António Costa

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António Costa
Illustration.
António Costa en 2019.
Fonctions
Premier ministre de Portugal
En fonction depuis le
(4 ans, 11 mois et 29 jours)
Président Aníbal Cavaco Silva
Marcelo Rebelo de Sousa
Gouvernement XXIe et XXIIe
Législature XIIIe et XIVe
Coalition PS
Prédécesseur Pedro Passos Coelho
Secrétaire général du Parti socialiste
En fonction depuis le
(5 ans, 11 mois et 25 jours)
Élection et
Réélection et
et
Président Carlos César
Prédécesseur António José Seguro
Maire de Lisbonne

(7 ans, 8 mois et 5 jours)
Prédécesseur Carmona Rodrigues
Successeur Fernando Medina
Ministre d'État
Ministre de l'Intérieur

(2 ans, 2 mois et 3 jours)
Premier ministre José Sócrates
Gouvernement Sócrates I
Prédécesseur Daniel Sanches
Successeur Rui Pereira
Député européen

(7 mois et 19 jours)
Élection 13 juin 2004
Législature 6e
Groupe politique PSE
Successeur Joel Hasse Ferreira
Ministre de la Justice

(2 ans, 5 mois et 11 jours)
Premier ministre António Guterres
Gouvernement Guterres II
Prédécesseur José Vera Jardim
Successeur Celeste Cardona
Ministre des Affaires parlementaires

(1 an, 11 mois et 1 jour)
Premier ministre António Guterres
Gouvernement Guterres I
Prédécesseur António Vitorino (Présidence)
Successeur Jorge Coelho (Présidence)
Biographie
Nom de naissance António Luís Santos da Costa
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Lisbonne (Portugal)
Nationalité Portugais
Parti politique PS
Diplômé de Université classique de Lisbonne
Profession Avocat
Religion Agnosticisme

António Costa
Chefs du gouvernement portugais

António Luis Santos da Costa (/ɐ̃tˈɔnju lˈujʃ sˈɐ̃tuʒ dɐ kˈɔʃtɐ/) est un homme d'État portugais né le à Lisbonne. Il est membre du Parti socialiste (PS), et Premier ministre depuis .

Avocat, il est élu à l'assemblée municipale de Lisbonne en 1982 et intègre la direction du PS en 1986. À l'occasion des élections législatives de 1991, il devient député à l'Assemblée de la République.

Il entre au gouvernement en 1995, au poste de secrétaire d'État aux Affaires parlementaires. Il est élevé au rang de ministre en 1997. Deux ans plus tard, il est désigné ministre de la Justice. Après les élections législatives anticipées de 2002, il prend la présidence du groupe PS, désormais dans l'opposition. Il est élu en 2004 au Parlement européen.

Les socialistes étant revenus au pouvoir en 2005, il devient ministre d'État, ministre de l'Intérieur. Il démissionne en 2007, afin de se présenter à l'élection municipale partielle de Lisbonne, qu'il remporte. Il est réélu en 2009 et 2013, avec une majorité absolue.

Après le résultat mitigé du PS aux élections européennes de 2014, il conteste la direction à António José Seguro, qui organise des primaires ouvertes pour désigner le chef de file aux élections législatives. Il s'impose avec 68 % des voix, aussi Seguro démissionne du secrétariat général du parti. Costa y est alors élu avec 96 % des suffrages.

Aux élections législatives de 2015, les socialistes se classent deuxième, mais la coalition au pouvoir perd sa majorité absolue. Ayant conclu des accords de soutien sans participation avec la gauche radicale et les communistes, António Costa est nommé Premier ministre le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

António Costa est le fils de l'écrivain Orlando da Costa (né à Maputo dans une famille originaire de Goa) et de la journaliste Maria Antónia Pall[1]. En 1975, à l'âge de 14 ans, il adhère aux Jeunesses socialistes (JS). Il entre ensuite à l'université classique de Lisbonne, où il obtient sa licence de droit et science politique. Entre 1982 et 1984, il a fait partie de la direction de l'association académique de la faculté de droit de Lisbonne (AAFDL).

