Chemin de fer du Vivarais

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Chemin de fer du Vivarais
Image illustrative de l'article Chemin de fer du Vivarais
Train dans les gorges du Doux

Pays France
Création juin 1969
Écartement de voie Métrique
Ligne exploitée Tournon-Lamastre
Site internet www.trainardeche.fr/
Plan de la ligne Tournon-sur-Rhône - Lamastre

Le chemin de fer du Vivarais (CFV), appelé aussi « Le Mastrou », est un chemin de fer touristique à voie métrique se trouvant en Ardèche. Il relie Tournon (alt. 123 m) à Lamastre (alt. 373 m) en 33 km. Il possède la particularité d'être exploité en traction à vapeur avec les célèbres locomotives Mallet. Après avoir été interrompues à l'été 2008, suites à des difficultés financières, les circulations ont repris entre la gare de Tournon-Saint-Jean (située à 3 km de Tournon-sur-Rhône, à St-Jean-de-Muzols) et Lamastre le . Pendant la période d'interruption des circulations ferroviaires (2011 et 2012), il est exploité avec des vélorails entre Saint-Jean-de-Muzols et Boucieu-le-Roi. En 2013, après la reprise des circulations ferroviaires entre Tournon-Saint-Jean et Lamastre, l'exploitation du vélorail se poursuit entre les gares de Boucieu-le-Roi et de Troye[1]. Le parcours de descente de 12 km entre Boucieu-le-Roi et Troye se fait en vélorail et le retour à Boucieu-le-Roi avec l'autorail historique Billard, de 1938, classé monument historique.

Origines de la ligne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : CFD Réseau du Vivarais.

Le chemin de fer du Vivarais exploite une section de l’ancien réseau du Vivarais exploité par la compagnie de chemins de fer départementaux, (CFD). Le réseau du Vivarais était un réseau de chemin de fer à voie métrique qui desservait les départements de l'Ardèche et de la Haute-Loire. Il était constitué des lignes :

Ces lignes ont été ouvertes entre 1891 et 1903. L'ensemble du réseau mesurait 201,2 km. La ligne Tournon-Lamastre, reprise par le Chemin de fer du Vivarais, faisait partie d'un ensemble de trois lignes, déclarées d'utilité publique le 28 juillet 1886 dans le cadre d'une convention entre la Compagnie de chemins de fer départementaux, le département de l'Ardèche et celui de la Haute-Loire.

Elles forment le « premier réseau ».

lignes longueur date d'ouverture fermeture
Lavoûte-sur-Loire - Yssingeaux 22,1km 9 novembre 1890 28 février 1952
Tournon - Lamastre 32,6km 12 juillet 1891 31 octobre 1968
La Voulte-sur-Rhône - Le Cheylard 47,5km 13 septembre 1891 31 octobre 1968

Le réseau a été fermé en deux étapes :

  • le 28 février 1952 pour la ligne Raucoules - Yssingeaux - Lavoûte-sur-Loire.
  • le 31 octobre 1968 pour les lignes du Cheylard à Dunières et du Cheylard à La Voulte-sur-Rhône.

La ligne Tournon - Lamastre[modifier | modifier le code]

La construction[modifier | modifier le code]

Un train au départ de Tournon gare de correspondance avec la SNCF

La construction de la ligne Tournon - Lamastre, se déroula dans le cadre de la réalisation du premier réseau du Vivarais, qui comprenait trois lignes. D'importants moyens étaient mis en œuvre. En 1886, pour des raisons économiques, les ingénieurs décidèrent de construire une voie métrique, dont le tracé de Tournon à Lamastre emprunterait la vallée du Doux. Plus d'un millier d'ouvriers armés de pelles, de pioches et d'un peu de dynamite bâtirent alors 20 km de murs de soutènement, des viaducs maçonnés et un tunnel : un véritable travail réalisé à dos d'âne et à dos d'homme !

