Jean-Étienne Liotard

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Jean-Étienne Liotard

Description de cette image, également commentée ci-après

Autoportrait, 1773

Naissance 1702
Genève
Décès 1789
Genève
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Activités Peintre
Maîtres Gardelle, Petitot

Jean-Étienne Liotard, né en 1702 à Genève où il est mort en 1789, est un peintre genevois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Étienne Liotard a débuté ses études à Genève chez le miniaturiste Daniel Gardelle (1673-1753) puis dès 1723 à Paris avec Jean-Louis Petitot (1692-1730), dont il copie les émaux et des miniatures avec une remarquable compétence. Monté à Paris en 1725, il étudie sous la direction de François Lemoyne et Jean-Baptiste Massé (1687-1767) qui le recommande au marquis de Puysieux, qui l’emmène à Naples. En 1735 il est à Rome où il peint les portraits du pape Clément XII et de plusieurs cardinaux. Trois ans plus tard, il accompagne Lord Duncannon à Constantinople, puis à Vienne en 1742 où il fait les portraits de l'empereur François Ier et de l’impératrice Marie-Thérèse qu'on cite parmi ses chefs-d'œuvre. Ayant adopté le costume oriental, il est surnommé « le peintre turc ». En 1744, il se rend en Angleterre où il a peint la princesse de Galles en 1753. En 1756, il passe en Hollande où, l'année suivante, il épouse Marie Fargues. De nouveau en Angleterre en 1772, son nom figure parmi les exposants à l'Académie royale dans les deux années suivantes avant de revenir à sa ville natale en 1776.

Liotard était un artiste très polyvalent et, bien que sa renommée dépende largement de la grâce et de la sensibilité de ses pastels, dont la Liseuse, la Belle Chocolatière et la Belle Lyonnaise qui appartiennent à la Galerie de Dresde sont d’agréables exemples, ses peintures en émail, ses gravures sur cuivre et sa peinture sur verre sont également dignes d'attention critique. Collectionneur expert de peintures par les anciens maîtres, il est également l'auteur d'un Traité des principes et des règles de la peinture (1781)[1]. Il a vendu à des prix très élevés plusieurs des chefs d'œuvre qu'il avait acquis lors de son deuxième séjour en Angleterre. Les musées d'Amsterdam, de Berne et de Genève sont particulièrement riches en exemples de ses peintures et pastels. Le Louvre possède 42 de ses pastels. À Londres, le Victoria and Albert Museum possède un tableau d'un Turc assis et le British Museum possède deux de ses pastels. Un portrait de l'artiste se trouve dans la Sala dei pittori de la galerie d'Uffizi de Florence.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • M. et Mme Glavani en costume turc.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Traité des principes et des règles de la peinture, Genève, 1781, 97 p. (réédité en fac simile chez Minkoff, Genève, 1973)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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