Harmonie

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En musique, l'harmonie renvoie aux simultanéités sonores et plus précisément aux accords. Dans la théorie de la musique occidentale, l'harmonie étudie la construction des accords, les principes qui les gouvernent et leurs enchaînements ; on parle alors de l'aspect « vertical » de la musique par opposition à la dimension « horizontale » (mélodie)[1].

Ce terme peut cependant recevoir plusieurs autres sens, en relation ou non avec la musique et les sons. Il est dérivé du grec harmonia, signifiant « arrangement », « ajustement », et désignant plus précisément la manière d'accorder la lyre.

Dans son acception la plus courante, relative aux simultanéités dans la musique, l'harmonie a suscité une abondante littérature, depuis Platon et Aristote, jusqu'à Hindemith ou Messiaen. Cependant, même dans ce domaine précis, le terme peut revêtir différentes significations — historiquement liées — depuis la plus large — composante musicale intégrant des simultanéités —, jusqu'à la plus étroite — science des accords —, en passant par les différentes évolutions du concept au XXe siècle.

L'harmonie, une des composantes de la musique[modifier | modifier le code]

Le mot "harmonie" vient du grec αρμόζω (armozo), qui veut dire joindre, faire coïncider, adapter, emboiter. Dans son sens le plus large, le mot harmonie désigne traditionnellement une des quatre composantes de la musique — les trois autres étant le rythme, la mélodie et le timbre. L'harmonie relève de l'utilisation délibérée de fréquences simultanées, dans la perspective d'apporter relief et profondeur au chant ou au jeu instrumental : elle représente donc l'aspect vertical de la musique, tandis que la mélodie en représente l'aspect horizontal (relativement au sens de lecture d'une partition : la lecture horizontale décrit la succession de notes qui composent la mélodie, la lecture verticale décrit la ou les notes jouées simultanément à un instant T).

Généralités[modifier | modifier le code]

Dans cette acception, le mot, qui s'écrit parfois avec une majuscule — l'Harmonie —, peut être considéré comme un synonyme du mot Polyphonie — pris également dans son sens le plus large. L'harmonie s'oppose ainsi à la monodie médiévale, et, plus généralement à tout type de musique, d'ici ou d'ailleurs, d'hier ou d'aujourd'hui, jouée ou chantée à l'unisson.

  • Lorsqu'on dit qu'un instrument est « harmonique », cela signifie que cet instrument est capable de jouer au moins deux sons simultanés.
Par exemple, sont qualifiés « d'instruments harmoniques », la plupart des instruments à clavierpiano, orgue, clavecin, accordéon, harmonium… —, ainsi qu'un grand nombre d'instruments à cordesharpe, guitare, luth… — ; tandis que des instruments tels que la flûte, la clarinette, etc., sont considérés comme des « instruments mélodiques »[2].
  • Même pris dans ce sens large, l'harmonie semble indissociable de la musique occidentale et de ses traditionnelles échelles — essentiellement, l'échelle diatonique et son extension, l'échelle chromatique. Concernant les musiques non occidentales qui utilisent des échelles différentes, l'usage éventuel de simultanéités délibérées sera qualifié « d'hétérophonie » plutôt que d'harmonie.
  • Pour comprendre la notion d'harmonie, il faut se reporter au phénomène sonore lui-même. Chaque son émis par un corps sonore mis en vibration — corde, peau, métal, etc. — produit une note fondamentale que l'oreille perçoit et dont on peut aussitôt identifier la hauteur. Dans le même temps, sont émis d'autres sons, appelés harmoniques, que l'on peut entendre par exemple en écoutant une note sur un piano au cours de son évolution : les sons harmoniques deviennent progressivement perceptibles à l'oreille lorsque la fondamentale s'atténue.
Mais l'explication des origines de l'harmonie par l'acoustique et les harmoniques du son fondamental a ses limites : ainsi, dans la théorie de Rameau, l'accord parfait mineur — do mi bémol sol — est une sorte d'anomalie, puisque le mi bémol n'est pas un des harmoniques de do. On peut remarquer cependant que ces trois notes ont beaucoup d'harmoniques communs : ainsi le cinquième harmonique de mi bémol est le sol, qui est aussi un des harmoniques de do (et de sol, bien sûr).

