Aurélie Filippetti

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Aurélie Filippetti
Aurélie Filippetti en 2012.
Aurélie Filippetti en 2012.
Fonctions
Députée de la 1re circonscription de la Moselle
En fonction depuis le
Élection
Prédécesseur François Grosdidier
Successeur Gérard Terrier
Ministre de la Culture et de la Communication

(2 ans 3 mois et 9 jours)
Élection
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Manuel Valls I
Prédécesseur Frédéric Mitterrand
Successeur Fleur Pellerin
Députée de la 8e circonscription de la Moselle
Élection
Prédécesseur Jean-Marie Aubron
Successeur Circonscription supprimée
Conseillère générale du canton de Maizières-lès-Metz

(2 ans 4 mois et 6 jours)
Prédécesseur Gérard Terrier
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Villerupt (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Parti politique Les Verts (1999-2006)
PS (depuis 2006)
Diplômée de École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud
Profession Enseignante

Aurélie Filippetti, née le à Villerupt[1] en Meurthe-et-Moselle, est une femme politique et romancière française.

Membre du Parti socialiste, elle est élue députée de Moselle en 2007, puis réélue en 2012.

Elle fut ministre de la Culture et de la Communication, du 16 mai 2012 au 25 août 2014 dans les gouvernements Ayrault I et II, puis Valls I.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Fille d'Angelo Filippetti (1938-1992), ancien mineur de fond, maire communiste d'Audun-le-Tiche[2] de 1983 à 1992 et conseiller général de 1979 à 1985, et petite-fille d'immigrés antifascistes italiens venus travailler dans les mines de fer de Lorraine dans les années 1920[3], Aurélie Filippetti raconte dans un premier roman, paru en 2003, Les Derniers jours de la classe ouvrière, comment son grand-père, résistant, a été arrêté sur dénonciation par la Gestapo au fond de la mine, en février 1944, puis déporté en camp de concentration avec deux de ses frères[4]. Il meurt à Bergen-Belsen à la fin avril 1945, après la libération du camp[5],[6],[7]. Elle évoque aussi dans cet ouvrage la mémoire ouvrière et le sentiment de déclassement du monde ouvrier après la fermeture des mines et des usines sidérurgiques en Lorraine. La mère d'Aurélie Filippetti, Odette, était intendante de collège[8].

Ses études en classes préparatoires littéraires au lycée Georges-de-La-Tour à Metz achevées, elle est reçue au concours de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud. Elle est agrégée de lettres classiques[9] et, avant ses débuts en politique, enseigne comme professeur de lettres, titulaire sur zone de remplacement (TZR), dans l'Académie de Versailles, notamment au collège Joliot-Curie de Nanterre[réf. souhaitée], à Soisy-sous-Montmorency[réf. souhaitée] et au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a une fille. Elle a été la compagne de l'économiste Thomas Piketty[11]. De 2012 à 2014, elle est la compagne de Frédéric de Saint-Sernin[12], ancien secrétaire d’État (ex-UMP), ancien député de la Dordogne et ancien président du Stade rennais football club.

En septembre 2014, le magazine Paris Match évoque une liaison entre Aurélie Filippetti et Arnaud Montebourg[13].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Les Verts : 1999-2006[modifier | modifier le code]

Aurélie Filippetti adhère aux Verts en 1999, puis devient membre du cabinet d'Yves Cochet, ministre de l'Environnement de juillet 2001 à mai 2002. Aux élections municipales de 2001, elle est élue conseillère d'arrondissement dans le 5e arrondissement de Paris[14]. Tête de liste des Verts au premier tour, elle obtient 13,75 % des voix[15]. Elle recueille 6,55 % des voix dans la deuxième circonscription de Paris aux élections législatives de 2002[16]. Elle devient membre du secrétariat exécutif des Verts-Paris en mars 2003 et porte-parole[17].

Elle quitte les Verts en 2006 après ne pas avoir obtenu l'investiture de leur CNIR dans la circonscription de Longwy[18].

Parti socialiste à partir de 2006[modifier | modifier le code]

Manuel Valls, alors député de l’Essonne, et Aurélie Filippetti lors de la La Journée du livre politique, en 2009.

En , elle rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal[19], candidate à l'élection présidentielle de 2007, comme conseillère spéciale (environnement, culture, éducation, sujets de société).

