Préfailles

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Préfailles
La pointe Saint-Gildas.
La pointe Saint-Gildas.
Blason de Préfailles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Pornic
Intercommunalité Pornic Agglo Pays de Retz
Maire
Mandat
Claude Caudal
2014-2020
Code postal 44770
Code commune 44136
Démographie
Gentilé Préfaillais
Population
municipale
1 212 hab. (2014)
Densité 248 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 00″ nord, 2° 13′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 36 m
Superficie 4,88 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.prefailles.fr/

Préfailles est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Ses habitants s'appellent les Préfaillais et les Préfaillaises.

Préfailles comptait 1 212 habitants au recensement de 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Préfailles dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Préfailles est située sur la partie sud de la Côte de Jade, à 25 km au sud de Saint-Nazaire et 55 km au sud-ouest de Nantes ; elle inclut la pointe Saint-Gildas à l'extrémité occidentale du pays de Retz.

Les communes limitrophes sont La Plaine-sur-Mer au nord et Pornic (quartier de Sainte-Marie-sur-Mer) à l'est.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Préfailles est une commune urbaine non polarisée, qui fait partie de l'agglomération de Saint-Brevin-les-Pins, ainsi que La Plaine-sur-Mer et Saint-Michel-Chef-Chef (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Préfailles, Corniche de la Hutte

La commune n'est parcourue par aucun cours d'eau et son relief est relativement plat, son altitude moyenne est de 5 mètres. L'est du territoire est traversé par plusieurs vallées, notamment celle de Pasquin.

La côte est orientée au nord-ouest puis au sud, de part et d'autre de la pointe Saint-Gildas ; c'est une côte rocheuse, relativement découpée, comprenant une succession de plages séparées par des zones rocheuses, et qui à certains endroits présente des falaises escarpées et dangereuses. La côte sud fait face à l'île de Noirmoutier et constitue l'entrée nord de la Baie de Bourgneuf.

On peut apercevoir, depuis sa côte, les îles de Noirmoutier et du Pilier.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Préfailles vient du latin Pratum Fagi : « Pré au Hêtre », de pratum : « pré », et de fagus : « hêtre ». Le mot fagus a évolué au fil des siècles en faye, fau, faou, etc., suivant les régions. En 1598, le village s'appelait alors Prefail, devenu aujourd'hui Préfailles. [réf. nécessaire]

Préfailles possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Préfaylh (écriture ELG).[1].

En breton, elle a été dénommée Pradvael par l'Office de la Langue Bretonne[2], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Gildas aurait débarqué au VIIIe siècle, à la pointe qui porte aujourd'hui son nom (anciennement Pointe de Chevesché).

La première maison estivale apparaît à Préfailles en 1743. En 1788, on découvre une source ferrugineuse et dès 1812 des centaines de curistes viennent bénéficier de ses bienfaits.

Au XIXe siècle, Préfailles est déjà une station balnéaire réputée grâce à la source ferrugineuse de Quirouard. En 1900, Hippolyte Durand Gasselin songe à aménager les abords de cette source ; le débit est alors de 250 litres à l'heure et les docteurs Hectot, Bobierre, Guépin célèbrent les vertus curatives de cette eau.

En 1906, le train arrive dans la station, grâce à un embranchement de1,6 km de la Ligne Pornic-Paimbœuf venant de La Plaine-sur-Mer dont Préfailles est administrativement dépendant.

En 1908, ce hameau devient une commune indépendante : à la suite de diverses querelles politiques, économiques et religieuses, la loi du 19 février organise le démembrement de la commune de La Plaine pour permettre la création de celle de Préfailles.

En 1931, la pointe Saint-Gildas est le témoin de la disparition d'un bateau d'excursion : le Saint-Philibert. Cinq cent nantais, revenant de Noirmoutier, se trouvent à son bord. Seules huit personnes sont rescapées de ce naufrage.

En 1939, la ligne ferroviaire Pornic-Paimbœuf est fermée, le réseau étant alors remplacé par un service d'autocars.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Léon Hamelle    
    M. Pasquier    
    Georges Drouart    
    Pierre Levet    
    Pierre Allais    
mars 2001 mars 2014 Jean-Luc Le Brigand[Note 1]   chef d'entreprise, gérant de société
mars 2014 en cours Claude Caudal   ingénieur géomètre
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1908 par démembrement de La Plaine-sur-Mer.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 212 habitants, en diminution de -3,43 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
528 505 473 471 502 567 618 619 601
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 - -
628 775 857 1 038 1 158 1 255 1 212 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6]. Pour le recensement 2004, base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (50,2 %) est en effet plus de deux fois le taux national (22,6 %) et le taux départemental (22,5 %)[7],[8],[9]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[7],[8],[9].

Pyramide des âges à Préfailles en 2013 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
14,3 
75 à 89 ans
16,8 
34,1 
60 à 74 ans
33,1 
17,9 
45 à 59 ans
21,9 
11,1 
30 à 44 ans
9,4 
10,1 
15 à 29 ans
8,3 
12,1 
0 à 14 ans
9,0 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé : au premier, de gueules au mouton d'or à la tête contournée ; au second, de sinople au dauphin aussi d'or ; à l'ancre d'argent surmonté d'un triangle dans le sens de la barre du même, posée en barre brochant sur la partition ; et au chef aussi d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Le mouton rappelle que les landes préfaillaises hostiles à l'agriculture servaient toutefois à l'élevage des ovins. Le poisson et l'ancre rappellent que la pêche a toujours été une activité implantée sur la commune – supplantée aujourd'hui par la plaisance – et que l'océan borde tout l'ouest et le sud du territoire. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Les couleurs de gueules et de sinople figurent sans doute les couleurs rouge et verte du sémaphore de la pointe Saint-Gildas. Le dauphin était à l'origine un poisson d'or contourné, posé en fasce : à l'usage, le poisson contourné s'est transformé en dauphin. Blason conçu par Paul Messac (délibération municipale du ), enregistré le .

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Préfailles : Qui y mouille y reste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Éric Tabarly vécut à Préfailles, la rue principale du village, qui descend vers la mer, porte son nom (avenue de la Plage Éric Tabarly).
  • Sophie Desmarets venait y passer ses vacances. Elle possédait une villa rue du Plateau.
  • Bernard Debré, homme politique français, médecin, y possède une résidence secondaire.
  • Irène Jacob, actrice, vient parfois se reposer à Préfailles dans la résidence secondaire de sa famille maternelle.
  • Maurice Jacob, physicien français.
  • Paul Ricœur.
  • Anne de Préfailles, Elisabeth de Préfailles, personnages imaginaires créés par Joseph Malègue dans Augustin ou le Maître est là où s'agissant d'Anne il est question des « marges vendéennes, dans le pays d'où venait son nom[10].» Un quart du roman est consacré à l'amour muet du héros pour cette très belle jeune femme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Préfailles - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  8. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  9. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  10. Augustin ou le Maître est là, Spes, Paris, 1966, p. 465.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Touchard, A la pointe du Pays de Retz: Préfailles, ETIF, 2002, 209 pages
  • J.-L. Massignon, Les couleurs de Préfailles : Préfailles vu par les peintres de 1860 à 2008, mairie de Préfailles, 2009, 139 pages, (3e édition revue et corrigée 2011 )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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