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il entre à l'assemblée municipale de Lisbonne en 1982. Devenu avocat après un stage dans le cabinet de Jorge Sampaio, il intègre la direction nationale du Parti socialiste en 1986 sous l'autorité de Vítor Constâncio, où il est reconduit par Sampaio en 1989.

Lors des élections législatives du 6 octobre 1991, il est élu député du district de Lisbonne à l'Assemblée de la République, à l'âge de 30 ans. Aux élections locales du , il se présente au conseil exécutif de Loures, dont il est élu membre, abandonnant ainsi son mandat local à Lisbonne.

Un jeune ministre d'António Guterres[modifier | modifier le code]

Le , il obtient son premier poste gouvernemental en devenant secrétaire d'État aux Affaires parlementaires dans le premier gouvernement d'António Guterres. Pour l'élection présidentielle du 14 janvier 1996, il dirige la campagne de Jorge Sampaio, qui s'impose avec 53,9 % des voix.

À l'occasion du remaniement ministériel du 26 novembre 1997, il est élevé au rang de ministre, conservant les mêmes attributions. Il se voit confier le portefeuille de la Justice lorsque Guterres forme son second cabinet, le .

Dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Il doit cependant l'abandonner le , le Parti socialiste, ayant perdu les législatives du 17 mars. Il devient alors président du groupe parlementaire socialiste jusqu'au , puis est élu député européen lors des élections du 13 juin. Il est désigné vice-président du Parlement européen le mois suivant.

Ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Le , António Costa est nommé ministre d'État et ministre de l'Intérieur dans le XVIIe gouvernement constitutionnel, dirigé par le nouveau Premier ministre José Sócrates. Il démissionne cependant le afin de se porter candidat à la mairie de Lisbonne lors d'élections municipales anticipées convoquées le 17 juillet.

Maire de Lisbonne[modifier | modifier le code]

Il remporte le scrutin avec 29,5 % des voix, ce qui lui donne 6 sièges sur 17 au conseil municipal (câmara municipal). Le , António Costa devient maire (presidente da câmara municipal) de Lisbonne. Candidat à sa succession lors des élections locales du , il obtient un second mandat avec 44 % des voix, soit une majorité absolue de 9 élus sur 17 au conseil municipal. À l'issue de la mandature, il est reconduit une nouvelle fois à la mairie de la capitale, remportant 50,9 % des suffrages et 11 conseillers sur 17 aux élections du , marquées par une très forte abstention de 54,9 %.

Secrétaire général du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Victoire aux primaires ouvertes[modifier | modifier le code]

À la suite des élections européennes du 25 mai 2014, qui donnent au PS un score décevant, le secrétaire général du parti António José Seguro convoque des primaires ouvertes pour le suivant, en vue de désigner le chef de file du parti pour les prochaines élections législatives. Costa décide de s'y présenter contre Seguro. Le , il reçoit le soutien des socialistes historiques Jorge Sampaio, António de Almeida Santos, Manuel Alegre et José Vera Jardim[2].

Il remporte le scrutin sans difficulté. Sa candidature totalise effectivement 118 454 voix sur les 174 516 suffrages exprimés, ce qui lui accorde 67,88 %[3]. Il devient de facto le chef de l'opposition.

Seul candidat au congrès extraordinaire[modifier | modifier le code]

Cette écrasante victoire amène Seguro à remettre sa démission. En conséquence, un congrès anticipé est convoqué pour le mois de novembre. Lors du vote des adhérents pour le secrétariat général, les 21 et , Costa est le seul candidat en lice ; il totalise 22 702 voix sur 23 697 votants et 47 727 inscrits, soit un score de 95,8 % des exprimés pour 49,7 % de participation[4].

