Luigi Boccherini

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Luigi Boccherini

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Luigi Boccherini vers 1765-1768
(Artiste inconnu - National Gallery of Victoria, Australie)

Nom de naissance Luigi Ridolfo Boccherini
Naissance 19 février 1743
Lucques, Drapeau de la République de Lucques République de Lucques
Décès 28 mai 1805 (à 62 ans)
Madrid, Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Activité principale Compositeur, violoncelliste
Maîtres Abbé Domenico Francesco Vannucci, Giovanni Battista Costanzi
Famille Giovanni Gastone (frère), Onorato Viganò (beau-frère)

Luigi (Ridolfo) Boccherini (* 19 février 1743 à Lucques en Toscane – † 28 mai 1805 à Madrid, en Espagne), compositeur et violoncelliste italien de la période classique.

Boccherini contribua au développement du quatuor à cordes comme nouveau genre musical ainsi qu'à la composition de nombreuses œuvres de musique de chambre jusqu'alors inédites, telles que les quintettes à cordes avec deux violoncelles, les quintettes avec piano ou encore les sextuors à cordes. Son catalogue recense plus de 500 œuvres parmi lesquelles se comptent en quantité symphonies, concertos pour violoncelle et orchestre et musique sacrée.

Biographie[modifier | modifier le code]

La place San Martino de Lucques vers 1746. Au fond la Cathédrale Saint-Martin. Peinture de Bernardo Bellotto (1721–1780).

Luigi est le fils de Leopoldo Boccherini (1713–1766) et de Maria Santa Prosperi (1709–1776) mariés le 22 octobre 1737. Luigi est le quatrième[1]enfant d'une fratrie de six, issus d'une famille d'artistes dans laquelle la musique tenait une place importante. Son père, Leopoldo était le premier membre de la famille à vivre exclusivement de cette activité : chanteur, violoncelliste et surtout excellent contrebassiste, il était employé à la Cappella Palatina, l'orchestre municipal de la cité-état de Lucques.

Son frère Giovanni Gastone (1742–après 1798), commença une carrière de danseur à Vienne et se produisit également comme violoniste et chanteur avant de devenir le librettiste de plusieurs compositeurs d'opéras tels qu'Antonio Salieri, Florian Gassmann, Giovanni Paisiello et Joseph Haydn[2]. Sa sœur, Maria Ester (1740–?), ballerine, épousa le célèbre danseur et chorégraphe espagnol Onorato Viganò[3]; Anna Matilde[4] (1746–?) ; et enfin Riccarda Gonzaga (1748–1780), cantatrice. Cette dernière débute à Florence comme Seconda Donna au théâtre Cocomero avec sa sœur Maria Ester, avant de se fixer elle aussi, en Espagne[5].

Formation[modifier | modifier le code]

Boccherini, montre très tôt beaucoup d'intérêt pour la musique et particulièrement pour le violoncelle. Son père lui donne ses premières leçons dès 5 ans. Enthousiasmé par ses dispositions précoces, il confie l'enfant au violoncelliste et maître de chapelle de la cathédrale San Martino de Lucques, l'abbé Domenico Francesco Vanucci (c.1718–1775).

Dès novembre 1753[6], et jusque mai ou juin 1754, il est envoyé à Rome auprès de Giovanni Battista Costanzi (1704–1778), imminent compositeur, prestigieux violoncelliste : son jeu lui vaut le surnom de « Giovanni del Violoncello ». En tant que maître de chapelle à la Cappella Giulia de Saint-Pierre, c'est lui qui l'initie à la composition. Boccherini se familiarise avec l'œuvre de Palestrina et d'Allegri dont le célèbre Miserere qui fit une très forte impression sur le jeune homme, mais aussi Corelli – dont on retrouve l'hommage plus tardif dans une sonate pour violoncelle[7].

De retour à Lucques, Luigi donne son premier concert à l'église san Romano, le 4 août 1756, à l'âge de 13 ans. Le mois suivant, il se produit lors de la fête de la Sainte Croix (Santa Croce), la plus grande fête de la ville qui a lieu de 13 septembre. De nombreux musiciens de toute l'Italie et même de l'étranger, venaient s'y produire, chanteurs ou solistes célèbres.

Vienne et Milan[modifier | modifier le code]

Manuscrit de la Sonate en la majeur, G.4 (III. Affettuoso)

Au printemps 1757 – accompagné de sa sœur Maria Ester et de son frère Giovanni Gastone – il suit Leopoldo, qui a obtenu pour son fils et lui, un poste à l'orchestre de la cour impériale d'Autriche à Vienne.

Il y compose ses six trios pour violons et violoncelle opus 1 [G.77-82] en 1760[8], la remarquable partie de violoncelle est totalement indépendante et dépasse largement le rôle de continuo qui lui était auparavant dévolu. Une série de six quatuors à cordes suivirent l'année suivante, son opus 2[9] [G.159-164], les tous premiers quatuors avec ceux de Haydn dans l'histoire de la musique. Pendant cette période viennoise, il trouve en Gluck un protecteur influent. Mais, dès août 1760, il postule à un emploi de violoncelliste dans sa ville natale, refusant un poste dans l'orchestre de l'impératrice Marie-Thérèse pour qui Gluck offre pourtant son soutient. Après un an et demi d'attente, ne recevant aucune réponse de Lucques, Boccherini est forcé d' « aller voir sur place », entre octobre et décembre 1762. À son retour, il est immédiatement repris dans l'orchestre du Burgtheater de Vienne.

Les différents musiciens qui s'y succèdent, jusqu'en avril 1764, sont autant d'opportunités pour Luigi de suivre les évolutions, de confronter son style et de rencontrer des compositeurs – outre Gluck qui réforme l'opéra – par exemple Georg Mathias Monn, Georg Christoph Wagenseil et Carl Philipp Emanuel Bach qui tous ont écrit des œuvres concertantes pour le violoncelle et orchestre.

Pendant les périodes où le théâtre est en relâche (Carême), Boccherini se produit en soliste dans ses propres concertos, avec succès non seulement à Vienne à partir de 1758, mais aussi à Florence (19 mars 1761) et Modène (7 janvier 1763).

Boccherini ne retourne à Lucques qu'au printemps 1764. Cette année-là, gagné par la nostalgie, et convié par la municipalité à prendre un poste de violoncelliste dans l'orchestre princier pour cinq thalers, le musicien quitte Vienne pour sa ville natale, préférant la place de violoncelliste à la Cappella Palatina de Lucques. Mais bizarrement, dès le premier concert, le 4 août, il demande son congé au magistrat de la ville et décide – toujours accompagné par son père – d'aller à Milan[10]. Il y rencontre Sammartini qui dirige l'orchestre lors d'un fête donnée pour le passage du grand-duc de Toscane. Le musicien l'encourage à persévérer en tant que compositeur et dans la forme de la musique de chambre avec violoncelle.

En octobre 1765, ils rentrent à Lucques où Boccherini reprend son poste dans l'orchestre, écrivant des œuvres de grandes dimensions, notamment une cantate festive La confederazione dei Sabini con Roma [G.543], commandée par Puccini pour la fête de la « Poche » en décembre. Puis deux oratorios. Malgré tout, les ennuis financiers sont toujours source de problèmes, et Boccherini montre les premiers symptômes de tuberculose. Son père disparaît l'année suivante, le 30 août 1766, lorsqu'il a 23 ans. C'est peut-être cette situation qui favorise le départ du compositeur.

Paris[modifier | modifier le code]

Luigi Boccherini, dessin au crayon d'Étienne Mazas (1840–1927) d'après une toile.

Devant la relative précarité de sa carrière et la maigre rémunération qui lui est liée, le violoncelliste quitte à nouveau la Toscane. Il entreprend, probablement accompagné de sa mère, une tournée de concerts pendant l'été 1766, avec le quatuor à cordes[11] qu'il a créé dès 1764, chose exceptionnelle à l'époque. La formation est composée d'élèves de Tartini rencontrés à Milan, les violonistes Pietro Nardini (1722–1793) et Filippo Manfredi[12] (1731–1777), élève du précédent, ainsi que l'altiste, également compositeur, Giuseppe Maria Cambini (1746–1825). Le répertoire joué est composé d'œuvres de Haydn, de Boccherini et de quelques compositeurs en vogue.

