Eugénie Servières

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Eugénie Servières

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Inès de Castro se jetant avec ses enfants aux pieds d'Alphonse IV roi de Portugal, pour obtenir la grâce de don Pedro, son mari. 1335,
Salon de 1822, Musée du château de Versailles.

Nom de naissance Eugénie-Honorée-Marguerite Charen
Naissance 1786
Décès 1832
Nationalité Française
Activités Peintre
Maîtres Lethière

Eugénie Servières[1], née en 1786, morte en 1832[2], est une artiste peintre française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Épouse du dramaturge Joseph Servières, elle se spécialise dans la peinture de genre et est récompensée par deux médailles d'or aux Salons de 1808 et 1817[3].

Belle-fille et élève de Guillaume Guillon Lethière[4], le directeur de l’Académie de Rome de 1807 à 1816[5], elle expose régulièrement aux différents Salons, depuis 1808, un assez grand nombre de tableaux remarquables par le choix des sujets et le charme de l'exécution. Elle peint, entre autres, Agar dans le désert, Lancelot du lac et Geneviève, Louis XVIII et Mlle de Lafayette, Alain Chartier et Marguerite d'Écosse, Valentine de Milan, Marie-Stuart, Desdemona chantant la romance du Saule, Blanche de Castille délivrant les prisonniers de Châtenay[6].

Elle connaît une grande renommée sous l'Empire et la consécration quand l'empereur Napoléon Ier lui achète au Salon de 1812 son tableau la Chrétienne Mathilde convertissant Malek Adhel à la demande de l'impératrice Marie-Louise pour sa collection personnelle[7], les tableaux de style troubadour connaissant alors une grande vogue[8]. Ce tableau fut par la suite gravé par Marie-Pauline Soyer, la fille de Landon. Au Salon des artistes français de 1822, elle expose Inès de Castro, avec ses enfants, aux pieds d'Alphonse IV, roi du Portugal, pour obtenir la grâce de Don Pedro, son mari. 1335, conservé au château de Versailles[9].

Ayant eu une production relativement confidentielle, très peu des tableaux d’Eugénie Servières sont actuellement référencés. Plusieurs élèves sont sortis de son atelier.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Reine Blanche de Castille, mère de saint Louis, délivrant les prisonniers de Châtenay[10], huile sur toile, 141 x 109 cm, Libourne, musée des beaux-arts ;
  • Geneviève et Lancelot visitant les tombeaux d'Yseult et de Tristan ;
  • La Chrétienne Mathilde obtenant la conversion de Malek Adhel en répondant à son amour ;
  • Prière pour les marins, 1818 ;
  • Agar dans le désert ;
  • Lancelot du lac et Geneviève ;
  • Louis XVIII et Mlle de Lafayette ;
  • Alain Chartier et Marguerite d'Écosse, 1818 ;
  • Valentine de Milan ;
  • Marie-Stuart ;
  • Desdemona chantant la romance du Saule ;
  • Inès de Castro se jetant avec ses enfants aux pieds d'Alphonse IV roi de Portugal, pour obtenir la grâce de don Pedro, son mari. 1335, Versailles, Musée de l'Histoire de France, 1822 ;
  • Malek Adhel attendant Mathilde au tombeau de Josselin de Montmorency, 1820, coll. part.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Née Eugénie-Honorée-Marguerite Charen.
  2. Marguerite Stahl, 100 œuvres restaurées du Musée des Beaux-Arts de Libourne, Bordeaux, Le Festin, 2009, 205 p., (ISBN 978-2-91526-296-4).
  3. Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle : Peinture, sculpture, architecture, gravure, dessin, lithographie et composition musicale‬, Paris, Madame Vergne,‎ 1831‬, 710 p. (lire en ligne), p. 632.
  4. Théodore Guédy, Nouveau dictionnaire des peintres anciens et contemporains, Paris, Deplanche, 285 p. (lire en ligne), p. 115.
  5. Frédéric de Clarac, Musée de sculpture antique et moderne, t. 1, Paris, Imprimerie Royale, 1841, p. 536.
  6. Adolphe Siret, Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles, Bruxelles, Périchon,‎ 1848, 540 p. (lire en ligne), p. 520.
  7. Maryse Violin-Savalle, Images croisées de la femme romantique à travers la littérature et la peinture, en France de 1765 à 1833 : esquisse, genèse et développement d’une typologie imaginaire, Villeneuve d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 1998, 698 p., (ISBN 978-2-28400-456-1), p. 351.
  8. François Pupil, Le Style troubadour ou la Nostalgie du bon vieux temps, Nancy, PUN, 1985, 558 p., (ISBN 978-2-86480-173-3), p. 278.
  9. « Notice no 000PE012356 », base Joconde, ministère français de la Culture
  10. lnv. D.82.1071

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle : Peinture, sculpture, architecture, gravure, dessin, lithographie et composition musicale‬, Paris, Madame Vergne,‎ 1831‬, 710 p. (lire en ligne), p. 632.
  • Théodore Guédy, Nouveau dictionnaire des peintres anciens et contemporains, Paris, Deplanche, 285 p. (lire en ligne), p. 115.
  • Adolphe Siret, Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles, Bruxelles, Périchon,‎ 1848, 540 p. (lire en ligne), p. 520.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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