Le tronc commun SNCF[modifier | modifier le code]

Le départ des trains a lieu en gare SNCF de Tournon. L'accès depuis Saint-Jean-de-Muzols se fait par l'emprunt de la ligne SNCF Givors - Nimes, sur une longueur de 2,2 km. La voie est à trois files de rail, disposition qui est la seule en France aujourd'hui. Il existe sur cette section deux tunnels et un viaduc sur le Doux. Cette ligne a été ouverte par le PLM en été 1879.

Les gares[modifier | modifier le code]

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Autorail Billard 314 dans un site rocheux, en aval de Colombier-le-Vieux

La section SNCF, au départ de Tournon, comprend

  • 2 tunnels passant sous la ville, longs de 640 et 40 mètres
  • un viaduc métallique sur le Doux de 165 mètres de long, remplacé par un ouvrage en béton.

La ligne comprend 3 viaducs traversant le Doux :

  • le viaduc de Troye, (km 6), 4 arches de 20 m
  • le viaduc d’Arlebosc, (km 21), 5 arches de 12 m
  • le viaduc du Garnier, (km 23,) 6 arches de 12 m

La ligne comprend un tunnel :

  • le tunnel de Mordane, (km 9), longueur: 265 mètres

À ces ouvrages, il faut ajouter plusieurs viaducs et ponts à une, deux ou trois arches.

Les installations pour la traction vapeur[modifier | modifier le code]

On trouve des installations spécifiques à la traction à vapeur sur la ligne, prévues pour le fonctionnement des locomotives :

  • Les ponts tournants : il en existe deux d'une longueur de 8 mètres, à Tournon et à Lamastre.
  • L'alimentation en eau : elle se fait au moyen de grues à eau alimentées par un château d'eau. Il en existe une à Tournon, deux à Boucieu et une à Lamastre.
  • Les quais à charbon : il en existe à Tournon et Lamastre.
  • Les fosses de visite : il en existe une à Tournon et une à Lamastre.

Exploitation touristique[modifier | modifier le code]

À la fermeture du réseau du Vivarais en 1968, un groupe d’amateurs décide de sauvegarder une partie du réseau et son matériel roulant. Le 14 juin 1969 une exploitation touristique démarre entre Saint-Jean-de-Muzols et Lamastre. La société CFTM (chemin de fer touristique de Meyzieu) assure l'exploitation, supplée par l'association Sauvegarde et gestion de véhicules anciens (SGVA) . Il faut attendre février 1970 pour accéder à la gare SNCF de Tournon.

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Exploitation jusqu'en 2008[modifier | modifier le code]

La nouvelle ligne Tournon - Lamastre, longue de 33 km, est officiellement inaugurée le 18 avril 1970. Le départ se fait de Tournon. En 1973, le CFV est contraint d’acheter le matériel roulant, la voie ferrée et les gares. La société CFTM devient l'un des seuls exploitants de chemins de fer touristiques propriétaire des infrastructures et du matériel roulant.

Jusqu'au début de l'année 2008, les circulations avaient lieu des mois d'avril à octobre les dimanches et jours fériés, et étaient quotidiennes en juillet et août. Le trajet complet en train à vapeur durait 2 heures.

Après avoir fonctionné sans aucune aide pendant 35 ans, le CFV a dû chercher un partenaire. Le département de l’Ardèche devenait actionnaire majoritaire du CFV en 2004, lors de la réalisation de la Société d'économie mixte (SEM) se subtituant au CFTM, avec engagement du département d'effectuer un apport de fonds correspondant au prorata des actifs du CFTM. Ces apports de fonds devaient être concrétisés sous la forme d'investissements sur la voie et le matériel roulant.

Cependant, ces investissements restaient en grande partie réalisés sur les fonds propres de la société, créant ainsi un déficit d’exploitation. Ainsi, 7 km de voies ont pu être refaits, mais les locomotives à vapeur, très coûteuses à entretenir, se retrouvent hors d'état de circuler au début de la saison 2008, conduisant à la fermeture du réseau[2].

Interruption de l'exploitation[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2008, le conseil général de l’Ardèche, actionnaire majoritaire du Chemin de Fer du Vivarais prenait la décision de suspendre les circulations pour l'année 2008[3]. L'association de soutien du CFV, la SGVA tente d'encourager la reprise, et intervient régulièrement sur le réseau, pour limiter la dégradation de l'infrastructure et du matériel roulant[4].