Il démissionne le de la mairie de Lisbonne, après un mandat de plus de sept ans. Il cède son poste à Fernando Medina, adjoint au maire chargé des Finances, des Ressources humaines et du Tourisme, et cadre du PS[5].

Premier ministre[modifier | modifier le code]

De la déception des législatives à la coalition de gauche[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du 4 octobre 2015, le PS totalise 32,4 % des voix et 86 députés sur 230, soit une progression de 12 élus, mais n'arrive que deuxième derrière la coalition au pouvoir. Il entreprend alors des discussions avec l'ensemble des partis représentés à l'Assemblée. À l'issue de celles-ci, il décide d'ouvrir des négociations avec le Bloc de gauche (BE) et la Coalition démocratique unitaire (CDU). Le , bien qu'il ait indiqué être en mesure de former une majorité, le président de la République Anibal Cavaco Silva désigne le sortant Pedro Passos Coelho Premier ministre.

Les négociations à gauche continuent pour autant et le , la commission nationale du PS adopte un programme de gouvernement, amendé par les accords avec la CDU et le BE, par 163 voix pour et 7 contre. Bien que le député européen Francisco Assis ait animé le début d'une fronde interne les jours précédents, le texte est validé à une très large majorité[6].

Le , après deux entretiens avec Cavaco Silva et un échange de courriers afin de lever les doutes du chef de l'État sur la stabilité du futur cabinet, António Costa est désigné formateur du XXIe gouvernement constitutionnel[7].

Programme, gouvernement et investiture[modifier | modifier le code]

Il est assermenté deux jours plus tard au palais national d'Ajuda, avec l'ensemble de son cabinet, qui compte dix-sept ministres, dont neuf indépendants et quatre femmes. À cette occasion, il assure la restauration du ministère des Transports, qui prend le nom de « ministère de la Planification et des Infrastructures », du ministère de la Science et du ministère de la Mer, disparu en 1995. Maria Manuela Marques Leitão est la première femme ministre de la Présidence, et Francisca Van Dunem la première femme noire nommée au gouvernement. En outre, l'exécutif voit le retour d'Augusto Santos Silva, désormais ministre des Affaires étrangères, et de José Vieira da Silva aux fonctions de ministre du Travail.

Il est réélu secrétaire général du PS par les militants le . À la tête d'une motion stratégique intitulée « Réaliser l'alternative, consolider l'espoir », il capte 95,3 % de suffrages favorables et fait élire 1 740 des 1 763 délégués au XXIe congrès[8].

Second mandat[modifier | modifier le code]

Les élections législatives portugaises de 2019 voient la victoire du Parti socialiste. S'il échoue de peu à décrocher la majorité absolue, le parti de centre gauche arrive largement en tête. António Costa sort renforcé des élections[9].

Du coté des alliés du gouvernement, la Coalition démocratique unitaire, de gauche radicale, enregistre son plus mauvais résultat depuis sa création en 1987, tandis que le Bloc de gauche stagne à un résultat presque identique à 2015 et conserve ainsi la troisième place et le même nombre de sièges. Les législatives connaissent par ailleurs une abstention record de 45,50 % des inscrits[10].

Aucun des partis n'ayant remporté seul la majorité de 116 sièges, des négociations devraient s'ensuivre entre Costa et ses alliés pour la reconduction de la Geringonça soutenant le gouvernement sortant. Les transferts de sièges lui permettent également de n'avoir désormais besoin que de l'un des deux parti pour avoir la majorité[11]. Le PS élargit également les pourparlers en vue des négociations aux partis Personnes–Animaux–Nature et Livre[12].

Le , Costa est chargé de former le XXIIe gouvernement constitutionnel par le président Marcelo Rebelo de Sousa[13]. Cette nouvelle équipe de 19 ministres — la plus paritaire de l'histoire du pays avec 42 % de femmes et la plus importante avec ses 19 ministères — est assermentée deux semaines et demi plus tard, le , par le chef de l'État[14].

