Luigi Boccherini

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Luigi Boccherini

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Luigi Boccherini vers 1765-1768

Naissance 19 février 1743
Lucques, Flag of Lucca.svg République de Lucques
Décès 28 mai 1805 (à 62 ans)
Madrid, Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Royaume d'Espagne
Activité principale violoncelliste, compositeur
Maîtres abbé Domenico Francesco Vannucci, Giovanni Battista Costanzi
Famille Giovanni Gastone, frère, Onorato Viganò, beau-frère

Luigi Boccherini (né le 19 février 1743 à Lucques en Toscane – mort le 28 mai 1805 à Madrid, en Espagne) est un violoncelliste et compositeur italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Luigi Rodolfo, troisième enfant d'une fratrie de sept, provient d'une famille d'artistes. Son père, Leopoldo (1712-1766), chanteur, violoncelliste et surtout excellent contrebassiste, est employé dans l'orchestre municipal. Son frère Giovanni Gastone (1742-circa 1800) est le librettiste de plusieurs opéras d'Antonio Salieri, Florian Gassmann et de Joseph Haydn[1] et devint le poète de la cour ; sa sœur, Maria Ester (1740–circa 1800), ballerine épousa le célèbre danseur et chorégraphe Onorato Viganò. Il a deux sœurs : Anna Matilde, née en 1744, est danseuse à Vienne et Riccarda, une cantatrice, née en 1747, exerce à Florence. Sa mère est Maria Santa née Prosperi (?-1776).

Luigi, très précocement, montre beaucoup d'intérêt pour la musique et particulièrement pour le violoncelle. Son père lui donne ses premières leçons dès 5 ans, mais, étonné par les aptitudes de l'enfant, il le confie au violoncelliste et maître de chapelle de la cathédrale Saint-Martin de Lucques, l'abbé Domenico Francesco Vannucci. Il donne son premier concert à l'âge de 13 ans, ce qui lui vaut de recevoir une bourse d'études.

En 1757, il est envoyé à Rome auprès d'un compositeur célèbre à l'époque, Giovanni Battista Costanzi, chef d'orchestre de la cathédrale qui l'initie à la composition dont le surnom était Giovannino del Violoncello. Il se familiarise avec l'œuvre de Palestrina et d'Allegri dont le célèbre Miserere fera très forte impression sur le jeune homme.

Après avoir terminé ses études à Saint-Pierre de Rome, il suit, accompagné de sa sœur Maria Ester et de son frère Giovanni Gastone, son père qui a obtenu un poste pour lui et son fils à l'orchestre de la cour impériale d'Autriche à Vienne. Il y composa ses six trios opus 1 en 1760, il a 17 ans (G. 77-82) ; la remarquable partie de violoncelle est totalement indépendante et dépasse donc largement le rôle traditionnel de continuo de cet instrument. On ne connaît pas d'œuvres antérieures. Pendant cette période viennoise, il trouve en Gluck un protecteur influent. Mais, dès août 1760, il postule à un emploi de violoncelliste dans sa ville natale, refusant un poste dans l'orchestre de l'impératrice Marie-Thérèse pour qui Gluck le soutient… Après un an et demi d'attente, ils ne reçoivent aucune réponse de Lucques, ce qui force Luigi à « aller voir sur place » entre octobre et décembre 1762. À son retour, Luigi est immédiatement repris dans l'orchestre du Burgtheater.

Boccherini ne retourne à Lucques qu'en 1764. Cette année-là, gagné par la nostalgie, et convié par la municipalité à prendre un poste de violoncelliste dans l'orchestre princier pour cinq thalers, Luigi quitte Vienne pour sa ville natale, préférant la place de violoncelliste à la chapelle palatine de Lucques. Mais bizarrement dès le premier concert, le 4 août, il demande son congé au magistrat de la ville et décide, toujours accompagné par son père, d'aller à Milan. Il y rencontre Sammartini qui l'encourage à persévérer en tant que compositeur et dans la forme de la musique de chambre avec violoncelle.

En octobre 1765, ils rentrent à Lucques où Luigi reprend son poste dans l'orchestre, écrivant des œuvres qui plaisent au public, notamment une cantate festive La confederazione dei Sabini con Roma (G 543). Malgré tout, les ennuis financiers étaient toujours source de problèmes. Luigi montra les premiers symptômes de tuberculose et son père disparut à cette époque ; Luigi avait 23 ans. C'est peut-être cette situation qui favorisa le départ du compositeur.

France[modifier | modifier le code]

Luigi Boccherini

Devant le relatif insuccès de sa carrière et la maigre rémunération, le violoncelliste quitte sa Toscane natale pour ne plus jamais y revenir. Il entreprit, probablement accompagné de sa mère, une tournée de concerts pendant l'été 1766, avec le quatuor à cordes qu'il a créé dès 1764, chose exceptionnelle à l'époque. La formation est composée d'élèves de Tartini rencontrés à Milan, les violonistes Pietro Nardini (1722-1793) et Filippino Manfredi (1731-1777), élève du précédent, ainsi que l'altiste, également compositeur, Giuseppe Maria Cambini (1746-1825). Le répertoire est composé d'œuvres de Haydn, de Boccherini et de quelques compositeurs en vogue. Entre 1764 et 1768, il compose deux oratorios, Giuseppe Riconosciuto et Gioas, re di Giuda. Il entreprend une tournée avec Manfredi en Italie du Nord (Lombardie), à Vienne puis enfin à Paris. À la suite de la querelle des Gluckistes et des Piccinistes, les Italiens y sont les bienvenus. Boccherini et Manfredi présentent leurs œuvres au Concert Spirituel :

