Guillaume Garot

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Guillaume Garot
Guillaume Garot à Laval, le 6 octobre 2012.
Guillaume Garot à Laval, le .
Fonctions
Député de la 1re circonscription de la Mayenne
En fonction depuis le
(2 ans 2 mois et 27 jours)
Prédécesseur Sylvie Pichot

(5 ans 1 mois et 4 jours)
Prédécesseur Henri Houdouin
Successeur Sylvie Pichot
Ministre délégué à l'Agroalimentaire

(1 an 9 mois et 10 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault II
Successeur Stéphane Le Foll
Maire de Laval
Président de Laval Agglomération

(4 ans 3 mois et 23 jours)
Prédécesseur François d'Aubert
Successeur Jean-Christophe Boyer
Conseiller départemental de la Mayenne
Élu dans le canton de Laval-Sud-Ouest puis de Laval-3
En fonction depuis le
(1 an 3 mois et 27 jours)
Élection 29 mars 2015

(3 ans 11 mois et 17 jours)
Prédécesseur Hervé Éon
Successeur Jean-Christophe Boyer
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Laval (Mayenne)
Nationalité Française
Parti politique PS
Père Georges Garot
Diplômé de Sciences Po Paris

Guillaume Garot, né le à Laval (Mayenne), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste, il fut de 2008 à 2012 député-maire de Laval et président de la communauté d'agglomération de Laval. Du 21 juin 2012 au 31 mars 2014, il est ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II. Il est actuellement député de la Mayenne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Guillaume Garot est le fils de l’ancien député européen socialiste Georges Garot. Il est donc également le neveu à la mode de Bretagne de Pierre Méhaignerie, ancien député et ministre dans plusieurs gouvernements, membre de l'UDF puis de l'UMP[1]. Il est également le cousin de Rachel Méhaignerie, son attaché parlementaire, compagne de Jean-Christophe Boyer, conseiller général de la Mayenne et successeur de Guillaume Garot à la mairie de Laval et à Laval Agglo[2].

Études[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée Douanier-Rousseau à Laval, il rentre en classe préparatoire au lycée Chateaubriand de Rennes (hypokhâgne) ensuite au lycée Lakanal (khâgne) avant d’intégrer l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, où il décrochera une maîtrise d’histoire. Il est également diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Il adhère au PS en 1985.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts politiques[modifier | modifier le code]

Il travaille avec Daniel Vaillant, d'abord comme directeur de son cabinet à la mairie du 18e arrondissement de Paris, puis comme conseiller à son cabinet au ministère de l’Intérieur. À partir de 2002, il travaille dans l’équipe de Bertrand Delanoë, maire de Paris, et est chargé de la préparation des discours et interventions publiques. En 2005, il devient conseiller politique de Christophe Caresche, adjoint au maire de Paris chargé de la sécurité.

Il se présente à Laval aux municipales de 2001, puis aux législatives de 2002 dans la première circonscription de la Mayenne mais échoue à chaque fois face à François d'Aubert. En 2004, il est élu conseiller général de la Mayenne dans le canton de Laval-Sud-Ouest.

Devenu premier secrétaire fédéral du PS de la Mayenne, il s'impose comme chef de file de la gauche unie à Laval et au conseil général de la Mayenne.

2007-2012 : député de la Mayenne puis maire de Laval[modifier | modifier le code]

Le , il crée la surprise en battant François d'Aubert, qui postulait à un 7e mandat, avec 50,6 % des voix. Il devient ainsi le premier député de gauche élu en Mayenne dans un scrutin majoritaire. Il siège au sein du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche et est membre de la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire dans un premier temps, puis de la commission de la défense nationale et des forces armées dans un second temps.

À la suite de son élection comme député, il démissionne de son mandat de conseiller municipal afin de se conformer aux dispositions de la loi sur le cumul des mandats.

Pour les élections municipales de 2008, il prend la tête d'une liste d'union face à quatre listes : une liste UMP-MoDem, une centriste, une liste Lutte ouvrière et une liste du MIQPI (soutenue par la LCR).