En , d'abord pressentie pour la 7e circonscription de Meurthe-et-Moselle (Longwy), elle est investie par les militants socialistes de la 8e circonscription de Moselle (Rombas-Bouzonville) dont le député PS sortant Jean-Marie Aubron ne se représente pas[20]. Elle est élue le avec 50,96 % des voix.

Elle est porte-parole puis vice-présidente de la Convention pour la sixième République[21],[22], puis du courant pro-Royal « L'Espoir à gauche » pour le Congrès de Reims[23].

Candidate aux élections européennes de juin 2009, elle est troisième de la liste conduite par Catherine Trautmann dans la circonscription Est, place qui ne lui permet pas d'être élue le 7 juin, la liste socialiste ayant obtenu deux élus avec 17,8 % des voix.

Elle est présidente de 2005 à mai 2012 du conseil d'administration du Festival international du documentaire de Marseille[24].

Elle soutient François Hollande pour la primaire présidentielle socialiste de 2011 et à la suite de la victoire de celui-ci, est intégrée dans son équipe de campagne, chargée de la Culture. En novembre 2011 elle est investie par les militants socialistes de la 1re circonscription de Moselle comme candidate aux élections législatives, avec pour suppléant Gérard Terrier.

Lors de la nomination du gouvernement Ayrault, le 16 mai 2012, elle devient ministre de la Culture et de la Communication[25],[26].

Elle est réélue députée le 17 juin 2012 avec 59,04 % des voix[27] dans la 1re circonscription de la Moselle, la 8e circonscription de Moselle ayant été supprimée par le redécoupage électoral de 2010.

Elle est reconduite dans le second gouvernement Ayrault, et elle doit donc abandonner son mandat de député incompatible avec une fonction gouvernementale, un mois après sa nomination. Son suppléant Gérard Terrier siège donc à l'Assemblée nationale à partir du 22 juillet 2012. Mais comme Gérard Terrier, maire de Maizières-lès-Metz et conseiller général de la Moselle doit selon la loi abandonner l'un de ses mandats locaux, il cède son siège au conseil général de la Moselle à sa suppléante, Aurélie Filippetti, qui devient désormais conseillère générale du canton de Maizières-lès-Metz[28].

En 2014, elle est candidate aux élections municipales à Metz, en deuxième position sur la liste conduite par Dominique Gros. Elle est élue conseillère municipale[29].

Le , par respect du non-cumul, elle renonce à son mandat de conseillère générale du Canton de Maizières-lès-Metz[30].

Ministre de la Culture et de la Communication[modifier | modifier le code]

En tant que ministre de la Culture et de la Communication, elle annonce ses priorités : un projet de loi assurant la protection des sources d'information des journalistes, une refonte de la loi Hadopi, la « sécurisation » du financement de l'audiovisuel public et la fin de la nomination des dirigeants des chaînes publiques par le président[31]. Elle décide également de renforcer la parité homme-femme notamment pour la nomination des directeurs d'institutions culturelles[32].

Pour 2013, le budget de son ministère est en baisse de 2 % par rapport à celui de 2012[33]. Finalement en avril, la loi Hadopi n'est pas modifiée. Seule une application de la loi est modifiée par décret[34]. Le budget de la culture est annoncé en baisse de 2,8 % en 2014[35]. Son absence le , à l'inauguration de la Cité du cinéma à Saint-Denis lui vaut les critiques du producteur Alain Terzian[36]. En 2014, elle doit faire face aux grèves des intermittents du spectacle pendant les festivals estivaux[8].

Elle annonce, le , son intention de ne pas participer au second gouvernement de Manuel Valls[37].

Après le gouvernement[modifier | modifier le code]

Elle retrouve son siège de députée de la Moselle le .

Dans une interview à Médiapart, le 4 octobre 2014, elle reproche à François Hollande son échec sur la gestion des hauts fourneaux de Florange, son enfermement dans les institutions de la Ve République ainsi que la personnalisation de la présidence de la République.

Elle fait partie des 39 députés socialistes, dits « frondeurs », à s'abstenir sur le budget de 2015. Elle justifie cette décision en ayant « des comptes à rendre à ses électeurs et aux français » en affirmant « n'avoir de leçon à reçevoir de qui que ce soit » et par son désaccord avec la politique économique menée en réponse au premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui lui reproche son « manque de foi » et justifiant également l'abstention de ses collègues anciens ministres Delphine Batho, Cécile Duflot et Benoît Hamon.