« Monsieur Manfredini exécuta sur le violon un concerto de sa composition... et Monsieur Boccherini déjà connu par ses trios et quatuors, qui sont d'un grand effet, a exécuté en maître, sur le violoncelle, une sonate de sa composition. »

— Mercure de France, avril 1768

La renommée de Boccherini s'étend et ce voyage va décider de l'avenir du musicien. En 1768, Boccherini et Manfredi sont introduits dans divers salons parisiens notamment celui du Baron de Bagge[2] dont la protection permit aux deux musiciens de se faire mieux connaître du milieu aristocratique. Grâce à son appui, Boccherini se produisit seul ou avec Manfredi dans des soirées musicales. Ils attirèrent l'attention d'une claveciniste parisienne, Mme Brillon De Jouy[3], à qui Boccherini dédia ses six sonates pour clavecin ou pianoforte et violon obbligato[4] Opera V [G.25-30] et très vraisemblablement son concerto pour pianoforte et orchestre [G 487], le seul de Boccherini dans cette combinaison.

Espagne[modifier | modifier le code]

L’ambassadeur d'Espagne à Paris, l'ayant entendu au Concert Spirituel, parvient à convaincre Boccherini et Manfredi de se rendre à Madrid en leur faisant miroiter une place stable sous la protection et grâce au mécénat de Don Luis, frère du roi d'Espagne, Charles III (fils de Philippe V). Cette proposition peut paraître étrange, car le roi n'aime pas la musique. Ils s'installent en Espagne fin 1768 (Boccherini est accompagné de sa mère) ; il est âgé de 26 ans et ne quittera jamais plus ce pays.

La situation n'est effectivement pas aussi brillante qu'ils auraient pu l'espérer. De nombreux musiciens italiens exercent à Madrid et jalousent le compositeur, notamment Francesco Corsetti (le chef d'orchestre), Confort et surtout Brunetti qui exerçait une influence déterminante sur Charles III. De plus, seuls les auteurs d'opéras peuvent espérer la gloire, ce qui n'est pas son cas. Brunetti, à qui l'on soumit les six trios opus 6 (G. 89 à 94), reconnut immédiatement la valeur du musicien, mais fit tout pour empêcher l'engagement à la cour d'un tel concurrent.

Courant 1768, il rencontre la chanteuse romaine Clementina Pellicia, qu'il épouse l'année suivante.

C'est presque par hasard que, fin 1769, Boccherini et Manfredi rencontrent un membre de la famille royale, l'infant Don Luis de Bourbon. Don Luis reçoit la dédicace des six quatuors à cordes opus 8 (G. 165 à 179).

Ce n'est que le 8 novembre 1770 que l'infant Don Luis engagera Boccherini comme violoncelliste de sa chambre et compositeur de musique ('virtuoso di camera e compositor di musica'), avec un traitement annuel de 30 000 reales, l'un des plus forts de la cour, ce qui atteste de l'estime qu'on lui portait. Il compose une première série de douze quintettes à cordes à deux violoncelles (il n'en produisit pas moins de 113 sur les 137 quintettes écrits), forme qu'il a fortement contribué à développer.

C'est aussi de 1771 que date le célèbre Menuet extrait du Quintette opus 11 no 5 en mi majeur (G 275). Yves Gérard précise que l'œuvre est pourtant passée inaperçue à l'époque et que c'est à partir de 1865, en France, que s'est répandue la fascination pour cet extrait dans le monde, symbolisant l'œuvre du compositeur pourtant très peu jouée, évoquant un monde suranné et disparu ?[5]

Arenas de San Pedro[modifier | modifier le code]

Le mariage morganatique de l'infant Don Luis avec María Teresa de Vallabriga (27 juin 1776) entraîna le départ de sa cour de Madrid. Après bien des pérégrinations, Don Luis se fixa finalement en Arenas de San Pedro, petite localité de la province d'Ávila, à 160 km de Madrid à la fin de l'année 1777. Éloigné de tous les centres musicaux d'Europe, Boccherini put néanmoins y approfondir son style personnel. Cette période de sept années passée en Arenas de San Pedro fut sans conteste l'une des plus fécondes de sa vie de compositeur. Pas moins de dix-huit quintettes à cordes (opp. 27, 28 &29) virent le jour pour la seule année 1779. Les quatuors à cordes de l'op. 32 composés durant l'année 1780 marquent l'apogée de sa contribution au genre selon Luigi della Croce. Son opus 29[6] de six quintettes à cordes, une synthèse de son sens inné pour le rythme, les coloris, le folklore, où tendresse et humour se côtoient, atteint au sommet d'une instrumentation qu'il a créée.

Un quintettino se détache de ce massif par ces mouvements inhabituels : c'est celui de l'op. 30/6. Restituer l'atmosphère des rues de Madrid à la nuit tombée pour un Don Luis vieillissant et exilé, telles semblent avoir été les conditions de sa genèse.

