Valeurs actuelles

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Valeurs actuelles
Image illustrative de l’article Valeurs actuelles

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire, parution le jeudi
Genre Magazine d'actualité
Prix au numéro 5,50 €
Diffusion 114 193[1] ex. (2017, en diminution-2,3 %)
Fondateur Raymond Bourgine
Date de fondation 1966 (il y a 54 ans)
Ville d’édition Clichy

Propriétaire Groupe Valmonde
Directeur de publication Erik Monjalous
Directeur de la rédaction Geoffroy Lejeune
Rédacteur en chef Mickaël Fonton et Raphaël Stainville (France)
Antoine Colonna (monde)
Frédéric Paya (économie, finance)
Laurent Dandrieu (culture)
Louis de Raguenel (défense, police, justice)
ISSN 0049-5794
Site web valeursactuelles.com

Valeurs actuelles est un magazine d'actualité d'opinion hebdomadaire français, créé en 1966 par Raymond Bourgine.

À l'origine une revue d'information boursière reprenant le contenu de l'hebdomadaire Finances, Valeurs actuelles devient peu à peu un journal d'opinion et généraliste. Sa ligne éditoriale libérale-conservatrice se radicalise en 2012 avec l'arrivée d'Yves de Kerdrel à sa tête. Le titre est classé à droite ou à l'extrême droite de l'échiquier politique.

Il fait partie du groupe Valmonde.

Historique du journal[modifier | modifier le code]

Années Bourgine[modifier | modifier le code]

L'origine du titre remonte à la création de l'hebdomadaire Finance en 1957, édité par la Compagnie française de journaux (CFJ).

En 1966, Raymond Bourgine crée le titre Valeurs actuelles. Il le dirigera pendant plus de vingt ans, jusqu'à sa mort en 1990, à l'âge de 65 ans.

De 1966, où le titre devient Valeurs actuelles jusqu'au milieu des années 1980, diverses personnalités, dont Paul Chambrillon qui assure la critique dramatique et la chronique gastronomique, contribuent à l'essor puis au rayonnement de la publication.

L’écrivain antisémite et collaborationniste Lucien Rebatet y a tenu une critique cinéma de la fondation du journal en 1966 à sa mort en 1972, sous le pseudonyme de François Vinneuil[2].

Histoire récente[modifier | modifier le code]

1990-2006[modifier | modifier le code]

Passé après la mort de Raymond Bourgine, en 1990, sous le contrôle de Marc Ladreit de Lacharrière[3], le groupe Valmonde est ensuite devenu une filiale à 100 % de la holding Dassault Communication de Serge Dassault.

2006-2012[modifier | modifier le code]

En , Sud Communication, dont le propriétaire est Pierre Fabre, est devenu actionnaire majoritaire de Valmonde à hauteur de 66,66 % du capital. Les 33,34 % restant détenus par Dassault jusqu'en , puis également cédé à Sud communication. Toutefois, le conseil de surveillance reste présidé par Olivier Dassault, et son directoire par Pierre-Yves Revol. Le groupe Valmonde a été dirigé de 2006 à par Guillaume Roquette.

Avec le lancement d'une nouvelle formule en , Le titre a accéléré l'augmentation de sa diffusion payée, de + 7,5 % en 2007, et + 8,5 % sur le premier trimestre 2008[4].

La nouvelle formule est marquée par une augmentation de 10 % de la pagination et l'arrivée de nouveaux chroniqueurs.

Le journaliste François d'Orcival signe chaque semaine l'éditorial de Valeurs actuelles. Depuis le , il est président du comité éditorial du groupe Valmonde qui publie également Le Spectacle du monde, disparu en 2014.

Chaque semaine, la lettre de M. de Rastignac, référence à Eugène de Rastignac, personnage d'Honoré de Balzac, présente de façon humoristique l'actualité politique française dans le style de l'écrivain, les noms des personnalités politiques étant modifiés. Nicolas Sarkozy y est par exemple Martial Kropoly.

