Gustave Lanson

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Gustave Lanson

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Activités Historien de la littérature, critique littéraire
Naissance 5 août 1857
Orléans
Décès 15 décembre 1934
Paris
Langue d'écriture Français

Gustave Lanson, né le 5 août 1857 à Orléans et mort le 15 décembre 1934 à Paris, est un historien de la littérature et critique littéraire français qui encouragea une approche objective et historique des œuvres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Lanson est agrégé des lettres en 1879 et docteur ès-lettres en 1887. Il est professeur de rhétorique à titre provisoire au lycée de Bayonne (1879), au lycée de Moulins (1880) puis au lycée de Rennes (1881). Chargé, à titre suppléant, des fonctions de professeur de rhétorique au lycée de Toulouse (1882) puis chargé de rhétorique (1883) il est nommé professeur divisionnaire de 3e au lycée Charlemagne en 1886 et précepteur à la cour de Russie en 1886. Professeur de rhétorique au lycée Michelet en 1888, puis au lycée Charlemagne en 1890 il devient professeur de rhétorique au lycée Louis-le-Grand en 1894. Il est suppléant de Brunetière pour deux de ses conférences à l’ÉNS (1894-95 et 1896-1900). Chargé de cours d’éloquence française à la Faculté des Lettres de Paris (1903-04), il devient professeur d’éloquence française en 1904. De 1910 à 1913, il est assesseur du doyen de la Faculté des Lettres de Paris. En 1911, professeur invité à l’Université Columbia de New York, il visite les universités aux États-Unis.

Gustave Lanson est directeur de l’École normale supérieure de 1919 à 1927. Il tente en vain de persuader Maurice Genevoix d'y reprendre des études afin de présenter l'agrégation. Ce dernier refuse afin d'entreprendre la rédaction de son témoignage de guerre[réf. souhaitée].

Figure majeure de la réforme du système universitaire français, et de la critique littéraire jusqu’au milieu du XXe siècle, il est intéressé par les influences sociales et s’oppose aux idées d’Hippolyte Taine. Il apparaît comme un précurseur de la sociocritique. Il s’est attaché en particulier à la dissertation et à l’explication de texte, contribuant à faire de ces lectures détaillées et minutieuses d’extraits un exercice pédagogique et une institution toujours en vigueur dans l’enseignement des lettres.

Son Histoire de la littérature française (1894) a longtemps fait autorité. Il a écrit de nombreuses études sur les œuvres de Bossuet, Corneille, Voltaire ou Lamartine, qu’il s’est efforcé de resituer dans leur contexte historique et d’après leur biographie. Dans ce même volume, il a consacré de très importantes pages à Honoré de Balzac où il a défini la part de réalisme de son œuvre et la part de romantisme[1].

Il est souvent considéré comme le fondateur de l’histoire littéraire en tant que discipline. Il a publié avec Paul Tuffrau un Manuel illustré d’histoire de la littérature française (1929).

Son influence a décliné au cours du XXe siècle : le New criticism anglo-saxon, puis la nouvelle critique emmenée par Roland Barthes ont eu raison de son attachement à l’auteur et au déterminisme socio-historique dans l'étude des œuvres littéraires.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la littérature française, Hachette, 1894, 1182 p.
  • Manuel illustré d'histoire de la littérature française (en collaboration avec P.Tuffrau)
  • Manuel bibliographique de la littérature française moderne (1500-1900) (également en CD-ROM)
  • Esquisse d’une histoire de la tragédie française
  • L’Art de la prose
  • Corneille, Hachette
  • Les Origines du drame contemporain. Nivelle de La Chaussée et la comédie larmoyante
  • Les Essais de Montaigne : étude et analyse
  • Le Marquis de Vauvenargues
  • Le Théâtre classique au temps d’Alexandre Hardy
  • Boileau, Hachette, 1892
  • Hommes et livres : études morales et littéraires, 1896
  • Études pratiques de composition française, Hachette, 1898
  • Bossuet : étude et analyse, 1899
  • Choix de lettres du XVIIe siècle, Hachette, 1901
  • Choix de lettres du xviiie siècle, Hachette, 1909
  • Extraits des philosophes du XVIIIe siècle, Hachette, 1909
  • Conseils sur l’art d’écrire, Hachette, 1913
  • Voltaire : lettres philosophiques, 2 vol., 1924
  • Méthodes de l’histoire littéraire, 1925
  • Les Essais de Montaigne. Étude et analyse, Mellottée, 1929
  • Voltaire : extraits, Hachette, 1930
  • Montesquieu, 1932
  • Lettres choisies des XVIIe et XVIIIe siècles, Hachette, 1932

Études[modifier | modifier le code]

  • Luc Fraisse, Les Fondements de l'histoire littéraire, de Saint-René Taillandier à Lanson, Paris, Honoré Champion, "Romantisme et modernités", 2002, 715 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ainsi, par ses impuissances et par sa puissance, Balzac opérait dans le roman la séparation du romantisme et du réalisme. Il reste cependant dans son œuvre quelque chose d’énorme, une surabondance et une outrance qui en trahissent l’origine romantique ». Gustave Lanson dans Histoire de la littérature française, Hachette, 1894, p 985.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]