Il composa aussi à cette époque le pudique mais non moins remarquable Stabat Mater, œuvre commandée à la fin de l'année 1781 par Don Luis et destinée à une soprano avec accompagnement d'un quintette à cordes avec deux violoncelles ou quatuor à cordes avec contrebasse. Jugeant qu'une seule voix pouvait lasser l'auditeur, Boccherini y apporta par la suite des modifications pour finalement le publier dans une seconde version pour trois voix solistes et orchestre à cordes en 1800, non plus dédié à Don Luis mais cette fois à Lucien Bonaparte...

C'est à cette époque que Joseph Haydn par l'intermédiaire de sa maison d'édition Artaria de Vienne tenta un contact épistolaire avec lui.

Retour à Madrid[modifier | modifier le code]

Le 7 août 1785, il perd son protecteur, Don Luis de Bourbon. Charles III lui accorde une pension et, en janvier de l'année suivante, il parvient à se mettre au service de Frédéric-Guillaume II, encore prince héritier de Prusse, qui avait eu connaissance d'œuvres de Boccherini : « J'ose espérer pouvoir connaître encore d'autres œuvres de votre main. ». Frédéric-Guillaume le nomme, à distance, compositeur de la chambre pour un traitement annuel de 1 000 talers et recevra environ une douzaine de compositions par an, essentiellement des quatuors et des quintettes à cordes.

Dès mars 1786, il va également être employé au service de la comtesse Maria Josefa de Benavente-Osuna. Elle entretient un petit orchestre qui ne compte pas moins de seize musiciens : Boccherini en est direttore del concerto (chef d'orchestre et directeur des concerts). La comtesse lui commande, entre autres, son unique opéra-zarzuela intitulé La Clementina (G 540), sur un livret de Ramón de la Cruz (1731-1794), sorte de Métastase espagnol. L'œuvre est représentée à la fin de l'année 1786 au palais Puerta de la Vega, à Madrid.

À cette époque, il fréquente le peintre Goya qui fait partie des hommes de lettres et d'artistes qui gravitent autour du palais, et des fameuses tertulias, soirées musicales et littéraires, chez les Benavente-Osuna. Il compose pour la duchesse les quintettes opus 36 et 39 (1786/87), ainsi que certains numéros parmi les grandes symphonies opus 35 et 37 : l'opus 35 no 6 et l'opus 37 n° 3. On peut ajouter, en 1788, le Gioco di minuetti ballabili a grande orchestra (G 525).

Mais, pour des raisons inconnues, tout en conservant des relations avec l'orchestre, il renonce à ce poste et aux 1 000 reales mensuels, et ne conserve que la charge de compositeur de Frédéric-Guillaume II, qu'il perd à la mort de celui-ci en 1797, la pension n'est pas renouvelée par son fils et successeur, qui le fait prévenir le 2 mars 1798 : « n'ayant pas besoin des services pour lesquels il tirait une pension du feu Roi père de Sa Majesté, cette pension ne peut plus avoir lieu. ».

Abattu et désargenté, Boccherini tente de vendre quelques œuvres aux éditeurs parisiens Vénier, La Chevardière, Imbault, Sieber et enfin Ignaz Pleyel, qui abusera de la situation difficile du compositeur, ne recevant qu'une part négligeable des bénéfices des publications. Ce dernier obtint 58 œuvres opus 44 à 54, pour 7 200 réals. Puis près de cent-dix œuvres pour 9 600 reales[7].

La période entre les années 1786 et 1797 reste obscure aux biographes. Certains documents, comme une lettre datée de Bratislava du 30 juillet 1787[8] laissant à penser que Boccherini aurait entrepris un voyage à la cour de Prusse, sont aujourd'hui écartés. La lettre, dont l'original n'a jamais été retrouvé, est considérée comme apocryphe. Il semble que Boccherini n'ait jamais plus quitté l'Espagne.

L’été 1799, par l'intermédiaire de Marie-Joseph Chénier (auteur du Chant du départ mis en musique par Méhul), il dédie « à la nation française » un groupe de Six quintettes avec piano opus 57. Dans la lettre du 8 juillet au poète, il écrit ces magnifiques paroles qui sont en quelque sorte une profession de foi capable de décrire toute sa musique :

« je sais bien que la musique est faite pour parler au cœur de l'homme ; et c'est à quoi je m'efforce de parvenir, si je le puis : la musique privée de sentiment et de passions est insignifiante ; d'où il résulte que le compositeur n'obtient rien sans les exécutants[9]. »

— Boccherini à Marie-Joseph Chénier, lettre du 8 juillet 1799.

À la fin des années 1790, il a eu une relation amicale avec le violoniste Pierre Rode et l'on pense que Boccherini a contribué à l'orchestration d'un concerto du maître français. Il a aussi eu pour élève le jeune violoniste Alexandre-Jean Boucher pour l'interprétation de ses œuvres, mais on ignore s'il a reçu des cours de violoncelle et de composition.

Ayant décliné l'invitation à participer à la création du Conservatoire de Paris, Boccherini obtient tout de même en 1800 une pension de 3 000 francs par an, grâce à l'ambassadeur français à Madrid, Lucien Bonaparte, ce qui vaut à ce dernier la dédicace de deux séries de quintettes opus 60 et opus 62.

En 1801, il reçoit la visite du virtuose Bernhard Romberg. En 1803, celle de la compositrice Sophie Gail.