Entre 1764 et 1768, il compose deux oratorios, Giuseppe Riconosciuto [G.538] et Gioas, re di Giuda [G.537]. Il entreprend une tournée avec Filippo Manfredi en Italie du Nord (Lombardie), à Vienne puis enfin à Paris. À la suite de la querelle des Gluckistes et des Piccinistes, les Italiens y sont les bienvenus. Boccherini et Manfredi présentent leurs œuvres au Concert Spirituel :

« Monsieur Manfredi exécuta sur le violon un concerto de sa composition... et Monsieur Boccherini déjà connu par ses trios et quatuors, qui sont d'un grand effet, a exécuté en maître, sur le violoncelle, une sonate de sa composition. »

— Mercure de France, avril 1768

La renommée de Boccherini allant croissante, ce voyage va décider de l'avenir du musicien. En 1768, Boccherini et Manfredi sont introduits dans divers salons parisiens. Notamment celui du Baron de Bagge (1718–1791), mécène, dilettante, lui-même violoniste à ses heures, tient un salon où on y retrouve le « Tout-Paris » (outre Boccherini, le violoncelliste Jean-Pierre Duport est de ses protégés[13]). Sa protection permet aux deux musiciens de se faire mieux connaître du milieu aristocratique. Grâce à son appui, Boccherini se produit seul, ou avec Manfredi, dans des soirées musicales. À ces occasions, ils attirent l'attention d'une claveciniste parisienne, Mme Brillon De Jouy[14], à qui Boccherini dédia ses « sei sonate di cembalo e violino obbligato opera Va » [G.25-30][15],[16] et très vraisemblablement son concerto pour pianoforte et orchestre [G.487], le seul de Boccherini dans cette combinaison. Selon Charles Burney, célèbre musicologue anglais, « Mme Brillon joua longuement et je trouvai qu’elle n’avait pas usurpé sa réputation. Non seulement, elle rend les morceaux les plus difficiles avec beaucoup de sentiment, de goût et de précision, mais elle joue très bien à livre ouvert. [...] Mme Brillon écrit également de la musique. [...] Elle dessine fort bien et fait de la gravure. En un mot, c’est une femme très aimable et très accomplie. De nombreux compositeurs célèbres d’Allemagne et d’Italie qui ont séjourné en France lui ont dédié leurs ouvrages, en particulier Schobert et Boccherini »[17].

Établissement en Espagne[modifier | modifier le code]

Le palais de Boadilla del Monte, l'une des résidences de l'infant don Louis de Bourbon.

L’ambassadeur d'Espagne à Paris, l'ayant entendu au Concert Spirituel, parvient à convaincre Boccherini et Manfredi de se rendre à Madrid en leur faisant miroiter une place stable sous la protection et grâce au mécénat de Don Luis Antonio de Borbón y Farnesio, frère du roi d'Espagne, Charles III (fils de Philippe V). Cette proposition à première vue peut paraître étrange, car le roi n'appréciait pas la musique. Ils s'installent en Espagne au printemps 1768 (Boccherini accompagné de sa mère) ; il est alors âgé de 26 ans et ne quittera jamais plus ce pays.

La situation est effectivement moins brillante qu'ils pouvaient l'espérer. De nombreux musiciens italiens exerçaient à Madrid et jalousaient le compositeur, notamment Francesco Corsetti (le chef d'orchestre) ou bien Confort. Néanmoins, même si les relations entre Gaetano Brunetti alors violoniste à la Real Capilla et Boccherini ont souvent été présentés comme conflictuelles depuis les travaux biographiques de Fétis et Picquot, aucune raison sérieuse jusqu'à présent n'a été retenue pour qu'une telle rivalité existât entre les deux musiciens.

D'autres éléments viennent infirmer ces allégations : Boccherini entre au service de l'Infant Don Luis quelques mois avant que Brunetti ne soit nommé maître de violon du Prince des Asturies (futur Charles IV) en 1770 ; les revenus annuels que perçoit Boccherini pour sa fonction, sont nettement supérieurs à ceux perçus par Brunetti et, à la mort de l'Infant (1785), Charles III – qui aurait été influencé par un malveillant Brunetti contre Boccherini – nomme le violoncelliste futur membre de la Real Capilla avec des appointements annuels de 12 000 reales[18], salaire que Brunetti n'a jamais atteint en tant que violoniste dans la même Institution.

Bien que le fils de Brunetti, Francisco, soit choisi par Charles III à la place de Boccherini, pour occuper le poste vacant de violoncelliste en 1787, Boccherini n'en continue pas moins de percevoir les 12 000 reales pour le reste de sa vie. Il est certain qu'un favoritisme a existé à la Cour en faveur de Brunetti, mais une compétition basée sur de vils enjeux relève du mythe. Lorsqu'on lui soumet les six trios opus 6 [G. 89-94][19]il reconnait immédiatement la valeur du musicien.

Au printemps 1768, Boccherini rencontre la chanteuse romaine Clementina Pelliccia[20] alors en tournée[21]avec la Compañía de los Reales Sitos dont Boccherini faisait lui-même parti en tant que musicien[22].C'est lors d'une de leurs représentations en automne de la même année à Valence que Casanova fait la connaissance de Clementina, sa sœur Maria Teresa, et Boccherini[23]. L'année suivante, le 17 août 1769, ils se marient dans la Real Colegiata de la Santísima Trinidad, paroisse de San Ildefonso[24].

À la fin 1769, Boccherini et Manfredi rencontrent un membre de la famille royale : l'infant Don Luis de Bourbon. Ce dernier reçoit la dédicace des six quatuors à cordes opus 8[25] [G.165-170]. Suivent l'année suivante, cette fois-ci destinés aux « dilettantes » de Madrid, les six quatuors opus 9 [G.171-176] publiés à Paris[26] mais aussi en Espagne. La même année, le 8 novembre 1770, l'infant Don Luis engage Boccherini comme violoncelliste de sa chambre et compositeur de musique ('virtuoso di camera e compositor di musica'), avec un traitement annuel de 30 000 reales[27], l'un des plus forts de la cour. Durant cette période, il compose une première série de douze quintettes à cordes avec deux violoncelles, les opus 10 et 11 (1771) [G.265-276] [28], forme qu'il a fortement contribuée à développer.

De cette moisson se détachent le célèbre menuet extrait du quintette op. 11 no 5 en mi majeur [G.275][29],ainsi que le quintette en ré majeur op.11 no 6 [G.276] L'Uccelleria, première incursion de Boccherini dans la musique « à programme »[30].

Arenas de San Pedro[modifier | modifier le code]

Le mariage morganatique de l'infant Don Luis avec María Teresa de Vallabriga le 27 juin 1776 entraine le départ de sa cour de Madrid. Après bien des pérégrinations[31], Don Luis se fixe finalement en Arenas de San Pedro, petite localité de la province d'Ávila, à 160 km de Madrid, à la fin de l'année 1777. Éloigné de tous les centres musicaux d'Europe, Boccherini peut néanmoins y approfondir son style personnel. Cette période de sept années passée en Arenas de San Pedro est sans conteste l'une des plus fécondes de sa vie de compositeur. Pas moins de dix-huit quintettes à cordes (opus 27, 28 & 29) virent le jour pour la seule année 1779. Les quatuors à cordes de l'opus 32 [G.201-206] composés durant l'année 1780 marquent l'apogée de sa contribution au genre selon Luigi della Croce[32]. Son opus 29 [G.313-318][33] de six quintettes à cordes, une synthèse de son sens inné pour le rythme, les coloris, le folklore, où tendresse et humour se côtoient, atteint au sommet d'une instrumentation qu'il a créée.

Un quintettino se détache de ce massif par ces mouvements inhabituels : c'est celui de l'opus 30 no 6 La Musica notturna delle strade di Madrid [G.324][34]. Restituer l'atmosphère des rues de Madrid à la nuit tombée pour un Don Luis vieillissant et exilé, telles semblent avoir été les conditions de sa genèse[35] :

I. Ave Maria delle Parrochie[36] (imitando il tocco delle campane) ;
II. Il tamburo[37] del quartiere dei soldati ;
III. Minuetto dei ceichi. Con malagrazia.(I violoncelli si metteranno attraversato sulle ginocchia e... pizzicaranno con le ugnie di tutta la mano posta al rovescio, come chi suona una chitarra... Doppo una breve pausa si replica tutto il minuetto come stà, e poi segue il Rosario)[38];
IV. Rosario.[39] Largo assai: senza rigor di Battuta-Allegro ;
V. Los manolos[40].Modo di suono, e canto ;
VI. Il primo violino imitando il tamburo ;
VII. La Ritirata. Si figura che la Ritirata cominci a farsi sentire da lontano assai, perciò devrà suonarsi con piano che appena si senta, aumentando a misura che si avvicina e diminuendo quando si allontana di nuovo.[41]

En ces mêmes années, il compose le pudique, mais non moins remarquable, Stabat Mater, œuvre commandée à la fin de l'année 1781 par Don Luis. L'effectif requiert une soprano avec accompagnement d'un quintette à cordes avec deux violoncelles, ou quatuor à cordes avec contrebasse. Jugeant qu'une seule voix pouvait lasser l'auditeur, Boccherini y apporte par la suite des modifications, pour finalement le publier dans une seconde version pour trois voix solistes et orchestre à cordes en 1800, non plus dédié à Don Luis, mais cette fois à Lucien Bonaparte.

