Olivier Dussopt
| Olivier Dussopt | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la 2e circonscription de l'Ardèche | |
| En fonction depuis le 20 juin 2007 | |
| Élection | 17 juin 2007 |
| Réélection | 17 juin 2012 |
| Législature | XIIIe, XIVe (Cinquième République) |
| Prédécesseur | Gérard Weber |
| Maire d'Annonay | |
| En fonction depuis le 15 mars 2008 | |
| Prédécesseur | Gérard Weber |
| Conseiller régional de Rhône-Alpes | |
| juillet 2006 – mars 2008 | |
| Biographie | |
| Date de naissance | 16 août 1978 |
| Lieu de naissance | Annonay (Ardèche) |
| Nationalité | française |
| Parti politique | PS |
| Diplômé de | IEP Grenoble |
| Profession | collaborateur parlementaire |
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Olivier Dussopt, né le 16 août 1978 à Annonay (Ardèche), est un homme politique français. Député de la 2e circonscription de l'Ardèche, élu le 17 juin 2007, il est le benjamin de l'Assemblée nationale pendant la XIIIe législature. Réélu en juin 2012, il est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Issu d’une famille d’Annonay où il réside, il fait ses études au collège de la Lombardière puis au lycée Boissy d’Anglas avant d’intégrer l'Institut d'études politiques de Grenoble et d’obtenir un DESS de Conseil en développement économique et ingénierie territoriale. C'est un spécialiste de l'économie, de l'intercommunalité, du développement local, de l'aménagement du territoire et de la gestion des collectivités locales.[réf. nécessaire]
Après avoir occupé différents postes de chargé de mission, Olivier Dussopt est, de novembre 2002 à septembre 2006, collaborateur parlementaire de Michel Teston, sénateur et président du Conseil général de l’Ardèche.
Adhérent du PS depuis 2000, il est secrétaire de la section d’Annonay de mai 2001 à janvier 2008. De 2001 à 2003, il occupe également les fonctions de secrétaire fédéral chargé de la formation des militants et des études, tout en étant alors simultanément animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes en Ardèche. Premier secrétaire fédéral délégué de 2003 à 2007, il est chargé de la coordination, de la communication, des études et des élections.
Candidat aux élections régionales de 2004, il rejoint le Conseil régional de Rhône-Alpes en juillet 2006 en remplacement d'Hélène Mira, démissionnaire. Il siège au sein du groupe socialiste. Élu de terrain, il s’investit dans les champs de l’emploi, du développement local et de l’aménagement du territoire. Rapporteur du contrat de Pays Ardèche verte, il est également responsable du comité « emploi formation » du Nord-Ardèche.
Engagé au sein de Nouvelle Gauche avec Benoît Hamon, il est membre du Conseil national du Parti socialiste.
Le 17 juin 2007, il est élu député de la deuxième circonscription de l'Ardèche, devenant le benjamin de l'Assemblée nationale.
Le 10 décembre 2007, il annonce officiellement sa candidature aux élections municipales de mars 2008 dans la ville d'Annonay. Le 9 mars 2008, la liste d'union de la gauche « Annonay avenir » avec Olivier Dussopt à sa tête l'emporte dès le premier tour avec 68,9 % des voix. Le 15 mars, il est élu maire par le nouveau Conseil municipal et démissionne peu après du Conseil régional pour cause de cumul des mandats. En avril 2008, il devient président du Syndicat mixte de l'Ardèche verte.
En novembre 2008, il intègre la direction nationale du PS, auprès de Marylise Lebranchu, secrétaire nationale aux territoires. En avril 2010, il devient vice-président de l'Association des petites villes de France et en juin 2010 il devient vice-président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains. Le 12 juillet 2011, il devient porte-parole de Martine Aubry, candidate à l'Élection présidentielle française de 2012. Après les primaires, il rejoint le conseil des élus de la campagne de François Hollande.
Il est réélu député de l'Ardèche le 17 juin 2012 en obtenant 53,35 % des voix. Membre de la commission des lois, chef de file des députés PS sur les questions de décentralisation et de réforme des collectivités, rapporteur pour avis du budget « relations entre l'État et les collectivités territoriales », il est désigné vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Le 18 juillet 2012, il est nommé secrétaire national du PS auprès de la 1re secrétaire, Martine Aubry, chargé de la présidence du forum des territoires, en remplacement de Marylise Lebranchu, jusqu'au congrès de Toulouse. Il devient ensuite 1er vice-président de la FNESR.
Le 21 mai 2013, il est désigné rapporteur de la commission des lois pour les trois projets de lois portant réforme de la décentralisation et modernisation de l'action publique.