2012-2015[modifier | modifier le code]

L'hebdomadaire fut, jusqu'à sa mort, propriété de Pierre Fabre, propriétaire du laboratoire du même nom.

Depuis le , le directeur général du groupe est Yves de Kerdrel. Ce dernier est aussi chroniqueur économique au Figaro depuis 2005 après avoir été éditorialiste aux Échos de 1999 à 2005. Yves de Kerdrel a été membre de la Commission pour la libération de la croissance française, membre du Conseil pour la diffusion de la culture économique, et membre de la commission du dialogue économique du Medef. Il est toujours membre du Comité d'éthique de l'instance patronale.

Le , Valeurs actuelles change de formule et vise une diffusion de 100 000 exemplaires[5]. Six mois après le lancement de cette nouvelle formule, les ventes en kiosques affichaient une hausse de 50 % alors que dans le même temps celles du Point et du Figaro Magazine étaient en repli[réf. nécessaire].

Le directeur général Yves de Kerdrel brosse le portrait de son lectorat en 2013 : « le profil type est un Français bourgeois, rural, de profession libérale, avec des préoccupations très provinciales. Il est contre le politiquement correct et contre le parisianisme »[6].

Depuis 2015[modifier | modifier le code]

Le groupe Pierre Fabre cède en le titre à Privinvest Médias, du Groupe Privinvest, appartenant au trio Iskandar Safa, Étienne Mougeotte et Charles Villeneuve[7].

Yves de Kerdrel, directeur général de l'hebdomadaire, annonce un partenariat avec le site d'actualité Boulevard Voltaire dans le cadre des « Rendez-vous de Béziers », événement à l'initiative du maire de Béziers Robert Ménard, rassemblant divers personnalités et politiques de droite et d'extrême droite[8].

À l'issue d'un conseil d'administration tenu le , le groupe Valmonde & Cie annonce le départ d'Yves de Kerdrel, qui quitte ses fonctions de directeur général « afin de mener à bien de nouveaux projets », mais qui demeure éditorialiste. Il est remplacé par Erik Monjalous, ancien directeur commercial et marketing de l’Agence France-Presse, passé par L'Opinion[9].

En , l'éditeur du journal, le groupe Valmonde, porte plainte pour «abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux, complicité et recel de ces délits ». Depuis 2002, plusieurs millions d'euros auraient été détournés par un cadre de Valeurs actuelles grâce à un système de surfacturation, avec la complicité d'une entreprise extérieure. Si le nom du cadre incriminé n'est pas révélé, il s'agirait, selon Libération, d'« un cadre haut placé dans la hiérarchie de l’entreprise, une sorte de numéro 2, qui avait la main sur la gestion des sous-traitants et sur une partie de la comptabilité de l'entreprise »[10],[11].

Identité visuelle (logotype)[modifier | modifier le code]

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Le magazine est défini par le président de son comité éditorial, François d'Orcival, entré au magazine en 1968, comme « libéral en économie et conservateur sur les sujets de société »[12].

Selon Le Monde, Valeurs actuelles a une ligne éditoriale conservatrice, « plus à droite que celle du Figaro », qualifiant le titre de « journal qui veut tirer la droite vers la droite ». Le quotidien observe que cette ligne éditoriale se durcit depuis 2012 et que l'hebdomadaire « multiplie les couvertures « choc » sur l’islam ou l’immigration, autant de signaux envoyés à un électorat de droite radicalisé et parfois tenté par le Front national »[13],[12]. En 2018 à l'occasion du départ d'Yves de Kerdrel, l’hebdomadaire parle d'un « positionnement « buissonnien » de Valeurs actuelles, du nom de Patrick Buisson, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, situé aux confins de la droite et de l’extrême droite », qu'un des actionnaires veut « recentrer » le journal « jugée trop à droite ou à l’extrême droite ». Geoffroy Lejeune son remplaçant est « proche de Marion Maréchal-Le Pen » qui «  a un peu durci une ligne très à droite fixée par M. de Kerdrel » par exemple en recrutant Charlotte d'Ornellas ou en faisant une couverture aux « accents antisémites » controversée contre George Soros[9]. En 2019 Le Monde qualifie Valeurs actuelles d'« hebdomadaire qui relaie volontiers les obsessions de l’extrême droite » alors qu'Emmanuel Macron qui veut « séduire l’électorat conservateur » accorde à celui-ci le premier entretien d'un président de la République depuis Jacques Chirac, Valeurs actuelles étant « souvent tenu à distance par les pouvoirs et soucieux de banalisation »[14].