Activités depuis 2011[modifier | modifier le code]

En 2011, une exploration avec des vélo-rails à la descente et un autorail au retour a été mise en place dans l'attente du retour de la traction vapeur[5]. C'est la société de gestion de sites culturels et touristiques Kléber Rossillon qui est chargée de mettre en place le Vélorail des Gorges du Doux. Il emprunte la voie ferrée sur douze kilomètres.

Rénovation et reprise des activités ferroviaires en 2013[modifier | modifier le code]

En mai 2012, l'attribution de subventions de la part de la Région Rhône-Alpes, (145 000 euros), du Département de l'Ardèche (150 000 euros), et de l’État (90 000 euros), ainsi que les participations des Communauté de communes du Tournonais et de Lamastre, des sociétés les « Courriers rhodaniens », et « Kléber Rossillon », permettent la relance de l'activité ferroviaire pour la saison touristique 2013. Le projet complet a prévu une nouvelle gare à l'entrée des gorges du Doux, située à 3km de Tournon-sur-Rhône, appelée gare de Tournon-Saint-Jean, la rénovation de la gare de Lamastre avec un parking de 209 places, une vingtaine de places pour bus et camping-cars ainsi que la modernisation et la création de nouvelles infrastructures, (Renouvellement de voie, ouvrages d'arts consolidés). L'investissement total prévisionnel est de 3,304 millions d’euros répartis sur vingt-cinq ans[6]. L'exploitation a été confiée à une société qui a pris le nom de « SNC Chemin de Fer du Vivarais[7] » conduite par les sociétés  « Kléber Rossillon » et « Courriers Rhodanien ».

Voyageurs transportés pendant l'exploitation touristique[modifier | modifier le code]

Une importante fréquentation a eu lieu dès l'ouverture, avec des résultats dépassant les espérances des promoteurs de la ligne. Le chiffre s'est ensuite stabilisé sur trente années (1974-2004),toujours compris entre 48 000 et 58 000 voyageurs. Les meilleures années ont été 2000 à 2002, avec un record en 2001 de 69 117 voyageurs.

Rappelons que le chiffre est calculé sur le nombre d'Aller - Retour et non de trajets simples, comme certaines lignes touristiques ou de transports. De ce fait, il faudrait multiplier ce chiffre par deux pour obtenir une évaluation comparable avec les autres lignes de chemin de fer.

  • En 1986 on comptait un nombre total de voyageurs de 832 911.
  • En 1990 le chiffre de 1 042 842 voyageurs est atteint.
  • En 2000 le chiffre de 1 564 405 voyageur est atteint.

Nombre de voyageurs par année :

Nombre de voyageurs de 1969 à 1978
Année Voyageurs
1969 9259
1970 18 917
1971 33 280
1972 36 726
1973 41 480
1974 50 412
1975 50 288
1976 52 400
1977 53 700
1978 57 000
Nombre de voyageurs de 1979 à 1988
Année Voyageurs
1979 56 869
1980 53 100
1981 56 500
1982 53 180
1983 54 700
1984 49 600
1985 52 500
1986 53 000
1987 53 800
1988 47 515
Nombre de voyageurs de 1989 à 1998
Année Voyageurs
1989 55 654
1990 52 963
1991 56 001
1992 49 323
1993 52 675
1994 48 258
1995 48 393
1996 52 000
1997 49 419
1998 50 915
Nombre de voyageurs de 1999 à 2004
Année Voyageurs
1999 54 189
2000 60 389
2001 69 117
2002 65 049
2003 58 828
2004 57 364

Intérêt historique[modifier | modifier le code]

L'emploi de la traction à vapeur et l'utilisation de véhicules anciens distingue le CFV de bien d'autres chemins de fer touristiques et font de Tournon-Lamastre une "ligne musée".

Les 6 locomotives à vapeur de type Mallet 030-030, conçues en 1902 et 1932, sont des pièces de collection. Leurs conditions d'exploitation confèrent à ce chemin de fer un intérêt historique particulier.

