Valentinien III

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Valentinien III
Empereur romain d'Occident
Image illustrative de l'article Valentinien III
Solidus à l'effigie de Valentinien III
Revers : Théodose II unit Licinia Eudoxia et Valentinien.
Règne
23 octobre 425 - 16 mars 455 (~30 ans)
Période Théodosiens
Prédécesseur(s) Flavius Honorius (légitime)
Jean (usurpateur)
Successeur(s) Pétrone Maxime
Biographie
Naissance 2 juillet 419 - Ravenne (Italie)
Nom originel Flavius Placidius Valentinianus
Décès 16 mars 455 (35 ans)
Père Constance III
Mère Galla Placidia
Épouse(s) Licinia Eudoxia
Descendance (1) Eudocia
(2) Placidia
Liste des empereurs romains d'Occident

Valentinien III (en latin Placidius Valentinianus), né le 2 juillet 419 à Ravenne, mort le 16 mars 455 à Rome, est empereur romain d'Occident de 424 à 455.

[modifier] Biographie

Il est le fils de Constance III, empereur d'Occident associé à Honorius (395-423) en 421, et de Galla Placidia, fille de l'empereur d'Orient Théodose Ier (379-395). Il a une sœur, Honoria.

Avènement de Valentinien III

À la mort d'Honorius en août 423, Galla Placidia et ses enfants se trouvent à Constantinople à la cour de Théodose II. La succession est difficile : en décembre 423, le sénat de Rome nomme un empereur, Jean. Valentinien est nommé César le 23 octobre 424 ; après une courte guerre en Italie pour éliminer l'usurpateur Jean, il est proclamé empereur à Rome le 23 octobre 425. Comme il n'a que six ans, Galla Placidia est chargée de la régence et joue un rôle important même après la majorité de Valentinien, jusqu'à sa mort en 450.

Mariage (437)

En octobre 437, il épouse à Constantinople sa cousine Licinia Eudoxia, fille de Théodose II ; il ne rentre à Ravenne, résidence impériale d'Occident depuis le règne d'Honorius, qu'au printemps 438, après avoir passé l'hiver à Thessalonique.De ce mariage naîtront deux filles, Eudoxie et Placidie.

Le règne

En 426, est publiée en son nom la Loi des citations. En 438, Valentinien III interdit les jeux du cirque.

Le règne de Valentinien III est surtout marqué par la poursuite de l'affaiblissement de l'Empire romain d'Occident : en 439 les Vandales de Genséric établissent un état indépendant en Afrique et leur flotte fait des ravages en Sicile et sur les côtes orientales de la mer Méditerranée ; en Hispanie et en Gaule, une bonne partie du territoire est sous le contrôle de peuples germaniques plus ou moins contrôlés par l'empire (Francs, Wisigoths, Suèves, Burgondes), en particulier grâce à l'action du général Aetius :

En matière de religion, Valentinien III a une politique intolérante : d'après le Code Théodosien, trois édits de persécution générale sont lancés contre les païens en 435, 438 et 451. Tout acte de paganisme est désormais passible de la peine capitale, réaffirmant en cela les lois de Théodose Ier (391 et 392). Quant aux chrétiens non catholiques, un sort similaire leur est réservé à partir de 447.

Les dernières années (450-455)

Valentinien III s'installe à Rome en 450, mais retourne à Ravenne à l'approche d'Attila qui attaque l'Italie en 452. Il se retire grâce à l'intervention du pape Léon Ier et par la promesse d'un tribut, et aux mouvements des troupes de l'empereur d'Orient Marcien sur les frontières danubiennes d'Attila.

En 454, le fils d'Aetius doit se marier avec la fille de l'empereur, mais Aetius est tué par la main de Valentinien[réf. nécessaire]. On s'est beaucoup interrogé sur les motivations de l'empereur qui le conduisent à supprimer le meilleur général de son époque,le seul à pouvoir sauvegarder l'Empire des dangers qui l'accablent. Certains pensent qu'Aetius a payé de sa vie des rumeurs sur une hypothétique collusion avec Attila aprés la bataille prés de Châlons ou bien des craintes de rébellion pour détrôner l'empereur.A ce jour,rien n'est attesté pour justifier la disparition du dernier atout de l'empire d'Occident.

Le 16 mars de l'année suivante, l'empereur est à son tour assassiné à l'instigation du sénateur Pétrone Maxime dont il aurait violé la femme.

[modifier] Bibliographie

  • Roger Remondon, La Crise de l’Empire romain, PUF, coll. « Nouvelle Clio », Paris, 1964 (2e édition : 1970)
  • François Zosso et Christian Zingg, Les Empereurs romains, Éditions Errance, 1995, (ISBN 2877722260)

[modifier] Voir aussi


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