Le , il remporte les élections municipales de Laval au premier tour avec 50,24 % des voix contre 43,03 % à son principal adversaire, le maire sortant UMP François d'Aubert. Cette élection marque le retour de la gauche aux responsabilités locales après une parenthèse de treize ans. Le 16 mars, il est élu maire par le nouveau conseil municipal[3].

En 2008, Guillaume Garot soutient activement la candidature de Ségolène Royal dans la course au congrès de Reims et devient son porte-parole en 2009. La même année, il est désigné comme « valeur montante » du Parlement par les consultants de Séance publique, cabinet de conseil et d’étude, pour ses travaux réalisés durant la session parlementaire 2008-2009.

Guillaume Garot est facilement réélu député de la première circonscription de la Mayenne avec 58,5 % des suffrages au deuxième tour des élections législatives de 2012.

2012-2014 : ministre délégué à l'Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé au gouvernement Jean-Marc Ayrault en tant que ministre délégué à l'Agroalimentaire[4],[5]. Obéissant à la règle de non-cumul des mandats, il cède sa place comme maire de Laval et président de Laval Agglomération à Jean-Christophe Boyer respectivement les 9 et 12 juillet 2012. Le 31 mars 2014, au lendemain du second tour des élections municipales durant lesquelles Laval passe à droite, il est mis fin à ses fonctions de ministre à la suite de la démission de Jean-Marc Ayrault.

À l'annonce du nouveau gouvernement Manuel Valls (1), il fait savoir qu'il récupérera son mandat de député au début du mois de mai 2014 comme une loi de 2008 l'y autorise[6],[7].

Depuis 2014 : retour à la députation[modifier | modifier le code]

Redevenu député en mai 2014, il est nommé, en décembre de la même année, président du conseil d'administration du domaine de Chambord[8].

L'année suivante, en mars 2015, il est élu conseiller départemental du canton de Laval-Est avec 55,86 % des voix.

Il demeure proche de Ségolène Royal[9].

Gaspillage alimentaire[modifier | modifier le code]

Guillaume Garot est aussi connu pour son engagement dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. En tant que ministre délégué, il avait présenté le pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire dont les mesures étaient issues de réflexions antérieures par ce même ministère. Le pacte national devait répondre aux objectifs de l’Union européenne visant à diviser le gaspillage par deux d’ici 2025.

De sa plume, un nouveau rapport sur le gaspillage alimentaire a été publié le 14 avril 2015. Ce rapport s'inscrit dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte engagé par le second gouvernement Valls[10].

Mandats[modifier | modifier le code]

Ministre
Député
Conseiller général
Conseiller municipal

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dépêche AFP sur la nomination de Guillaume Garot
  2. "Jean-Christophe Boyer, fidèle bras droit du maire - Laval", sur le site de Ouest France.
  3. « Guillaume Garot élu maire de Laval », Ouest France, 16 mars 2008.
  4. Le mayennais, Guillaume Garot nouveau ministre de l'Agroalimentaire sur blog.lefigaro.fr, article d'Éric de La Chesnais, publié le 22 juin 2012, relu le 10 juin 2013.
  5. Guillaume Garot sur lci.tf1.fr, relu le 10 juin 2013.
  6. [1]
  7. Le mayennais, Guillaume Garot n'est pas reconduit comme ministre de l'Agroalimentaire sur blog.lefigaro.fr, article d'Éric de La Chesnais, publié le 9 avril 2014.
  8. « Guillaume Garot nouveau président du conseil d'administration du domaine de Chambord », france3-regions.francetvinfo.fr, 22 décembre 2014.
  9. Mathieu Magnaudeix, « Ségolène Royal, l'inamovible », sur Mediapart,‎ (consulté le 15 février 2016).
  10. http://www.lagazettedescommunes.com/350245/un-volet-gaspillage-alimentaire-dans-la-loi-sur-la-transition-energetique/

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]