Une succession de malheurs familiaux l'amoindrissent. D'abord le décès de plusieurs enfants : sa fille Joaquina en 1796, à moins de 25 ans, puis Mariana (née en 1782) et Ysabel en 1802, puis sa quatrième fille, Maria Teresa. Enfin la disparition de sa seconde épouse, María del Pilar Joaquina Porretti avec qui il était marié depuis 1787. Ces évènements semblent avoir précipité sa fin. De nouvelles études, notamment la thèse de Jaime Tortella (cf. bibliographie), tendent à démythifier l'état de précarité voire d'indigence de ses dernières années[10].

Sa dernière œuvre, datée de 1804, reste inachevée ; il s'agit du quatuor à cordes en ré majeur opus 64 no 2 [G.249]. Ne subsiste de complet que l'allegro con brio, son premier mouvement.

Il meurt à Madrid des suites d'une maladie pulmonaire, le 28 mai 1805. Il repose en l'église de San Justo y Pastor, à Madrid.

Post mortem[modifier | modifier le code]

En 1927, un accord passé entre Miguel Primo de Rivera et Benito Mussolini permit à ses restes d'être ramenés à Lucques, dans la basilique San Francesco. En 1994, une nouvelle exhumation se fit afin de pallier des problèmes de conservation. Une équipe de scientifiques dirigée par le professeur italien Gino Fornaciari pratiqua par la même occasion une autopsie historique[11] qui révéla d'intéressantes données sur son anatomie, la maladie qui devait l'emporter (tuberculose : le bacille de Koch ayant été détecté), et les déformations et pathologies dues à sa profession de violoncelliste (majeur de la main gauche déformé)[12].

La première biographie de Luigi Boccherini, parue à Paris en 1851, est due à Louis Picquot : Notice sur la vie et les œuvres de Luigi Boccherini, suivie du catalogue raisonné de toutes ses œuvres, tant publiées qu'inédites. Elle fut rééditée en 1930 par Georges de Saint-Foix avec une importante préface et une actualisation des connaissances. Mais il fallut attendre la seconde moitié du xxe siècle pour que des études savantes étudient en profondeur l'homme et sa musique. À ce titre des ouvrages comme ceux de Germaine de Rothschild ou bien des travaux comme ceux d'Yves Gérard (cf. bibliographie) ont été déterminants pour une meilleure compréhension du compositeur.

Actuellement, un nouvel élan dans les recherches et les publications le concernant se dessine grâce entre autres au Comité national Luigi Boccherini en Italie et l'Association Luigi Boccherini en Espagne (cf. liens externes). L'Institut supérieur d'études musicales de la ville de Lucques porte son nom. Depuis 2004, l'ensemble italien de musique de chambre, La Magnifica Comunità poursuit un vaste enregistrement de ses quintettes à cordes avec deux violoncelles sous le label Brillant Classics (cf. discographie sélective)[13].

Citations[modifier | modifier le code]

Sa musique est appréciée par ses contemporains, que J.-B. Cartier, à la fin du XVIIIe siècle, écrivait :

« Si Dieu voulait parler aux hommes par la musique il le ferait avec les œuvres de Haydn ; pourtant s'il voulait écouter de la musique Lui-même, il se déciderait pour Boccherini. »

— Jean Baptiste Cartier (1798) [14]

« Divin Boccherini !

Ô toi dont la musique, originale et pure
A si bien rencontré les tons de la nature.
… Ton art qui sur la terre est un présent du ciel,
Et donne l'avant-goût du bonheur éternel. »

— François Joseph Marie Fayolle (vers 1810)


Plus tard, au milieu du XIXe siècle, François-Joseph Fétis se fait écho de son originalité :

« Jamais il n'y a eu un compositeur plus original que Boccherini, l'originalité absolue de ses idées fait de tous ses ouvrages des créations remarquables, et l'on pourrait presque croire qu'il n'a jamais connu une autre musique que la sienne. Bientôt, cette musique ravissante sera tombée dans un profond oubli ; car le nombre d'amateurs intelligents qui la connaissent et en sentent les beautés diminue chaque jour. Je fais ce qui est en mon pouvoir pour en préserver le souvenir, en la faisant exécuter par les jeunes artistes du Conservatoire de Bruxelles ; mais bientôt je ne serai plus : Dieu sait ce qui en adviendra quand j'aurai fermé les yeux. »

— François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, 1851 et 1860

À propos de sa personnalité, « Boccherini a été décrit comme un caractère honnête, simplicité, patience et de douceur. Son art seul lui donnait satisfaction. Il compte dans son service altruiste parmi les figures les plus nobles de l'histoire musicale. Kurt Stephenson, La Musique dans l'histoire et le présent (1952) »

Fichier audio
Quintette à cordes, opus 27 no 3, Premier mouvement (moderato assai) (info)

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Œuvres[modifier | modifier le code]

Luigi Boccherini est surtout connu pour sa musique de chambre, en particulier pour ses nombreux quintettes à cordes (près de 125 pièces). C'est en effet la majeure partie de son œuvre, favorisé par l'éloignement de quinze années de la capitale. Dans le catalogue qu'il tint à jour sa vie durant, Boccherini fait la distinction entre ses grandes œuvres ou Opera Grande composées de trois mouvements au minimum et ses petites œuvres ou Opera Piccola constituées seulement de deux mouvements. Cette classification reste à visée commerciale mais n'est pas toujours systématique (cf. ses lettres à Ignaz Pleyel). Son œuvre symphonique, bien qu'abondante, reste peu jouée.

