Romulus et Rémus

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Romulus et Rémus
Romulus et Rémus (sculpture de la fontaine de la place du Capitole)
Romulus et Rémus (sculpture de la fontaine de la place du Capitole)
Titre
1er roi légendaire de Rome
(en partie avec Titus Tatius)
753716 av. J.-C. (37ans[1])
En tandem avec Titus Tatius
Prédécesseur aucun
Successeur Numa Pompilius
Biographie
Titre complet Fondateur de Rome, roi
Date de naissance 771 av. J.-C[1] (Albe-la-Longue)
Date de décès 716 av. J.-C. (Rome)
Nationalité Latin
Père Mars[2]
Mère Rhea Silvia
Conjoint Hersilie[3]
Enfant(s) (Prima, Aollius [4]?)

Romulus et Rémus
Liste des rois de Rome
Série Rome antique

L'histoire légendaire des fondateurs de Rome, Romulus et Rémus, fait partie de la mythologie romaine[5]. Cependant, les historiens romains, à commencer par Tite-Live[6], mettent l'accent sur le caractère poétique et légendaire de ce récit fondateur :

« Quant aux récits relatifs à la fondation de Rome ou antérieurs à sa fondation, je ne cherche ni à les donner pour vrais ni à les démentir : leur agrément doit plus à l'imagination des poètes qu'au sérieux de l'information. On accepte que les Anciens mêlent les dieux aux affaires humaines pour donner plus de majesté à leur ville [...] Toutefois quelle que soit l'attention ou la valeur qu'on accorde à ces récits et à d'autres semblables, je ne leur accorderai pas beaucoup d'importance. J'aimerais au contraire que l'intérêt se concentre sur le climat social et moral, sur les individus, sur les moyens civils et militaires qui ont permis et développé la puissance romaine. »

— Tite-Live, Histoire romaine, Préface du Livre I[7].

Le récit traditionnel[modifier | modifier le code]

La louve[modifier | modifier le code]

Antoninien de Philippe l'Arabe de 247 Revers SAECVLARES AVGG Louve allaitant Romulus et Remus - C178

Romulus et son frère jumeau Rémus sont les fils de la vestale Rhéa Silvia et du dieu Mars. Rhéa Silvia est la fille de Numitor, roi de la légendaire ville latine d'Albe la Longue (fondée par Ascagne, fils d'Énée) et dépossédé du trône par son frère Amulius. Celui-ci, craignant que ses petits-neveux ne réclament leur dû en grandissant, prend prétexte qu'ils sont les fils d'une vestale, qui avait fait vœu de chasteté, et ordonne qu'on les jette dans le Tibre.

Mais l'ordre est mal exécuté, les nouveau-nés sont abandonnés dans un panier sur le fleuve, survivent (par la probable protection des dieux), et sont découverts sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis) situé devant l'entrée de la grotte du Lupercale, au pied du Palatin, par une louve qui les allaita[8],[9]. Un pivert, l'oiseau de Mars[10],[11], veillait sur eux.

Tite-Live[12] et Plutarque[13] rapportent une autre explication de la légende : les jumeaux auraient été découverts dans la grotte du Lupercale par le berger Faustulus, gardien des troupeaux d'Amulius. Celui-ci les aurait confiés aux bons soins de sa femme Larentia, une prostituée — que les bergers appelaient lupa[14],[15]. Ce serait donc par un jeu symbolique que d'autres auteurs latins auraient créé le mythe de la louve biologique mère de Rémus et Romulus, tirant parti de la puissance redoutable de l'animal au profit de leur cité.

Selon une autre version rapportée par Plutarque dans La Vie de Romulus les jumeaux seraient les enfants d'une esclave et du dieu Mars. Une curieuse histoire du sexe viril du Dieu Mars descendu par la cheminée et flottant dans la pièce est avancée, l'esclave remplaçant la princesse Rhea Silvia qui refusait d'assouvir le désir du Dieu. En fait ils seraient d'Amulius, alors roi d'Albe-la-Longue, puis confiés au berger Faustulus.

Plus tard, les jumeaux, à qui est révélé le secret de leur naissance, tueront Amulius (égorgé par Rémus selon certains, transpercé par l'épée de Romulus selon d'autres) et restaureront leur grand-père Numitor sur le trône d'Albe.

Une explication rationaliste de cette légende rappelle que le mot latin lupa possède deux sens, « louve » et « prostituée », allusion au métier de prostituée qu'exerçait Laurentia, l'épouse de Faustulus[16].