Popularité et affaires politiques[modifier | modifier le code]

En , António Costa continue de bénéficier d'une forte popularité (63 % d'opinions favorables contre 25 % de défavorables)[15] et la rupture avec les politiques d'austérité de ses prédécesseurs lui permet d'obtenir les meilleurs résultats économiques du siècle[16]. Sa politique économique lui permet de dépasser largement les partis de droite selon les sondeurs, du fait d'une croissance économique solide et stable[17].

Lors des élections municipales du , le Parti socialiste sort grand vainqueur avec 38 % des voix et 158 maires sur 308. Il s'impose notamment à Lisbonne avec 42 % des suffrages exprimés, soit 20 points de mieux que la présidente du CDS – Parti populaire Assunção Cristas[18].

Au cours de l'année , plus de 100 personnes trouvent la mort dans des incendies de forêt. Vertement critiqué par l'opposition, Costa s'engage à mener des « réformes profondes » dans l'aménagement forestier et la lutte contre les incendies. Alors que la ministre de l'Intérieur Constança Urbano de Sousa remet sa démission, le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa demande à l'exécutif de « tirer toutes les conséquences de cette tragédie »[19].

Résultats économiques[modifier | modifier le code]

En respect des accords passés avec le Parti communiste portugais et le Bloc de gauche, le gouvernement fait voter le rétablissement des 35 heures dans le secteur public, de quatre jours fériés et une augmentation du salaire minimum, passant de 600 à 740 euros en , soit une hausse de 24 % en 3 ans[20],[21],[22]. Les investissements publics sont toutefois faibles, alors que le gouvernement choisit de renflouer les banques privées avec de l'argent public (Novo Banco reçoit 1,9 milliard en 2019)[23].

En , l'Institut national des statistiques (INE) indique que la croissance économique a atteint 3 % du PIB en juillet , ce qui en fait le meilleur taux pour cet indicateur depuis le début du XXIe siècle[24]. En , le gouvernement dégage un excédent budgétaire de 0,5 % du PIB, supprimant ainsi la situation de déficit du budget portugais existant depuis 1995[25]. Trois ans plus tôt, ce déséquilibre des comptes publics atteignait 3 % du produit intérieur brut[26],[27]. Le taux de chômage diminue jusqu'à passer à 5,6 % en , au plus bas depuis 2002, contre 12 % à son arrivée[28]. Le chômage des jeunes, très élevé dû à la crise économique, passe de 30 % lors de son arrivée à moins de 19 %, soit son plus faible niveau depuis 2009[29].

Sous son mandat, le PIB augmente de 18 %, passant de 200 à 245 milliards d'euros[30]. La dette publique, équivalente à 130 % du PIB en 2016 baisse légèrement pour atteindre 118 % en 2019, soit son plus bas niveau depuis l'entrée en crise du Portugal en 2011. L'inflation quant à elle est maîtrisée aux alentours de 1 %, les salaires et les pensions de retraite étant indexés dessus. Cependant, les bons résultats économiques du pays ne freinent pas l'émigration des jeunes qualifiés, tandis que la chute du taux de chômage est en partie liée au recul de la population active. Si la dépense publique et les salaires n'augmentent pas énormément, l'écart de revenu entre les 20 % les plus riches et les 20 % les plus pauvres tend à diminuer[31].

La baisse du chômage masque également le recours à des emplois peu rémunérés. Environ la moitié des embauches se font désormais à durée déterminée. Le nombre de travailleurs précaires est en augmentation et la moitié des heures supplémentaires effectuées par les salariés en 2018 n'ont pas été payées. Cette situation entraîne quelques tensions au sein de la majorité parlementaire : le Bloc de gauche, partenaire critique du gouvernement, estime que « sur la législation du travail, nous avons très peu avancés, voire régressés. Avec l'aide de la droite et du patronat le gouvernement a validé la généralisation des contrats précaires de très courte durée. En somme, ce que la Geringonça [accord entre les partis de gauche afin de constituer une majorité] a permis de construire avec la revalorisation des salaires, le gouvernement l'a miné à travers la précarisation des salariés[23]. »

