Coucou

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Sommaire

[modifier] Zoologie

Crachat de coucou
  • Coucou, nom désignant les espèces d'oiseaux appartenant à la sous-famille des Cuculinae ou des Coccyzinae. Le coucou gris (Cuculus canorus) est fort connu, tant par son chant que par son comportement cleptoparasitaire : c'est lui en effet qui place ses œufs dans le nid d'une autre espèce d'oiseau.
  • un « crachat de coucou » est une mousse ou émulsion produite par certaines punaises pour se protéger de leurs prédateurs.

[modifier] Analogie animale

En référence au cri de l'oiseau:

  • Le Coucou, ou pendule à coucou, est une pendule dont la sonnerie imite le cri du coucou repris par un oiseau mécanique.
  • « Coucou ! », est une interjection utilisée familièrement pour la salutation, en référence au cri lancé par l'oiseau mécanique de la pendule du même nom.

En référence aux mœurs de l'oiseau, qui pond son oeuf dans le nid d'un oiseau plus petit et le laisse couver et élever par ses faux parents :

  • Coucou, se dit d'un enfant conçu dans le cadre d'une relation adultérine et élevé dans un foyer, généralement à l'insu de l'un des parents.
  • Coucou, internaute indélicat qui ôte les liens vers des sites concurrents pour y placer le sien à la place.[réf. nécessaire]

[modifier] Botanique

[modifier] Audiovisuel

[modifier] Automates

  • Le coucou est aussi un automate faisant un son doux et prévenant inséré dans une horloge qui a pour rôle d'annoncer le passage à une nouvelle heure.
  • La Boîte à coucou

[modifier] Transports

  • Le coucou fut au 18° et 19° siècle un moyen de transport collectif des environs de Paris très utilisé et popularisé. Car les villages des environs de Paris étaient très fréquentées : Auteuil, Passy, St-Cloud, Sèvres etc .... Appelé parfois 'patache' ou 'pot de chambre' (du fait des odeurs ...), c'était une voiture légère à 2 roues dans laquelle s'entassaient à l'intérieur 6 personnes sur 2 banquettes, le cocher faisant contrepoids à l'avant et à l'extérieur et protégé de la pluie par un auvent. Le coucou était le moyen de transport collectif : à l'intérieur 2 mauvaises banquettes jadis rembourrées, pouvant admettre 6 personnes, sur les 2 côtés une ou 2 vitres donnant un peu de clarté et de l'air pur en été (en les ouvrant), et sur le devant à l'extérieur une banquette sur laquelle s'asseyaient le cocher au centre et 2 autres voyageurs qu'on nommait 'lapins'. En plus on voyait grimper sur l'impériale (le toit) 2 ou 3 autres voyageurs qu'on nommait 'singes'. Les 'singes' se cramponnaient (aux colis transportés) comme ils pouvaient et ils descendaient (ou grimpaient) du toit du 'coucou' à une certaine distance de la 'barrière' (Liste des barrières de Paris) car les règlements de police interdisaient (sous peine d'amendes) le transport de 'singes' de peur d'un accident (basculement du coucou). L'unique et malheureux cheval qui traînait ce véhicule chargé jusqu'à 12 personnes était bien souvent dans un état de décrépitude et était appelé par dérision 'le vigoureux'. Quant au costume du cocher, il était aussi dans un état de délabrement ...

La station de départ pour l'Ouest parisien (Sèvres, Versailles, Neuilly, St-Germain-en-Laye, ....) était la place Louis-XV (actuellement place de la Concorde) près du Cours-la-Reine, pour le Nord (St-Denis, Enghien, Montmorency, ...) à la porte St-Denis, pour le Sud (Sceaux, ...) à la place St-Michel...

Le 'coucou' ne partait de son point de départ de Paris que lorsqu'il était complet à l'intérieur. Le cocher avait beaucoup de peine à meubler sa caisse à 2 roues du premier voyageur, ce dernier devait prendre patience avant de pouvoir partir ... Le 'coucou' a disparu dans les années 1860, victime du chemin de fer.

Le coucou dans la littérature française : nous avons trouvé dans le roman de Balzac, 'Les Illusions perdues', tout au début de la 3° partie 'Les souffrances de l'inventeur' (1842), le texte suivant : "Lucien [...] prit, à la place de la rue d'Enfer, un coucou qui, moyennant dix sous, le mit à Longjumeau." Longjumeau est le terminus de la ligne du coucou.

  • Le coucou est le surnom donné (par les cheminots parisiens) au 19° siècle et au début du 20° à de petites locomotives-tenders à vapeur (souvent de type 030T) assurant les manoeuvres en gare et les déplacements de rames voyageurs entre la gare et le faisceau de garage situé hors de Paris ou bien assurant le service de triage de wagons de marchandises. Ce surnom a été donné en rapport avec le véhicule de passagers jadis très connu des Parisiens et banlieusards selon les critères de déplacement sur de courtes distances, d'horaires aléatoires de déplacement (normal pour une loco de manoeuvres) et de manque de confort ...
  • Le coucou est le surnom donné (par les Parisiens) aux aéroplanes du début du 20° siècle, selon les mêmes critères que ci-dessus, d'autant plus facilement que le coucou est à l'origine un oiseau ... Aujourd'hui, on entend souvent l'expression « vieux coucou ».

[modifier] Jeu de société

  • Le coucou est un jeu de cartes traditionnel aussi appelé As qui court.

Voir « coucou » sur le Wiktionnaire.

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