,
nommé Secrétaire d'État aux DOM-TOM

1989 1995 Jean-Noël Le Bras PS  
1983 1989 Janine Satonnet Droite Pharmacien
  1983 Théodore Gérard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 733 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 309 2 729 2 503 2 453 3 068 3 195 3 355 3 479 3 994
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 069 4 362 4 594 4 538 4 511 4 927 5 101 4 977 5 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 990 5 080 4 816 4 449 4 384 4 308 4 134 4 765 5 039
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
6 594 7 175 7 528 7 437 6 876 6 456 5 975 5 831 5 733
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Saint-Aré
  • Église Saint-Aré
    • Saint-Aré
      Selon la légende, le corps de Saint-Aré aurait été déposé au VIe siècle dans un oratoire au bord du fleuve. L'église aurait ensuite été érigée à cet endroit. L'église paroissiale dotée d'une crypte a été érigée par la suite sur celui-ci.
      Saint-Aré était évêque de Nevers au VIe siècle, on sait qu'il participa aux conciles d'Orléans (549) et de Paris (552). À sa mort son corps fut déposé selon ses souhaits dans une barque sur Loire. La barque aurait miraculeusement remonté le courant au lieu de le descendre et se serait arrêtée à Decize, où l'évêque devenu saint fut inhumé.
      On dit que dès sa mort, de nombreux pèlerins seraient venus à Decize sur son tombeau. Le culte de Saint-Aré perdura jusqu'au XVe siècle. Après la révolution, ses reliques furent éparpillées, puis en partie restituées en 1875, date à laquelle elles furent placées dans une nouvelle châsse.
      Au XIXe siècle, les mariniers lui firent édifier une chapelle au bord de la Loire.
    • L'église
      Les parties les plus anciennes de l'église, la crypte et le chœur, sont datées en partie du VIIe siècle mais la majeure partie de l'église date du XIIe siècle. Des modifications ont été apportées aux XVIe siècle (portail) et XIXe siècle (nef) siècles. La seule partie romane encore visible est le chœur.
      L'église est classée monument historique depuis 1875.
  • Ancien couvent des Minimes
    Le couvent des Minimes est un ancien prieuré bénédictin datant du XIe siècle; Prieuré Saint-Pierre de Decize. C'est un comte de Nevers qui, en 1026, donna le terrain à des moines bénédictins de l'Abbaye Saint-Germain d'Auxerre. Ces derniers vont s'associer en 1250 avec l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun[5], et nous voyons en 1295, leur abbé: Guillaume de Fontangy réparer à ses frais cette maison, qui appartient à son couvent, moyennant certaines cessions[6]. La construction du couvent commence dans la seconde moitié du XIe siècle et se poursuit au XIIe siècle. Des bâtiments d'origine, il nous reste le plan, les soubassements et une partie du chœur roman de l'église conventuelle.
    En 1559, un incendie ravagea la ville, l'église et le couvent des Minimes ne furent pas épargnés. Mais il semble qu'à cette époque le couvent était abandonné.
    Il fut racheté en 1621 par les Minimes, qui reconstruisirent la nef de l’église, écroulée, et les bâtiments du couvent en 1629.
  • Remparts
Les remparts
  • Promenade des Halles
Promenade des Halles
  • Porte du Marquis d’Ancre
    La porte du Marquis d'Ancre est la dernière porte à pont-levis de l’enceinte fortifiée de la ville. Elle fut construite par Pierre de Courtenay, comte de Nevers, en 1194 puis remaniée en 1468. Elle faisait partie de la troisième enceinte et des tours de défense située aux extrémités du pont sur la Loire. Il s'agissait d'une des portes d'entrée de Decize.
La porte du Marquis d'Ancre
  • Échauguette

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • Anvis (industrie du caoutchouc).
  • Anciennes Houillères de Decize (fermées en 1974).
  • Usine Céramique de Decize créée par Joseph Boigues

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Mathieu Poussereau, Histoire de Decize et ses environs, édition originale, 1891, Issoudun, Eug. Motte, in-8° de 114.p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Louis Beaucarnot, Bourgogne, Paris, Hachette, coll. « GUIDES BLEUS »,‎ 1994, 439 p.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Decize », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 4 août 2012)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte N° LX. Texte en ligne.
  6. Cartulaire de l'Abbaye de Sint-Martin d'Autun, Charte N°LII. Texte en ligne.


Liens externes[modifier | modifier le code]