Antiquité grecque[modifier | modifier le code]

Parmi les différentes civilisations antiques, la civilisation grecque mérite d'être traitée à part en matière de musique, d'une part parce qu'un certain nombre de textes décrivant et commentant son système et sa pratique, sont parvenus jusqu'à nous, d'autre part parce qu'elle a souvent servi de point de départ aux théories savantes sur la musique médiévale. À ce titre, la musique de la Grèce antique peut être considérée comme l'une des sources de la musique occidentale, mais aussi de la musique classique arabe, même si les théoriciens médiévaux interprétaient ce qu'ils savaient de la musique grecque.

  • La musique des Grecs anciens — telle qu'on la connaît à travers les textes philosophiques et les traités d'harmonie, dont le premier est celui d'Aristoxène de Tarente, un élève d'Aristote qui se démarque de la pensée de son maître — apparaît fortement imprégnée de concepts philosophiques : théorisation de « l'éthique musicale » par Platon[3] puis Aristote qui s'inspiraient de la pensée pythagoricienne, respect des rapports mathématiques qui « régissent l'univers », la musique comme une « source de sagesse », etc.
Le système dit des « harmonies » n'était pas une théorisation des usages en matière de simultanéités sonores, mais une description des échelles de base, fondées sur l'accord de la lyre — c'est-à-dire, la « manière d'accorder » cet instrument — : aspects de l'octave, choix de la note fondamentale, succession des intervalles conjoints, etc.
  • L'échelle mélodique en usage — appelée par la suite gamme pythagoricienne — est produite par la « génération des quintes » sur un monocorde. Pythagore ayant remarqué que la hauteur du son est inversement proportionnelle à la longueur de la corde, avait défini les rapports harmoniques comme des rapports de longueur — ou des rapports de fréquence. Par exemple, l'octave correspond au rapport 2/1, la quinte au rapport 3/2, la quarte au rapport 4/3, et ainsi de suite. Ces trois intervalles étaient par ailleurs considérés comme les principales consonances du système musical — cette conception sera maintenue jusqu'à la fin du Moyen Âge.
  • Pendant toute l'Antiquité, et singulièrement, chez les Grecs, on ne trouve nulle trace d'une musique savante qui aurait utilisé la « composante harmonique » : pas de théorie sur les rapports entre sons simultanés, ni de règles impérieuses fixant une organisation stricte capable d'équilibrer les forces verticale et horizontale.
  • Même si dans ce domaine spécifique les documents sont quasi inexistants, on peut imaginer, sans grand risque d'erreur, que les musiciens de l'Antiquité ont eu l'opportunité de jouer des simultantéités sonores — au moins en ce qui concerne certains instruments qui se prêtaient à ce type d'expérience : l'aulos (sorte de double flûte), la lyre, la harpe, etc. Cependant, faute de témoignage précis, on ne possède aucune certitude concernant l'éventuelle utilisation de la dimension harmonique dans les sociétés antiques.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'au milieu du Moyen Âge que va se produire ce grand bouleversement qu'est la naissance de la notation musicale. La tentative de fixer la musique sur le papier entraînera l'invention du solfège — qui ne trouvera sa forme définitive qu'à la Renaissance — ainsi que le développement du concept de partition, ceci, au détriment de la mémoire et de la transmission orale.