Variante hellénistique[modifier | modifier le code]

Selon Tite-Live, Romulus et Rémus ont vécu une enfance et une adolescence totalement campagnardes, en compagnie de Faustulus. « Cette vie active les développa physiquement et moralement[17] ». Plutarque donne quant à lui une version très différente de cette période de la vie des deux frères. Dans son récit, loin d'être abandonnés de tous, Romulus et Rémus sont discrètement aidés par leur grand-père Numitor, qui fournit de la nourriture aux parents adoptifs. Par la suite, ils sont conduits à Gabies, où on leur donne une éducation correspondant à leur statut social réel[18].

Fondation de la ville de Rome[modifier | modifier le code]

Romulus et Rémus par Rubens

Les vautours[modifier | modifier le code]

Rémus et Romulus décident de fonder une ville et choisissent pour emplacement « l'endroit où ils avaient été abandonnés et où ils avaient passé leur enfance ». Selon Tite-Live, c'est le droit de nommer la ville et donc celui de la gouverner qui serait à l'origine du conflit fratricide. L'Urbs (la Ville) est fondée le 21 avril 753 avant J.-C.[19] (début du calendrier romain).

Pour se départager, les jumeaux consultèrent les augures ; Romulus se plaça sur le Mont Palatin, Rémus sur l'Aventin. L'interprétation du présage est problématique : Rémus a le premier aperçu six vautours, mais Romulus a fini par en observer douze.

La mort de Rémus[modifier | modifier le code]

L'historien latin Tite-Live rapporte deux versions de la mort de Rémus[20]. Selon la première, Rémus tombe pendant la bagarre[21] qui suit le décompte des augures ; selon l'autre, Romulus, plus rusé, tente de tromper son frère sur l'issue d'un défi, celui de savoir qui des deux sera le premier capable d'apercevoir des vautours dans la vallée Murcia (celle du futur cirque Maximus). Une dispute éclate et Rémus franchit par dérision le sillon sacré (pomœrium) que vient de tracer Romulus qui le tue sous le coup de la colère — selon une autre version, le meurtrier serait un sicaire étrusque. Romulus se serait alors écrié : « Sic deinde, quicumque alias transiliet moenia mia. » (« Il en sera de même pour tous ceux qui oseront franchir mes remparts »). On raconte que finalement, pris de remords, Romulus enterre son frère sous la colline de l'Aventin avec tous les honneurs.

La construction de la ville[modifier | modifier le code]

L'enlèvement des Sabines, par Pietro da Cortona (1629).

Romulus entreprend la construction de sa ville, qu'il nomme Roma (Rome), d'après son propre nom, dit la légende. Selon d'autres hypothèses le nom de la cité nouvelle viendraient de l'étrusque « rumon » (fleuve) faisant référence au fleuve Tibre ou du osque « ruma » (colline) faisant référence aux sept collines.

Très vite la nouvelle cité attire des vagabonds et des esclaves où ils trouvent refuge. Selon Plutarque chacun d'eux apportent de son pays d'origine une poignée de terre pour la jeter dans la fosse de tradition étrusque, appelée Mundus et creusée à l'emplacement du Comitium situé au centre du périmètre des remparts.

L'enlèvement des Sabines[modifier | modifier le code]

Mais la nouvelle cité, lieu de refuge des hommes désormais libres souhaitant changer d'existence, manque singulièrement de femmes. Une pénurie qui condamne le projet à brève échéance. Comme les tentatives de mariage dans les « villes » avoisinantes trouvent toutes de méprisantes fins de non-recevoir, Romulus décide de voler des femmes[22]. Prétextant la découverte fortuite d'un autel consacré à une divinité, il instaure la fête de « Consualia » en l'honneur de Neptune[23] le 18 août[24],[25] et y convie les Sabins et les peuples de plusieurs « villes » alentour : Caenina, Crustumerium, Antemnae. Tandis que l'attention des hommes est détournée, les femmes sont enlevées par surprise.

Plutarque s'interroge longuement[26] sur le nombre exact d'enlèvements : 30 vierges, qui donnèrent leurs noms au 30 curies romaines selon certains, 527 selon Antias, 683 selon Juba. Plus loin, il avance le nombre de près de 800[27]. Le biographe rejette comme invraisemblable l'assertion selon laquelle leur nombre se serait limité à 30 et l'intention profonde de Romulus aurait été « moins des mariages que la guerre ». Il précise encore qu'aucune des filles enlevées n'était mariée, sauf Hersilie, qui fut capturée par erreur.