À l'intérieur de la cabine de la 040 Corpet N°24 ex-CFV

Les locomotives Mallet sont bien adaptées aux voies étroites de montagne. Ce type de machines repose sur un double châssis articulé (la partie avant est mobile, et la partie arrière est fixe). Une articulation permet à la machine de suivre les courbes serrées de 100m de rayon, rencontrées sur le tracé.

La vapeur alimente successivement le groupe arrière de deux cylindres haute-pression, puis les cylindres du groupe avant basse-pression, ce qui permet de récupérer un surcroit d'énergie motrice pour la traction. Ces locomotives de 48 tonnes tractent des rames de 250 tonnes sur les rampes de forte déclivité du Vivarais (jusqu'à 27/1000).

Le voyageur stationné sur la plateforme de la première voiture de la rame, immédiatement derrière la locomotive, peut observer pendant toute la durée du voyage, la cabine et le travail de l'équipe de conduite. Le mécanicien assure la conduite de la machine et vérifie la pression ainsi que les 50 points de graissage avant le départ. Le chauffeur enfourne dans la chaudière 1200 Kg de charbon à la montée et seulement 200 KG à la descente, tout en alimentant la chaudière en eau (6 à 8000 litres pour monter, et la moitié pour descendre).

La mise en chauffe d'une locomotive occupe près de quatre heures de travail. Dans l'habitacle de la locomotive, la température peut dépasser 70°, obligeant l'équipe de conduite à rechercher l'air frais par les ouvertures.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

La petite gare Saint-Jean-de-Muzols qui se trouve juste avant Tournon enregistra des records d'affluence entre 1942 et 1944. L'occupant allemand fouillant les voyageurs au terminus, les passagers chargés de produits destinés au marché noir, préféraient descendre à l'arrêt précédent.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer du Vivarais et les associations liées préservent 149 véhicules dont 35 classés[8] au titre objet des Monuments historiques, dont 6 locomotives à vapeur de type Mallet construites entre 1902 et 1932.

Matériel moteur[modifier | modifier le code]

Le matériel moteur était constitué de :

Locomotives à vapeur[modifier | modifier le code]

11 locomotives à vapeur « tender »

Immatriculation Type Origine Constructeur Numéro construction Observations Illustration
401 Mallet 030 - 030 CFD SLM Winterthur 1406 en 1902 en attente de restauration
403 Mallet 030 - 030 CFD SLM Winterthur 1491 en 1903 service continu de 1903 à 2006
remise en service le 26 juin 2013
Logo monument historique Classé MH (1987)[9]
Mallet 403 Boucieu-le-Roi 21 sept 1975.jpg
404 Mallet 030 - 030 CFD SLM Winterthur 1492 en 1903 service continu de 1903 à 1995 Mallet-404 Tournon 21 sept 1975.jpg
413 Mallet 030 - 030 CFD SACM 7628 en 1932 restaurée en 1986, arrêtée en 2001 Locomotive 413lam.jpg
414 Mallet 030 - 030 CFD SACM 7629 en 1932 restaurée en 1972, arrêtée en 2007 Mallet Locomotive.jpg
104 Mallet 020 - 020 PO-Corrèze Blanc-Misseron (340) en 1906 restaurée en 1997, arrêtée en 2006
rachetée par la SGVA[10]
Mallet 104 Tournon 21 sept 1975.jpg
E.327 type 230 Réseau breton Fives-Lille (3582) en 1909 arrivée en bon état en 1969
en service sur le CFV dès 1970
transférée aux GECP en 1979
230-T-E.327 Tournon 21 sept 1975.jpg
22 type 040 entreprise Paul Frot à Meaux Corpet-Louvet 1614 en 1923 remise en état de présentation en 1985
puis en monument à Isardrome sur l'A7
transférée aux VFV en 2004
040-T-22 Isardrome 27 aout 1998.jpg
24 type 040 entreprise Paul Frot à Meaux Corpet-Louvet 1616 en 1923 restaurée en 1974
transférée à la SABA en 2009
040-T-24 Tournon 21 sept 1975.jpg
31 type 030 Tramways de l’Ouest du Dauphiné (TOD) Pinguély (240) en 1909 restaurée en 1978
propriété de la SGVA
Logo monument historique Classé MH (1987)[11]
103 type 030 Chemins de fer du Morbihan Pinguély (167) en 1905 en monument à Tournon depuis 1991 Loco103.JPG

