François de Tournon

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François de Tournon
Image illustrative de l'article François de Tournon
Biographie
Naissance 1489
à Tournon-sur-Rhône
Décès 22 avril 1562
à Saint-Germain-en-Laye
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
1530 par le
pape Clément VII
Titre cardinalice Cardinal-évêque d'Ostie
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 1517
Fonctions épiscopales Archevêque d'Embrun
Archevêque de Bourges
Archevêque d'Auch
Archevêque de Lyon
Doyen du Collège des cardinaux

Blason
Nonque super terram

François de Tournon est un cardinal, un diplomate et un homme d'État français. Il est né à Tournon-sur-Rhône en 1489 et mort à Saint-Germain-en-Laye le 22 avril 1562 à l'âge de 72 ans. Il fut archevêque d'Auch de 1538 à 1551 puis archevêque de Lyon de 1551 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jacques de Tournon, chambellan du roi Charles VIII de France, et de Jeanne de Polignac, il est destiné à embrasser l'état ecclésiastique.

Reconnu dans la cour de François Ier, il est nommé archevêque d'Embrun en 1517. Ses qualités de négociateur sont remarquées par Louise de Savoie pendant ses régences puis par le roi, notamment suite à la défaite de Pavie. En 1526, il devient ainsi archevêque de Bourges puis en 1530, il est créé cardinal-prêtre du titre cardinalice Santi Marcellino e Pietro par le pape Clément VII.

En 1537, il assure l'intendance pendant la huitième guerre d’Italie en Piémont. En 1538, il obtient l'échange de l'archevêché de Bourges contre l'archevêché d'Auch, plus riche.

Lorsque Anne de Montmorency tombe en disgrâce, il fait office de conseiller et de ministre des affaires étrangères du roi à partir de 1541, sans jamais recevoir de titre officiel.

Il entraîne François Ier dans le massacre des Vaudois du Luberon en 1545.

Il fut également ambassadeur du roi Henri II de France auprès de différents royaumes. À la suite du trépas de François Ier en 1547, il passa huit ans en Italie. En 1551, il est toutefois nommé archevêque de Lyon. En 1560, il devient doyen du Collège des cardinaux, cardinal d'Ostie.

En 1560, il revient à la cour de France, appelé par la reine Catherine de Médicis pour présider le concile national chargé de réformer l'Église de France[1]. Il fait son retour dans le conseil royal et bien qu'hostile à toutes les concessions faites aux protestants, il préside le colloque de Poissy.

Enterré provisoirement à Saint-Germain-en-Laye où il est décédé en 1562, son corps fut transféré dans la chapelle du collège de Tournon qu'il avait fondé en 1536, devenu aujourd’hui le lycée Gabriel-Faure.

Hommage[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce concile n'eut pas lieu puisqu'entretemps, le pape annonça la réouverture du concile de Trente. Appelé par la reine Catherine dès le mois de mars, le cardinal n'arriva à la cour qu'à la fin du mois d'octobre ; il avait pris son temps ne voulant pas cautionner la politique d'ouverture religieuse de la reine-mère. Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise. L'aurore sanglante de la liberté de conscience, le règne et la mort de François II, Paris, Librairie académique Perrin et Cie, 1923, p. 260.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel François :
    • « Le rôle du cardinal François de Tournon dans la politique française en Italie de janvier à juillet 1556 », Mélanges d’archéologie et d’histoire 50, 1933, p. 293-333.
    • Correspondance du cardinal François de Tournon, recueillie, publiée et annotée par Michel François'.' Paris: Libr. ancienne Honoré Champion, 1946. 468 p. Récension par Henri Drouot dans la Revue d’histoire de l’Eglise de France 34/124, 1948, p. 131-133.
    • Le cardinal François de Tournon : homme d'état, diplomate, mécène et humaniste : 1489-1562. Paris : E. de Boccard, 1951. xliv-557 p.
  • Vladimir N. Malov, « Lettres inédites du cardinal François de Tournon (juin-décembre 1552) », Bibliothèque de l'École des chartes 145/1, 1987, p. 129-161. (disponible sur Persée).