Alba-la-Romaine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alba-la-Romaine
Le château d'Alba-la-Romaine
Le château d'Alba-la-Romaine
Blason de Alba-la-Romaine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Viviers
Intercommunalité Communauté de communes Rhône Helvie
Maire
Mandat
André Volle
2014-2020
Code postal 07400
Code commune 07005
Démographie
Gentilé Albains, Albaines
Population
municipale
1 399 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 20″ N 4° 35′ 56″ E / 44.5555555556, 4.5988888888944° 33′ 20″ Nord 4° 35′ 56″ Est / 44.5555555556, 4.59888888889  
Altitude Min. 135 m – Max. 554 m
Superficie 30,46 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte administrative d'Ardèche
City locator 14.svg
Alba-la-Romaine

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte topographique d'Ardèche
City locator 14.svg
Alba-la-Romaine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Alba-la-Romaine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Alba-la-Romaine

Alba-la-Romaine est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes. Son origine remonte à l'Antiquité, dont elle a gardé des vestiges que l'on peut découvrir aujourd'hui sur le site archéologique du village.

Les habitants sont appelés les Albains[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située entre Aubenas et Montélimar, on peut y découvrir des vestiges de la ville romaine et un bourg médiéval.

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par l'Escoutay.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Jean-le-Centenier Saint-Pons / Sceautres Aubignas Rose des vents
Villeneuve-de-Berg N Le Teil
O    Alba-la-Romaine    E
S
Saint-Andéol-de-Berg Valvignères / Saint-Thomé
Carte de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité d'Alba-la-Romaine fut fondée sous l'Empire romain. Elle portait alors le nom de « Alba Helviorum ». Elle fut la capitale des Helviens et fut siège épiscopal dans le courant du IVe siècle. Le nom d'Alba n'a pourtant pas l'origine latine (albus signifiant blanc) qu'on pourrait croire[2] ; son origine est antérieure, pré-celtique[3] ou celtique[4].

Le nom des évêques d'Alba nous est connu grâce à un document rédigé en 950 par l'évêque de Viviers Thomas II : la "Charta Vetus": il s'agit de Januarius, Septimius, Maspicianus, Melanus et Auxonius. L'existence d'un évêque Avolus relève des traditions populaires (Yves Esquieu). On attribua par erreur aux Vandales et à leur chef Chrocus la destruction d'Alba Helvorium au Ve siècle.
L'évêque Avolus est mis à mort, son successeur l'évêque Auxionus s'établit au bourg fortifié de Viviers qui donnera au diocèse son nom de Vivarais. Yves Esquieu[5] donne une date de transfert autour de 475, ce transfert aurait donc été plutôt le fait de Promotus, un successeur de l'évêque Auxonius.

Du Moyen Âge jusqu'en 1904, elle porta le nom d'Aps (famille de propriétaires locaux).

La dénomination actuelle a été officialisée par décret du 30 mai 1986 (publié au Journal officiel le 5 juin 1986), et a pris effet le 6 juin 1986. La dénomination précédente était Alba.

Contre le mur du cimetière juif dans le quartier nord de Bonn (Allemagne) se trouve un relief de la pierre tombale du premier habitant de Bonn nommément connu, un légionnaire romain venu en 35 après J.-C. de Alba Helviorium (aujourd’hui Alba-la-Romaine). L’inscription tombale, traduite du latin, signifie : « Ici repose Publius Clodius, fils de Plubius, de la région de Voltinia, né à Alba, soldat de la 1ère légion, 48 ans, décédé après 25 ans de service. » [6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Alba-la-Romaine

Les armes d'Alba-la-Romaine se blasonnent ainsi :
Deux écus accolés:

  • D'argent à la tour d'azur.
  • De gueules à la croix d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 2000 Rolland Berneau    
2000 mars 2014 Pierre Maurin DVG  
mars 2014 en cours André Volle DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 399 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
826 833 905 1 017 1 152 1 613 1 438 1 563 1 578
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 538 1 607 1 592 1 578 1 620 1 491 1 510 1 509 1 404
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 264 1 218 1 157 910 943 1 003 948 787 732
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
786 871 865 824 990 1 135 1 338 1 399 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,9 % contre 48,7 % au niveau national et 49,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 22,4 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 16,4 %, plus de 60 ans = 25,7 %).
Pyramide des âges à Alba-la-Romaine en 2008 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,9 
8,7 
75 à 89 ans
11,2 
13,3 
60 à 74 ans
13,6 
20,8 
45 à 59 ans
16,4 
22,8 
30 à 44 ans
23,7 
14,1 
15 à 29 ans
13,3 
19,9 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2008 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
11,6 
15,7 
60 à 74 ans
16,0 
21,7 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,2 
15,5 
15 à 29 ans
14,2 
18,7 
0 à 14 ans
16,9 

Festivités et évènements[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Alba-la-Romaine a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Production agricole : vin.