  • Le système harmonique en usage dès l'époque carolingienne, est plus proprement appelé la polyphonie : la musique médiévale superpose et articule plusieurs voix ou lignes mélodiques sans considérer encore que cette superposition forme des accords ; le travail polyphonique y est contrapuntique et jamais harmonique : il ne s'attache pas à la succession des accords. Les premiers témoignages écrits des expérimentations en matière de simultanéités sonores nous montrent que l'évolution de la notation musicale et les progrès en matière d'écriture polyphonique sont intimement liés : ce sont, semble-t-il, les nécessités de la polyphonie qui ont entraîné l'élaboration du solfège.
  • Le système musical médiéval est de nature modale, et l'échelle en usage est la gamme pythagoricienne, héritée de la Grèce antique.
  • Au cours du Moyen Âge, c'est surtout la quinte juste qui est considérée comme l'intervalle consonant par excellence.
  • Ces premiers essais d'écriture de mouvements obliques ou parallèles sont en fait assez modestes. Ils s'apparentent somme toute, aux musiques traditionnelles de certaines parties du Globe, qui pratiquent une polyphonie spontanée. Au fond, la musique savante de cette période se contente d'utiliser l'écrit pour aller vers plus de cérébralité et se doter d'une théorisation : le musicien ne se contente plus « d'agir », désormais, « il agit en connaissance de cause ».
  • Au XIIe siècle, cependant, le système de composition se fait plus complexe. L'utilisation du mouvement contraire — technique du déchant — et l'indépendance des voix qui en résulte, permettent la véritable naissance du procédé d'écriture baptisé contrepoint. Celui-ci, pour l'essentiel, consiste en une superposition de mélodies : « l'accord » — qui n'existe pas encore en tant que concept — n'est alors que le résultat fortuit de la simultanéité d'intervalles harmoniques produite par cette superposition.

Renaissance[modifier | modifier le code]

La Renaissance marque la transition entre la polyphonie et l'homophonie, et entre le système modal médiéval et le système tonal du siècle suivant — XVIIe siècle. C'est, somme toute, l'apparition de l'harmonie au sens strict et contemporain du terme lequel, rétrospectivement, implique qu'il n'y avait à proprement parler pas d'harmonie auparavant : la musique médiévale était polyphonique, la notion d'accord lui était étrangère et elle n'effectuait donc aucun travail sur l'enchaînement des accords.

  • L'harmonie des XVe et XVIe siècles — toujours appelée polyphonie — comporte les caractéristiques suivantes.
    • La musique est essentiellement consonante : les accords utilisés sont des accords de trois notes — la septième et la neuvième, en tant que notes dissonantes au sein d'un accord, ne seront utilisées qu'au cours des époques ultérieures.
    • La basse devient progressivement indépendante : alors qu'au cours de la période précédente, elle était une mélodie comme une autre, elle est désormais traitée comme une partie chargée d'une fonction spécifique.
    • La sensible est employée de manière systématique : elle sera la marque de la musique tonale, comme la sous-tonique était celle de la musique modale.
    • Les chromatismes — très fréquents dans le madrigal —, les modulations, les marches d'harmonie, les cadences, font leur apparition.
  • C'est à cette époque que la tierce est définitivement considérée comme un intervalle consonant, et que l'on passe du système de la gamme pythagoricienne à celui de la gamme zarlinienne.
  • L'accord au sens moderne du terme, n'est pas encore pleinement théorisé, et le système d'écriture musicale demeure le contrepoint, qui connaît son apogée au cours de cette période.

L'harmonie tonale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Harmonie tonale.

Dans son sens le plus étroit, et plus précisément en musique classique, le mot harmonie désigne la discipline étudiant la disposition et l'enchaînement des accords.

Jadis le mot harmonie était parfois même employé comme un simple synonyme du mot accord.
  • Dans cette acception restreinte, l'harmonie, en tant que système d'écriture musicale, se distingue donc de la polyphonie.
    • La polyphonie — au sens technique du terme — est le système musical en usage de la fin du Moyen Âge à la fin de la Renaissance.
    • L'harmonie — classique, ou tonale — est le système musical qui se substitue au précédent à partir du XVIe siècle, et qui, durant plus de trois siècles, restera le système de référence de l'écriture des simultanéités dans la musique occidentale savante.
  • L'harmonie n'est pas seulement une théorie statique visant à classifier les accords selon certaines règles, que celles-ci soient naturelles — c'est-à-dire, fondées sur des harmoniques communs — ou bien artificielles — c'est-à-dire, fondées sur l'éducation de l'oreille et le goût d'une époque. L'harmonie, c'est aussi l'étude des enchaînements d'accords, qui, en utilisant notes de passage, retards, dissonances passagères, permet de structurer une œuvre de musique tonale. Écrire l'histoire de l'harmonie, de Monteverdi à Schönberg, c'est quasiment écrire « l'histoire de la musique tonale ».