Autorails[modifier | modifier le code]

autorails constructeur et type origine année Numéro constructeur Observations illustration
213 Billard "A 150D" ex CFD Vivarais 1938 2009 Logo monument historique Classé MH (1996)[12] Billard P1010399.JPG
214 Billard A 150D ex CFD Vivarais 1940 2025
314 Billard "A 80D" ex CFD Charentes 1937 1006 Trains du Vivarais dit Le Mastou 02.jpg
316 Billard "A 80D" ex CFD Charentes 1939 1025
207 De Dion Bouton "ND" ex CFD Vivarais 1935 125 De Dion-Bouton ND 207 Tournon 21 sept 1975.jpg
ZM 8,ZR 4 Brissonneau et Lotz ex réseau du Var (Toulon St Raphaël) 1935 - Logo monument historique Classé MH (1996)[13]

Locotracteurs[modifier | modifier le code]

Cinq locotracteurs
locotracteurs constructeur et type origine année num. constr. observations illustration
X CFD Montmirail ex CFD Yonne / chassis loco 23 St Léonard (726) 1887 1948 107A
Y CFD Montmirail ex CFD Yonne / chassis loco 24 St Leonard (727) 1887 1948 107B Locotracteur Y Tournon 21 sept 1975.jpg
PE-5 Pétolat (Dijon) ex CFD Saône et Loire 1930 Dieselandcarscfv.JPG
BB 404 CFD Montmirail ex-CFD Vivarais / Chemins de fer de la Corse 1963 ex-CFD Vivarais 040-003
de retour sur le CFV en 2011
en état de marche
BB-404-CFC.jpg
BB 405 CFD Montmirail ex-Chemins de fer de la Corse 1966 arrivé sur le CFV en 2011
en attente de restauration
BB-405-CFC.jpg
  • le X et le Y construit par les CFD à Montmirail, (3 essieux moteurs transmission à bielles)
  • le Pétolat construit à Dijon, (2 essieux transmission à chaine)
  • Société Anonyme des usines A. Pétolat, Dijon (Côte d'Or)

Draisines[modifier | modifier le code]

Trois draisines
draisines constructeur et type origine année num. constr.
1 Campagne CFD 1932 1696
2 Campagne CFD 1932 1704
3 Billard "DU 50" entreprise de TP 1957 -

Les autorails « Billard » conçus dans les années 1930 pour un service rapide sur des lignes secondaires aux voies légères. Ils ont une puissance de 80 et 150 chevaux et peuvent atteindre la vitesse de 55 km/h.

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Les voitures à voyageurs[modifier | modifier le code]

Les voitures ex-Sarthe / POC en gare de Lamastre.

Le parc se compose de trois rames :

Voiture MOB AB4 93 ayant appartenu au CFV, ici à Vevey le 16 11 2013
Rame dite « Vivarais », provenant de l'ancien réseau du Vivarais
voitures Vivarais constructeur origine année type
AAB 1609 De Dietrich CFD 1931 bogies
CCC1658,1661-1662 De Dietrich CFD 1927 bogies
BCifv 1751 De Dietrich CFD 1904 essieux
Cv 1801-1802 De Dietrich CFD 1904 essieux
ASfv 1005, voiture salon De Dietrich CFD 1902 essieux

De Diétrich :