Un de ses concertos pour violoncelle en si bémol majeur, [G. 482 bis] resta connu grâce à une transcription très édulcorée, rendant l'œuvre quasi méconnaissable, de Friedrich Grützmacher [15], ainsi que le fameux menuet.

Un quintette en ut majeur [G.378] issu d'un collage de quatre différents mouvements de quintettes à cordes se propose de représenter le plus beau jamais écrit par Boccherini. Il a été assemblé par Johann Christoph Lauterbach[16]. Publié tardivement en 1954, ce quintette débute par un Andante con moto issu de l'op.42/2 [G.349] suivi d'un Menuet de l'op.29/2 [G.314] avec un Trio de l'op.29/6 [G.318] puis lui succède un Grave de l'op.31/1 [G.325] pour finalement conclure par le magnifique Rondo de l'op.28/4 [G.310].

Par ailleurs, il existe de nombreux arrangements des quatuors à cordes de Boccherini pour différentes combinaisons. Les plus célèbres car ils n'enlèvent rien à l'esprit intimiste de son œuvre sont ceux qui ont été réalisés pour quatuors à vents (clarinette, flûte, cor et basson[17]) par Othon Van den Broek[18]. Ce sont pour la plupart des arrangements de mouvements différents de quatuors réunis en un seul.

Les œuvres écrites pour Frédéric de Prusse sont à la Staatsbibliothek de Berlin. La bibliothèque de l'Opéra de Paris conserve 617 œuvres manuscrites ou éditées. Parmi les sources, il existe quantité d'adaptations ou transcriptions qui vont du bon au très médiocre et l'absence relativement importante des manuscrits autographes ne rend pas le travail musicologique aisé, d'autant que nombre de manuscrits ont été perdus lors de la guerre civile en Espagne en 1936. Néanmoins, en 1969, le musicologue Yves Gérard publia un catalogue complet des œuvres du compositeur : Thematic, Bibliographical and Critical Catalogue of the Works of Luigi Boccherini, Oxford University Press, 1969. En voici l'essentiel :

Duos & Sonates Trios Quatuors Quintettes (à deux violoncelles) Quintettes (divers) Sextuors Divertimenti Concertos Symphonies Musique vocale

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Duos et sonates[modifier | modifier le code]

  • 6 duos pour deux violons Op. 3 [G.56-61]
  • 6 sonates pour clavecin ou pianoforte et violon obbligato Op. 5 [G.25-30]
  • Sonates pour deux violoncelles : [G 74-75]

Trios à cordes[modifier | modifier le code]

  • Trios à cordes pour deux violons et violoncelle : [G 77-94] et [G 113-118]
  • Trios à cordes pour violon, alto et violoncelle : [G 95-100] et [G 107-112]

Quatuors à cordes[modifier | modifier le code]

  • 6 quatuors op. 2 / [159-164] (1761)
  • 6 quatuors op. 8 / [165-170] (1769)- dedicati a S. A. R. don Luigi, Infante di Spagna.
  • 6 quatuors op. 9 / [171-176] (1770)- dedicati alli Signori Diletanti di Madrid.
  • 6 quartettini op. 15 / [177-182] (1772)
  • 6 quartettini op. 22 / [182-188] (1775)
  • 6 quatuors op. 24 / [189-194] (1776-8)
  • 6 quartettini op. 26 / [195-200] (1778)
  • 6 quatuors op. 32 / [201-206] (1780)- Le no 4, 1er mvt : Allegro bizarro.
  • 6 quartettini op. 33 / [207-212] (1781)
  • 1 quatuor op. 39 / [213] (1787)
  • 2 quatuors op. 41 / [214-215] (1788)- Le no 1 : Danza macabra.
  • 2 quartettini op. 42 / [216-217] (1789)
  • 2 quartettini op. 43 / [218-219] (1790)
  • 6 quartettini op. 44 / [220-225] (1792)- Le no 4 : La Tiranna.
  • 6 quartettini op. 48 / [226-231] (1794)
  • 4 quatuors op. 52 / [232-235] (1795)
  • 6 quartettini op. 53 / [236-241] (1796)
  • 6 quatuors op. 58 / [242-247] (1799)- le no 5 : La Cornemuse.
  • 2 quatuors op. 64 / [248-249] (1804), le deuxième est incomplet.

Quintettes à cordes avec deux violoncelles[modifier | modifier le code]

  • 6 Quintettes, op. 10 / [G 265-270] (1771)
  • 6 Quintettes, op. 11 / [G 271-276] (1771) - Le no 5 contient le fameux Menuet, le no 6: L'Uccelleria.
  • 6 Quintettes, op. 13 / [G 277-282] (1772)
  • 6 Quintettes, op. 18 / [G 283-288] (1774)
  • 6 Quintettes, op. 20 / [G 289-294] (1775)
  • 6 Quintettes, op. 25 / [G 295-300] (1778)
  • 6 Quintettini, op. 27 / [G 301-306] (1779)
  • 6 Quintettes, op. 28 / [G 307-312] (1779)
  • 6 Quintettes, op. 29 / [G 313-318] (1779) - Le no 4 : Il Ballo Tedesco.
  • 6 Quintettini, op. 30 / [G 319-324] (1780) - Le no 6 : La Musica Notturna delle strade di Madrid.
  • 6 Quintettes, op. 31 / G 325-330 (1780)
  • 6 Quintettini, op. 36 / G 331-336 (1786)
  • 6 Quintettini, op. 40 / G 340-345 (1788)
  • 2 Quintettes, op. 41 / G 346-347 (1788)
  • 4 Quintettes, op. 42 / G 348-351 (1789)
  • 3 Quintettes, op. 43 / G 352-354 (1790)
  • 4 Quintettes, op. 45 / G 355-358 (1792)
  • 6 Quintettes, op. 46 / G 359-364 (1793)
  • 5 Quintettes, op. 49 / G 365-369 (1794)
  • 6 Quintettini, op. 50 / G 370-375 (1795)
  • 2 Quintettes, op. 51 / G 376-377 (1795)