Le hasard des enlèvements induit un mélange entre classes sociales. Certaines des victimes sont de haut rang et « épousent » des Romains de basse condition, mais « les plus belles filles étaient réservées aux notables »[28]. Ainsi Thalasius[29], à qui échoit une fille de très grande beauté et qui sera félicité pour sa chance par un cortège spontané et admiratif tandis qu'on emmène la jeune fille chez lui. Ce serait l'origine de l'expression prononcée durant les mariages solennels, dans lesquels on mime l'enlèvement de la mariée[30]. Une autre explication serait que « Thalasius » fut le signal de déclenchement des enlèvements[31]...

La réaction des voisins outragés[modifier | modifier le code]

Furieux, les peuples outragés forment une coalition dirigée par le roi de Cures Titus Tatius et déclarent la guerre. Romulus commence par écraser les soldats de Caenina, tue leur chef Acron et prend leur ville d'assaut. Attaqué par surprise par les Antemnates, il les écrase également et prend leur ville. Mais à la demande de sa femme, d'origine sabine, Hersilie, Romulus les épargne, accorde son pardon et le droit de cité à Antemnae.

Grâce à la trahison de la jeune Tarpéia, les Sabins parviennent à s'introduire dans la ville et à s'emparer de la citadelle du Capitole. D'abord bousculé, Romulus, après une invocation à Jupiter, parvient à relancer ses troupes à l'assaut. Le combat est très indécis[32]. À tel point que ce sont les épouses sabines des Romains qui s'interposent entre les deux camps. Ainsi la bataille prend fin.

Romains et Sabins fusionnent, le gouvernement est concentré à Rome qui double sa taille et les Romains prennent le nom de Quirites (de Cures) en l'honneur des Sabins. Romulus répartit alors la population romaine en trente curies et donne à celles-ci le nom de femmes sabines.

Si vis pacem, para bellum (Si tu veux la paix, prépare la guerre)[modifier | modifier le code]

Rome est située à la limite de deux grandes cultures — étrusque et italique — mais se veut libre, elle est aussi située au carrefour des voies commerciales entre la Toscane et la Campanie, de ce fait ses habitants devaient être prêts à s'imposer par la force et la violence. Regroupant, des hommes libres de diverses origines, il était aussi nécessaire de créer petit à petit un système de règles juridiques et de normes de comportement, permettant de gérer la vie dans cette nouvelle communauté. Plutarque s'interrogea sur la violence de Rome : « Rome ne progressa-t-elle et n'avança-t-elle que grâce à des guerres ? Une question qui appellerait une longue réponse pour certaines personnes qui placent le progrès dans l'argent, le luxe et la domination plus que dans la sécurité, la gentillesse, l'indépendance des autres et la justice envers eux. »

On forme ainsi trois centuries de chevaliers : les Ramnes (qui tirent leur nom de Romulus)[33], les Titienses (de Titus Tatius) et les Luceres (d'un soldat de Romulus qui mourut au combat contre les Sabins)[34].

Les deux rois, Romulus le Romain et Titus Tatius le Sabin, règnent ensemble « en parfait accord » pendant plusieurs années. Tite-Live rapporte toutefois, non sans une certaine ironie, qu'après la mort accidentelle de Titus au cours d'une émeute à Lavinium, « Romulus regretta moins qu'il aurait dû ce malheur ». L'alliance avec Lavinium est renouvelée.

À la tête d'une troupe de 300 soldats (les mêmes que ceux mentionnés plus haut) tout dévoués à sa personne, les celeres, Romulus passe le reste de sa vie à guerroyer contre ses proches voisins étrusques : Fidènes, et surtout Véies, une cité à laquelle il finit par accorder, contre cession de territoires, une trêve de cent ans.

Il laissera un État suffisamment fort et impressionnant militairement pour vivre en paix pendant quarante ans sous le règne de son successeur, Numa Pompilius, gendre du roi Titus Tatius.

Quirinus[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Romulus n'est pas mort, mais a simplement disparu un jour dans une violente tempête[35] et fut emmené au ciel alors qu'il inspectait ses troupes près du marais de la Chèvre[36]. Il serait devenu le dieu des vaillants Romains et de leur ville. Il fut plus tard assimilé à Quirinus. Tite-Live encore, après avoir rappelé que « Romulus comptait plus de partisans dans le peuple que parmi les patriciens », rapporte une rumeur plus sordide d'après laquelle Romulus aurait été tout simplement massacré par les patriciens, et suppose que son apothéose sous le nom de Quirinus fut un stratagème politique destiné à apaiser le bon peuple.

