Luciano Berio

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Luciano Berio

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Naissance 24 octobre 1925
Oneglia, Flag of Italy (1861-1946).svg Italie
Décès 27 mai 2003 (à 77 ans)
Rome, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale Compositeur
Style Musique électroacoustique
Années d'activité 1946-2003
Collaborations Ferienkurse für Neue Musik (Darmstadt), Bruno Maderna, IRCAM (Paris)
Maîtres Luigi Dallapiccola
Enseignement Mills College (Oakland, Californie), Université Harvard, Juilliard School of Music
Conjoint Cathy Berberian

Luciano Berio est un compositeur italien, né le 24 octobre 1925 à Oneglia (Italie) et mort le 27 mai 2003 à Rome. Berio est réputé pour ses travaux expérimentaux et son travail de pionnier dans la musique électroacoustique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père et son grand-père étaient des organistes qui lui apprirent le piano. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est appelée aux armes, mais le premier jour, il s'est blessé à la main en apprenant à manipuler une arme à feu. Il est donc obligé de passer beaucoup de temps à l'hôpital militaire avant de fuir pour éviter la conscription. De 1946 à 1951, Luciano Berio étudia au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan chez Giulio Cesare Paribeni (contrepoint) et Giorgio Federico Ghedini (composition). La première exécution publique d'une de ses œuvres, une suite pour piano, a eu lieu en 1947. C'est à cette époque qu'il découvre les compositeurs modernes de la seconde école de Vienne (Arnold Schönberg, Alban Berg et Anton Webern), mais aussi Bartók, Stravinsky, Paul Hindemith et Darius Milhaud.

À cause de sa blessure à la main, il ne peut continuer ses études de piano et gagne sa vie comme accompagnateur de classes de chant. Il fait ainsi la connaissance de la soprano américaine Cathy Berberian qu'il épousa en 1950. Ils restèrent mariés jusqu'en 1964.

En 1951, il se rendit aux États-Unis à Tanglewood pour étudier chez Luigi Dallapiccola qui poussa son intérêt vers les principes du sérialisme. Il participa aux Ferienkurse für Neue Musik à Darmstadt où il fit la connaissance de Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, György Ligeti et Mauricio Kagel. Il commença à s’intéresser à la musique électronique et fonda en 1954 à Milan le Studio di Fonologia musicale avec Bruno Maderna et Luigi Nono. Il y invita de nombreux compositeurs comme Henri Pousseur et John Cage. Entre autres, il devint éditeur d’une revue consacrée à la musique expérimentale, les Incontri Musicali.

En 1960, il retourna à Tanglewood comme compositeur en résidence et, à l'invitation de Darius Milhaud en 1962, il devint professeur au Mills College à Oakland, Californie. À partir de 1965, il enseigna à l'université Harvard et à la Juilliard School of Music où il fonda le Juilliard Ensemble qui se consacre à la musique contemporaine (New York, 1967). En 1966, il gagne le « Prix Italia » pour son œuvre Laborintus II. En 1968 sera présentée au public son œuvre la plus marquante, la Sinfonia.

En 1972, il retourna en Italie pour s'installer à Rome. De 1974 à 1980, il fut directeur du département d’acoustique de l’IRCAM à Paris. À Florence, il fonda, en 1987, le Tempo Reale, un centre de même orientation que l'IRCAM. De 1994 à 2000, il fut compositeur en résidence à Harvard. Il y composa jusqu’à la fin de sa vie.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dramatiques[modifier | modifier le code]

Œuvres orchestrales[modifier | modifier le code]

  • 1949 : Concertino pour claviers, violons, violoncelle, harpe et cordes
  • 1954 : Nones
  • 1955 : Allelujah II
  • 1958 : Divertimento, en collaboration avec Bruno Maderna
  • 1959 : Tempi concertati
  • 1959 : Chemins I
  • 1969 : Chemins II
  • 1973 : Concerto pour deux pianos et grand orchestre
  • 1974 : Points on the Curve to Find... pour piano et 20 instruments
  • 1975 : Chemins III
  • 1977 : Ritorno degli snovidenia pour violoncelle et orchestre, Concerto pour deux pianos et orchestre et Concerto pour piano et orchestre
  • 1981 : Corale
  • 1984 : Voci, œuvre concertante pour alto.
  • 1997 : Alternatim double concerto pour clarinette et alto

Œuvres vocales[modifier | modifier le code]

  • 1946 : Quatro canzoni populari pour piano et voix de femme
  • 1949 : Magnificat
  • 1952 : Opus number Zoo pour quintette à vent : flûte, hautbois, clarinette, basson et cor (texte de R. Levine récité par les instrumentistes)
  • 1960 : Circles pour voix de femme, harpe et deux percussionnistes
  • 1961 : Epiphanie (en)
  • 1964 : Folk Songs (pour petite formation instrumentale et voix, dont deux sont des reprises de Jacob Niles)
  • 1966 : Sequenza III
  • 1968 : Sinfonia pour huit voix et instruments
  • 1969 : El mar la mar
  • 1974 : Cries of London pour six voix
  • 1976 : Cries of London version pour huit voix
  • 1975 : A-Ronne documentaire radiophonique pour cinq acteurs sur un poème de Edoardo Sanguineti
  • 1976 : Coro pour 40 voix et instruments
  • 1992 : Epiphanies pour orchestre et voix de femmes
  • 1995 : Shofar pour chœur et orchestre
  • 1995 : Requiem de la Réconciliation (Prologue)

Musique instrumentale et de chambre[modifier | modifier le code]

Musique pour bande[modifier | modifier le code]

  • 1958 : Thema (Omaggio a Joyce)
  • 1960 : Momenti
  • 1961 : Visage avec la voix de Cathy Berberian
  • 1975 : Chants parallèles
  • 1980 : Accordo pour quatre groupe d'instruments à vent

et de nombreux arrangements et transcriptions.

  • 1985 : Naturale (su melodie siciliane) pour Alto, percussion et bande

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Sequenzas I-XIII - Ensemble InterContemporain (1998, DGG 457 038-2)
  • Récital I for Cathy (1971), Folk songs (1964) - Cathy Berberian, London Sinfonietta, Juilliard Ensemble, Dir. Luciano Berio (1972, 1968, RCA 09026 62540 2)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ivanka Stoianova, Luciano Berio, Chemins en musique, La Revue musicale n° 375-377,‎ 1985
  • Luciano Berio, Commentaires sur le rock, 1967 (édition française chez Farandola, 2006)
  • Luciano Berio, Entretiens avec Rossana Dalmonte, Genève, Contrechamps, 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]