Charles-Simon Catel

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Charles-Simon Catel

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Charles-Simon Catel, 1817, Bibliothèque nationale de France.

Naissance 10 juin 1773
L'Aigle, Drapeau de la France France
Décès 29 novembre 1830
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur, pédagogue
Collaborations Gossec
Élèves Nicolas Bochsa

Charles-Simon Catel, né à L'Aigle le 10 juin 1773 et mort à Paris le 29 novembre 1830, est un compositeur et pédagogue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Catel étudia à Paris à l’École royale de chant. Il fut chef assistant de François-Joseph Gossec auprès de l’orchestre de la Garde Nationale en 1790. Membre de l’Institut, il composa avec ce maître de beaux morceaux de musique militaire pour les cérémonies de la République, entre autres l’Hymne à la Victoire (paroles de Ponce-Denis Écouchard-Lebrun). Il fut nommé professeur d’harmonie au Conservatoire dès la création, mais il fut destitué en 1814. Il eut entre autres comme élève au conservatoire le célèbre et excentrique harpiste Nicolas Bochsa qui, grâce à son enseignement, obtint un premier prix d’harmonie en 1808.

On a de lui un Traité d’harmonie (1802) ; plusieurs compositions dramatiques (au Grand-Opéra : Sémiramis, les Bayadères ; à l’Opéra-Comique : les Artistes par occasion, l’Auberge de Bagnères, 1807 ; Wallace, 1817) ; des symphonies, des quatuors, etc.

Sans être un compositeur de tout premier plan, Catel est un brillant coloriste utilisant des effets instrumentaux nouveaux. Dans l'ouverture de son opéra Sémiramis, le passage où les trois trombones dialoguent avec les cordes seules étaient particulièrement apprécié[1].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 13).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Musique militaire[modifier | modifier le code]

  • Marche n°1, pour Petite flûte Ut, Basson, Cor en Fa, Trompette en Fa, Serpent.
  • Marche n°2

Œuvres lyriques[modifier | modifier le code]

  • Sémiramis, tragédie lyrique en 3 actes, livret de Philippe Desriaux d’après Voltaire, représentée à l’Opéra de Paris le 4 mai 1802.
  • Les Artistes par occasion, opéra-bouffon en un acte, livret d’Alexandre Duval, représenté à l’Opéra-Comique en 1807.
  • L’Auberge de Bagnères, opéra-bouffon en 3 actes, livret de C. Jalabert, représenté à l’Opéra-Comique en 1807.
  • Les Bayadères, opéra en 3 actes, livret d’Étienne de Jouy d’après Voltaire, représenté à l’Opéra de Paris le 8 août 1810.
  • Les Aubergistes de qualité, opéra-comique en 3 actes, livret d’Étienne de Jouy, représenté à l’Opéra-Comique le 17 juin 1812.
  • Bayard à Mézières, opéra-comique en un acte, livret d’Alisvan de Chazet et Emmanuel Dupaty, représenté à l’Opéra-Comique en 1814.
  • Le Premier en date, opéra-comique en un acte, livret de Marc-Antoine Désaugiers et Pessey, représenté à l’Opéra-Comique en 1814.
  • Wallace ou Le Ménestrel écossais, opéra héroïque en 3 actes, livret de L. Ch. J. Fontanes de Saint-Marcellin, représenté à l’Opéra-Comique en 1817.
  • Zirphile et Fleur de Myrte ou Cent Ans en un jour, opéra-féerie en 2 actes, livret d’Étienne de Jouy et Nicolas Lefebvre, représenté à l’Opéra de Paris en 1818.
  • L’Officier enlevé, opéra-comique en un acte, livret d’Alexandre Duval, représenté à l’Opéra-Comique en 1819.

Œuvres vocales et chorales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Mongrédien, La Musique en France des Lumières au Romantisme, Flammarion, Paris, 1986, p. 73