Pour L'Obs, cette radicalisation est concomitante de l'arrivée d'Yves de Kerdrel à la tête de la rédaction en , qui adopte « un axe résolument conservateur, structuré autour de ses obsessions identitaires. Une thématique dans la droite ligne de son poulain Nicolas Sarkozy, ravi d’être régulièrement mis à l’affiche dans la perspective de 2017 »[15].

Selon Libération qui le qualifie de « très réactionnaire », le magazine se situe politiquement à l'extrême droite[16], à la suite d'un repositionnement résultant d'une radicalisation par opportunisme. Le journal cite Yves de Kerdrel : « Il y avait une part de marché à prendre. La France des invisibles gronde, le pays se droitise. Je laboure un terrain plus important qu’en 2012 »[17]. L'Express considère que ce positionnement suit la radicalisation des électeurs et est à l'origine de l'explosion des ventes du journal[18].

Dans Les Années 30 sont de retour, coécrit par les journalistes Renaud Dély et Claude Askolovitch et les historiens Pascal Blanchard et Yvan Gastaut, le repositionnement politique du magazine est mis en perspective avec une autre période historique : « Derrière la radicalisation de Valeurs actuelles, on ne trouve pas un militant marginal d'extrême droite mais un journaliste économique parfaitement intégré, Yves de Kerdrel, passé par le quotidien de référence Les Échos puis Le Figaro, qui a lancé un site internet d'information économique, Wansquare, qui adhère à tous les dogmes libéraux. Cette modernité est aussi un rappel des années 1930, quand la bascule à l'extrême droite se faisait à l'ombre du grand patronat. Il y a, dans l'air du temps, de quoi nourrir, capter, enrichir la radicalisation. Il va la saisir et l'entretenir. À l'été 2014, c'est dans Valeurs actuelles que Nicolas Sarkozy fait miroiter son retour en politique : le point idéologique moyen de la droite a bougé. »[19]

En 2016, Yves de Kerdrel intervient à une réunion de la « droite hors les murs », « frange de la droite qui ne se reconnaît ni dans le Front national ni dans Les Républicains » organisée par Robert Ménard, maire de Béziers. Il y déclare : « Nous sommes conscients que la droite « hors les murs » représente l’essentiel de notre lectorat »[20].

Lors du changement de propriétaires en 2016, onze salariés sur cinquante quittent le journal, en partie pour profiter de l'indemnité accordée par la clause de cession, en partie en raison d'une opposition à la nouvelle ligne éditoriale[17].

Valeurs actuelles noue également des liens avec le régime de Bachar el-Assad pour l'organisation en 2019 de voyages touristiques en Syrie[21].

Controverses et condamnations[modifier | modifier le code]

Condamnation pour provocation à la haine raciale contre les Roms[modifier | modifier le code]

Le , Yves de Kerdrel, directeur de la publication de Valeurs Actuelles, est condamné par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris à 3 000  d'amendes pour provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers les Roms et diffamation pour un dossier consacré aux Roms[22], intitulé « Roms l'overdose »[23] du . Les juges ont souligné que, dans ce dossier, « la répétition et la juxtaposition de termes censés [être] descriptifs tels que “fléau”, “overdose”, “plaie”, “invasion”, tous évocateurs de maladies ou de catastrophes [...] contribuent nécessairement, par-delà le supposé “constat” à opposer la communauté visée, appréhendée sous un prisme uniquement négatif, à “la France” ou aux “Français” ». Yves de Kerdrel et la société Valmonde, éditrice du journal, ont été condamnés en appel le à verser solidairement 2 000  de dommages et intérêts à la Licra et 1 000  à l'association La Voix des Roms[24]. Cette décision est assortie d'une mesure de publication judiciaire[25],[26].