C'est à cette époque que Joseph Haydn par l'intermédiaire de sa maison d'édition Artaria[42] de Vienne tenta un contact épistolaire avec lui.

Retour à Madrid[modifier | modifier le code]

Francisco Goya, La famille du duc et de Maria Josefa de Benavente-Osuna (vers 1788 - Musée du Prado).
Vue rapprochée du même tableau de Goya, montrant le profil supposé de Boccherini.

Le 7 août 1785, Boccherini perd son protecteur, Don Luis de Bourbon. Charles III lui accorde néanmoins une pension et, en janvier de l'année suivante, il parvient à se mettre au service de Frédéric-Guillaume II, encore prince héritier de Prusse, qui avait eu connaissance des œuvres de Boccherini : « J'ose espérer pouvoir connaître encore d'autres œuvres de votre main. ». Frédéric-Guillaume le nomme, à distance, compositeur de la chambre pour un traitement annuel de 1 000 talers et devait recevoir par la suite une douzaine environ de compositions par an, essentiellement des quatuors et des quintettes à cordes.

Dès mars 1786, il devient musicien au service de la comtesse Maria Josefa de Benavente-Osuna. Possédant un petit orchestre qui ne compte pas moins de seize musiciens : Boccherini en est nommé direttore del concerto (chef d'orchestre et directeur des concerts). La comtesse lui commande, entre autres, son unique opéra-zarzuela intitulé La Clementina [G.540], sur un livret de Ramón de la Cruz (1731–1794), sorte de Métastase espagnol. L'œuvre est représentée à la fin de l'année 1786 au palais Puerta de la Vega, à Madrid.

À cette époque, il fréquente le peintre Goya qui faisait partie des hommes de lettres et d'artistes qui gravitaient autour du palais, et des fameuses tertulias, soirées musicales et littéraires, chez les Benavente-Osuna. Il compose pour la duchesse les quintettes opus 36 et 39 (1786/87), ainsi que certains numéros parmi les grandes symphonies opus 35 et 37 : l'opus 35 no 6 [G.514] et l'opus 37 no 3 [G.517]. On peut ajouter, en 1788, le Gioco di minuetti ballabili a grande orchestra [G.525].

Mais, pour des raisons inconnues, tout en conservant des relations avec l'orchestre, Boccherini renonce à ce poste et aux 1 000 reales mensuels, ne conservant que la charge de compositeur de Frédéric-Guillaume II, qu'il perdit à la mort de celui-ci en 1797. La pension n'est pas renouvelée par son fils et successeur, qui le fait prévenir le 2 mars 1798 : « n'ayant pas besoin des services pour lesquels il tirait une pension du feu Roi père de Sa Majesté, cette pension ne peut plus avoir lieu. ». Boccherini tente alors de vendre quelques œuvres aux éditeurs parisiens, tels que Jean-Baptiste Venier[43], La Chevardière, Imbault, Sieber et enfin Ignaz Pleyel, qui abusa de la situation difficile du compositeur, ne recevant qu'une part négligeable des bénéfices des publications. Ce dernier obtint 58 œuvres opus 44 à 54, pour 7 200 reales. Puis près de cent-dix œuvres pour 9 600 reales[44].

La période entre les années 1787 et 1796 reste encore aujourd'hui obscure pour les biographes[45]. Certains documents, comme une lettre datée de Breslau du 30 juillet 1787[46] laissant à penser que Boccherini aurait entrepris un voyage à la cour de Prusse, sont aujourd'hui écartés. La lettre, dont l'original n'a jamais été retrouvé, est considérée comme apocryphe[47]. Il semble que Boccherini n'ait jamais plus quitté l'Espagne.

L’été 1799, par l'intermédiaire de Marie-Joseph Chénier (auteur du Chant du départ mis en musique par Méhul), il dédie « à la nation française » un groupe de Six quintettes avec piano opus 57. Dans la lettre du 8 juillet au poète, il écrit ces magnifiques paroles qui sont en quelque sorte une profession de foi capable de décrire toute sa musique :

« Je ne puis juger si j'ai fait quelque chose de bon, mais je sais bien que la musique est faite pour parler au cœur de l'homme ; et c'est à quoi je m'efforce de parvenir, si je le puis : la musique privée de sentiment et de passions est insignifiante ; d'où il résulte que le compositeur n'obtient rien sans les exécutants[48]. »

— Boccherini à Marie-Joseph Chénier, lettre du 8 juillet 1799.

À la fin des années 1790, il a une relation amicale avec le violoniste Pierre Rode et l'on pense que Boccherini a contribué à l'orchestration d'un concerto du maître français. Il a aussi pour élève le jeune violoniste, Alexandre-Jean Boucher, pour l'interprétation de ses œuvres, mais on ignore s'il a reçu des cours de violoncelle et de composition.

Ayant décliné l'invitation à participer à la création du Conservatoire de Paris, Boccherini obtient tout de même en 1800 une pension de 3 000 francs par an, grâce à l'ambassadeur français à Madrid, Lucien Bonaparte, ce qui vaut à ce dernier la dédicace de deux séries de quintettes opus 60 et opus 62.

En 1801, il reçoit la visite du virtuose Bernhard Romberg ; en 1803, celle de la compositrice Sophie Gail[49].

Une succession de malheurs familiaux l'amoindrissent. D'abord le décès de plusieurs enfants : sa fille Joaquina en 1796, à moins de 25 ans, puis Mariana (née en 1782) et Isabel en 1802, puis sa quatrième fille, Teresa. Enfin la disparition de sa seconde épouse, María del Pilar Joaquina Porretti avec qui il était marié depuis 1787. Ces événements semblent avoir précipité sa fin. De nouvelles études, notamment la thèse de Jaime Tortella[50], tendent à démythifier l'état de précarité voire d'indigence de ses dernières années[51].

Sa dernière œuvre, datée de 1804, reste inachevée ; il s'agit du quatuor à cordes en ré majeur opus 64 no 2 [G.249]. Ne subsiste de complet que l'allegro con brio, son premier mouvement.

Luigi Boccherini succombe à Madrid, des suites d'une maladie pulmonaire, le 28 mai 1805 et est inhumé en l'église San Justo y Pastor, à Madrid.

En 1798, dans une lettre à Pleyel, il se décrivait lui-même en quelques mots :

« Tous ceux qui me connaissent me font l'honneur de me considérer comme un homme probe, honorable, sensible, bienveillant et affectueux, tel que mes compositions musicales montrent que je suis. »

— Luigi Boccherini, 1798

Post mortem[modifier | modifier le code]

Buste en bronze de Rita Marsili dans un jardin de Madrid, Cuesta de la Vega. Offert par la ville de Lucques et inauguré le 12 mai 1966, le jardin porte le nom de Glorieta de Boccherini.
Derrière le buste, où coule une fontaine, une plaque a été apposée avec la fameuse phrase de JB. Cartier, citée plus bas, mais dans sa version espagnole : « Si Dios quisiera hablar a los hombres se serviría de la música de Haydn, pero si quisiera oir música, elegiría sin duda la de Boccherini ».

En 1927, un accord passé entre Miguel Primo de Rivera et Benito Mussolini permit à ses restes d'être ramenés à Lucques, dans la basilique San Francesco. En 1994, une nouvelle exhumation se fit afin de pallier des problèmes de conservation. Une équipe de scientifiques dirigée par le professeur italien Gino Fornaciari pratiqua par la même occasion une autopsie historique[52] qui révéla d'intéressantes données sur son anatomie, la maladie qui devait l'emporter (tuberculose : le bacille de Koch ayant été détecté), et les déformations et pathologies dues à sa profession de violoncelliste (majeur de la main gauche déformé)[53].

La première biographie de Luigi Boccherini, parue à Paris en 1851, est due à Louis Picquot[54] : Notice sur la vie et les œuvres de Luigi Boccherini, suivie du catalogue raisonné de toutes ses œuvres, tant publiées qu'inédites. Elle fut rééditée en 1930 par Georges de Saint-Foix avec une importante préface et une actualisation des connaissances. Mais il fallut attendre la seconde moitié du XXe siècle pour que des études savantes étudient en profondeur l'homme et sa musique – hélàs, après que furent détruite les archives de la famille Boccherini en 1936, pendant la guerre civile. À ce titre des ouvrages comme ceux de Germaine de Rothschild ou bien des travaux comme ceux d'Yves Gérard ont été déterminants pour une meilleure compréhension du compositeur. En 1949, la fondation à Rome du Quintetto Boccherini[55] sous l'impulsion de Pina Carmirelli et Arturo Bonucci ouvrit de nouvelles perspectives en se donnant pour mission l'enregistrement[56] et la diffusion d'une musique jusqu'alors négligée.