Dans un contexte qui préfigure les conflits entre la plèbe et le patriciat, le récit de l'apparition divine de Romulus à Proculus Julius[37],[38] semble, malgré son invraisemblance, avoir calmé les esprits :

« Romains, dit-il[39], Romulus, père de notre ville, est descendu soudain du ciel, ce matin, au point du jour, et s'est offert à mes yeux ; et, comme je me tenais devant lui, plein de crainte et de respect, et lui demandais instamment la faveur de le regarder en face : « Va, m'a-t-il dit, et annonce aux Romains que la volonté du ciel est de faire de ma Rome la capitale du monde. Qu'ils pratiquent donc l'art militaire. Qu'ils sachent et qu'ils apprennent à leurs enfant que nulle puissance humaine ne peut résister aux armes romaines. » À ces mots, dit-il, il s'éleva dans les airs et s'en alla. »

— Tite-Live, Histoire romaine, Livre I, 16.

« Ce qui est extraordinaire, conclut Tite-Live[40], c'est qu'on ait cru à cette histoire et que la croyance à l'immortalité de Romulus ait consolé le peuple et l'armée. »

Romulus et l'héritage indo-européen à Rome[modifier | modifier le code]

Romulus et Rémus - Bronze Lupa Capitolina du Palazzo dei Conservatori à Rome.

Selon Georges Dumézil, en tant que fondateur de Rome, Romulus concentre sur sa personne de nombreux aspects des trois fonctions indo-européennes.

  • La première fonction est la souveraineté, notamment par ses rapports étroits avec Jupiter qui lui accorde ses auspices. Il incarne plus spécifiquement la tendance « magique », voire « terrible » de cette première fonction ; l'autre tendance, davantage « juridique » de la souveraineté, revenant à son successeur, le roi Numa Pompilius, fondateur de nombreux cultes dont celui de Fides, la divinité garante des serments.
  • La deuxième fonction est liée à la force, à l'armée, puisque ce roi guerrier et conquérant est fils de Mars.
  • Enfin la troisième fonction d'abondance, de prospérité, par sa gémellité et son association avec le roi des Sabins Titus Tatius, dont le peuple incarnerait l'opulence.

Le spécialiste de mythologie comparée, Jean Haudry discerne dans le meurtre de Rémus un conflit entre deux conceptions de la royauté: la royauté unique des sociétés lignagères et la royauté dioscurique telle que la connaît Sparte.

Découverte de la grotte du Lupercal[modifier | modifier le code]

Le 20 novembre 2007, le ministre italien de la Culture, Francesco Rutelli, annonce la découverte de la grotte où les Romains auraient célébré la fête des Lupercales et où, selon la légende, auraient vécu Romulus et Rémus. Selon le spécialiste Andrea Carandini, il s'agit de l'une des plus grandes découvertes archéologiques jamais faites[41]. L'identification de la grotte au Lupercal n'a pas toutefois fait l'unanimité, des archéologues comme Fausto Zevi considérant qu'il s'agit plutôt d'un nymphée dépendant du palais impérial[42].