En 2015, l'État institue des subventions aux hebdomadaires, mais en prive Valeurs Actuelles en les déniant aux journaux condamnés pour racisme, incitation à la haine ou à la violence au cours des cinq dernières années. Le journal conteste ces aides devant la justice. En 2017, elles sont invalidées par le Conseil d'État[27].

Représentation de Marianne voilée[modifier | modifier le code]

Le , Yves de Kerdrel, directeur de la publication de Valeurs Actuelles, est condamné[28] par la 17e chambre du TGI de Paris à 2 000  d'amendes pour provocation à la haine raciale, à la suite d'une plainte de plusieurs associations (dont l'UEJF, SOS Racisme et le MRAP) pour sa couverture du qui représentait une Marianne portant un voile islamique, accompagnée du titre « Naturalisés : l'invasion qu'on cache »[29],[30]. Ce jugement est annulé par la Cour de cassation le [31],[32].

Polémiques liées à Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

En , Valeurs actuelles, puis L’Opinion, publient une étude réalisée par Ipsos à la demande de l’UMP indiquant que Nicolas Sarkozy est la seule personnalité politique à même de l’emporter face à Marine Le Pen à la présidentielle de 2017[33]. L'étude est appelée « sondage » sans indiquer le minimum d'information sur son origine et la méthode employée pour obtenir les résultats, ce qui déclenche une polémique[34]. Convoqués par la Commission des sondages le , les représentants du journal n'ont pas été capables de fournir d'éléments « permettant d’établir, de manière certaine, l’existence de ce sondage électoral », indiquant que Valeurs Actuelles a sciemment diffusé un faux sondage[35],[36].

En , le journal publie un reportage qui détaille les rendez-vous de journalistes du Monde dans leur enquête sur Nicolas Sarkozy, ce qui déclenche une polémique. La direction du Monde annonce le jour même qu'elle allait demander l'ouverture « d'une enquête pour espionnage et déposer une plainte pour diffamation et injure », et la rédaction de 14 grands médias français publie un communiqué commun dénonçant une « atteinte grave au secret des sources »[37].

Georges Soros[modifier | modifier le code]

Le , le visage de George Soros apparaît sur la couverture de Valeurs actuelles sous le titre : « Le milliardaire qui complote contre la France, révélations sur George Soros le financier mondial de l'islam et de l'islamisme »[38]. La une crée la polémique pour ses accents antisémites, ce dont Geoffroy Lejeune se défend[9]. Mediapart estime que les propos du magazine reprennent « tous les poncifs de l’antisémitisme [...], dans une prose qui fleure bon les années 1930 », et juge cette focalisation sur George Soros « calquée sur les orientations prises par le premier ministre hongrois Viktor Orbán » ; le journal en ligne considère également qu'« il pourrait bien être l’ennemi commun capable de fédérer les extrêmes droites européennes »[39]. Pour le magazine Slate, cette une « remet au goût du jour la ligne éditoriale d'un autre journal de droite extrême, le très polémique Rivarol »[40]. Le mensuel américain The Atlantic estime que le contenu des articles consacrés à Soros, notamment celui de Valeurs actuelles qui est cité comme exemple, reprennent « une rhétorique bien connue, ayant une longue histoire en Europe », et qui « exacerbe les plus sombres courants politiques en Europe de l'Ouest »[41]. Selon le site Conspiracy Watch, le magazine « n’a pas résisté à la tentation d’envelopper son exercice de Soros-bashing dans les langes usés du conspirationnisme »[42].