Actuellement, un nouvel élan dans les recherches et les publications le concernant se dessine grâce entre autres au Comité national Luigi Boccherini en Italie et l'Association Luigi Boccherini[57]en Espagne. L'Institut supérieur d'études musicales de la ville de Lucques porte son nom et la place[58]qui lui fait face s'orne depuis 2008 d'une statue en bronze représentant Boccherini assis jouant du violoncelle[59].L'ensemble italien de musique de chambre, La Magnifica Comunità a gravé de nombreux quintettes à cordes avec deux violoncelles sous le label Brillant Classics[60]. Créée en 2012, une station espagnole de radiodiffusions sur Internet est exclusivement dédiée à la musique de Boccherini[61].

Citations[modifier | modifier le code]

Sa musique est appréciée par ses contemporains, que J.-B. Cartier, à la fin du XVIIIe siècle, écrivait :

« Si Dieu voulait parler aux hommes par la musique il le ferait avec les œuvres de Haydn ; pourtant s'il voulait écouter de la musique Lui-même, il se déciderait pour Boccherini. »

— Jean Baptiste Cartier (1798) [62]

« Divin Boccherini !

Ô toi dont la musique, originale et pure
A si bien rencontré les tons de la nature.
… Ton art qui sur la terre est un présent du ciel,
Et donne l'avant-goût du bonheur éternel. »

— François Joseph Marie Fayolle (vers 1810)


Plus tard, au milieu du XIXe siècle, François-Joseph Fétis se fait écho, avec quelque exagération, de son originalité :

« Jamais il n'y a eu un compositeur plus original que Boccherini, l'originalité absolue de ses idées fait de tous ses ouvrages des créations remarquables, et l'on pourrait presque croire qu'il n'a jamais connu une autre musique que la sienne. Bientôt, cette musique ravissante sera tombée dans un profond oubli ; car le nombre d'amateurs intelligents qui la connaissent et en sentent les beautés diminue chaque jour. Je fais ce qui est en mon pouvoir pour en préserver le souvenir, en la faisant exécuter par les jeunes artistes du Conservatoire de Bruxelles ; mais bientôt je ne serai plus : Dieu sait ce qui en adviendra quand j'aurai fermé les yeux. »

— François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, 1851

À propos de sa personnalité, « Boccherini a été décrit comme un caractère honnête, simplicité, patience et de douceur. Son art seul lui donnait satisfaction. Il compte dans son service altruiste parmi les figures les plus nobles de l'histoire musicale. Kurt Stephenson, La Musique dans l'histoire et le présent (1952) »

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Luigi Boccherini est surtout connu pour sa musique de chambre, en particulier pour ses nombreux quintettes à cordes avec deux violoncelles, genre instrumental qui devait lui survivre et s'épanouir au XIXe siècle avec ceux de Cambini, George Onslow et Franz Schubert . Dans le catalogue qu'il tint à jour sa vie durant, Boccherini fait la distinction entre ses grandes œuvres ou Opera Grande composées de trois mouvements au minimum et ses petites œuvres ou Opera Piccola constituées seulement de deux mouvements. Cette classification à visée commerciale n'est cependant pas toujours systématique (cf. ses lettres à Ignaz Pleyel). Son œuvre symphonique, bien qu'abondante, reste peu jouée.

Un de ses concertos pour violoncelle en si bémol majeur, [G.482 bis] resta connu grâce à une transcription très édulcorée, rendant l'œuvre quasi méconnaissable, de Friedrich Grützmacher [64], ainsi que le fameux menuet.

Un quintette en ut majeur [G.378] issu d'un collage de quatre différents mouvements de quintettes à cordes se propose de représenter le plus beau jamais écrit par Boccherini. Il a été assemblé par Johann Christoph Lauterbach[65]. Publié tardivement en 1954, ce quintette débute par un Andante con moto issu de l'op.42/2 [G.349] suivi d'un Menuet de l'op. 29 no 2 [G.314] avec un Trio de l'op. 29 no 6 [G.318] puis lui succède un Grave de l'op. 31 no 1 [G.325] pour finalement conclure par le magnifique Rondo de l'op. 28 no 4 [G.310].

Par ailleurs, il existe de nombreux arrangements des quatuors à cordes de Boccherini pour différentes combinaisons. Les plus célèbres car ils n'enlèvent rien à l'esprit intimiste de son œuvre sont ceux qui ont été réalisés pour quatuors à vents (clarinette, flûte, cor et basson[66]) par Othon Van den Broek[67]. Ce sont pour la plupart des arrangements de mouvements différents de quatuors réunis en un seul.

Les œuvres écrites pour Frédéric de Prusse sont à la Staatsbibliothek de Berlin. La bibliothèque de l'Opéra de Paris conserve 617 œuvres manuscrites ou éditées. Parmi les sources, il existe quantité d'adaptations ou transcriptions qui vont du bon au très médiocre et l'absence relativement importante des manuscrits autographes ne rend pas le travail musicologique aisé, d'autant que nombre de manuscrits ont été perdus lors de la guerre civile en Espagne en 1936. Néanmoins, en 1969, le musicologue Yves Gérard publia un catalogue complet des œuvres du compositeur : Thematic, Bibliographical and Critical Catalogue of the Works of Luigi Boccherini, Oxford University Press, 1969. En voici l'essentiel :

Duos & Sonates Trios Quatuors Quintettes (à deux violoncelles) Quintettes (divers) Sextuors Divertimenti Concertos Symphonies Musique vocale

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Duos et sonates[modifier | modifier le code]

  • 6 duos pour deux violons op. 3 [G.56-61]
  • 6 sonates pour clavecin ou pianoforte et violon obbligato op. 5 [G.25-30]
  • Sonates pour deux violoncelles : [G.74-75]
  • Sonates pour violoncelle solo (et basse continue) [G.1-19], [G.562-569] et [G.579-580].

Trios à cordes[modifier | modifier le code]

  • Trios à cordes pour deux violons et violoncelle : [G.77-94] et [G.113-118]
  • Trios à cordes pour violon, alto et violoncelle : [G.95-100] et [G.107-112]

Quatuors à cordes[modifier | modifier le code]

  • 6 quatuors op. 2 / [G.159-164] (1761) - dedicate ai veri dilettanti e conoscitori di musica.
  • 6 quatuors op. 8 / [G.165-170] (1769) - dedicati a S. A. R. don Luigi, Infante di Spagna.
  • 6 quatuors op. 9 / [G.171-176] (1770) - dedicati alli Signori Diletanti di Madrid.
  • 6 quartettini op. 15 / [G.177-182] (1772)
  • 6 quartettini op. 22 / [G.182-188] (1775)
  • 6 quatuors op. 24 / [G.189-194] (1776-8)
  • 6 quartettini op. 26 / [G.195-200] (1778)
  • 6 quatuors op. 32 / [G.201-206] (1780)- Le no 4, 1er mvt. : Allegro bizarro.
  • 6 quartettini op. 33 / [G.207-212] (1781)
  • 1 quatuor op. 39 / [G.213] (1787)
  • 2 quatuors op. 41 / [G.214-215] (1788)
  • 2 quartettini op. 42 / [G.216-217] (1789)
  • 2 quartettini op. 43 / [G.218-219] (1790)
  • 6 quartettini op. 44 / [G.220-225] (1792)- Le no 4 : La Tiranna.
  • 6 quartettini op. 48 / [G.226-231] (1794)
  • 4 quatuors op. 52 / [G.232-235] (1795)
  • 6 quartettini op. 53 / [G.236-241] (1796)
  • 6 quatuors op. 58 / [G.242-247] (1799)- le no 5 : La Cornemuse.
  • 2 quatuors op. 64 / [G.248-249] (1804), le deuxième est incomplet.

Quintettes à cordes avec deux violoncelles[modifier | modifier le code]

  • 6 Quintettes, op. 10 / [G.265-270] (1771)
  • 6 Quintettes, op. 11 / [G.271-276] (1771) - Le no 5 contient le fameux Menuet, le no 6 : L'Uccelleria.
  • 6 Quintettes, op. 13 / [G.277-282] (1772)
  • 6 Quintettes, op. 18 / [G.283-288] (1774)
  • 6 Quintettes, op. 20 / [G.289-294] (1775)
  • 6 Quintettes, op. 25 / [G.295-300] (1778)
  • 6 Quintettini, op. 27 / [G.301-306] (1779)
  • 6 Quintettes, op. 28 / [G.307-312] (1779)
  • 6 Quintettes, op. 29 / [G.313-318] (1779) - Le no 4 : Il Ballo Tedesco.
  • 6 Quintettini, op. 30 / [G.319-324] (1780) - Le no 6 : La Musica Notturna delle strade di Madrid.
  • 6 Quintettes, op. 31 / [G.325-330] (1780)
  • 6 Quintettini, op. 36 / [G.331-336] (1786) - Le no 6 : Dello Scacciapensiero.
  • 6 Quintettini, op. 40 / [G.340-345] (1788) - Le no 1, trio du menuet : La Folia, le no 2: Del Fandango.
  • 2 Quintettes, op. 41 / [G.346-347] (1788)- le no 1, 4e mvt. : Allegro alla Turca.
  • 4 Quintettes, op. 42 / [G.348-351] (1789)
  • 3 Quintettes, op. 43 / [G.352-354] (1790)
  • 4 Quintettes, op. 45 / [G.355-358] (1792)
  • 6 Quintettes, op. 46 / [G.359-364] (1793)
  • 5 Quintettes, op. 49 / [G.365-369] (1794)
  • 6 Quintettini, op. 50 / [G.370-375] (1795)
  • 2 Quintettes, op. 51 / [G.376-377] (1795)

