Psaume

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Un manuscrit des Psaumes

Un psaume est un texte poétique composé de plusieurs versets relevant de quatre genres littéraires principaux. Le mot vient du grec ancien ψαλμός (psalmos) qui désigne un air joué sur le psaltérion. Il a été employé dans la traduction des Septante pour traduire le mot hébreu mizmôr, qui désigne un chant religieux accompagné de musique et qui est attesté 57 fois dans le Livre des psaumes[1]. Ils peuvent prendre des caractères différents : plus ou moins laudatif, intime, combatif, repentant, etc.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le mot psaume s'applique originellement aux textes extraits du Livre des Psaumes, mais il existe d'autres livres contenant des psaumes, notamment le livre pseudépigraphique des Psaumes de Salomon.

Les psaumes issus du Livre des Psaumes auraient une dizaine d'auteurs bien que principalement attribués au roi David. Il les aurait écrits au début du Xe siècle avant notre ère. Néanmoins, tout au long du livre des psaumes (sefer tehilim en hébreu), on voit que de nombreux personnages bibliques auraient écrit des psaumes (Adam, les fils de Coré, Moïse...)[2].

Usage[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Dans la liturgie catholique, le chant des psaumes est réglé au rythme de la Liturgie des Heures qui représentent sept réunions de prière en 24 heures : laudes, tierce, sexte, none, vêpres, complies, vigiles. Chacune de ces prières reprend des psaumes dans un ordre défini.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Les Psaumes ont été regroupés dans le Livre des Psaumes (en hébreu Tehilim (תהילים, « Louanges ») et ils ont une place importante dans la liturgie juive.

Orthodoxie[modifier | modifier le code]

Dans le christianisme de tradition orthodoxe, pour les Églises des sept conciles, les 150 psaumes sont présents dans le psautier basé sur les textes de la Septante[3]. Il y a eu plusieurs façons de les regrouper. Le psautier constantinopolitain les regroupe en 74 antiphones[4]. Le psautier palestinien quant à lui, les regroupe en 20 cathismes de 3 stances, chacune formée d'environ 3 psaumes[4].

En fonction de la période de l'année liturgique, les cathismes sont lu soit uniquement aux matines et aux vêpres ou alors aux matines, à la prime, à la tierce, à la sexte, à la none et aux vêpres[5], selon les règles fixées dans l'Horologion[6].

Numérotation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Psaume surnuméraire.

Le Livre des Psaumes regroupe 150 psaumes, numérotés de I à CL selon la numérotation hébraïco-protestante.

Dans la Bible grecque, et la Vulgate, la numérotation va également de 1 à 150 avec des décalages par rapport à la numérotation hébraïque. Les psaumes 9 et 10 sont fusionnés ainsi que les psaumes 114 et 115, tandis que les psaumes 116 et 147 sont séparés en deux[7]. Ici les psaumes sont numérotés ainsi : Psaume numérotation-grecque (numérotation-hébraïque).

Au-delà du psaume 150, il existe cinq psaumes surnuméraires et originellement non numérotés. Ils sont notamment présents dans la Peshitta syriaque.

Genres[modifier | modifier le code]

Selon Hermann Gunkel, on peut distinguer les psaumes en quatre grands genres littéraires : Les hymnes, les supplications nationales, les supplications individuelles et les actions de grâces individuelles[8]. À cela s'ajoutent quelques genres mineurs comme les psaumes royaux ou les psaumes didactiques[8]. Le tableau ci-dessous donne des exemples typiques de psaume appartenant à un genre littéraire défini :

Genre Exemples
Hymne Ps 8 ; Ps 135 ; Ps 148 ; Ps 150
Supplication nationale Ps 79 ; Ps 82 ; Ps 105 ; Ps 122
Supplication individuelle Ps 3 ; Ps 5 ; Ps 6 ; Ps 7
Action de grâce individuelle Ps 20 ; Ps 66 ; Ps 91 ; Ps 115

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'ancien testament, Genève, Labor et Fides,‎ 2009, 904 p. (ISBN 978-2-8309-1368-2), p. 562-578 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Job Getcha, Le Typikon décrypté : Manuel de liturgie byzantine, Paris, Cerf, coll. « Liturgie » (no 18),‎ 2009, 1e éd., 352 p. (ISBN 978-2-204-08901-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]