Quintettes pour formations diverses[modifier | modifier le code]

  • Quintettes op. 39, pour deux violons, un alto, un violoncelle et une contrebasse (1787) [G.337-339]
  • Quintettes, op. 60 et 62, pour deux violons, deux altos et violoncelle (1801) [G.391-G.402] dédiés à Lucien Bonaparte.
  • Quintettes G 379-406, deux violons, deux altos et violoncelle (G 379 à 390 : arrangement des op. 56 et 57).
  • Quintettini pour deux violons, flûte, alto et violoncelle op.17, op.19, op.55 [G.419-G.436]
  • Quintettes [G 407-418] (op. 56 et 57), piano, deux violons, alto et violoncelle
  • Quintettes G 445-453, guitare, deux violons, alto et violoncelle

Sextuors à cordes[modifier | modifier le code]

  • Sextuors à cordes [G 454-460] (op. 23, 1776, pub. Paris, chez Sieber 1780 comme op. 24), pour deux violons, deux altos et deux violoncelles

Divertimenti[modifier | modifier le code]

  • Divertimenti (ou sextuors) G 461-466 (op. 16, 1773, éd. Paris, La Chevardière 1775, Sieber/Le Duc, 1790 comme op. 15 - manuscrit : Paris, BN Ms. 1610), flûte, deux violons, alto et deux violoncelles

Musique avec orchestre[modifier | modifier le code]

Concertos[modifier | modifier le code]

  • Concertos pour violoncelle, G 474-484, G 573
  • Concertos pour violon, G 485, 486, 574 (douteux quant à leur attribution à Boccherini).
  • Concerto pour clavecin ou pianoforte, [G 487]
  • Concerto pour flûte, G 575 (fausse attribution à Boccherini).

Symphonies[modifier | modifier le code]

  • 6 symphonies op. 12 / G 503-508 (1771) - Symphonie en ré mineur « La casa del Diavolo ».
  • 6 symphonies op. 21 / G 493-498 (1775)
  • 6 symphonies op. 35 / G 509-514 (1782)
  • Symphonies op. 37 / G 515-518 (1786/87) - La no 2 est perdue, no 1 Pleyel (1797).
  • Symphonie op. 41 / G 519
  • Symphonie op. 42 / G 520
  • Symphonie op. 43 / G 521
  • Symphonie op. 45 / G 522

Musique vocale et religieuse[modifier | modifier le code]

  • Messe [G. 528] (1800). L'œuvre est perdue.
  • Stabat Mater G. 532a & b (1781, rev. 1800)
  • Cantates : G. 535, G. 536 et G. 543
  • 2 oratorios : G. 537, G. 538
  • La Clementina: [G. 540], opéra-zarzuela en 2 actes, livret de Ramón de la Cruz (créé fin 1786).

Compositeurs inspirés par Boccherini ou dédicaces[modifier | modifier le code]

  • Pleyel, 3 quatuors à cordes (1803, B 365-367)

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Symphonies Concertos Musique de chambre Vocales

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

  • Symphonies op. 7 & 10, 12, 21, 35, 37 & 41, 42 & 45 - Deutsche Kammerakademie Neuss, Dir. Johannes Goritzki (1991/93, 8CD CPO 999 084-2 & 999 172 à 178-2).
  • Sinfonie a grande orchestra op. 37 (1786/87) - Academia Montis Regalis, Dir. Luigi Mangiocavallo (1996, Opus 111 OPS 30-168)
  • Symphonies op. 35, 41 & 42 [G.519, G.513, G.508, G.520], Akademie für Alte Musik Berlin, Arles (1997-2003, Harmonia Mundi, HMA 1951597);
  • Fandango, Sinfonia & La Musica Notturna du Madrid - Le Concert des Nations, Dir. Jordi Savall (2005, Alia Vox AV 9845)
  • Quatre Symphonies op. 37 no 1, 3, 4 [G.515, 517, 518] et op. 42 [G. 520], London Festival Orchestra (Londres 1995, Hyperion CDA 66904);

Concertos pour violoncelle[modifier | modifier le code]

  • Concertos G 480 & 483 et Sinfonia G 497 & 506 - Anner Bylsma, Tafelmusik, Dir. Jeanne Lamon (1988, DHM RD 77867)
  • Concertos pour violoncelle, Ouvertures, Octuor & Sinfonia - Anner Bylsma, Tafelmusik, Dir. Jeanne Lamon (1993, Sony KS 53 121)
  • Concertos pour violoncelle G 477, 478, 479 & 480 - Ivan Monighetti, violoncelle, Akademie für Alte Musik Berlin (1993, Berlin Classics 0010562BC)

Musique de chambre (duos à sextuors)[modifier | modifier le code]

Sonates pour clavecin ou pianoforte et violon[modifier | modifier le code]

  • Sei sonate di cembalo e violino obbligato Opera V [G.25-30], Emilio Moreno, violon ; Jacques Ogg, clavecin, El Escorial (2000, Glossa, GDC 920306).
  • Sonate per fortepiano con accompagnamento di un violino [G.25-30], Franco Angeleri, pianoforte ; Enrico Gatti, violon, (Bologna, 4 ed. 2001, Tactus TC 740201).

