Guillaume Garot

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Guillaume Garot
Illustration.
Guillaume Garot en 2012.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(6 ans, 8 mois et 13 jours)
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 1re de la Mayenne
Législature XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC (2014-2016)
SER (2016-2017)
NG (2017-2018)
SOC (depuis 2018)
Prédécesseur Sylvie Pichot

(5 ans, 1 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 1re de la Mayenne
Législature XIIIe et XIVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC
Prédécesseur Henri Houdouin
Successeur Sylvie Pichot
Conseiller départemental de la Mayenne
En fonction depuis le
(5 ans, 9 mois et 13 jours)
Avec Fabienne Germerie
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton de Laval-3
Prédécesseur Canton créé
Ministre délégué à l'Agroalimentaire

(1 an, 9 mois et 10 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Jean-Marc Ayrault
Gouvernement Ayrault II
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Stéphane Le Foll (ministre)
Maire de Laval

(4 ans, 3 mois et 23 jours)
Élection
Prédécesseur François d'Aubert
Successeur Jean-Christophe Boyer
Conseiller général de la Mayenne

(3 ans, 11 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2004
Circonscription Canton de Laval-Sud-Ouest
Prédécesseur Hervé Éon
Successeur Jean-Christophe Boyer
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Laval (France)
Nationalité Français
Parti politique PS
Père Georges Garot
Diplômé de Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne
IEP de Paris
Profession Directeur de cabinet

Guillaume Garot, né le à Laval (Mayenne), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS), il occupe entre 2007 et 2012 les fonctions de député, de maire de Laval et de président de la communauté d'agglomération de Laval. Il est ministre délégué à l'Agroalimentaire du au au sein du deuxième gouvernement Ayrault. Il est actuellement député et conseiller départemental de la Mayenne.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Guillaume Garot est le fils de l’ancien député européen socialiste Georges Garot. Il est donc également le neveu à la mode de Bretagne de Pierre Méhaignerie, ancien député et ministre dans plusieurs gouvernements, membre de l'UDF puis de l'UMP[1]. Il est également le cousin de Rachel Méhaignerie, son attachée parlementaire, compagne de Jean-Christophe Boyer, conseiller général de la Mayenne et successeur de Guillaume Garot à la mairie de Laval et à Laval Agglomération[2].

Études[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée Douanier-Rousseau à Laval, il entre en classe préparatoire au lycée Chateaubriand de Rennes (hypokhâgne) puis au lycée Lakanal (khâgne), avant d’intégrer l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, où il décroche une maîtrise d’histoire. Il est également diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il adhère au PS en 1985. Il travaille avec Daniel Vaillant, d'abord comme directeur de son cabinet à la mairie du 18e arrondissement de Paris, puis comme conseiller à son cabinet au ministère de l’Intérieur. À partir de 2002, il travaille dans l’équipe de Bertrand Delanoë, maire de Paris, et est chargé de la préparation des discours et interventions publiques. En 2005, il devient conseiller politique de Christophe Caresche, adjoint au maire de Paris chargé de la sécurité.

Il se présente à Laval aux élections municipales de 2001 puis aux élections législatives de 2002 dans la première circonscription de la Mayenne, mais échoue à chaque fois face à François d'Aubert. En 2004, il est élu conseiller général de la Mayenne dans le canton de Laval-Sud-Ouest.

Devenu premier secrétaire fédéral du PS de la Mayenne, il s'impose comme chef de file de la gauche unie à Laval et au conseil général de la Mayenne.

Député et maire de Laval (2007-2012)[modifier | modifier le code]

Le , il crée la surprise en battant François d'Aubert, qui briguait un septième mandat, avec 50,6 % des voix. Il devient ainsi le premier député de gauche élu dans la Mayenne au scrutin majoritaire. Il siège au sein du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche (SRC) et est membre de la commission des Affaires économiques, de l'Environnement et du Territoire dans un premier temps, puis de la commission de la Défense nationale et des Forces armées dans un second temps. À la suite de son élection comme député, il démissionne de son mandat de conseiller municipal d'opposition de Laval afin de se conformer aux dispositions de la loi sur le cumul des mandats.

Pour les élections municipales de 2008 à Laval, il prend la tête d'une liste d'union face à quatre listes : une liste UMP-MoDem, une centriste, une liste Lutte ouvrière et une liste du Mouvement indépendant des quartiers populaires et de l'immigration (MIQPI), soutenue par la LCR. Le , il remporte les élections municipales au premier tour avec 50,2 % des voix contre 43,0 % à son principal adversaire, le maire UMP sortant François d'Aubert. Cette élection marque le retour de la gauche aux responsabilités locales après une parenthèse de treize ans. Il est élu maire par le nouveau conseil municipal le [3], puis quelques jours plus tard président de la communauté d’agglomération Laval Agglomération[4].