Il est une des figures de proue du mouvement Lesbiennes Gays Bisexuels Transexuels (LGBT) en France dont certaines associations lui ont remis un prix en 2011 pour le récompenser de son action [1]. Lors des discussions relatives au projet de loi sur le mariage homosexuel en 2012 et 2013, en France, il s'est fait connaître en signant une tribune pour la procréation médicalement assistée (PMA) en faveur des couples homosexuels [2]
Mandats[modifier]
- Mandats en cours
- Anciens mandats
Trisomie 21[modifier]
Le 25 janvier 2011, à l’Assemblée nationale, lors de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique, Olivier Dussopt a tenu les propos suivants : « … Quand j’entends que « malheureusement » 96 % des grossesses pour lesquelles la trisomie 21 est repérée se terminent par une interruption de grossesse, la vraie question que je me pose c’est pourquoi il en reste 4 %. » Quelque temps après une évocation, parmi les membres de l’Assemblée[3], du caractère eugéniste de ces propos (dont Noël Mamère a dit : « On peut émettre des réserves sur les propos d’Olivier Dussopt, … »), Olivier Dussopt a ajouté : « Je comprends que ma position radicale puisse susciter quelque émotion, mais il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai jamais dit que les 4 % d’enfants qui naissent malgré la détection de la trisomie sont des enfants en trop, mais qu’à titre personnel, je m’interroge sur les motivations qui peuvent conduire des parents à faire ce choix. Cela ne veut pas dire que je juge ce choix. » [4].
Faisant référence à une source AFP, le site du journal Les Échos précise qu’en fin de séance et hors Compte-rendu, Olivier Dussopt serait revenu sur ses déclarations en ajoutant : « j'ai eu une phrase maladroite à ce moment là. Mais je n'ai dit à aucun moment que ces enfants étaient en trop ». [5]. Néanmoins, de nombreuses associations de parents d’enfants handicapés, choqués, se sont émus de la portée eugéniste et dangereuse de tels propos[6]. En réponse, elles ont adressé un message en pleine page du Figaro[7].
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Notes et références[modifier]
- « Les députés Franck Riester et Olivier Dussopt, lauréats du prix Tolerantia 2011 » yagg.com 08 décembre 2011
- « Une tribune d'élus PS en faveur du mariage homo et de la PMA » nouvelobs.com 27 novembre 2012
- « Mariage pour tous: des sénateurs UMP avaient défendu la GPA en 2010 ». L'Express.fr. Page consultée le 20 mai 2013.
- [http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-csbioethique/10-11/c1011009.asp « Compte-rendu Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique »]. intégralité des propos tenus : M. Olivier Dussopt : « Je rejoins la position de Madame la ministre. Là encore, il est intéressant de se reporter à l’exposé des motifs : lorsque je lis que l’objectif est de permettre à une femme enceinte dont l’enfant à naître serait atteint d’une pathologie de quasi-systématiquement rencontrer « une famille dont un membre est atteint de cette maladie », je m’inquiète des pressions susceptibles d’être exercées sur cette femme pour la convaincre qu’il peut être merveilleux d’avoir un enfant handicapé ou atteint d’une pathologie lourde. Quand j’entends que « malheureusement » 96 % des grossesses pour lesquelles la trisomie 21 est repérée se terminent par une interruption de grossesse, la vraie question que je me pose c’est pourquoi il en reste 4 %. » … Autres interventions … M. Noël Mamère : « La « vérité » – s’il en est en ces matières, où ceux qui prétendent nous en livrer une se situent probablement dans une logique eugéniste ou totalitaire –, se situe sans doute entre les positions d’Olivier Dussopt et de Michel Vaxès. Ce type de disposition n’a rien à faire dans la loi, et ce n’est pas au médecin de remettre une telle liste. On peut émettre des réserves sur les propos d’Olivier Dussopt, mais je rejoins Laurence Dumont pour dire que derrière ces amendements, il y a des arrière-pensées. Le combat contre ces amendements ne répond évidemment pas à une logique d’eugénisme que, dans une conception laïque de la société, aucun d’entre nous n’entend défendre. Nous ne prônons pas un « hasard zéro » – comme certains recommandent la « tolérance zéro » ; mais nous nous opposons à l’introduction de dispositions de ce type, qui n’ont pas à figurer dans la loi. ». … Autres interventions … M. Olivier Dussopt : « Je comprends que ma position radicale puisse susciter quelque émotion, mais il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai jamais dit que les 4 % d’enfants qui naissent malgré la détection de la trisomie sont des enfants en trop, mais qu’à titre personnel, je m’interroge sur les motivations qui peuvent conduire des parents à faire ce choix. Cela ne veut pas dire que je juge ce choix ». Page consultée le 25 janvier 2011.
- « Pour Hollande, la circulaire Taubira n'est pas une reconnaissance de la GPA » Les Échos.fr. Page consultée le 1er février 2012.
- « Le débat sur la bioéthique a donné lieu mardi soir à un début de polémique à cause de propos tenus en commission ». France Info. Page consultée le 20 mai 2013.
- « Bioéthique, quand le débat dérape ». Le Point.fr. Page consultée le 19 mai 2013.
Liens externes[modifier]
- Député de l'Ardèche
- Député de la XIIIe législature de la Ve République
- Maire de l'Ardèche
- Ancien conseiller régional de Rhône-Alpes
- Personnalité du Parti socialiste (France)
- Élève de l'Institut d'études politiques de Grenoble
- Naissance en 1978
- Naissance à Annonay
- Député de la XIVe législature de la Ve République