Trios à cordes[modifier | modifier le code]

  • La bona notte et trois Trios [G.102, G.93, G.62, G.98], La Real Cámara, Barcelone (1994, Glossa GCD 920301);
  • Boccherini en Boadilla. Trios op. 14 [G. 95-100], La Real Cámara, San Lorenzo de El Escorial (2007, Glossa GCD 308);
  • Los Últimos Tríos [G.114, G.116, G.117, G.118], La Real Cámara, San Lorenzo de El Escorial (1995, Glossa, GDC 92030);
  • Trios op.34, Vol. I, LA RITIRATA: Hiro Kurosaki et Lina Tur Bonet, violons; Josetxu Obregón, violoncelle et direction artistique, Barcelone, 2010, Columna Música 1CM0258. [G. 101, 102 et 103];
  • 6 trios opus 47 [G.107-112], Europa Galante, Paris (1991, Opus 111 OPS 41-9105).

Quatuors à cordes[modifier | modifier le code]

  • Sei quartetti per archi, op. 2 [G.159-164], AleaEnsemble (2008, Stradivarius, STR 33758);
  • Sei quartetti per due violini, alto e violoncello dedicati alli Signori Diletanti di Madrid op. 9 [G. 171-176], Artaria Quartet (2007, Música Antigua);
  • Quatuors à cordes op. 32 (1, 2) et op. 39 [G. 201, 202, 213], Quartetto Borciani, Ivrea-Italie (2000, Naxos 8.555042);
  • Quatuors à cordes op. 32 (3-6) [G. 203, 204, 205, 206], Quartetto Borciani, Ivrea-Italie (2000, Naxos 8.555043).
  • Quatuors à cordes op. 52 (1-4) [G.232-235], Quartetto d'archi di Venezia, Genoa (1996, Dynamic CDS154).
  • Quatuors à cordes op. 58 - The Revolutionary Drawing Room (1992, 2CD CPO 999 070-2)

Quintettes à cordes avec deux violoncelles[modifier | modifier le code]

  • Quintettes à cordes avec deux violoncelles, op. 10 [G.265-270] (1770), op. 11 [G.271-276] (1770), op. 13 [G.277-282] (1772), op. 18 [G.283-288] (1774), op. 20 [G. 289-294] (1775), op. 25 [G. 295-300] (1778), op. 27 [G. 301-306] (1779), op.28 [G.307-312] (1779) La Magnifica Comunità, Padoue-Italie, (2004-2010, Brilliant Classics 8 vol.);
  • Quintettes à cordes avec deux violoncelles, op. 45 no 4, op. 46 no 4 & op. 11 no 6 Uccelleria - Europa Galante, Dir. Fabio Biondi (1993, Opus 111 OPS 30-82);
  • Quintettes à cordes avec deux violoncelles, op. 25 no 1, 4 & 6 et extrait op. 11 no 5 Menuet - Europa Galante, Dir. Fabio Biondi (2001, Virgin 5 45421 2).

Quintettes avec piano[modifier | modifier le code]

  • Quintettes avec piano, op. 56 & 57 - Quatuor Mosaïques, Patrick Cohen, pianoforte (1992 & 1990, Astrée E 8518 & E 8721) Interprétation majeure, pour des œuvres majeures.
  • Quintettes avec clavier, op. 56 & 57 [G.407-412 et G.413-418], Ensemble Claviere, Treviso, 2005, Brilliant Classics 92890.

Quintettes pour formations diverses[modifier | modifier le code]

  • Quintettes avec deux altos [G.391, G.397, G.395], Ensemble 415, Arles, (1993, Harmonia Mundi 901402)
  • Quintettes avec hautbois op. 55 - Lajos Lencsés, hautbois, Quatuor Parsii (1992, Capriccio 10 454)
  • Quintettes avec flûte - Jean-Pierre Rampal, R. Pasquier, B. Pasquier, R. Pidoux, M. Sterna (1996, Sony SK 62 679)

Sextuors à cordes[modifier | modifier le code]

  • Sextuors à cordes [G.457, G.454, G.459, G.456], Königsdorf (1992, Capriccio, 10450);
  • Sextuors à cordes op. 23 -[G.454, G.455, G.458], Ensemble 415 (1994, Harmonia Mundi 901478).

Œuvres vocales[modifier | modifier le code]

  • Stabat Mater [G.532a], Agnès Melon, soprano, Ensemble 415, Dir. Chiara Banchini (1992, Harmonia Mundi HM 901378)
  • Stabat Mater [G.532a], Sophie Karthäuser, soprano ; Francois Poly, violoncelle ; Hervé Douchy, violoncelle, Ensemble Les Folies Françoises (2007, Ricercar). Il s'agit, dans ces deux interprétations, de la première version du Stabat Mater de 1781, pour quintette avec deux violoncelles et voix de soprano.
  • La Clementina [G.540], Maria Hinojosa, Marta Rodrigo, David Alegret, La Compania del Principe Aranjuez, Pablo Heras-Casados (dir.), Musica Antigua Aranjuez (2010).