« À Alba Helvienne de la province de Narbonnaise, a été inventée une vigne perdant sa fleur en un jour et pour cela très robuste. On l'appelle Carbunica et maintenant toute la province la plante ». Ainsi s'exprimait Pline l'Ancien en 65 de notre ère, à propos vraisemblablement de raisins de table, mais ce texte atteste de la présence de la vigne en Helvie à cette époque.

Le terroir - Le vignoble est cultivé sur le versant sud du Coiron, les coteaux du mont Juliau et les rives de l'Escoutay. Sur le territoire de la Cave coopérative d'Alba, un travail de cartographie a permis d'identifier différents terroirs dont « la gravette », éboulis de pierres calcaires et du basalte, terres noires d'origine volcanique. D'un climat méditerranéen, le vignoble bénéficie d'un fort ensoleillement garanti par la fraîcheur du mistral.

La vigne - Les blancs sont composés de chardonnay, viognier, sauvignon, grenache. Les rouges de pinot, syrah, grenache noir, merlot, cabernet sauvignon. La récolte de ces différents cépages s'échelonne sur 4 à 5 semaines, de la fin août à début octobre. Les vignerons sont engagés dans une démarche de production raisonnée, respectueuse de l'environnement.

Les mercredis de juillet août à 16h30 une visite guidée « sous les vignes une ville antique » allie viticulture moderne et antique sous la direction de Sébastien JAILLET (responsable caveau) et les guides mandatés par le Conseil général à qui appartient le site.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village a été classé parmi les « Plus Beaux Villages de France », mais n'est plus labellisé à ce jour.

L'antique cité, capitale du peuple des Helviens s'étendait sur 30 hectares. Elle comprend un centre monumental, parure monumentale obligatoire de toute capitale gallo-romaine dans le système administratif et politique de l'Empire romain. Ce centre monumental est composé d'un forum, encore enfoui sous les vignes, d'une basilique, de deux temples, d'une curie, un petit sénat Page d'aide sur l'homonymie local, et de deux bâtiments énigmatiques de par leur architecture qui ne laisse aucun indice tangible quant à leur fonction. Une hypothèse existe néanmoins: il pourrait s'agit de bâtiments dédiés aux corporations, que l'on sait riches et puissantes à Alba. Un marché couvert (macellum) termine la parure de ce centre monumental.

Un peu plus loin dans les vignes, le sanctuaire de Bagnols abrite trois temples : un fanum, temple gallo-romain, un temple sur podium et le temple dédié au culte de l'empereur romain. Une magnifique statue d'un empereur y a été retrouvée.

Enfin, le théâtre. Il s'agit du bâtiment public le mieux conservé sur le site. Lieu de divertissement et de sociabilité par excellence, il a permis également la cohésion de la cité dans le cadre de l'empire. Les gradins (la cavea) permettaient un tri social de la population qui venait dans son intégralité assister aux spectacles présentés. Le mur de scène, autrefois magnifique, surplombe une scène aujourd'hui disparue et qui a la particularité d'avoir été construite sur un ruisseau canalisé, le ruisseau du Massacre. Derrière le mur de scène, se devine une cour rectangulaire, qui donnait lieu à des cérémonies religieuses.

Le Château d'Alba (XIIe ‑ XVIe siècle) avait une fonction militaire, résidentielle de prestige. Il est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques[12] et est ouvert au public (expositions, animations).

