Viticulture en France

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Les principaux vignobles de France.

La viticulture en France trouve ses sources à l'époque de la colonisation grecque. La France étant l'un des pays de l'héritage latin, le vin fait partie intégrante de sa culture. La façon dont la culture française s'est investie dans l'élaboration de ses vins lui a même valu la réputation internationale d'être « le pays du vin ». Cependant la qualité d'un vin est partiellement subjective (relevant du goût), de plus l'Espagne et l'Italie rivalisent tous les ans avec la France pour ce qui est de la production de vin par an bien que quantité ne rime pas forcément avec qualité.

L'INAO recense officiellement en mai 2011 3 420 produits (vins) différents, produits regroupés en 1 434 dénominations, chacune d'elles appartenant à son tour à l'une des 460 appellations et indications (293 AOC, 16 AOVDQS et 151 IGP)[1], issus de 788 domaines (versus 2132 vins issus de 601 domaines en 2010)[2]. En 2010, la France est le premier producteur mondial de vin devant l'Italie et l'Espagne[3], et le troisième exportateur mondial[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les civilisations antiques du Proche-Orient ancien, la boisson principale était la bière qui était consommée quotidiennement de par sa facilité de fabrication : préparée le matin, elle était bue dans la journée. L'élaboration du vin exigeant une plus grande maîtrise, sa technologie se diffusa plus lentement dans le monde grec puis dans le monde gaulois[5].

Les premiers comptoirs grecs établis sur les rivages méridionaux de ce qu'aujourd'hui est la France furent fondés entre le VIIe et le VIe siècles av. J.-C. par les Grecs phocéens, qui y apportèrent la culture de la vigne, les vignobles étant alors circonscrits à d'étroits espaces proches du littoral avant de se diffuser dans la Gaule celtique[6]. Le vin fut quant à lui introduit par les marchands venus des cités étrusques à la fin du septième siècle avant notre ère[7],[8].

Les Gaulois buvaient le vin pur (tabou, on ne coupait pas un produit assimilé au sang selon l'hypothèse de l'archéologue Matthieu Poux)[5]. Puis les Romains commencèrent à étendre la production et la consommation de vin à l'ensemble du territoire de la Gaule. Le développement du vin gaulois disparut (seuls les citoyens romains ayant le droit de planter des vignes en Gaule) et réapparut au premier siècle avant notre ère, l'avancée romaine en -125, le long du couloir rhodanien vers le nord, et à l'ouest vers le Languedoc, vit alors la diffusion de la vigne et le développement de son industrie en Gaule. L'importation en masse de vin romain perdura jusqu'au Ier siècle av. J.-C., le vin étant payé par deniers, troc (bétail, céréales, biens manufacturés) voire par échange d'esclaves (un esclave contre une amphore de vin selon l'écrivain grec Diodore de Sicile) alimenté par les guerres entre les tribus gauloises. Le vin était transporté essentiellement par voie maritime (commerce hauturier ou par cabotage) et fluviale, le commerce terrestre étant plus coûteux. Lorsque la Gaule fut conquise et que les aristocrates gaulois ne pouvaient plus utiliser le commerce du vin romain pour assurer leur domination politique, la viticulture gauloise se développa et devient rapidement exportatrice vers l'ensemble de la Méditerranée[9]. Les amphores pouvaient être sabrées lors des banquets et loin de l'opinion populaire selon laquelle le vin était consommé par tout le peuple, il s'agissait plus d'un marqueur diacritique de prestige[5]. La production de la Gaule narbonnaise commençant à concurrencer les vins italiens, en 92 l’empereur Domitien fit interdire la plantation de vignes et ordonna l’arrachage de 50 % du vignoble méditerranéen, interdiction levée seulement en 276 par un édit de Probus qui « remplit la Gaule de vignobles » (expression d'Aurelius Victor) pour s'attirer la faveur des Gaulois face à la menace des invasions barbares[10]. Les vignobles bordelais, languedocien et rhodanien s’épanouissèrent et la vigne attint alors la région parisienne, qui restera longtemps l’une des plus grandes régions viticoles françaises. Les Gallo-romains, en développant la culture viticole, améliorèrent les procédés de vinification par la technique du vieillissement en fûts de chêne. Le déclin de l’Empire romain au Ve siècle aurait porté un coup au développement de l’agriculture gauloise[5].