Le concept d'accord[modifier | modifier le code]

La notion d'accord, en tant que simultanéité sonore synthétisée, succède à celle d'intervalle harmonique en usage depuis le Moyen Âge. En harmonie tonale, un accord est une entité particulière, définie comme une combinaison simultanée d'au moins trois notes, disposées au départ sous la forme d'une superposition de tierces.

Le mot accord, en tant que concept renvoyant à un ensemble de sons simultanés, ne semble pas antérieur au XVIe siècle.
Il faut bien entendu distinguer « l'accord » en tant qu'élément de l'harmonie, de « l'accord » en tant que réglage des fréquences d'un instrument par rapport au diapason, ou encore, de « l'accord » en tant que manière de réaliser ce réglage.
  • La structure de l'accord correspond globalement aux harmoniques du son, mis en évidence par la science acoustique au XVIIIe siècle, mais pressentis par les musiciens bien avant cette époque.
  • L'harmonie tonale connaîtra des accords de trois notes (ou accords de quinte), de quatre notes (ou accords de septième) et de cinq notes (ou accords de neuvième). Les accords de plus de cinq notes ne sont pas pris en considération par l'harmonie classique.

Le procédé d'écriture contrapuntique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Contrepoint.

Le contrepoint est de plus en plus en retrait. Il subsistera toutefois en tant que discipline enseignée dans les conservatoires et écoles de musique, afin de contribuer à la formation des musiciens.

  • Dès le début du XVIIe siècle cependant, il est concurrencé par un autre procédé, appelé monodie ou « mélodie accompagnée » : de même que le contrepoint est la technique d'écriture associée à la polyphonie, la monodie est la technique d'écriture associée à l'harmonie tonale.
  • Le système tonal et harmonique a été théorisé par Jean-Philippe Rameau, fameux compositeur de la période baroque. Dans son Traité de l'harmonie réduite à ses principes naturels celui-ci remarque que la résonance d'un corps sonore s'accompagne de l'émission de sons dits « harmoniques» — qui seront plus tard analysés par le physicien Helmholtz —, et en déduit que l'harmonie est consubstantielle à la musique elle-même (plus encore que la mélodie) puisqu'un son fondamental porte en lui-même sa propre harmonie comme, écrit-il, « une sorte de chant intérieur ».
  • L'harmonisation est le procédé d'écriture musicale consistant à ajouter à une mélodie préexistante, une ou plusieurs voix simultanées, généralement sous la forme d'une succession d'accords, conformément aux règles de la tonalité.

Les caractéristiques du système[modifier | modifier le code]

La pierre angulaire du système tonal est le principe de « tension-détente » condensé dans la cadence parfaite, à savoir, succession d'un accord dissonant, chargé de tension, et d'un accord consonant ou accord stable — accord parfait — apportant la détente.


  • La notion de tension a évolué au cours des siècles, puisque chaque génération d'auditeurs s'est en quelque sorte accoutumée aux dissonances. C'est pourquoi il est important pour l'analyste moderne de se remettre dans la peau des contemporains de l'œuvre qu'il étudie. Ainsi, les sonates de Mozart ou Haydn, relativement simples sur le plan tonal, recèlent des petits trésors de dissonances, que le romantisme a effacé par son effusion de tensions (cf Schumann ou Liszt). Cette surenchère historique a amené les compositeurs du XXe siècle à essayer de nouvelles voies atonales pour continuer à surprendre l'auditeur.
  • Au XVIIIe siècle, le système du tempérament égal vient se substituer aux gammes pythagoricienne et zarlinienne afin de simplifier l'échelle chromatique, et permettre ainsi de moduler et transposer dans toutes les tonalités, même les plus éloignées.
  • On notera l'importance accordée à la basse, comme symétrique de la mélodie dans le grave, et, en conséquence, le rôle plus effacé des parties intermédiaires, ces dernières constituant souvent un simple complément harmonique.
En harmonie tonale, une pièce musicale peut être notée sur seulement deux portées, la première affectée à la mélodie, la deuxième, à la basse, avec, entre les deux, un certain nombre de chiffres figurant les accords à réaliser sur un instrument harmonique — clavecin, luth, etc. Ce procédé, très en vogue à la période baroque, est appelé « basse continue ».