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livret de l'oratorio de haydn, Il ritorno di Tobia de 1775.
  2. Charles-Ernest Ennal, baron de Bagge (1718-1791), mécène, dilettante, lui-même violoniste à ses heures, tenait salon ; on y retrouvait le Tout-Paris. Outre Boccherini, le violoncelliste Jean-Pierre Duport fut de ses protégés.
  3. Anne Louise Brillon de Jouy (1744-1824) fut l'une des premières à composer pour ce nouvel instrument qu'était alors le pianoforte, en y introduisant des indications de dynamiques. Elle fut l'amie de Benjamin Franklin.
  4. Quand ces sonates furent publiées en 1769, les références au pianoforte furent remplacées par celles de clavecin et les indications de nuances et de dynamiques furent adaptées pour cet instrument encore populaire à cette époque.
  5. Livret du disque Biondi Quintettes op. 25 no 1, 4 & 6, menuet op. 11 no 5 (Virgin).
  6. L'opus 29 intègre des tournures typiquement baroques comme la fugue, la gigue, les variations ou bien le praeludium.
  7. Lettre à Pleyel, 24 décembre 1798.
  8. Maria Lipsius dite La Mara, Lettres de musiciens depuis cinq siècles vol. 2.
  9. so bene che la musica è fatta per parlare al cuore dell’uomo ed a questo m’ingegno di arrivare se posso: la Musica senza affetti, e passione, è insignificante.
  10. Le roman de Fernando Amorin (cf. bibliographie) lui attribue même un revenu mensuel de 8 000 €.
  11. Ciranni R. et Fornaciari G. : Ergonomic pathology of Luigi Boccherini, in Lancet, no 9359, Vol. 360, 2002.
  12. L'autopsie a en outre démontré que ses habitudes alimentaires étaient celles d'un homme aux ressources économiques bien éloignées de l'état de pauvreté communément admise.
  13. Sont actuellement disponibles les opp. 10,11,13,18,20,25,27 et 28.
  14. Jean Baptiste Cartier, L’Art du Violon ou Division des Écoles choisies dans les Sonates Italiennes, Françaises et Allemandes, Paris, 1798 - cité par Choron & F. Fayolle, Dictionnaire historique des musiciens Paris, Valade (1810). [1]
  15. (1832-1903). Violoncelliste allemand, il a aussi réarrangé les suites pour violoncelle solo de Bach et composé des cadences pour les concertos de violoncelle de Joseph Haydn et de Boccherini.
  16. (1832-1918). Violoniste de formation, il fut Konzertmeister aux conservatoires de Münich et de Dresde.
  17. Le basson pouvant être remplacé par le hautbois.
  18. (1758-1832). Il rédigea en 1795 un Traité général de tous les instruments à vent, à l'usage des compositeurs.Il fut professeur au Conservatoire de Paris de 1795 à 1800.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • PICQUOT, Louis: Notice sur la vie et les ouvrages de Luigi Boccherini, suivie du catalogue raisonné de toutes ses œuvres, tant publiés qu'inédites, chez Philipp, éditeur de musique, Paris 1851; réed. en 1930 par Georges de Saint-Foix à quelque 200 exp.
  • ROTHSCHILD, Germaine de: Luigi Boccherini, Sa vie, Son œuvre, Plon, Paris 1962.
  • (en) LE GUIN, Elisabeth: Boccherini’s body: an Essay in Carnal Musicology, Berkeley, University of California Press, 2005.
  • (it) BERTUCCELLI PAPI M.: Luigi Boccherini. Un musicista lucchese alla corte di Madrid, Libreria Musicale Italiana, Lucca, 2009.
  • (it) BONAVENTURA, Arnaldo: Boccherini, Edizioni Fratelli Treves, Milan-Rome, 1931.
  • (it) COLI, Remigio: Luigi Boccherini, la vita e le opere, Maria Pacini Fazzi, Lucca 2005.
  • (it) CROCE, Luigi della: Le 33 Sinfonie di Boccherini: Guida e analisi critica, Eda, Turin 1979.
  • (it) CROCE, Luigi della: Il divino Boccherini. Vita. Opere. Epistolario, G. Zanibon, Padoue 1988.
  • (it) MANGANI, Marco: Luigi Boccherini, L’Epos, Palerme 2005.
  • (it) SPECK, Christian: Boccherini Studies, Bologna, Ut Orpheus Edizioni 2007.
  • (de) SPECK, Christian: Boccherinis Streichquartette. Studien zur Kompositionsweise und zur gattungsgeschichtlichen Stellung, Munich, Fink 1987 (Studien zur Musik, 7).
  • (it) TORTELLA, Jaime: Boccherini, un músico italiano en la España ilustrada, Préfacé par Yves Gérard, Sociedad Española de Musicología, Madrid 2002.
  • (it) Luigi Boccherini. Opera omnia, Italian National Edition under the Direction of Christian Speck, Bologna, Ut Orpheus Edizioni 2005.
  • (en) GÉRARD, Yves: Thematic, Bibliographical and Critical Catalogue of the Works of Luigi Boccherini, Oxford University Press, London, New York, Toronto, 1969.

Liens externes[modifier | modifier le code]