Quintettes pour formations diverses[modifier | modifier le code]

  • Quintettes op. 39, pour deux violons, un alto, un violoncelle et une contrebasse (1787) [G.337-339]
  • Quintettes [G.379-G.406], deux violons, deux altos et violoncelle, (arrangement des opus 56 et 57)
  • Quintettes, op. 60 et 62, pour deux violons, deux altos et violoncelle (1801) [G.391-G.402] dédiés à Lucien Bonaparte.
  • Quintettini pour deux violons, flûte, alto et violoncelle op.17, op. 19, op.55 [G.419-G.436]
  • Quintettes [G.407-418] (op. 56 et 57), piano, deux violons, alto et violoncelle
  • Quintettes [G.445-453], guitare, deux violons, alto et violoncelle

Sextuors à cordes[modifier | modifier le code]

  • Sextuors à cordes [G.454-460] (op. 23, 1776, pub. Paris, chez Sieber 1780 comme op. 24), pour deux violons, deux altos et deux violoncelles

Divertimenti[modifier | modifier le code]

  • Divertimenti (ou sextuors) [G.461-466] (op.16, 1773, éd. Paris, La Chevardière 1775, Sieber/Le Duc, 1790 comme op.15 - manuscrit : Paris, BN Ms. 1610), flûte, deux violons, alto et deux violoncelles

Musique avec orchestre[modifier | modifier le code]

Concertos[modifier | modifier le code]

  • Concertos pour violoncelle, [G.474-484], [G.573]
  • Concertos pour violon, [G.485], [G.486], [G.574] (douteux quant à leur attribution à Boccherini)
  • Concerto pour clavecin ou pianoforte, [G.487]
  • Concerto pour flûte, [G.575] (fausse attribution à Boccherini)

Symphonies[modifier | modifier le code]

  • 6 symphonies op. 12 / [G.503-508] (1771) - Symphonie en ré mineur « La casa del Diavolo ».
  • 6 symphonies op. 21 / [G.493-498] (1775)
  • 6 symphonies op. 35 /[G.509-514] (1782)
  • 4 symphonies op. 37 / [G.515-518] (1786/87)
  • Symphonie op. 41 / [G.519]
  • Symphonie op. 42 / [G.520]
  • Symphonie op. 43 / [G.521]
  • Symphonie op. 45 / [G.522]

Musique vocale et religieuse[modifier | modifier le code]

  • Messe op.59 [G. 528] (1800) Œuvre perdue.
  • Kyrie [G.529] (1764/6) pour chœur à 4 voix mixtes et orchestre.
  • Gloria [G.530] (1764/6) pour solistes (soprano, ténor, basse) et chœur à quatre voix mixtes avec orchestre.
  • Stabat Mater [G.532a & b] (1781, rév. 1800).
  • Cantates : [G.535], [G.536] et [G 543]
  • 2 oratorios : [G.537], [G.538]
  • La Clementina: [G.540], opéra-zarzuela en 2 actes, livret de Ramón de la Cruz (créé fin 1786).

Compositeurs inspirés par Boccherini ou dédicaces[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Symphonies Concertos Musique de chambre Vocales

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

  • Symphonies op. 7 & 10, 12, 21, 35, 37 & 41, 42 & 45 - Deutsche Kammerakademie Neuss, Dir. Johannes Goritzki (1991/93, 8CD CPO 999 084-2 & 999 172 à 178-2);
  • Sinfonie a grande orchestra op. 37 (1786/87) - Academia Montis Regalis, Dir. Luigi Mangiocavallo (1996, Opus 111 OPS 30-168);
  • Symphonies op. 35, 41 & 42 [G.519, G.513, G.508, G.520] - Akademie für Alte Musik Berlin (1997-2003, Harmonia Mundi HMA 1951597);
  • Fandango, Sinfonia & La Musica Notturna du Madrid - Le Concert des Nations, Dir. Jordi Savall (2005, Alia Vox AV 9845);
  • Quatre Symphonies op. 37 nos 1, 3, 4 [G.515, 517, 518] et op. 42 [G. 520], London Festival Orchestra (Londres 1995, Hyperion CDA 66904).

Concertos pour violoncelle[modifier | modifier le code]

  • Concertos G 480 & 483 et Sinfonia G 497 & 506 - Anner Bylsma, Tafelmusik, Dir. Jeanne Lamon (1988, DHM RD 77867)
  • Concertos pour violoncelle, Ouvertures, Octuor & Sinfonia - Anner Bylsma, Tafelmusik, Dir. Jeanne Lamon (1993, Sony KS 53 121)
  • Concertos pour violoncelle G 477, 478, 479 & 480 - Ivan Monighetti, violoncelle, Akademie für Alte Musik Berlin (1993, Berlin Classics 0010562BC)

Musique de chambre (sonates à sextuors)[modifier | modifier le code]

Sonates pour violoncelle et basse continue[modifier | modifier le code]

  • Le sonate milanesi a violoncello solo e basso, [G.1-18, G.565, 565bis, 566, mi bémol majeur, sol majeur, la majeur] - Luigi Puxeddu, I Virtuosi della Rotonda (2007-8, Brilliant Classics-93784);
  • Sonate a violoncello solo e basso, [G.2b, G.4, G.5, G.13, G.15, G.18] - Michal Kanka (Praga Digitals PRD 250 147).

Sonates pour clavecin ou pianoforte et violon[modifier | modifier le code]

  • Sei sonate di cembalo e violino obbligato Opera V [G.25-30], Emilio Moreno, violon ; Jacques Ogg, clavecin, El Escorial (2000, Glossa GDC 920306).
  • Sonate per fortepiano con accompagnamento di un violino [G.25-30], Franco Angeleri, pianoforte ; Enrico Gatti, violon (Bologna, 4 ed. 2001, Tactus TC 740201).

Duos[modifier | modifier le code]

  • Sei duetti per due violini Op. 5 (Op. 3) [G. 56-61] - Marco Rogliano et Gianfranco Iannetta, Bologne, (2005, Tactus TC 740204).

Trios à cordes[modifier | modifier le code]

  • La bona notte et trois Trios [G.102, G.93, G.62, G.98] - La Real Cámara, Barcelone (1994, Glossa GCD 920301);
  • Sei Trii op.1, [G.77-82] - Trio Arcophon, (Rivoalto CRA 9001,1998- ADD 1969);
  • Boccherini en Boadilla. Trios op. 14 [G. 95-100], La Real Cámara, San Lorenzo de El Escorial (2007, Glossa GCD 308);
  • Los Últimos Tríos [G.114, G.116, G.117, G.118], La Real Cámara, San Lorenzo de El Escorial (1995, Glossa, GDC 92030);
  • Trios op.34, Vol. I, [G. 101, 102 et 103] - La Ritirata: Hiro Kurosaki et Lina Tur Bonet, violons ; Josetxu Obregón, violoncelle et direction artistique, Barcelone, 2010, Columna Música 1CM0258 ;
  • Trios op.34, Vol. II, [G. 104, 105 et 106] - La Ritirata: Hiro Kurosaki et Lina Tur Bonet, violons ; Josetxu Obregón, violoncelle et direction artistique (Barcelone, 2011, Columna Música 1CM0275) ;
  • 6 trios opus 47, [G.107-112] - Ensemble Europa Galante (1991, Opus 111 OPS 41-9105).