Publications[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Aurélie Filipetti », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 7 octobre 2008)
  2. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50027
  3. Biographies d'Angel et Tommaso Filippetti dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, mouvement social de mai 1940 à mai 1968, tome 5, p. 205 à 207, Éditions de l'Atelier, 2009. Accès en ligne : Angel Filippetti et Tommaso Filippetti
  4. Sur ce point, voir la communication de Pierre Schill, « Antifascisme et résistance ouvrière organisés autour de la CGT et du Parti communiste en Moselle annexée (1940-1945) : entre histoire et mémoire » présentée au colloque « Annexion et nazification en Europe », qui s'est tenu à Metz, les 7 et 8 novembre 2003. Elle figure aux p. 173 à 187 des actes publiés sous la direction de Sylvain Schirmann (université de Strasbourg) et téléchargeables sur le site internet du Mémorial d'Alsace-Moselle à Schirmeck.
  5. Aurélie Filippetti, une ombre de différence - leJDD.fr
  6. Aurélie Filippetti, la normalienne du président
  7. Aurélie Filippetti sur Journal des Femmes
  8. a et b Marion Mourgue, « Filippetti - L'intermittente », Le Figaro Magazine, semaine du 27 juin 2014, pages 46-54.
  9. « Aurélie Filippetti, la plus proche conseillère de Ségolène Royal », sur politique.net,‎ (consulté le 7 octobre 2008)
  10. http://lorraine.france3.fr/info/aurelie-filippetti-est-ministre-de-la-culture-73937322.html
  11. « Plainte Filippetti/Piketty: domaine public ? »,‎
  12. François de Labarre, « Aurélie et Frédéric. Un tandem détonant » sur Paris Match, 4 août 2013
  13. « "Paris Match" révèle la liaison entre Aurélie Filippetti et Arnaud Montebourg », sur Francetvinfo.fr,‎ mise en ligne et consulté le .
  14. Mandat : - .
  15. « Élections municipales des 11 et 18 mars 2001 - premier tour - résultats de la ville de Paris » [PDF], sur paris.fr (consulté le 7 octobre 2008).
  16. « Élections législatives des 9 et 16 juin 2007 - premier tour - résultats de la ville de Paris » [PDF], sur paris.fr (consulté le 7 octobre 2008)
  17. Blog de Jean-Marc Pasquet.
  18. « Présentation de Aurélie Filippeti » dans Libération du 13 décembre 2006.
  19. Article de L'Humanité du 30 novembre 2006.
  20. Sylvia Zappi, « Aurélie Filippetti, retour à la mine », Le Monde, 2 juin 2007.
  21. Communiqué du Conseil Fédéral de la convention pour la sixième république.
  22. Compte rendu d'assemblée générale de la Convention pour la sixième République, 25 juin 2005.
  23. Aux côtés de Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Pascal Terrasse, Julien Dray, Jean-Jack Queyranne, Gaëtan Gorce, David Assouline, François Rebsamen, Louis Mermaz, Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini, Gilles Savary, Jean-Pierre Mignard et Malek Boutih.
  24. Aurélie Filippetti, site de campagne de François Hollande, 2012.
  25. « Aurélie Filippetti: une romancière au ministère de la Culture »,‎
  26. « Aurélie Filippetti: une femme de convictions Rue de Valois »,‎
  27. Résultats des élections législatives 2012 : MOSELLE (57) - 1re circonscription
  28. Le républicain lorrain 24 juillet 2012 Aurélie Filippetti au conseil général
  29. « Les membres du conseil municipal », sur www.mairie-metz.fr (consulté le 30 avril 2014)
  30. Communiqué de presse relatif à la mise en œuvre de la loi sur le non cumul des mandats
  31. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, « Aurélie Filippetti veut une loi sur la protection des sources », Libération,‎
  32. Aurélie Filippetti : une année de couacs à la Culture, Maxime Pargaud, lefigaro.fr, 15 juillet 2013
  33. « Budget : les chiffres clés pour 2013 »,‎
  34. ministère de la culture et de la communication, journal-officiel.gouv.fr
  35. Budget 2014 : qui sont les ministères gagnants et les perdants ?, metronews.fr, 30 juin 2013
  36. Aurélie Filippetti sous le feu des critiques M le magazine du Monde | 05.07.2013
  37. Le Monde (25.08.2014)
  38. Conformément à l'article 2 du Décret no 57-549 du 2 mai 1957 portant institution de l'ordre des Arts et de lettres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]