Au cours du Moyen Âge le paysage viti-vinicole français évolua et subit de profondes modifications, par exemple en Bretagne et en Normandie où la noblesse, séduite par le cidre importé du Pays basque par voie maritime, arracha entièrement ses vignes en les remplaçant par des pommiers. À partir du IVe siècle, le christianisme concourut au renforcement de la valeur attachée au vin, prenant la relève d'un Empire romain anéanti. La liturgie de la communion sous les deux espèces (le pain et le vin) pratiquée jusqu’au XIIIe siècle, fut l’un des moteurs du maintien de la tradition viticole. Alors que les vins de l’Antiquité étaient coupés d’eau et agrémentés d’herbes et d’aromates, le vin sous la forme que nous le consommons aujourd'hui, apparut au Moyen Âge. Les cathédrales et les églises étant propriétaires de nombreux vignobles, sous couvert de l’activité du « vin de messe », les moines gèraient de nombreux vignobles monastiques, contribuant ainsi à la création de vignobles de qualité existant encore aujourd’hui. L’expansion de la civilisation chrétienne fut ainsi à l’origine de l’expansion de la viticulture dans le monde.

Dans les siècles qui suivirent, les vignobles français dessinèrent peu à peu le paysage qui leur est actuellement connu : à la fin du Xe siècle, le vignoble de Bordeaux, seule région viticole à ne pas être sous influence de l’Église, commença à se développer. Le duché d’Aquitaine, uni à la couronne d’Angleterre, remplit les flottes anglaises de clairet dont les Anglais raffolaient ; au début du XIIe siècle eut lieu un acte très important pour le vignoble de Champagne, l'établissement de la grande charte champenoise par laquelle Guillaume de Champeaux, évêque de Châlons-sur-Marne, confirmait les domaines agricoles et viticoles de l'abbaye Saint-Pierre-aux-Monts. Le Champenois produisait essentiellement des vins mousseux dès le XVIIe siècle ; le Bergeracois découvrit la botrytisation ; Paris et l'Île-de-France était alors le plus grand vignoble de France, qui approvisionnait les villes, grandes consommatrices de vin[11].

Au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, les crises frumentaires devenues cycliques influencèrent la culture de la vigne. Lors de la famine de 1566, Charles IX ordonna l'arrachage des vignobles en France pour semer du blé. Cet édit fut annulé sous le règne de Henri III, le roi recommandant alors aux gouverneurs de ses provinces de contrôler que « les labours n'ont pas été négligés dans leurs circonscriptions en faveur d'une culture excessive de la vigne »[12].

Jusqu’au XVIIe siècle, le vin constituait la seule boisson stockable et sûre. Ce n’est qu’avec le développement des bières d'une part, l'importation des lointaines colonies du thé, du café et du chocolat faisant apparaître de nouvelles boissons d'autre part, ainsi que le déploiement de l’eau courante, que le vin fut détrôné.

Napoléon III établit la Classification officielle des vins de Bordeaux de 1855. L'épidémie de phylloxéra de 1863 ravagea le vignoble français, à l'exception du vignoble du Pays basque. Le système d'appellations fut établi par la loi d'août 1905.

La fin du XXe siècle est marquée par la concurrence des pays traditionnellement exportateurs (France, Italie) qui privilégient les vins de terroir, et les pays dits du Nouveau Monde (États-Unis, Argentine, Chili, Australie, Afrique-du-Sud) plutôt orientés vers les vins de cépage (appelés aussi vins technologiques)[13].

Terroirs[modifier | modifier le code]

Carte des vins de France en 1905

Le nom du terroir dont le vin est issu est indiqué sur l'étiquette de la bouteille.

Le terroir viticole est une notion qui permet de reconnaître à chaque vin une personnalité de par les cépages utilisés, de par les terrains sur lesquels les vignes poussent, de par les microclimats dont ils profitent, de par le savoir-faire des vignerons qui le cultivent, le vinifient et l'élèvent, et même de choses qui paraissent insignifiantes comme la qualité de la cave ou celle des tonneaux de chêne.