Quatuors à cordes[modifier | modifier le code]

  • Sei quartetti per archi, op. 2 [G.159-164] - AleaEnsemble (2008, Stradivarius, STR 33758);
  • Cuartetos op.8 [G.165-170], Artaria String Quartet, (2012, Columna Música 1CM0221);
  • Sei quartetti per due violini, alto e violoncello dedicati alli Signori Diletanti di Madrid op. 9 [G. 171-176] - Artaria Quartet (2007, Música Antigua);
  • Quatuors à cordes op. 32 (1, 2) et op. 39 [G. 201, 202, 213] - Quartetto Borciani, Ivrea-Italie (2000, Naxos 8.555042);
  • Quatuors à cordes op. 32 (3-6) [G. 203, 204, 205, 206] - Quartetto Borciani, Ivrea-Italie (2000, Naxos 8.555043).
  • Quatuors à cordes op. 52 (1-4) [G.232-235] - Quartetto d'archi di Venezia, Genoa (1996, Dynamic CDS154).
  • Quatuors à cordes op. 58, The Revolutionary Drawing Room (1992, 2CD CPO 999 070-2)

Quintettes à cordes avec deux violoncelles[modifier | modifier le code]

  • Quintettes à cordes avec deux violoncelles, op. 10 [G.265-270] (1770), op. 11 [G.271-276] (1770), op. 13 [G.277-282] (1772), op. 18 [G.283-288] (1774), op. 20 [G. 289-294] (1775), op. 25 [G. 295-300] (1778), op. 27 [G. 301-306] (1779), op.28 [G.307-312] (1779) - La Magnifica Comunità, Padoue-Italie, (2004-2010, Brilliant Classics 8 vol.);
  • Quintettes à cordes avec deux violoncelles, op. 45 no 4, op. 46 no 4 & op. 11 no 6 Uccelleria - Europa Galante, Dir. Fabio Biondi (1993, Opus 111 OPS 30-82);
  • Quintettes à cordes avec deux violoncelles, op. 25 nos 1, 4 & 6 et extrait op. 11 no 5 Menuet - Europa Galante, Dir. Fabio Biondi (2001, Virgin 5 45421 2).

Quintettes avec piano[modifier | modifier le code]

  • Quintettes avec piano, op. 56 & 57 - Quatuor Mosaïques, Patrick Cohen, piano-forte (1992 & 1990, Astrée E 8518 & E 8721);
  • Quintettes avec clavier, op. 56 & 57 [G.407-412 et G.413-418] - Ensemble Claviere (2005, Brilliant Classics 92890).

Quintettes pour formations diverses[modifier | modifier le code]

  • Quintettes avec deux altos [G.391, G.397, G.395] - Ensemble 415, Dir. Chiara Banchini (1993, Harmonia Mundi 901402);
  • Quintettes avec contrebasse op. 39 [G.337-339] - Ensemble 415 Dir. Chiara Banchini (1990, Harmonia Mundi 901334);
  • Quintettes avec flûte op. 17 [G.419-424] - Alexandre Magnin, flûte, Quatuor Janacek (1995, Naxos 8.553719);
  • Quintettes avec flûte op.19 [G.425-430], Auser Musici, Pise, (2007, Hyperion CDA 67646);
  • Quintettes avec hautbois op. 55 [G.431-436], Lajos Lencsés, hautbois, Quatuor Parisii (1992, Capriccio 10 454);
  • Quintettes avec flûte [G.437-442] - Jean-Pierre Rampal, R. Pasquier, B. Pasquier, R. Pidoux, M. Sterna (1996, Sony SK 62 679).

Sextuors à cordes[modifier | modifier le code]

  • Sextuors à cordes op.23 [G.457, G.454, G.459, G.456], Königsdorf (1992, Capriccio, 10450);
  • Sextuors à cordes op.23 [G.454, G.455, G.458], Ensemble 415 (1994, Harmonia Mundi 901478).

Œuvres vocales[modifier | modifier le code]

  • Stabat Mater [G.532a] - Agnès Mellon, soprano, Ensemble 415, Dir. Chiara Banchini (1992, Harmonia Mundi HM 901378)
  • Stabat Mater [G.532a] - Sophie Karthäuser, soprano ; Francois Poly, violoncelle ; Hervé Douchy, violoncelle, Ensemble Les Folies Françoises (2007, Ricercar).
  • La Confederazione dei Sabini con Roma [G.543] - Orchestra da camera “Luigi Boccherini” (Lucques,1998, Bongiovanni, GB 2226-2)
  • La Clementina [G.540] - Maria Hinojosa, Marta Rodrigo, David Alegret, La Compania del Principe Aranjuez, Pablo Heras-Casados (dir.), Musica Antigua Aranjuez (2010)

Transcriptions et arrangements[modifier | modifier le code]

  • Six Quatuors pour le clavecin ou pianoforte, violon, viola et basse obligé [G.259] - La Real Cámara, Dir. Emilio Moreno (2011, Glossa GCD 920312).
  • Quartetti op. 26 (1778) per due pianoforti [G.76] - Anna Clemente et Susanna Piolanti (2012, Tactus TC740209).
  • Sonates pour violoncelle et basse continue [G.1,4,5,6,10 et 13] (arrangement pour violoncelle et piano Alfredo Piatti), Fedor Amosov et Jen-Ru Sun, (2010, Naxos 8.572368).
  • Quatuors pour ensemble à vents [G.262/1,G.262/2,G.262/3] et [G.263/1,G.263/2,G.263/3] (arrangement Othon Van den Broek), Ens. Consortium Classicum (Orfeo C322941A).

Extraits musicaux[modifier | modifier le code]

String Quintet op.27 No 3, second movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (October 2001)
String Quintet op.27 No 1, first movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (November 2001)
String Quintet op.27 No 1, second movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (November 2001)
String Quintet Op10 No5, third movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet Op62 No4, first movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet Op62 No4, second movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet Op62 No4, third movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet Op62 No4, fourth movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet Op11 No1, first movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet Op11 No1, second movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet Op11 No1, third movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet Op11 No3, first movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet Op11 No3, second movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet Op11 No3, third movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet Op11 No3, fourth movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.11 No 2, first movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet op.11 No 2, second movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet op.11 No 2, third movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet op.11 No 2, fourth movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2001)
String Quintet op.13 No 1, first movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.13 No 1, second movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.13 No 1, third movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.13 No 1, fourth movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.18 No 1, first movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.18 No 1, second movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.18 No 1, third movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.18 No 1, fourth movement
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesizer (2002)
String Quintet op.18 No 4, first movement
Performed by Jacques Lochet, violin and sampler (2006)
String Trio op.6 No 4, first movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2013)
String Trio op.6 No 4, second movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2013)
String Trio op.6 No 4, third movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2013)
String Quintet op.30 No 1, first movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 1, second and last movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 2, first movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 2, second and last movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 3, first movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 3, second and last movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 4, first movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 4, second and last movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 5, first movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.30 No 5, second and last movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.31 No 3, first movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.31 No 3, second movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.31 No 3, third movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
String Quintet op.31 No 3, fourth movement FIRST RECORDING
Performed by Jacques Lochet, violin and synthesiser (2014)
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un enfant de sexe masculin mourut en bas âge avant lui. Cf. COLI 2005, TORTELLA 2008 et KAISERKERN 2014.
  2. Livret de l'oratorio de Haydn, Il ritosarno di Tobia de 1775.
  3. Ce fut pour le couple Viganò que Boccherini composa entre autres le Balletto spagnolo [G.526]. Ils eurent un fils prénommé Salvatore (1769–1821) qui surpassa en renommée et en talent ses parents dans le domaine de la danse et de la chorégraphie.
  4. Nous possédons très peu d'informations sur elle, si ce n'est qu'elle partit pour Vienne rejoindre sa mère, sa sœur Maria Ester et son frère Giovanni Gastone en 1763 et qu'elle devait par la suite se marier avec un certain Navarro.
  5. Pour le frère et les sœurs de Boccherini, voir les entrées respectives qui leurs sont consacrées, dans TORTELLA, Jaime (dir.) : Luigi Boccherini: Diccionario de Términos, Lugares y Personas, Tempo di Minuetto 3, Asociación Luigi Boccherini (ALB), 2008.
  6. Et non 1757, comme on le supposait avant.
  7. Qui emprunte le thème à la Sonate en Trio opus 1 no 10 de Corelli.
  8. Publiés à Paris par Bailleux comme op. 2 en 1767.
  9. Publiés à Paris par Venier comme op. 1 en 1767 en tant que /SEI/SINFONIE/O SIA QUARTETTI/(...).
  10. Le passage de Boccherini et de son père est également attesté à Gênes en 1765 dans les Stati delle anime (registres) de la paroise de San Siro ainsi qu'en 1767 (seul) dans ceux de la paroisse de Santa Maria delle Vigne. Voir BONGIOVANNI Carmela, Luigi Boccherini a Genova (1765, 1767): novità e precisazioni, dans : Rivista Italiana di Musicologia , Vol. XLI, n. 1, Florence, 2008.
  11. Le quartetto toscano. Voir COLI Remigio 2005, p. 52-53, op. cit.
  12. Voir BELLORA Carlo, Filippo Manfredi. La biografia e l'opera strumentale : il compagno di viaggio di Luigi Boccherini e le sue peregrinazioni tra Lucca, Genova e la Spagna durante la metà del Settecento. Varese, Zecchini, 2009.
  13. Cf. "Bagge", dans TORTELLA 2008, op. cit.
  14. Anne Louise Brillon de Jouy (1744–1824) fut l'une des premières à composer pour ce nouvel instrument qu'était alors le pianoforte, en y introduisant des indications de dynamiques. Elle fut l'amie de Benjamin Franklin. Cf. "Brillon de Jouy", dans TORTELLA 2008, op. cit. et aussi de PAS Christine, Madame Brillon de Jouy et son salon. Une musicienne des Lumières, intime de Benjamin Franklin, Paris, éditions du Petit Page, 2014.
  15. Quand ces sonates furent publiées en 1769, les références au pianoforte furent remplacées par celles de clavecin et les indications de nuances et de dynamiques furent adaptées pour cet instrument encore populaire à cette époque.
  16. Publiées par Venier.
  17. Burney, Charles, The Present State of Music in France and Italy, 1771 -- Traduction française: Voyage musical dans l’Europe des Lumières, Paris, Flammarion, 1992.
  18. 1 real équivaudrait à environ 3 euros.
  19. Publiés en 1771 à Paris par Venier comme opus 9.
  20. (1749-1785). Soprano romaine, fille d'Antonio Pelliccia et de Maria Luisa Hartz. Elle chanta avec sa sœur Maria Teresa comme seconde soprano dans la Compañía de los Reales Sitos dirigée par Luigi Marescalchi au moment où Boccherini décida d'abandonner Paris pour voyager en Espagne à la fin de l'hiver 1767-68. Cf. « Pelliccia Clementina  », dans TORTELLA 2008, op. cit.
  21. Elle figura avec sa sœur dans la distribution de l'opéra l'Almeria. Drama serio per musica da reppresentarsi nel nuovo teatro del Real Sitio di Aranjuez la primavera dell' anno 1768. In Madrid, nella Stamperia Real de la Gazeta. La musique était de Juan Francisco de Majo. E. COTARELO Y MORI, Orígenes y establecimiento de la ópera en España hasta 1800, Tip. de la Revista de Arch., Bibl. y Museos, Madrid, 1917, p. 193-194 et aussi TORTELLA 2008 à l'entrée "Compañía de los Reales Sitos".
  22. L'air final du second acte de l'opéra l'Almeria a été composé et accompagné au violoncelle seul par Boccherini. COTARELO Y MORI 1917, op. cit., p. 193-194, note 1.
  23. Casanova nous apprend dans ses Mémoires, t. III (1763–1774), chap. 127, Gallimard, Paris, 1960, que la composition de cet opéra m'avait obligé de lier connaissance avec les actrices, la première était une Romaine nommée Pelliccia, ni belle ni laide, louchant un peu et d'un talent médiocre. Elle avait une sœur plus jeune et réellement jolie, pour ne pas dire belle. Nous dînions elle, son mari, sa sœur, un célèbre premier violon [Boccherini] qui l'épousa quelque temps après (...).Voir aussi COLI Remigio, Casanova incontra Boccherini: i primi anni del musicista in Spagna (1768-1771), Nuova Rivista Musicale Italiana, 4, 1993, p. 557-562.
  24. De cette union devaient naître 7 enfants : Joaquina, Felix Luis, Luis Marcos, Josef Mariano, Teresa, Mariana et Isabel. Seuls deux, Luis Marcos et Josef Mariano, atteignirent l'âge adulte.
  25. Publiés à Paris par Venier comme op. 6.
  26. Par Venier comme op. 10.
  27. Boccherini percevait deux salaires : 18 000 reales comme violoncelliste et 12 000 reales comme compositeur.
  28. Il n'en produisit pas moins de 113 sur les 137 quintettes écrits.
  29. Yves Gérard précise que l'œuvre passa inaperçue à l'époque et que ce n'est qu'à partir de 1865, en France, que se répandit la fascination pour cet extrait dans le monde, symbolisant l'œuvre du compositeur pourtant très peu jouée, évoquant un monde suranné et disparu. Livret du disque Biondi Quintettes op. 25 no 1, 4 & 6, menuet op. 11 no 5 (Virgin).
  30. Son premier mouvement en ré majeur adagio-allegro giusto évoque probablement les ramages de toutes sortes d'oiseaux que possédait Don Luis dans les pittoresques oiselleries de ses résidences d'été. Le second mouvement, l'allegro en la mineur intitulé I pastori e il cacciatori, les chasses qui rythmaient la vie à la cour et cette propension qu'avait Boccherini pour la pastorale (Cf. le 1er mvt. du quintette op. 10 no 6 [G.270] et le 2e mvt. de la symphonie op. 41 [G.519]).
  31. Olías del Rey, Talavera de la Reina, Torrijos, Velada et Cadalso de los Vidrios.Voir COLI Remigio: Luigi Boccherini. La vita e le opere. Maria Pacini Fazzi Editore: Lucca 2005 p. 116 et 120.
  32. Voir le chap. 10, "Apogeo del quartetto : l'op. 32" dans Il divino Boccherini. Vita. Opere. Epistolario, G. Zanibon, Padoue 1988, p. 127-140.
  33. L'opus 29 intègre des tournures typiquement baroques comme la fugue, la gigue, les variations ou bien le praeludium. Voir également le chap. 9, "Apogeo del quintetto:l'op. 29" dans CROCE 1988, op. cit. p. 113-126.
  34. Le compositeur fait précéder son œuvre de ces quelques mots d'explication: questo quintettino rappresenta la musica che passa di notte per le strade di Madrid, cominciando dal suono dell'Ave Maria, sino alla Ritirata. Tutto ciò che non è conforme al rigore del contrappunto deve considerarsi alla verità delle cose che si vuol rappresentare. Ce quintette décrit la musique que l'on entend la nuit dans les rues de Madrid, depuis la sonnerie de l'Ave Maria jusqu'au couvre-feu. Tout ce qui va à l'encontre des strictes règles du contrepoint doit donc être considéré avec indulgence, compte tenu de la réalité que l'on cherche à dépeindre ici. Dans : livret de Christian Speck p. 4-5 du CD La musica notturna delle strade di Madrid, Cuarteto Casals, HMC 902092 (2011).
  35. Boccherini manifesta quelques réticences quant à l'exécution et à la publication de cette œuvre hors de son pays d'origine, comme il l'écrit à Ignace Pleyel dans une lettre datée du 10 juillet 1797 : Nel op(er)a 30. Quintettini troverete che uno ha per titulo « La Musica Notturna delle strade di Madrid ». questo pezzo è totalmente inutile, ed anche ridicolo fuori di Spagna poiche non possono gl'uditori giammai comprenderne il significato, ne gl'esecutori sonarlo come deve essere suonato, per il che in Suo Luogo vi mando una Sinfonia di più (...). / Dans l'opus 30, les Quintettes, vous verrez que l'un s'intitule « La Musica Notturna delle strade di Madrid ». Ce morceau est absolument inutile et même ridicule hors d'Espagne, puisque ceux qui l'écoutent ne peuvent jamais en comprendre le sens et que les musiciens ne peuvent le jouer comme il doit être joué. C'est pourquoi je vous envoie à la place une Symphonie supplémentaire (...). Dans : HAINE Malou, 400 lettres de musiciens au Musée royal de Mariemont, Liège, Éditions Mardaga, 1995, p. 108.
  36. Les divers Ave Maria des différentes églises de Madrid.
  37. Les roulements de tambour reviennent dans le VIè mouvement (allegro vivo).
  38. Le menuet des mendiants aveugles (dans lequel les violoncellistes doivent tenir leurs instruments sur leurs genoux et jouer les différentes cordes en pizzicato avec leurs ongles).
  39. La prière du rosaire.
  40. Le manolo était un jeune homme un peu poseur, sans instruction qui se produisait dans les rues en chantant et en dansant. Il était traditionnellement vêtu d'un pantalon s'arrêtant aux genoux (une sorte de culotte courte), de bas blancs, d'une veste courte et très échancrée, de chaussures recouvrant à peine le talon et les orteils, et d'un foulard retenu par un anneau. La guitare était évidemment son indispensable accessoire. Dans: livret de Christian Speck pp4-5 du CD La musica notturna delle strade di Madrid, Cuarteto Casals, HMC 902092 (2011).
  41. Par un jeu de crescendo et de decrescendo, Boccherini donne l'impression qu'une troupe accompagnée de musiciens passe devant l'auditeur. À l'intention des interprètes : « il faut s'imaginer que le signal est d'abord entendu dans le lointain, de sorte qu'il faut commencer très piano et si délicatement que dans un premier temps, on n'entend presque rien (...) ». Voir livret de Speck, op. cit.
  42. Artaria publia des œuvres de Boccherini, entre autres les quintettes op. 25 (1-3), les quatuors op. 26 et op.32(33) ainsi que les trios à cordes op.34, au début des années 1780. Voir Rash, Rudolf (dir.) : Understanding Boccherini's Manuscripts, Cambridge Scholars Publishing, 2014.
  43. J-B. Venier était d'origine vénitienne.
  44. Lettre à Pleyel, 24 décembre 1798.
  45. Désignée par le terme historiographique de Décade opaque et apparue pour la première fois dans TORTELLA 2002, cette période qui couvre à peine dix ans n'apporte aucun document biographique ayant trait à Boccherini.
  46. MORABITO Fulvia, La lettera di Breslau di Luigi Boccherini: evidenze peritali sulla "non identità di mano", dans : Boccherini Studies vol. 2, p. 117-187.
  47. SPECK Christian, Der Autor des angeblichen Boccherini-Briefes aus Breslau ist Abbé Bastiani, dans : Boccherini Studies vol.3, p. 1-16.
  48. so bene che la musica è fatta per parlare al cuore dell’uomo ed a questo m’ingegno di arrivare se posso: la Musica senza affetti, e passione, è insignificante.
  49. Voir GÉRARD Yves, Luigi Boccherini and Madame Sophie Gail, The Consort, XXIV (1967), p. 294–309.
  50. Boccherini, un músico italiano en la España ilustrada, Sociedad Española de Musicología, Madrid, 2002.
  51. Le roman de Fernando Amorin lui attribue même un revenu mensuel de 8 000 €.
  52. CIRANNI R. et FORNACIARI G. : Ergonomic pathology of Luigi Boccherini, in Lancet, no 9359, Vol. 360, 2002.
  53. L'autopsie a en outre démontré que ses habitudes alimentaires étaient celles d'un homme aux ressources économiques bien éloignées de l'état de pauvreté communément admise.
  54. Pour une mise au point biographique le concernant ainsi que ses rapports avec la musique de Boccherini, voir RASCH Rudolf, A Note on Louis Picquot (1804-1870), Boccherini's First Biographer, dans : Boccherini Studies vol. 4, p. 331-348, 2014.
  55. avec Arrigo Pelliccia et Guido Mozzato aux violons, Luigi Sagrati et Renzo Sabatini aux altos et Arturo Bonucci et Nerio Brunelli aux violoncelles.
  56. Leurs interprétations des quintettes de Boccherini ont été publiés par le label Testament, 2002. Cf. les textes de Tully Potter dans les livrets accompagnant les trois disques.
  57. Voir TORTELLA Jaime (dir.) Asociacíon Luigi Boccherini-10 años de actividad (2003-2013), FC-3, ALB, 2013 et Liens externes.
  58. La Piazza del Suffragio.
  59. La sculpture est due à l'artiste néerlandaise Daphné du Barry (*1950). Voir du BARRY Daphné, le Bronze et la Beauté, Maria Pacini Fazzi éditions.
  60. Sont actuellement disponibles les opp. 10, 11, 13, 18, 20, 25, 27 et 28.
  61. www.radioboccherini.net est diffusée par la plateforme Radionomy. Voir les Liens externes.
  62. Jean Baptiste Cartier, L’Art du Violon ou Division des Écoles choisies dans les Sonates Italiennes, Françaises et Allemandes, Paris, 1798 - cité par Choron & F. Fayolle, Dictionnaire historique des musiciens Paris, Valade (1810). [1]
  63. Au tout début de la 51e minute, lorsque arrivés au dessert le Dauphin et la Dauphine de France voient arriver la comtesse de Noailles, dame de compagnie de Marie-Antoinette leur annoncer "la délivrance de Madame la comtesse de Provence (sic)". Les cinq instrumentistes de la formation quintette à cordes avec deux violoncelles qui jouaient au second plan cessent alors toute musique et se lèvent à la fin de cette séquence.
  64. Friedrich Grützmacher (1832–1903), violoncelliste allemand, il a aussi réarrangé les suites pour violoncelle solo de Bach et composé des cadences pour les concertos de violoncelle de Joseph Haydn et de Boccherini. Cf. « Grützmacher  », dans TORTELLA 2008, op. cit.
  65. (1832-1918). Violoniste de formation, il fut Konzertmeister aux conservatoires de Münich et de Dresde.
  66. Le basson pouvant être remplacé par le hautbois.
  67. (1758–1832). Il rédigea en 1795 un Traité général de tous les instruments à vent, à l'usage des compositeurs. Il fut professeur au Conservatoire de Paris de 1795 à 1800.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions musicales modernes[modifier | modifier le code]

  • Luigi Boccherini. Edizione critica delle opere a cura di Aldo Païs, Padoue, G. Zanibon, 1990, (incomplète).
  • Luigi Boccherini. Opera omnia, Italian National Edition under the Direction of Christian Speck, Bologne, Ut Orpheus Edizioni 2005.

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Fernando Amorin, Les Mémoires de L. Boccherini, violoncelliste virtuose, biographie, EditeurIndépendant.com,‎ 2007.
  • Louis Picquot, Notice sur la vie et les ouvrages de Luigi Boccherini, suivie du catalogue raisonné de toutes ses œuvres, tant publiées qu'inédites, Paris, chez Philipp (=Camille Prilipp),‎ 1851; réed. en 1930 par Georges de Saint-Foix, librairie musicale R.Legouix, Paris.
  • Germaine de Rothschild, Luigi Boccherini. Sa vie, son œuvre, Paris, Plon,‎ 1962.
  • (it) Collectif. Luigi Boccherini. Un musicista lucchese alla corte di Madrid, Libreria Musicale Italiana, Lucques, 2009.
  • (it) Bonaventura, Arnaldo: Boccherini, Edizioni Fratelli Treves, Milan-Rome, 1931.
  • (it) Coli, Remigio: Luigi Boccherini, la vita e le opere, Maria Pacini Fazzi, Lucques 2005.
  • (it) Croce, Luigi della: Il divino Boccherini. Vita. Opere. Epistolario, G. Zanibon, Padoue 1988.
  • (it) Mangani, Marco: Luigi Boccherini, L’Epos, Palerme 2005.
  • (de) Kaiserkern, Babette: Luigi Boccherini, Leben und Werk. Musica amorosa, Weimarer Verlagsgesellschaft, Weimar 2014.
  • (es) Barce, Ramón: Boccherini en Madrid (Primeros años: 1768-1779), Madrid, Instituto de Estudios Madrileños Europeos en Madrid, 1992.
  • (es) Biagioni, Ugo: Boccherini, Istituto Italiano di Cultura, Madrid, 1993.
  • (es) Tortelle, Jaime: Luigi Boccherini y el Banco de San Carlos, Editorial Tecnos, Madrid, 1998.
  • (es) Tortella, Jaime: Boccherini, un músico italiano en la España ilustrada, Préfacé par Yves Gérard, Sociedad Española de Musicología, Madrid 2002.

Revues, études et articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Gérard, Yves: Thematic, Bibliographical and Critical Catalogue of the Works of Luigi Boccherini, Oxford University Press, Londres, New York, Toronto, 1969.
  • (en) Le Guin, Elisabeth: Boccherini’s body: an Essay in Carnal Musicology, Berkeley, University of California Press, 2005.
  • (en) Speck, Christian: Boccherini, (Ridolfo) Luigi, dans: The New Grove Dictionary of Music and Musicians, seconde édition, édité par Stanley Sadie, 29 vols., Londres, Macmillan, 2001, p. 749-764.
  • (en) Speck, Christian: Boccherini as Cellist and his Music for Cello, dans: Early Music, XXIII (2005), p. 191-210.
  • (en) Rash, Rudolf (dir.): Understanding Boccherini's Manuscripts, Cambridge Scholars Publishing, 2014.
  • (it) Croce, Luigi della: Le 33 Sinfonie di Boccherini: Guida e analisi critica, Eda, Turin 1979.
  • (it) Speciale Amadeus: Luigi Boccherini 1743-1805, supplément au no 5 (54) du mensuel musical Amadeus de mai 1994.
  • (it) Collectif: Luigi Boccherini dans L’Aldilà, Rivista di Storia della Tanatologia,Istituto Storico Lucchese, Année III, 1997, n. 2.
  • (it) Bongiovanni, Carmela: Luigi Boccherini a Genova (1765, 1767): novità e precisazioni, dans: Rivista Italiana di Musicologia , Vol. XLI, n. 1, Florence, 2008.
  • (it) Speck, Christian: Boccherini Studies, Bologne, Ut Orpheus Edizioni 2007.
  • (es) Tortella, Jaime (dir.): Dossier Bicentenario de la muerte de Luigi Boccherini, dans: Revista de Musicología, Vol. XXVII, no 2, Madrid, 2004, p. 605-812.
  • (es) Tortella, Jaime (dir.): Luigi Boccherini: Diccionario de Términos, Lugares y Personas ,Tempo di Minuetto 3, Asociación Luigi Boccherini (ALB), 2008;
  • (de) Speck, Christian: Boccherinis Streichquartette. Studien zur Kompositionsweise und zur gattungsgeschichtlichen Stellung, Munich, Fink 1987 (Studien zur Musik, 7).
  • Dozio, Alessandro: La musique de Luigi Boccherini: splendeur et misère d'une œuvre rare, dans: Revue Musicale de Suisse Romande n°63/4, décembre 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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