Représentation de Danièle Obono en esclave[modifier | modifier le code]

Valeurs actuelles publie en une fiction intitulée « Obono l'Africaine », dans le cadre d'un feuilleton romanesque hebdomadaire transportant une personnalité contemporaine dans le passé. Écrit sous le pseudonyme d'« Harpalus », ce récit transporte la députée française Danièle Obono dans l'Afrique du XVIIIe siècle, où elle est la victime des traites négrières intra-africaine et arabe. Sur une des illustrations, Danièle Obono figure enchaînée avec un collier d'esclave[43]. Cette fiction est dénoncée à l'unanimité comme raciste par la classe politique française[44],[45], tandis que Dominique Sopo, président de SOS Racisme, considère que la caricature représente « la place que fantasme pour les Noirs ce torchon d’extrême droite »[pertinence contestée][46]. En réaction, la Ligue de défense noire africaine s'introduit dans les locaux du journal[47].

Geoffroy Lejeune, directeur de rédaction, plaide un malentendu[47]. Dans un communiqué, Valeurs actuelles affirme regretter que sa publication ait pu blesser la députée de La France Insoumise et présente ses excuses, en soutenant que son récit la figurant en esclave n'est « pas raciste »[48]. L'hebdomadaire précise en outre : « Il s'agit d'une fiction mettant en scène les horreurs de l'esclavage organisé par des Africains au XVIIIe siècle [...] terrible vérité que les indigénistes ne veulent pas voir[46]. » En réponse, Danièle Obono déclare : « cette image est une insulte à mes ancêtres, à ma famille, à [...] mon mouvement — La France Insoumise — mais c'est aussi une insulte, je crois, à la République »[49].

Selon Arrêt sur images, l'article et le choix du format de la fiction avec un auteur anonyme par l'hebdomadaire d'extrême-droite correspond à des procédés de distanciation classiques dans la « littérature de la haine ». Amina Damerdji, chercheuse en littérature et en sciences sociales, analyse ainsi que Valeurs actuelles « habille un texte, qui en réalité fait partie du débat politique et s'inscrit dans le champ journalistique, d'oripeaux littéraires pour se protéger car c'est une façon pour l'auteur de se déresponsabiliser »[50]. Pour le journaliste Antoine Perraud sur Mediapart, le texte est raciste et fait suite à une série d'attaques contre Danèle Obono, et « rappelle celle pratiquée par Valeurs actuelles à l’encontre de Christiane Taubira. Comme si l’hebdomadaire ne supportait pas qu’une femme noire sorte de l’invisibilité pour se retrouver aux affaires »[51].

À la suite de cette publication, le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Paris annonce l’ouverture d’une enquête sur les faits pour le chef d’injures à caractère raciste[52].

Le lendemain, le PDG de TF1 annonce la mise à l'écart de l'antenne de LCI de Geoffroy Lejeune, où ce dernier intervenait comme chroniqueur depuis plusieurs années, considérant que « cet excès de Valeurs actuelles contrevient à notre ligne et à nos valeurs »[53]

Diffusion[modifier | modifier le code]

Année Diffusion France payée[1] Évolution annuelle Diffusion totale[1]
(gratuits inclus)
2012 84 864 - 88 241
2013 94 849 en augmentation + 11,8 % 98 612
2014 110 144 en augmentation + 16,1 % 117 449
2015 116 117 en augmentation + 5,4 % 123 153
2016 116 839 en augmentation + 0,6 % 122 731
2017 113 762 en diminution - 2,7 % 121 604
2018 93 158 en diminution - 22,1 % 96 449
2019 96 627 en augmentation + 3,72 % 99 561
2020 99 561 en diminution - 23,66 % 76 000[54]

En 2017, Valeurs actuelles a reçu pour la cinquième année consécutive une étoile de l'ACPM (anciennement OJD), pour la progression de sa diffusion, la meilleure de la presse magazine[55].

Mediapart souligne en que « depuis le grand virage à droite qui a suivi la reprise en main du titre du groupe Le Figaro par Yves de Kerdrel en 2012, les ventes ont fortement progressé : elles sont passées de 87 000 cette année-là à 125 000 l'été dernier »[56].

Deux ans après, la vague, en partie portée par de la curiosité, est retombée et la diffusion revient en 2020 à 76.000 exemplaires[54].