En Bourgogne, le terroir, nommé « climat », est souvent délimité par les parcelles bien identifiées au cadastre et par des murets. Il en existe des centaines portant le nom des parcelles, on notera 34 « grands crus » et 562 « premiers crus ».

Dans le Bordelais, les terroirs portent le nom du propriétaire et l'étiquette ne cite que le nom du château et son classement en « premiers crus classés » établi en 1855.


Les grands terroirs[modifier | modifier le code]

Les terroirs de petite taille[modifier | modifier le code]

Les terroirs disparus[modifier | modifier le code]

  • Vignoble du Limousin : Queyssac, Branceilles, Saillant, Verneuil, etc.
  • Vignoble de Picardie : uniquement des vignes municipales, associatives (Gouvieux, Gerberoy, Clairoix, etc.) et quelques particuliers. Sans oublier les 40 communes du sud de l'Aisne classées en AOC champagne.
  • Vignoble d'Ile-de-France : Plusieurs centaines de vignes municipales, associatives et de nombreux particuliers. Seule la vigne de Suresnes est autorisée à vendre son vin.
  • Vignoble de Normandie : quelques vignes municipales, associatives et chez des particuliers. Seule l'exploitation « les arpents du soleil »[15] est autorisée à vendre son vin.
  • Vignoble de Bretagne : beaucoup de vignes municipales, associatives et de nombreux particuliers.
  • Vignoble du Nord-Pas-de-Calais : quelques vignes municipales, associatives et de nombreux particuliers.

Appellations[modifier | modifier le code]

Le système d'appellations visant à protéger les produits agricoles (dont le vin) fut d'abord établi en France par la loi du 1er août 1905. Les autres pays du reste du monde commencèrent alors à l'imiter. En 2011, on a recensé, en France, 383 appellations différentes pouvant être produites sur 80 départements[16].

La France faisant partie de l'Union européenne, la classification de ses vins d'appellation doit s'harmoniser avec celle de l'UE qui distingue deux appellations :

Les vins français sont donc d'abord classés dans l'une de ces deux catégories. L'organisme responsable du contrôle des appellations est l'INAO, sous tutelle du Ministère de l'agriculture et de la pêche. La classification française est la suivante :

  • vins de table :
    • vin de table des pays de l'Union européenne : le moût d'origine est un mélange provenant de différents pays de l'Union
    • vin de table de France : les raisins proviennent de France exclusivement
    • vins de pays (ils sont effectivement dans la catégorie des vins de table)
      • vin de pays départemental : produit dans un département, comme le vin de pays de l'Aude
      • vin de pays local : ou « de zone », produit dans un territoire plus restreint que le département : un lieu-dit, des coteaux…
      • vin de pays régional : produit dans une « région » au sens non-administratif, comme les vins de pays d'Oc

Il y a en plus, chez les AOC, un système interne qui distingue entre « crus », « climats », « premiers crus » ou autres désignations, mais il diffère selon la région. Les bourgognes connaissent, par exemple, des « premiers crus ». Les appellations sont alors classées en dénominations viticoles. On a dénombré 1313 dénominations en France, en 2011[17]. Chez les bordeaux la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 a été conservée et une liste différente d'échelons et de catégories a été établie.

Pour être reconnue, une appellation doit remplir des critères et des restrictions (limitation de la production ou du territoire, identité régionale liée au climat, aux cépages ou au sol, limitation de la teneur en sucre arrivé à un certain degré d'alcoolisation, etc.). Le seul critère pour les vins de table est d'être aptes à la consommation. Quand elle remplit ces critères une appellation qui a été demandée par les producteurs régionaux est alors établie par arrêté ou par décret par la réunion des comités régionaux de l'INAO. L'officialisation de l'appellation est alors publiée dans le Journal officiel.

Article détaillé : liste des vins AOC français.

Réglementation française[modifier | modifier le code]

Le choix des cépages pour la production de vin de table n'est plus libre en France depuis la parution en 1953 d'un décret portant sur l'orientation de la production viticole.

En 1955 les cépages furent classés en trois catégories :

  • cépages recommandés ;
  • cépages autorisés ;
  • cépages tolérés.

Depuis 1970, la réglementation communautaire ne reconnaît que deux catégories : les cépages recommandés, issus de cultivars de Vitis vinifera adaptées à leur zone de culture, et les cépages autorisés, dont la culture n'est pas souhaitable (il est pratiqué un abattement des surfaces de 30 % en cas de replantation en cépage autorisé).