En 2008, Guillaume Garot soutient activement la candidature de Ségolène Royal dans la course au congrès de Reims et devient son porte-parole en 2009. La même année, il est désigné comme « valeur montante » du Parlement par les consultants de Séance publique, cabinet de conseil et d’étude, pour ses travaux réalisés durant la session parlementaire 2008-2009.

Guillaume Garot est réélu député dans la première circonscription de la Mayenne avec 58,5 % des suffrages au deuxième tour des élections législatives de 2012. Sa nomination en qualité de ministre le conduit à laisser son mandat à sa suppléante, Sylvie Pichot.

Ministre délégué à l'Agroalimentaire (2012-2014)[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé au gouvernement Jean-Marc Ayrault en tant que ministre délégué à l'Agroalimentaire[5],[6]. Obéissant à la règle de non-cumul des mandats, il cède sa place comme maire de Laval et président de Laval Agglomération à Jean-Christophe Boyer respectivement les 9 et . Le , au lendemain du second tour des élections municipales à l'occasion desquelles Laval passe à droite, il est mis fin à ses fonctions de ministre à la suite de la démission de Jean-Marc Ayrault.

À l'annonce du nouveau gouvernement Manuel Valls, il fait savoir qu'il récupérera son mandat de député au début du mois de comme une loi de 2008 l'y autorise[7],[8].

Retour à la députation (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Redevenu député en , il est nommé, en décembre de la même année, président du conseil d'administration du domaine de Chambord[9].

L'année suivante, en , il est élu conseiller départemental dans le canton de Laval-3 avec 55,7 % des voix.

Il est président du Conseil national de l'alimentation (CNA) pour la mandature 2016-2019[10].

Resté proche de Ségolène Royal[11], il est réélu député lors des élections législatives de 2017[12], et fait partie des trois députés du groupe socialiste à voter pour la confiance au gouvernement Édouard Philippe[13].

Guillaume Garot annonce le sa candidature aux élections régionales de 2021 dans les Pays de la Loire[14],[15].

Gaspillage alimentaire[modifier | modifier le code]

Guillaume Garot est connu pour son engagement dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. En tant que ministre délégué, il présente le pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire dont les mesures sont issues de réflexions antérieures par ce même ministère. Le pacte national doit répondre aux objectifs de l’Union européenne visant à diviser le gaspillage par deux d’ici 2025.

De sa plume, un nouveau rapport sur le gaspillage alimentaire est publié le [16]. Ce rapport s'inscrit dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte engagé par le second gouvernement Valls[17].

Il est l'auteur et le rapporteur de la loi no 2016-138 du relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire[18].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Guillaume Garot à l'Agroalimentaire », sur lefigaro.fr, Le Figaro, .
  2. « Jean-Christophe Boyer, fidèle bras droit du maire - Laval », sur ouest-france.fr, .
  3. « Guillaume Garot élu maire de Laval », sur laval.maville.com, .
  4. « Guillaume Garot élu sans surprise président de Laval agglomération », sur laval.maville.com, (consulté le 2 juin 2020).
  5. Éric de La Chesnais, « Le mayennais, Guillaume Garot nouveau ministre de l'Agroalimentaire », sur blog.lefigaro.fr, (consulté le 10 juin 2013).
  6. « Guillaume Garot », sur lci.tf1.fr (consulté le 10 juin 2013).
  7. « Remaniement ministériel : Guillaume Garot va redevenir député », sur laval.maville.com, .
  8. Éric de La Chesnais, « Le mayennais, Guillaume Garot n'est pas reconduit comme ministre de l'Agroalimentaire », sur blog.lefigaro.fr, .
  9. « Guillaume Garot nouveau président du conseil d'administration du domaine de Chambord », sur france3-regions.francetvinfo.fr, .
  10. « CNA - Conseil National de l'Alimentation », sur CNA (consulté le 17 octobre 2018).
  11. Mathieu Magnaudeix, « Ségolène Royal, l'inamovible », sur Mediapart, (consulté le 15 février 2016).
  12. Germain Treille, « Législatives : Guillaume Garot réélu député dans la 1re circonscription de la Mayenne », sur francebleu.fr, (consulté le 2 juin 2020).
  13. (en) « scrutin2017_07_04 », sur Scribd (consulté le 5 juillet 2017).
  14. « Élections régionales 2021 : Guillaume Garot, candidat à la présidence du Conseil régional des Pays de la Loire », sur france3-regions.francetvinfo.fr (consulté le 2 octobre 2020).
  15. « Élections régionales. Le socialiste Guillaume Garot officialise sa candidature », sur ouest-france.fr, (consulté le 2 octobre 2020).
  16. « Rapport de Guillaume Garot : « Lutte contre le gaspillage alimentaire : Propositions pour une politique publique » » [PDF], sur agriculture.gouv.fr.
  17. « Un volet "gaspillage alimentaire" dans la loi sur la transition énergétique », sur La Gazette des Communes, .
  18. « Lutte contre le gaspillage alimentaire », sur assemblee-nationale.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]