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Il meurt à 54 ans selon Plutarque (Vies parallèles, Romulus, 29), on en déduit la date de naissance.
  2. Selon Plutarque, le père des jumeaux aurait pu être Amulius, qui aurait violé sa nièce, Rhéa Silvia (Vies parallèles, Romulus, 4).
  3. Plutarque donne le mariage avec Romulus comme incertain (Vies parallèles, Romulus, 14).
  4. Selon Zénodote de Trézène, mais contredit par de nombreux historiens selon Plutarque (Vies parallèles, Romulus, 14)
  5. Le récit légendaire décrit dans l'article est principalement tiré de l'historien latin Tite-Live. L'édition des Belles Lettres listée dans les sources fournit un long développement relatif aux intentions littéraires de l'auteur et à l'historique de la reconstitution du texte de Tite-Live (p. VII à CXXX).
  6. Tite-Live, Histoire romaine, Préface du Livre I
  7. Tite-Live, Histoire romaine, Préface du Livre I p. 52, Flammarion
  8. En latin archaïque, ruma désigne « une mamelle », d'où le jeu de mots sur l'origine du nom de la ville de Rome (Dictionnaire des noms de lieux - Louis Deroy et Marianne Mulon, Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  9. Rumina était la déesse de l'allaitement (Gaffiot, éd 1934, p. 1373).
  10. Ovide, Fastes III
  11. Plutarque, Vies parallèles, Romulus, 4, 2 + note n° 9 p.82
  12. Tite-Live, Histoire romaine, Livre I, 4 : « Sunt qui Larentiam volgato corpore lupam inter pastores vocatam putent (Certains pensent que cette Larentia, pour avoir souvent prostitué son corps, était appelée louve par les bergers) »
  13. Plutarque, Vies des hommes illustres - Romulus - p.44
  14. Lupa est à l'origine du mot français « lupanar ».
  15. L'attestation du terme latin lupa comme « prostituée » est antérieure même à celle de « femelle du loup » que les Latins appelaient lupus femina (Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, article « loup », p. 1227, Paris, 2010, Éditions Le Robert).
  16. Dominique Briquel, Le regard des autres. Les origines de Rome vues par ses ennemis : début du IVe siècle/début du Ier siècle av. J.-C., Presses Univ. Franche-Comté,‎ 1997, p. 142
  17. Livre I, 4
  18. Plutarque, Romulus, VI, 1.
  19. Onzième jour avant les calendes de mai, jour d'éclipse, comme il se doit. (Plutarque)
  20. Tite-Live, Histoire romaine, Livre I, 6
  21. Selon Plutarque, Faustulus fut lui aussi l'une des victimes de la rixe.
  22. Le quatrième mois après la fondation de la Ville selon Quintus Fabius Pictor, cité par Plutarque (Romulus, XIV, 1)
  23. Le rapprochement avec Neptune est généralement rejeté comme un calembour par les traducteurs modernes, qui voient en Consus, une divinité italique et l'associe plutôt avec Ops, la déesse des récoltes (Plutarque, Vies parallèles, note 40, p. 101). Voir aussi la traduction d'Annette Flobert, (note 31, p. 69)
  24. Plutarque, Romulus, XIV, 3
  25. La fête de Consualia sera célébrée le 21 août
  26. Romulus, XIV, 1-2
  27. Comparaison Thésée - Romulus, XXXV, 2
  28. Tite-Live
  29. Aussi orthographié « Talasius », sans h. Le h aurait été rajouté pour « faire grec », mais le terme serait d'origine Sabine.
  30. Annette Flobert rejette cette étymologie
  31. Sextus Scylla de Carthage, d'après Plutarque, qui avance encore d'autres explications de l'origine du mot (Romulus XV,1)
  32. Romulus est blessé par une pierre et doit temporairement cesser le combat (Plutarque).
  33. Dans son Histoire romaine (tome I, chapitre 4, : Les commencements de Rome, p. 42, Coll. Bouquins, Robert Laffont) , l'historien Mommsen (1817-1903) , s'appuyant sur l'étymologie, avance la thèse que le nom originel des Romains était « Ramniens » (qui aurait signifié « les hommes de la forêt »). Les trois tribus dont il est ici question auraient été antérieures à la Ville, qui serait née de leur fusion (synœcisme), et non postérieures comme dans présenté par Tite-Live.
  34. Cette interprétation de l'origine « ethnique » des trois tribus romaines est aujourd'hui totalement rejetée entre autres en raison de l'étymologie strictement étrusque des trois dénominations. Voir aussi note 1, p. 24 de l'édition des Belles Lettres).
  35. L'orage aurait été accompagné d'une éclipse de soleil (Annette Flobert, note 55, p. 82, se référant peut-être à Plutarque.
  36. Emplacement du futur Cirque Flaminius au Champ de Mars. Le 7 juillet, on y commémorait la « disparition » de Romulus.
  37. Proculus Julius : un homme de confiance, « dont l'affirmation avait du poids » selon Tite-Live ; un personnage au patronyme anachronique, selon l'édition des Belles Lettres (note 1, p. 28).
  38. Julius Proclus, selon Plutarque (Romulus, XVIII, 1)
  39. Proculus Julius
  40. Livre I, 16
  41. Dépêche Reuters 20 novembre 2007
  42. La Repubblica 23 novembre 2007

Sources[modifier | modifier le code]

  • (la) (fr) Tite-Live, Histoire romaine, Livre I, (traduction Gaston Baillet), Les Belles Lettres, Paris, 2003, (ISBN 2-251-01281-8)
  • Tite-Live, Histoire romaine. De la fondation de Rome à l'invasion gauloise, (traduction Annette Flobert) Garnier-Flammarion, Paris, 1995, (ISBN 2-08-070840-6)
  • Plutarque, Vies parallèles, Thésée - Romulus, Quarto, Éditions Gallimard, 2001.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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