L'harmonie au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, l'harmonie classique perd le monopole de l'écriture musicale savante. Elle évolue alors dans plusieurs directions, souvent divergentes.

L'harmonie et les nouveaux systèmes musicaux[modifier | modifier le code]

Les structures traditionnelles sont remises en question par bon nombre de compositeurs — Debussy, Schönberg, etc. Le système tonal éclate, les anciennes échelles sont souvent abandonnées, etc. Dans les nouveaux systèmes inventés de toute pièce — musique sérielle, musique aléatoire, musique concrète, etc. —, l'harmonie classique ne trouve plus sa place. Celle-ci en effet peut difficilement survivre en dehors de la tonalité et des échelles traditionnelles, échelle diatonique et échelle chromatique.

L'évolution de l'harmonie dans la musique tonale[modifier | modifier le code]

Lorsque les compositeurs font le choix de travailler dans la musique tonale, ou modale, ou tout au moins, dans des gammes reproductibles sur l'échelle chromatique habituelle, ils utilisent parfois l'harmonie, mais ne manquent pas de faire évoluer celle-ci, au gré de leur inspiration ou de leurs recherches : par exemple, en inventant de nouveaux accords, toujours plus chargés : accords de six notes, accord de sept notes, ou encore, en trouvant des simultanéités inanalysables selon les règles classiques — simplement appelées agrégats.

L'enseignement de l'harmonie[modifier | modifier le code]

L'harmonie classique telle qu'elle s'est développée du XVIIe au XIXe siècle subsiste, cependant elle n'a pas pris en compte les évolutions du XXe siècle : elle s'arrête généralement à l'étude des accords de cinq notes. Celle-ci est désormais devenue une discipline enseignée dans les conservatoires et les écoles de musique, au même titre que la composition ou le contrepoint.

L'utilisation de l'harmonie dans les autres types de musique[modifier | modifier le code]

Les ressources de l'harmonie classique sont également adoptées par le jazz, et les musiques populaires plus ou moins apparentées à ce genre musical : blues, rock, variété, etc. Cette utilisation est effectuée cependant au prix d'un certain nombre d'aménagements, notamment en matière de notation des accords.

Les autres sens du mot harmonie[modifier | modifier le code]

Sens extra-musical[modifier | modifier le code]

De manière très générale, et en dehors du domaine musical, le mot harmonie signifie « bonnes relations », « concordance », « entente », entre des personnes ou des objets différents.

C'est ainsi, par exemple, qu'à propos d'un tableau, d'un vêtement, d'un décor, etc., on pourra parler de « l'harmonie des couleurs ». On pourra dire également, en parlant de personnes cette fois, que celles-ci s'entendent bien et travaillent toujours en bonne « harmonie ».

Un ensemble de sons agréables[modifier | modifier le code]

Une harmonie peut ensuite renvoyer, de manière assez vague, à un ensemble de sons, successifs ou simultanés, agréable à l'oreille, c'est-à-dire, à une « musique harmonieuse ».

Par exemple : « l'harmonie » du chant des oiseaux.

Un type d'orchestre[modifier | modifier le code]

Enfin, une harmonie — ou orchestre d'harmonie — est un orchestre composé, pour l'essentiel, d'instruments à vent, bois et cuivres. S'y ajoutent des percussions et quelques instruments à cordes (contrebasse à cordes, harpe, parfois piano).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bitsch 1957, p. 7
  2. Le violon tient ici une place à part, puisque normalement utilisé comme instrument mélodique, il a été poussé par certains auteurs, comme J.S. Bach, au confin de ses possibilités comme instrument harmonique, voir : http://erato.uvt.nl/files/imglnks/usimg/2/2d/IMSLP29448-PMLP04292-Acro4eT8Ab.pdf
  3. Platon, La république, livre III, 398c

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Bitsch, Précis d'harmonie tonale, Paris, Alphonse Leduc,‎ 1957, 115 p. (ISBN 979-0-04-621681-7)