Conseil national du renseignement

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Le Conseil national du renseignement est un organisme de coordination des services de renseignement français créé le 23 juillet 2008. C’est une formation spécialisée du Conseil de défense et de sécurité nationale. Son rôle est de définir les orientations stratégiques et les priorités en matière de renseignement.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le conseil national du renseignement établit la planification des moyens humains et techniques des services spécialisés de renseignement[1], et s'assure de la coordination des sept services constituant la communauté française du renseignement, DGSE, DGSI, DRM, DPSD, DNRED, Tracfin ainsi que la SDIG.

Siègent au conseil national du renseignement, sous la présidence du Président de la République, le Premier ministre, les ministres et les directeurs des services spécialisés de renseignement dont la présence est requise par l’ordre du jour, ainsi que le coordonnateur national du renseignement[2]. Ses attributions ont été fixées par une lettre de mission en date du 23 juillet 2008[3]. Cette fonction est occupée par l'ambassadeur Bernard Bajolet de juillet 2008 à février 2011, puis par le préfet Ange Mancini. Alain Zabulon lui succède en juin 2013[4]. Le coordinateur est entouré de conseillers et d'une équipe réduite, affectés au sein de la coordination nationale du renseignement[5].

La création de ce Conseil national du renseignement a été voulue par le Livre blanc sur la défense et la sécurité, qui mettait l'accent sur les questions de renseignement. L'organisme prend la suite du Comité interministériel du renseignement (CIR), un service du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN) qui dépend du Premier ministre, mais qui selon certains commentateurs[Qui ?] n'assurait pas cette fonction de coordination.

Le Livre blanc prévoit que le coordonnateur national du renseignement, "point d'entrée des services de renseignement auprès du président de la République", disposera d'une "structure d'appui légère". Ces experts - une dizaine - proviendront des ministères concernés (Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Économie et Budget) ou des services de renseignement et de contre-espionnage.

Coordonnateurs nationaux du renseignement[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Code de la défense, article R*1122-6
  2. Code de la défense, article R*1122-7
  3. « Texte intégral de la lettre de mission de Bernard Bajolet », Le Point,‎ 3 octobre 2008
  4. « Alain Zabulon nommé coordonnateur du renseignement », AFP,‎ 19 juin 2013
  5. Décret n° 2010-299 du 22 mars 2010 relatif à la gestion administrative et financière de la coordination nationale du renseignement, [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]