  • 1879 : Société de Dietrich et Compagnie de Lunéville
  • 1905 : Société Lorraine des anciens établissements de Dietrich et Cie de Lunéville,
Rame dite "Bretonne",provenant de l'ancien Réseau breton
voitures constructeur origine année type
AB 89 De Dietrich Réseau breton 1909 bogies
AB 90 De Dietrich Réseau breton 1909 bogies
C 103, 106 De Dietrich Réseau breton 1891 bogies
C 112, 117 De Dietrich Réseau breton 1895 bogies
C 120, 126 Société Franco-Belge Réseau breton 1903 bogies
C 134, 136 Carel & Fouché Réseau breton 1909 bogies
ABCdf 14,renumérotée 107 De Dietrich Réseau breton 1895 bogies
AS 1000, voiture salon De Dietrich Réseau breton 1903 bogies
  • Société franco-belge de matériel de chemin de fer, Raismes, Nord
Rame dite "Corrèze ou Sarthe" ex PO-Corrèze
voitures constructeur origine année type
B 39-41 Carel & Fouché Tramways de la Sarthe/PO-Corrèze 1909 bogies
  • Ets. Carel et Fouché et Cie, Le Mans, Sarthe
Voitures suisses 202 et 205 ex C.F.Electrique Veveysans, à Lamastre.
voiture B 506 ex chemin de fer de la Provence.
Rame dite « Suisse » provenant de divers chemins de fer suisses
voitures constructeur origine année type
B 313 SIG Bière-Apples-Morges ex SZB 1921 bogies
AB 24, 25, SIG Montreux-Oberland Bernois 1906 bogies
C141,B42 Ringhoffer Montreux-Oberland Bernois ex B41-42 1911 bogies
AB 93 Ringhoffer Montreux-Oberland Bernois 1911 bogies
AB 51-B 61 SIG St.Gallen - Gais - Appenzell 1910 bogies
241, 246 SIG GFM ex CFF Brunig 801 et 820 1925 et 1930 bogies
202, 205 SWS C.F. Electriques Veveysans 1911 essieux
221 Geissberger GFM ex Chatel Saint Denis - Palézieux 1901 essieux
  • Franz Ringhoffer, Prag Smichov (Tchèquie)
  • SIG : Schweizerische Industrie Geselschaft, Neuhausen (Suisse)
  • SWS : Schweizerische Wagon & Aufzügefabrik AG Schlieren, Zurich (Suisse)
  • Ateliers Geissberger & Cie, à Zürich (Suisse)
Une voiture provenant des Chemins de fer de Provence
voitures constructeur origine année type observations
B 506 Desouches & David Chemins de fer de Provence 1891 bogies rachetée par le GECP[10]
  • Ets. Desouches, David & Cie, Pantin (Oise).

Fourgons à bagages[modifier | modifier le code]

remorques constructeur et type origine année observations
DDifv 2607 De Dietrich CFD Vivarais 1904
DDifv 2608 De Dietrich CFD Vivarais 1904
DDifv 2611 De Dietrich CFD Vivarais 1904
DDifv 2612 De Dietrich CFD Vivarais 1904
Df 225 ? Réseau breton 1913 transféré sur le SABA
Efv 901 CFMCF CF La Mure-Gap 1932
  • CFMCF : Compagnie Française de Matériel de Chemin de fer, Maubeuge, Ardennes.

Wagons de marchandises[modifier | modifier le code]