Éditions[modifier | modifier le code]

La diffusion est initialement tournée essentiellement vers l'abonnement. Avec l'avancement de la date de parution d'une journée, au jeudi, Valeurs actuelles accroît sa diffusion au numéro.[réf. nécessaire]

En 2016, la vente par abonnement représente 73,84 % des ventes totales, la vente au numéro 25,10 % et les versions numériques 1,06 %[1].

Résultats financiers[modifier | modifier le code]

Avec un chiffre d'affaires de 18 millions d'euros en 2015, Valeurs actuelles a réalisé, en 2016, un bénéfice de plus d'un million d'euros[17].

Collaborateurs[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Directeur général[modifier | modifier le code]

Directeur de la rédaction[modifier | modifier le code]

Le titre a fourni trois directeurs au Figaro Magazine : Patrice de Plunkett, Alexis Brézet et Guillaume Roquette, son directeur actuel, ainsi qu'un rédacteur en chef, Henri-Christian Giraud[12].

Équipe de rédaction[modifier | modifier le code]

Éditorialistes[modifier | modifier le code]

Chroniqueurs hebdomadaires[modifier | modifier le code]

Chroniqueurs réguliers[modifier | modifier le code]

Groupe Valmonde[modifier | modifier le code]

Valeurs actuelles est propriété du groupe Valmonde.

Celui-ci édite la revue Marine & Océans depuis 2016[57]. En , il acquiert le mensuel économique Mieux vivre votre argent à SFR Presse, et cède les titres Jours de Chasse et Jours de Cheval au groupe immobilier de luxe Barnes[58].

Actionnaire majoritaire[modifier | modifier le code]

L'actionnaire principal du groupe Valmonde est :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d ACPM Diffusion France payée moyenne, 2017.
  2. Pascal Ifri, Les Deux Étendards de Lucien Rebatet : dossier d'un chef-d'œuvre maudit, page 27, Éditions l'Âge d'Homme, 2001
  3. Faits et Documents, N° 321, 15 au 30 septembre 2011, page 2
  4. OJD DDT 1er trimestre 2008.
  5. Alexandre Debouté, « « Valeurs actuelles » veut être un « news » à part entière », Le Figaro, (consulté le 2 novembre 2019).
  6. Delphine Legouté, « On est allé voir pourquoi Valeurs actuelles a été rebaptisé Valeurs poubelle », sur Le Lab, Europe 1, (consulté le 2 novembre 2019).
  7. « Communiqué de presse de Valeurs Actuelles », Valeurs actuelles, (consulté le 2 novembre 2019).
  8. « A Béziers, rendez-vous manqué pour « l'union des droites » », Libération, (consulté le 7 novembre 2016).
  9. a b et c Alexandre Piquard, « Départ du directeur de l’hebdomadaire « Valeurs actuelles », Yves de Kerdrel », Le Monde, (consulté le 7 octobre 2020).
  10. « Un cadre de Valeurs Actuelles aurait détourné "plusieurs millions d'euros" », L'Express, (consulté le 17 octobre 2017).
  11. Jérôme Lefilliâtre, « Escroquerie : « Valeurs actuelles » accuse un ennemi de l’intérieur », Libération, (consulté le 17 octobre 2017).
  12. a b et c Xavier Ternisien, « Une filière "Valeurs actuelles" à la tête du "Figaro" », Le Monde, (consulté le 2 novembre 2019).
  13. « « Valeurs actuelles » en passe d’être vendu », Le Monde,
  14. Ariane Chemin et François Krug, « Entre Emmanuel Macron et « Valeurs actuelles », les secrets d’un flirt », Le Monde, .
  15. Marie Vaton, « "Valeurs Actuelles" : enquête sur une extrême droitisation », sur Teleobs, (consulté le 28 mai 2016).
  16. Cédric Mathiot, « Taubira et le laxisme : quatre ans d'intox de la droite », Libération, .
  17. a b et c Jérôme Lefilliâtre, « «Valeurs actuelles» : dans la rédac des ultraréacs », Libération, (consulté le 2 novembre 2019).
  18. Renaud Revel, « Valeurs Actuelles, l'attrape-droites », L'Express, (consulté le 2 novembre 2019).
  19. Les Années 30 sont de retour, ouvrage collectif, Flammarion, octobre 2014.
  20. Olivier Faye et Alexandre Piquard, « “Valeurs actuelles”, le journal qui veut tirer la droite vers la droite », Le Monde, (consulté le 28 mai 2016).
  21. Maxime Macé et Pierre Plottu, « Extrême droite : les liaisons dangereuses entre Valeurs actuelles et le régime syrien », France-Soir, .
  22. Julie Mendel, « Sondage de Valeurs actuelles sur les Roms : metronews a vérifié les chiffres », Metronews, .
  23. « «Valeurs actuelles» condamné pour provocation à la haine envers les Roms », Libération, (consulté le 2 novembre 2019).
  24. AFP, « Le directeur de la publication de “Valeurs actuelles” condamné pour provocation à la haine envers les Roms », Le Monde, .
  25. « Marianne voilée en une de Valeurs actuelles: la condamnation annulée », L'Express, .
  26. « Valeurs actuelles : Yves de Kerdrel condamné à 3 000 euros d'amende pour provocation à la discrimination, la haine ou la violence », sur Atlantico, .
  27. « Presse : les aides aux hebdomadaires annulées pour « procédure irrégulière » », Le Monde, .
  28. « Marianne voilée : le directeur de « Valeurs actuelles » condamné », Le Monde, .
  29. « "Valeurs Actuelles" condamné pour sa une à la Marianne voilée », Télérama, .
  30. « Marianne voilée : la nouvelle une « haineuse » de « Valeurs actuelles » », Le Nouvel Obs, .
  31. Sabrina Lavric, « Marianne voilée en couverture de Valeurs actuelles : pas de provocation à la haine », Dalloz, .
  32. « Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 7 juin 2017, 16-80.322 », sur Légifrance.
  33. « Valeurs Actuelles / L'Opinion : le sondage Sarkozy était bidon », sur Arrêt sur images, (consulté le 9 septembre 2014).
  34. « Va-t-on savoir qui a payé le mystérieux sondage pro-Sarkozy ? », Marianne, .
  35. Un sondage pas si confidentiel (suite et fin), Observatoire des sondages, 8 septembre 2014
  36. Alice Coffin, « Le sondage de Valeurs Actuelles sur Sarkozy était bidon », 20 Minutes, (consulté le 9 septembre 2014).
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  49. Salomé Vincendon, « "J’ai mal à ma France" : Danièle Obono répond à Valeurs Actuelles après leur "souillure" », BFM TV (consulté le 29 août 2020).
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  51. Antoine Perraud, « Pourquoi la fiction de « Valeurs actuelles » sur Danièle Obono est raciste », sur Mediapart (consulté le 31 août 2020).
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  53. Sandrine Cassini et Aude Dassonville, « LCI écarte Geoffroy Lejeune, le directeur de la rédaction de « Valeurs actuelles », de son antenne », Le Monde, .
  54. a et b "Fiction raciste sur Danièle Obono : Valeurs actuelles au bout de sa logique", par Jérôme Lefilliâtre dans Libération le 30 août 2020 [1]
  55. http://www.acpm.fr/L-observatoire/Les-Etoiles-ACPM
  56. Lucie Delaporte et Loup Espargilière, « L’union des droites commence par les médias », sur Mediapart, (consulté le 19 janvier 2018).
  57. « Privinvest Médias acquiert Marine & Océans », sur offremedia.com, (consulté le 2 novembre 2019)
  58. Jérôme Lefilliâtre, « Le groupe de l'«antisystème» «Valeurs actuelles» rachète un magazine financier », sur liberation.fr, (consulté le 2 novembre 2019)
  59. « Fimalac Communication prend le contrôle de Valmonde », Les Échos, (consulté le 2 novembre 2019).
  60. « Serge Dassault rachète « Valeurs actuelles » et « Le Journal des finances » », Les Échos, .
  61. Fabienne Schmitt, « L'hebdo « Valeurs actuelles » change de propriétaire », Les Échos, (consulté le 2 novembre 2019).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]