Antoine-Guillaume Rampon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rampon.
Antoine-Guillaume Rampon
Antoine-Guillaume Rampon (1759-1842).
Antoine-Guillaume Rampon (1759-1842).

Naissance
Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, arrondissement de Privas (Ardèche)
Décès (à 82 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Grade général de division
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile

Antoine-Guillaume Rampon est un général de division, (né le à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, arrondissement de Privas Ardèche, mort le à Paris).

Les papiers personnels du général Rampon sont conservés aux Archives nationales sous la cote 139AP[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, dans le département de l'Ardèche, Antoine-Guillaume Rampon s’engage au régiment de Médoc le , il à alors 16 ans. En 1789, il devient sergent-major puis sous-lieutenant en 1792.
En 1792, il sert à l'armée du Midi commandée par le général Jacques Bernard d'Anselme puis passe, de 1793 à 1795, à l'armée des Pyrénées-Orientales ou il participe à la guerre du Roussillon.
Capitaine en septembre 1793, il est nommé adjudant-général sur le champ de bataille de Villelongue[2] le 7 décembre 1793, il est blessé, sous le commandement de Jacques François Dugommier lors de la reprise de Collioure.
Devenu chef de brigade en mai 1794, il est à la tête de la 21e demi-brigade de première formation et se distingue le 11 avril 1796 à la redoute de Monte-Legino, près de Montenotte, en arrêtant, avec deux bataillons, les troupes austro-sardes commandées par le général Eugène-Guillaume Argenteau. Il est nommé, le même jour, général de brigade provisoire par Bonaparte. Le lendemain, avec l'aide du général Laharpe, il bat de nouveau le général Argenteau à Montenotte.
Le 24 avril 1796, il est confirmé dans son grade et on le trouve à la tête de ses troupes à Millesimo, Dego, Lonato, Arcole, Rivoli et La Favorite.

Le chef de brigade Rampon défend la redoute de Monte-Legino contre les austro-sardes, près de Montenotte le 10 avril 1796, René Théodore Berthon (1776-1859), 1812, châteaux de Versailles et de Trianon.

Il fait partie de l'expédition d’Égypte puis à celle de Syrie et se distingue lors de la bataille des Pyramides, la prise de Gaza, le siège de Jaffa, la bataille du Mont-Thabor et le siège de Saint-Jean-d'Acre. Revenu en Égypte, il se distingue lors de l'attaque du fort d'Aboukir.
Le 25 janvier 1800 il est nommé, provisoirement, général de division, par le général Kléber, promotion qui est confirmée le 6 septembre suivant.
On retrouve ensuite le général Rampon aux batailles d'Héliopolis, de Canope et au siège d'Alexandrie.
En décembre 1800, il est nommé sénateur et est de retour en France en août 1801. En 1802, il épouse Marie-Louise Élisabeth Riffard de Saint-Martin.
Le 26 avril 1808, il devient comte d'Empire, puis à partir de 1811, il organise les Gardes nationales chargées de la défense de la France sur la frontière pyrénéenne.
On retrouve, en avril 1813, Antoine-Guillaume Rampon à Anvers. Il est ensuite chargé de la défense de Gorcum qui capitulera après un siège de 4 mois (novembre 1813- février 1814).
Lors des Cents-Jours, il se rallie à l'Empereur et, sous les ordres du général Valence, défend Paris entre la Seine et Bicêtre.

Il meurt à Paris le .

Généalogie[modifier | modifier le code]

En 1802, il épouse Marie-Louise Élisabeth Riffard de Saint-Martin avec laquelle il a plusieurs enfants :

  • Joseph Jérôme Achille (1804 - 1832),
  • Joachim Achille (1805 - 1883) qui deviendra député puis sénateur de l'Ardèche
  • Zénaïde Joséphine Élisabeth (1806 - 1827) qui épousera Victor Amand baron Thierry de Ville d'Avray
  • Hiéronime Delphine (1808 - 1817),
  • André Guillaume Auguste (1810 - avant 1842)
  • Jules Antoine Henri (1813 - 1832)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Statue du Général Rampon à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Au Salon de 1833, Couder exposa un tableau : Le général Rampon, au siège de Saint-Jean-d'Acre. Cette œuvre fut commentée par Auguste Jal dans Les Causeries du Louvre, page 153 : (il fait parler des visiteurs):
  • «-Quel est ce général républicain de l'armée d'Égypte ?
    • Le général Rampon au siège de Saint-Jean-d'Acre, par M. Couder.
    • La tête est un peu commune et d'une faible exécution; le reste n'est pas mal».

Notes et références[modifier | modifier le code]


Source[modifier | modifier le code]