  • Wagons à 2 essieux
Wagons couverts
wagons couverts origine constructeur année
K 4058, 4060 CFD Vivarais ( 4039 - 4063 ) De Dietrich 1903
Kifv 4085, 4086 CFD Vivarais ( 4078 - 4087 ) De Dietrich 1904
Kv 4094, CFD Vivarais ( 4088 - 4107 ) De Dietrich 1904
Kv 4627, 4629 à 4631, 4633 CFD Vivarais ( 4625 - 4639 ) Marly 1927
Wagons tombereaux
wagons tombereaux origine constructeur année
Gfv 45, G 51, Gf 54 CFD Vivarais ( 31 - 60 ) La Buire 1886
G 234 CFD Vivarais ( 209-238 ) La Buire 1904
Gfv 5144 CFD Vivarais (5135-5154) De Dietrich 1902
Gv 5632, 5637-42, 5649 CFD Vivarais (5631-5650) De Dietrich 1906
G 5653-55, 5657 CFD Lozére (5651-5660) Decauville 1903
Gv 5660,5667 CFD Lozére (5661-5680) Decauville 1904
Gv 5682, 5684 CFD Vivarais (5681-5695) De Dietrich 1911
Gv 5783-4, 5788, 5790, 5800 CFD Vivarais (5781-5800) Marly 1927
Ulf 1706 Réseau Breton (1651-1736) - 1907
  • Société anonyme des chantiers de la Buire, Lyon
  • Ateliers de Marly, Marly, Nord
Wagons plats
wagons plats origine constructeur année
Jt 94, 115 CFD Vivarais ( 94 - 117 ) De Dietrich 1886
Ht 142,, CFD Vivarais (114 - 143) De Dietrich 1886
H 6180 CFD Vivarais (6180-6200) De Dietrich 1902
Ht 6327, CFD Vivarais (6320-6359) Blanc Misseron 1903
Htv 6562, 6567, 6580, 6588 CFD Vivarais (6561-6690) Decauville 1905
H 6598 (ex citerne), 6602, 6604 CFD Vivarais (6591-6605) Decauville 1905
Anciens chassis de voitures voyageurs transformés en wagons plat
wagons origine constructeur année type
1752 CFD Vivarais(BCifv 1751-52) De Dietrich 1904 essieux
RQyv 6, 10, 15 CFD Vivarais (CCCv 4-15) La Buire 1890 à bogies
Rqyv 20 CFD Vivarais (ABCv 18-28) La Buire 1886 à bogies
Ryv 1321" ex"ABCv21 CFD Vivarais (ABCv18-28) La Buire 1902 à bogies
Ryv 1427 CFD Vivarais (CCCv1425-1432) De Dietrich 1902 à bogies
Ryv 1901 CFD Vivarais (ABifv 1901-1904) Decauville 1905 à bogies
Ryv 1610, 1612 CFD Vivarais (AAB 1609-1612) De Dietrich 1932 à bogies

Wagons trémie[modifier | modifier le code]

  • Ty 8 et Ty 10, type: trémie auto-déchargable, 1948, ex "Mines Orne ", Moyeuvre-Grande (Moselle), Société Lorraine des aciéries de Rombas.

Wagons spéciaux[modifier | modifier le code]

wagons constructeur et type origine année type
DBfv 19 De Dietrich CFD Vivarais 1886 fourgon de secours
SC 142 De Dietrich CFD Vivarais 1886 groupe désherbeur, ex plat Ht 142
SC 5783 De Dietrich CFD Vivarais 1904 ex tombereau Gv 5783
H 6199 De Dietrich CFD Vivarais 1905 citerne ex plat 6199
SC 6599 Decauville CFD Vivarais 1905 citerne 10 M3 ex plat H 6599
IRv 6570, 6571, Decauville CFD Vivarais 1905 Porte remorques UFR
L6 - SNCF - ancienne remorque de draisine
  • wagon grue n°16, ex CFD Charentes et Deux Sèvres

Wagons divers[modifier | modifier le code]

Ces wagons ont été acquis sur la ligne Dunières Saint Agrève, ils sont à restaurer excepté deux engins.

wagons constructeur et type origine année genre
G 33, 35, 37, 46 La Buire CFD Vivarais 1890 wagons tombereaux
Dfv 2049 De Dietrich CFD Vivarais 1903 chassis fourgon
Ht 6349 Blanc Misseron CFD Vivarais 1903 wagon plat
Ht 6582 Decauville CFD Vivarais 1905 wagon plat
F 149 La Buire CFD Vivarais 1890 couvert restauré par la SGVA
K 4638 Marly CFD Vivarais 1927 couvert restauré SGVA

Les remorques d'autorail[modifier | modifier le code]

remorques constructeur et type origine année num. constr.
11 Billard CFD Charentes (ancienne 1),Carrosserie Million & Guiet 1937 812
22 Billard CFD Charentes (ancienne 2),Carrosserie Million & Guiet 1937 813
3 Billard CFD Vivarais 1937 811
  • remorque messagerie
    • "10", remorque messagerie à bogies, ex CFD Indre et Loire, puis Charentes, puis Vivarais, puis Corse.