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le 15 septembre 1948 le peintre André Lhote avait publié dans le journal Combat un article qui décrit « les rues caillouteuses d'Alba, ses murs en damiers irréguliers, où alternent au petit bonheur les pierres noires et blanches, ce qui donne cette matière admirable, un peu austère, que l'on retrouve tout au long des routes ardéchoises. Les maisons abandonnées y ont encore leur toit, ce qui est miraculeux (…). Voici donc un village qui souhaite impatiemment sa résurrection. Quel est l'artiste, l'intellectuel possédant quelque fond de tiroir, une ou deux dizaines de billets excédentaires qui reculera devant l'œuvre à accomplir : sauver une belle maison ancienne, miraculeusement rescapée de la guerre et du mépris universel, s'assurer de surcroît de nobles vacances en une contrée où fourmillent les plus capricieuses combinaisons d'éléments naturels ? ».

À partir de 1949 de nombreux artistes étrangers et personnalités s'installent et reconstruisent des maisons d'Alba-la-Romaine, notamment Jean Bertholle, Jean Le Moal, Étienne Hajdu, Eudaldo, Stanley Hayter, Helen Philipps, Honorio García Condoy, Laszlo Szabo, Alejandro Obregón, Ginés Parra, José Palmeiro, Theodore Appleby, Hope Manchester, Roger Weiss, Pat Sanderson White, Roland de Laforcade, Thomas Nix, Kees Van Willigen, Berndt Helleberg, Elisabeth Guggenheim, Alice Braun.

Article détaillé : Artistes d'Alba-la-Romaine.

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grégoire Ayala, « Alba-la-Romaine (Ardèche) : les lampes en terre cuite », revue archéologique de Narbonnaise, 23, 1990, p. 153-212 Lire en ligne.
  • Abbé Pierre Arnaud, Armorial du château d’Alba, Imprimerie Lucien Volle, Privas, 1974
  • Abbé Constant, La ruine d'Albe: éclaircissements sur les origines de l'église de Viviers, Nice, Imprimerie et Librairie du patronage Saint Pierre,‎ 1882
  • Joëlle Dupraz, Christel Fraisse, « Commune 005 - Alba-la-Romaine »,Carte archéologique de la Gaule, 2001, p. 97-194 (ISBN 2-87754-069-3)
  • Yves Esquieu, Les anciennes églises d'Alba, IB. 3 rue Rècamier - Lyon Vième, 1970.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_alba-la-romaine_07005.html
  2. Alba-la-Romaine sur l'Encyclopédie Larousse
  3. alba = « montagne, hauteur » - source : Carte archéologique de la Gaule - L'Ardèche O7 - Académie des inscriptions et belles-lettres - 2001 (ISBN 2-87754-069-3) p. 97. Ce nom, choisi dès l'Ėpoque celtique, désigne un lieu placé soit sur une montagne, soit au pied des montagnes, ce qui paraît le cas pour « Alba des Helviens » - source : Vivarais Ardèche. - Encyclopédies régionales - Editions Bonneton (Paris) - 1991 (ISBN 2-86253-107-3) p. 17.
  4. La racine alb-, que l'on retrouve dans de nombreux noms propres de la Gaule, est sans doute d'origine celtique, (cf. albios, en correspondance avec le mot gallois elffyd < *albiįos 'monde', avec une spécialisation sémantique dans la sphère religieuse ou mythologique : albios désignerait le 'monde lumineux, monde d'en-haut') ; cette racine se retrouve dans différents noms de personnes (exemple : Albio-rix 'Roi du Monde'), de lieux et de rivières, par exemple : Alba (> Aube (rivière)), Albion (voir aussi Alba (royaume)) ; d'après Xavier Delamarre - Dictionnaire de la langue gauloise - Éditions Errance - 2003 (ISBN 2 87772 237 6) - article : albos, albios, albanos.
  5. Yves Esquieu, La cathédrale Saint-Vincent de Viviers, pp. 317-331, dans Congrès archéologique de France. 150e session. Moyenne vallée du Rhône. 1992, Société Française d'Archéologie, Paris, 1995
  6. Voir en image CIL 13, 08056. Cf. G. Bauchhenss, Militärische Grabdenkmäler. Germania Inferior. Bonn und Umgebung, CSIR Deutschland III.1 (Bonn 1978), 2 ; Klaus Polak et Nadine Martin, Bonn, CityGuide, 2e éd., p. 155, Reise Know-How Verlag 2010, Bielefeld (Allemagne) (ISBN 978-3-8317-1983-9)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Alba-la-Romaine en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Ardèche en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  11. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  12. « Notice no IA00047937 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :