Louis Antoine de Bourbon

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Louis Antoine de Bourbon
Image illustrative de l'article Louis Antoine de Bourbon
Louis de Bourbon, infant d'Espagne, peint par Raphaël Mengs.
Biographie
Naissance 25 juillet 1727
Madrid (Espagne)
Décès 7 août 1785 (à 49 ans)
Arenas de San Pedro (Espagne)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
le 19 décembre 1735 par le
pape Clément XII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Maria della Scala
Évêque de l’Église catholique
Fonctions épiscopales Archevêque de Tolède (1735)
Primat des Espagnes (1735)
Archevêque de Séville (1741)

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Louis Antoine Jacques de Bourbon (Luis Antonio Jaime de Borbón y Farnesio), né à Madrid le 25 juillet 1727 et mort à Arenas de San Pedro le 7 août 1785, est un prince espagnol de la maison de Bourbon. Il a été successivement infant d’Espagne, cardinal-prêtre de Santa Maria della Scala, archevêque de Tolède et primat des Espagnes puis enfin archevêque de Séville. Louis est le fils de Philippe V d'Espagne et de sa deuxième épouse Élisabeth Farnèse. À la mort de son père, il renonce à l’état ecclésiastique et devient comte de Chinchón.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Blason de la Louis prince d'Espagne, comme le cardinal de Tolède dans le palais de l'archevêque d'Alcalá de Henares (Madrid - Espagne).

En tant que le plus jeune des fils de Philippe V, Louis est élevé pour mener une carrière ecclésiastique. Il avait en effet peu de chance d’accéder au trône puisque Philippe avait déjà quatre fils près à lui succéder (deux issus de son premier mariage et deux autres destinés à régner sur le duché de Parme et sur la Sicile grâce aux relations de leur mère Élisabeth Farnèse en Italie). Il n’a que 8 ans lorsqu’il est nommé archevêque de Tolède et cardinal-prêtre de S. Maria della Scala. Il est le plus jeune cardinal jamais nommé dans l'Église catholique romaine[1].

Après le mort de son demi-frère Ferdinand VI. Louis aurait pu être l’héritier du trône puisqu’en vertu du traité d'Utrecht seul un prince né sur le territoire espagnol peut accéder au trône d’Espagne. Or, les fils de son frère, le désormais roi Charles III d'Espagne, sont nés dans le royaume des Deux-Siciles gouvernés par Charles jusqu'à son accession au trône et n’ont donc théoriquement aucun droit de succession. Louis décide d’abandonner la vie ecclésiastique.

Retour à la vie civile[modifier | modifier le code]

Armes de Louis Antoine de Bourbon, après son renoncement à l'état ecclésiastique[2].

En 1754, Charles III accède à sa requête et lui permet d’abandonner la vie ecclésiastique s’il respecte diverses conditions. Son mariage doit être approuvé par le roi, il ne doit pas prendre part à la vie politique et ses enfants sont exclus de la succession au trône et aux honneurs de prince du royaume d’Espagne. Ces conditions sont formalisées dans la pragmatique sanction de 1776 traitant. Il commença une vie d’errance dans le royaume pour finir par se fixer à Arenas de San Pedro où il construisit un palais.

En 1761, il achète à son frère Philippe, parti régner sur Parme, le comté de Chinchón. Le comté comprend plusieurs propriétés où Louis accueille ses protégés tels que le musicien Boccherini et les peintres Francisco Goya, Luis Paret y Alcázar. Il vit en exil, loin des affaires de la cour de son frère.

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Louis a réussi à construire une vie de famille mais n’a jamais été heureux en mariage. Les reproches de sa femme concernant leur exil forcé de la cour ont contribué à assombrir la fin de sa vie.

Il décède à Arenas de San Pedro le 7 août 1785. Malgré son souhait de reposer dans sa résidence de Boadilla, sa dépouille fut transportée dans le panthéon des Infants au palais de l'Escurial.

Ascendants[modifier | modifier le code]

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le 28 janvier 1776, il épouse à Tolède María Teresa de Vallabriga y Rozas (1758 – 1820), fille de Luis de Vallabriga, majordome de Charles III, et de María Josefa de Rozas y Melfort, comtesse de Castelblanco. Ensemble, ils eurent :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source de traduction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Luis Antonio Jaime de BORBÓN Y FARNESIO (1727-1785) sur fiu.edu
  2. Menéndez Pidal y Navascués, Faustino, Hugo. El escudo. p. 248. En Menéndez Pidal y Navascués, Faustino; O´Donnell y Duque de Estrada, Hugo; Lolo, Begoña. Símbolos de España. Madrid: Centro de Estudios Políticos y Constitucionales, 1999 (ISBN 84-259-1074-9).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]