Matériel ayant quitté la ligne[modifier | modifier le code]

  • locomotive 230 E 327, ex Réseau breton, decembre 1969- mars 1979, propriété FACS, GECP Puget Thénier
  • locomotive 040 Corpet 22, ex entreprise Frot, 1971-2002, VFV, propriété FACS.
  • locomotive 040 Corpet 24, ex entreprise Frot, 1971-2009, Train du Bas-Berry, propriété FACS.
  • voitures BDP 501 et AB 505, ex CP, 1970-2002, GECP Puget-Theniers
  • voitures 39 à 41 ex tramways de la Sarthe, 1970-2009, Train du Bas-Berry, propriété FACS.
  • voiture ABC 93, ex MOB, 1983-90, MOB
  • remorque messagerie n°20, ex CFD Charentes, 1969-70, CFC Corse
  • fourgon Df 225 ex Réseau Breton 1970-2009, Train du Bas-Berry, propriété FACS.
  • chassis wagon 1904, ex ABCifv 1904 CFD Lozère,1969- novembre 1986, CFBS, pour reconstruction de la voiture salon
  • wagons tombereaux, Gv 5632 et G 5657, 1969-2006, Le Pouzin, en monument
  • wagon trémie Ty 8 , type auto-déchargable, prété au MTVS par la SGVA et livré le 26 mars 2013 à Saint Omer.

Matériel classé "Monument Historique"[modifier | modifier le code]

  • Locomotives[14]:
    • 030-030 Mallet N°403
    • 030 Bicabine N°31
  • Autorail:
    • A 150 D Billard N° 213
  • Voitures à voyageurs
    • voiture-salon à essieux, AS 1005
    • voiture de voyageurs à essieux, ABC 1751
    • voitures de voyageurs à essieux, ABC 1801-1802
    • voiture de voyageurs à bogies, AAB 1609
    • voitures de voyageurs à bogies, CCC 1658, 1661 et 1662
    • voiture de voyageurs à bogies, B 506, ex chemins de fer de Provence
    • voitures de voyageurs à bogies, C 103 et C 106, ex Réseau Breton
    • voiture de voyageurs à bogies, AB 89, ex Réseau Breton
    • voiture de voyageurs à bogies, ABCDf 107, ex Réseau Breton
  • Fourgons à Bagages:
    • fourgon à essieux, DBfv 19
    • fourgons à essieux, DDifv 2608 et 2612
  • Wagons de Marchandises
    • wagon couvert, Kv 4058
    • wagon couvert, Kv 4099
    • wagon couvert, Kv 4630
    • wagon tombereau, Gfv 5144
    • wagon tombereau, Gfv 5649
    • wagon plat à traverse mobile, Jt 115
    • wagon plat à traverse mobile, Htv 6562
  • Wagons spéciaux:
    • wagon plat, Porte remorque UFR avec remorque[15], IRv 6571,
    • wagon plat, à bogies, RQyv 15

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Claude Riffaud, le réseau du Vivarais, MTVS N°13, 1980
  • Henri Domengie, Les petits trains de jadis - Sud-est de la France, Les éditions du Cabri, 1985
  • Jean Arrivetz, P. Bejui, Les Chemins de fer du Vivarais, Grenoble, Presses et Editions ferroviaires, 1986
  • Jean Arrivetz, Le Chemin de fer du Vivarais, article paru dans la revue Chemin de fer régionaux et urbains N° 237 (1999-III) éditée par la FACS
  • Jérôme Camand, « Le chemin de fer du Vivarais », dans Petits trains de France, Sélection du Reader's Digest, 2002 (ISBN 2-7098-1324-6), pp. 98-107
  • Pierre Virot, « Les cent ans de la mallet 403 du Vivarais », dans Chemin de fer régionaux et urbains n° 297 (2003-III)
  • Bernard Collarey, « Le Vivarais et les Voies ferrées du Velay : deux touristiques aux confins du Massif central », Rail Passion (hors série),‎ juin 2010, p. 58-71 (ISSN 1261-3665)
  • Michel Allignol, " Ligne 134" pièce de théâtre sur l'aventure de la ligne La voulte sur rhône /la voute sur loire, de sa creation à sa fermeture. disponible sur internet et aux Editions ABS

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]