À noter qu'il existe aussi des cépages interdits, ne figurant pas dans le cahier des charges des appellations : le clinton, l'herbemont, l'isabelle, le jacquez, le noah et l'othello.

Le choix des cépages est très strictement réglementé pour les appellations d'origine contrôlée, et plus libre pour les vins de pays.

Selon les vignobles, les cépages peuvent être vinifiés seuls (vins mono-cépages) ou mélangés (vins d'assemblage). L'Alsace et la Bourgogne sont par exemple des vignobles traditionnels de vins mono-cépages alors que le châteauneuf-du-pape et le gaillac sont l'illustration la plus flagrante du concept d'assemblage (jusqu'à treize cépages différents sont autorisés). Dans un même vignoble, les deux pratiques peuvent coexister : ainsi à Bordeaux, les médoc résultent souvent d'assemblage, alors que les saint-émilion et pomerol sont fréquemment de purs merlot.

Ces pratiques de vinification ne sont pas à confondre avec la notion récente de vins de cépages, qui correspond à des vins de pays mono-cépages dans lesquels est recherchée l'expression du cépage sans interférence du terroir : par exemple un château-grillet est un cru prestigieux élaboré à partir du seul cépage viognier sur le terroir de Château-Grillet, au sein de l'appellation du condrieu, tandis qu'un vin de pays de la Drôme viognier est un vin de cépage, dans lequel le consommateur s'attend à retrouver les caractéristiques du cépage viognier et elles seules.

Réforme de la filière viti-vinicole française[modifier | modifier le code]

Le consommateur européen est devenu au cours des années, plus exigeant, plus sélectif, plus regardant sur la qualité et curieux des vins d'autres contrées. En France, la consommation moyenne a régressé de près de 10 % de l'an 2000 à 2005.

En juillet 2004, le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard a lancé la réforme de filière viti-vinicole française en recevant les représentants des organisations professionnelles qui siègent au conseil de l'Onivins (Office national interprofessionnel des vins). Il s'agit de sortir d'une des plus grandes crises que le secteur ait connue de son histoire (la plus grave restant la crise phylloxérique qui a vu disparaître certains vignobles entiers), car pas une région n'échappe à la chute dramatique des ventes et aux faillites en nombre.

Trois causes sont responsables de la situation actuelle, une baisse constante de la consommation aux plans mondial et national (la France restant le premier pays consommateur au monde), la concurrence des vins étrangers, renforcée par un euro trop fort, mais également une complexité extrême de la production française et son inadéquation aux marchés étrangers. Pour mémoire il y a environ 160 vins de Pays et environ 453 vins AOC à dénomination dont à peu près 340 sont des AOC stricto senso. Le pire peut côtoyer le meilleur et les consommateurs sont décontenancés devant les étiquettes des vins français et leur classement entre les vins de table, les trois dénominations de vins de pays (départementale, de zone et régionale : il n'y a en fait que des vins de pays de département et des vins de pays de zone, mais il y a des grandes zones qui se superposent avec des petites, par exemple les vins de pays d'Oc ou les vins de pays de Portes de Méditerranée), les AOVDQS, les AOC et les crus.

Article détaillé : liste des vins AOC français.

René Renou, président du comité des vins et spiritueux de l'INAO, chargé des AOC et auteur d'un projet de réforme radical, annonce: « Si nous ne faisons pas le ménage nous-mêmes, le marché le fera à notre place (…). Le consommateur ne s'y retrouve pas, il faut regagner sa confiance et produire toujours de meilleurs vins ». Les exportations ont chuté de 3 % en 2003 et au premier trimestre 2004, elles enregistrent une baisse de 7 % en valeur et de 4,6 % en volume, par rapport au premier trimestre 2003.

