Carl Spitzweg

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Autoportrait (vers 1840)

Carl Spitzweg est un poète et peintre allemand romantique, né le 5 février 1808 à Unterpfaffenhoffen, quartier de Germering près de Munich (Bavière), et mort le 23 septembre 1885 à Munich. Il est considéré comme l'un des représentants majeurs de la période Biedermeier.

Biographie[modifier | modifier le code]

La mère de Carl Spitzweg, Franziska Spitzweg (née Schmutzer), était la fille d'un riche commerçant de fruits de la région de Munich. Son père, Simon Spitzweg, était du village d'Unterpfaffenhoffen, près de la ville de Fürstenfeldbruck, en Haute-Bavière. Carl Spitzweg avait deux frères. L'aîné Simon devait reprendre l'entreprise paternelle, Carl devait devenir pharmacien et le plus jeune Edouard, devait devenir médecin.

A l'âge de 11 ans, Carl perdit sa mère. Le père épousa encore la même année la sœur de son épouse défunte, Maria Kreszenz. Carl Spitzweg a terminé ses études secondaires en 1825, après avoir reçu de nombreux prix.

Il avait suivi des études de pharmacie, de botanique et de chimie à l'université de Munich et s'installa comme pharmacien en 1832. Peignant tout d'abord par passion pendant son temps libre il décida d'en faire son activité principale à partir de 1833. Ses tableaux s'inspirent de la vie de la petite bourgeoisie, mais il peint également des paysages. Il s'était depuis 1847 lié d'amitié au peintre Moritz von Schwind qu'il admirait.

Il collabora entre 1843 à 1853 au journal Fliegenden Blätter en tant qu'humoriste et caricaturiste.

Carl Spitzweg parlait plusieurs langues et voyageait beaucoup, le plus souvent à pied. Il visita Paris, Londres, Prague, l'Italie et la Belgique. En 1865 pour raison de santé il cessa ses voyages et resta à Munich. Il est mort en septembre 1885 des suites d'une attaque cérébrale.

Carl Spitzweg est inhumé dans l'ancien cimetière du Sud de Munich.

Quelques tableaux[modifier | modifier le code]

Carl Spitzweg a peint ou dessiné plus de 1500 tableaux.

  • Le pauvre poète, Munich, Neue Pinakothek, peinture à l'huile, 36 cm par 45 cm, don du neveu de l'artiste en 1887.
  • La lettre d'amour interceptée
  • Deux ermites
  • Sérenade
  • La Lecture du Bréviaire, le soir, Paris, musée du Louvre, huile sur bois, 29,5 cm par 23 cm, achat en 1988, seul tableau de l'artiste conservé dans les collections publiques françaises.
  • Die Dachstube (Ein Hypochonder) (v. 1849), parfois exposé sous le nom Im Dachstübchen, conservé à Munich (Wittelsbacher Ausgleichsfond). Il en existe une autre version en France (collection privée).

Galerie[modifier | modifier le code]

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Cote de l'artiste[modifier | modifier le code]

Tombe de Carl Spitzweg à Munich

Son œuvre Waldandacht (54 × 32 cm) datée de 1850 a été vendue pour 317 000 euros à Cologne[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lempertz Auktionen, Die 900. Auktionen, Cologne, 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Und abends tu ich dichten. Gedichte und Zeichnungen von Carl Spitzweg, dtv (1997)
  • (de) Christa Habrich et Siegfried Wichmann, Carl Spitzweg : der Maler und Apotheker, Belser, 2003

Liens externes[modifier | modifier le code]

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