La nouvelle organisation proposée s'articule autour de deux grands groupes de produits :

  • ceux dont l'offre est bâtie sur le terroir et la typicité, comme les AOC (« marketing de l'offre ») ;
  • ceux capables de répondre aux attentes de chaque catégorie de consommateurs et à même de s'adapter aux exigences des marchés internationaux (« marketing de la demande »), ceux où la concurrence est la plus dure, et où l'on va proposer des vins identifiables par leur cépage ou par leur marque, et qui pourront avoir accès à de nouvelles technologies, comme celle de l'utilisation des copeaux de bois, etc. Il s'agit notamment de la mention « Vin de France » [18] qui peut contenir aussi bien des vins mono-cépages que des vins d'assemblage, mais sans indication d'origine géographique : on parle alors de vins « Sans Indication Géographique » ou SIG. La mention Vin de France est représentée par L'Anivin de France, interprofessionnelle nationale qui a remplacé l'interprofession des vins de tables le 6 avril 2009[19].

Un livre blanc de la viticulture française a été présenté à l'Assemblée nationale. Le texte est disponible sur le site de la Documentation française[20].

La production française[modifier | modifier le code]

En France, 2,1 % des zones cultivées étaient consacrées à la viticulture en 2006[21]. Celles-ci consommaient 20 % de la masse totale des pesticides utilisés en France[22].

La France produit 20 % du vin de la planète [23] et reste le premier producteur mondial en 2010 avec 44,75 millions d'hectolitres [24] mais chaque année voit la production baisser dans des proportions variant entre 2 et 5 % [25].

Les exportations de vin français représentaient 15,2 millions d'hectolitres en 2006-2007 pour 6,7 milliards d'euros. Principaux clients en volume, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Belgique. En valeur, en revanche, les États-Unis (1,08 milliards d'euros) talonnaient le Royaume-Uni (1.43 milliards d'euros)[26]. Cependant 2008 et 2009 ont connu une baisse importante (-16 % sur le premier trimestre 2009)[27] Résultat, en 2010 le montant des exportations ne représentait plus que 6,2 milliards d'euros[23], le secteur des vins et spiritueux restant néanmoins le second secteur d'exportation bénéficiaire en France derrière l'aéronautique.

La consommation française[modifier | modifier le code]

La consommation de vin par les Français a été divisée par un peu moins de la moitié en quarante ans, passant de 140 litres par habitant en 1960 à 80 litres en 1999 et 50 litres en 2010[2]. Cependant si la consommation a baissé en quantité, elle a beaucoup augmenté en qualité.

La consommation de vin en France est liée à un phénomène que les Anglo-saxons ont appelé french paradox (le paradoxe français) : les Français sont les plus gros consommateurs de vin dans le monde et ils ont pourtant l'un des taux d'infarctus du myocarde les plus bas. Une explication rationnelle de ce phénomène serait, entre autres, que le vin rouge contient un antioxydant, le resvératrol, capable de protéger les artères.
En 2012 la consommation française de vin était de quarante litres par habitant.

Quelques données sur le vignoble français[modifier | modifier le code]

Cartes de vignobles[modifier | modifier le code]

Prix des vignobles[modifier | modifier le code]

En 2006, le prix moyen d'un hectare de vigne en France était de 86 000 euros.[réf. nécessaire] En 2011, le prix moyen d'un hectare de vigne AOC est de 99 400 € (SAFER). En Champagne, il avoisine le million d'Euros.

La cotation des millésimes[modifier | modifier le code]

Cru 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Alsace *** * ** *** * *** ** *** ** *  ?  ?  ?
Bordeaux rouge *** * * ** ** *** *** * *** **  ?  ?  ?
Bordeaux blanc **** * * * ** ** ** *** ** *  ?  ?  ?
Bourgogne rouge *** ** ** *** ** *** *** ** ** ***  ?  ?  ?
Bourgogne blanc *** ** *** *** *** *** *** ** ** *  ?  ?  ?
Champagne *** * ** * * ** *** * ** *  ?  ?  ?
vallée du Rhône *** ** ** * ** ** *** ** ** **  ?  ?  ?
Jura *** ** * ** ** ** ** **  ?  ?  ?  ?  ?
Languedoc-Roussillon *** ** * ** * ** *** * *** **  ?  ?  ?
vallée de la Loire *** * * ** ** ** *** *** ** **  ?  ?  ?
Provence *** ** * ** * ** *** *  ?  ?  ?  ?  ?

Les cépages cultivés en France[modifier | modifier le code]

La législation française possède une « liste des variétés de vigne inscrites au catalogue officiel »[28]. Cette liste répertorie les cépages autorisés à la culture commerciale. Elle est séparée entre raisins de cuve et raisin de table.

Cépages de cuve[modifier | modifier le code]

Cépages blancs[modifier | modifier le code]

Cépages noirs[modifier | modifier le code]

source : ONIVINS, statistique 2010[29].

Cépages de table[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le glossaire de la viticulture
  • La greffe en oméga, d'origine japonaise, a changé radicalement la pratique des greffes : avec le procédé en oméga, qui découpe greffon et support selon une courbe ayant l'allure de cette lettre majuscule grecque, il est devenu quasi impossible qu'une greffe ne prenne pas.
  • À la fin du XIXe siècle la catastrophe du phylloxéra (un puceron) menaça de rayer de la carte les vignobles européens. La solution fut de greffer les cépages français sur des porte-greffes américains résistants. Le phylloxéra a épargné une petite partie du vignoble du Languedoc car les sols sableux empêchent le déplacement de la forme souterraine du phylloxéra[30]. Pour les mêmes raisons, une partie du vignoble des Landes aurait été épargné.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des produits et leurs cahiers des charges », sur www.inao.gouv.fr, Ministère de l'agriculture. Institut national de l'origine et de la qualité,‎ mai 2011 (consulté le 4 mai 2011).
  2. a et b Alain Marty, Guide des grands amateurs de vin 2011, Le Cherche Midi, 504 p. (ISBN 2749117313).
  3. Production vin .
  4. Exportation Vin.
  5. a, b, c et d Matthieu Poux, Petite leçon de paléo-œnologie : quand les gaulois sabraient les amphores de Rome, émission le Salon noir sur France Culture, 28 décembre 2011.
  6. (en) Michael Dietler, Archaeologies of Colonialism : Consumption, Entanglement, and Violence in Ancient Mediterranean France, 2010, University of California Press.
  7. Michael Dietler, « L'art du vin chez les Gaulois », sur Pour la Science N°61,‎ décembre 2008.
  8. Michael Dietler, Driven by drink: the role of drinking in the political economy and the case of Early Iron Age France, Journal of Anthropological Archaeology 9: 352-406, 1990.
  9. Jean-Pierre Brun, Archéologie du vin et de l'huile, Editions Errance,‎ 2004, 267 p. (ISBN 2877723046).
  10. Martin Bouquet, Recueil des historiens des Gaules et de la France : Rerum Gallicarum Et Francicarum Scriptores, Nabu Press,‎ 2012, p. 138.
  11. Le Livre des Vins, Arnaud de Villeneuve, traduit du latin, préfacé et annoté par P. Gifreu, Éditions de la Merci, 2001.
  12. (it) Cibo, cucina, feste e banchetti nel Medio Evo e nel Rinascimento, par Paul Lacroix, conservateur de la Bibliothèque de l'Arsenal, Paris.
  13. Nomenclatures et classifications : approches historiques, enjeux économiques, Éditions Quae,‎ 2004, p. 193.
  14. http://www.vindetahiti.com/.
  15. Les Arpents du Soleil.
  16. Placido Llorca, « Appellations viticoles françaises », sur Vin-Vigne,‎ 2012 (consulté le 4 juin 2012).
  17. Placido Llorca, « http://www.vin-vigne.com/denomination/ », sur Vin-Vigne,‎ 2012 (consulté le 4 juin 2012).
  18. Mention Vin de France.
  19. [1].
  20. Livre blanc de la viticulture française.
  21. Soit 1 144 579 71 hectares. Source : Ministère de l'écologie.
  22. Delphine Bossy, « Les viticulteurs victimes des pesticides ? », sur Futura-Sciences,‎ 25 février 2013.
  23. a et b [2].
  24. [3].
  25. [4].
  26. Panorama complet des exportations de vin en 2006-2007.
  27. baisse des exportations de la filière vin.
  28. « Liste des variétés de vigne inscrites au catalogue officiel » (consulté le 17 novembre 2010).
  29. FranceAgriMer, surfaces par cépage blanc et surfaces par cépage noir à l'issue de la campagne 2009-2010, publiés sur le site www.onivins.fr.
  30. Pierre Casamayor, Le vin en 80 questions, Hachette, 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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