Au cours de l'été 2017, le gouvernement est l'objet de vives critiques après la mort de près de soixante-dix personnes et la destruction de trente mille hectares de forets dans de gigantesques incendies. Le gouvernement socialiste a notamment poursuivi une politique de restriction budgétaire, de diminution des effectifs de gardes forestiers et de privatisation des moyens aériens de lutte contre les incendies. Après la tragédie, le gouvernement entreprend de racheter au secteur privé (pour sept millions d'euros) le réseau Siresp (système de communication entre secours), jugé largement défaillant [23]. En , l'équivalent de 103 % de l'électricité nécessaire au pays est produite grâce aux sources d'énergie renouvelable, notamment grâce aux éoliennes, provoquant un surplus d'électricité à stocker. Ainsi, le Portugal est proche du 100 % d'énergie renouvelable, dépassant de loin les pays les plus développés d'Europe[32].

En janvier 2020, le gouvernement décide, avec ses alliés de la gauche radicale, la suppression de l’avantage fiscal pour les retraités étrangers s'établissant au Portugal pour 5 ans qui ne payaient pas d’impôt sur le revenu. Le premier ministre propose une taxation à hauteur de 10 % de leurs revenus.[33]. Le gouvernement souhaite accentuer la lutte contre la précarité et les inégalités. Ainsi, les jeunes diplômes bénéficieront d’allègements fiscaux pendant 2 ans. De même, les personnes handicapées auront droit à de nouvelles prestations sociales pour favoriser leur l'intégration, et le gouvernement souhaite aussi relancer la construction de logements, face à l'augmentation du nombre de sans-abris. Enfin, le budget prévoit un renforcement de l'enveloppe budgétaire de la santé de 800 millions d'euros à cet effet. Ce budget entend financer la rénovation et la modernisation des infrastructures et des équipements de santé, et l'embauche de plus de médecins, de techniciens et autres professionnels de la santé. Après dix ans de gel des carrières dans la fonction publique et de longues et houleuses négociations ces dernières années, la loi de finance pour 2020 prévoit une augmentation des salaires de 0,3 %, et la promesse d'une revalorisation annuelle des salaires dans l'administration publique[34].

Pandémie de Covid-19[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, le gouvernement prend la décisions le d'ordonner la fermeture des écoles, des boîtes de nuit, le débarquement des passagers des navires de croisière et la limitation des visites dans les maisons de retraite. À ce moment, le pays ne compte que 78 cas recensés, aucun décès et les Portugais avaient déjà anticipé le confinement en retirant leurs enfants des écoles et en renonçant à fréquenter les commerces[35],[36].

Le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa proclame le l'état d'urgence, pour la première fois depuis 1974. António Costa explique que cette mesure permet à son gouvernement de prendre les mesures pour prévenir l'expansion de la maladie à coronavirus[37]. Dix jours plus tard, l'exécutif prend la décision d'accorder à tous les étrangers ayant déposé une demande de régularisation les mêmes droits que les détenteurs de la citoyenneté portugaise et de renouveler automatiquement tous les permis de séjour arrivant à échéances[38]. Le 2 avril, l'Assemblée de la République adopte avec les seules voix du PS la proposition de loi du gouvernement sur le moratoire des loyers[39]. Les particuliers sont ainsi autorisés à ne pas payer leur loyer, à condition d'avoir perdu au moins 20 % de leurs revenus et que le loyer pèse pour 35 % au moins dans le budget du ménage ; le propriétaire pourra alors demander une aide de l'État en compensation, à condition d'avoir perdu au moins 20 % de ses revenus en raison du non-paiement du loyer[40].

Alors que ces mesures impactent fortement une économie nationale et des finances publiques que le gouvernement de Costa était parvenu à redresser depuis 2015[41], le Premier ministre annonce le une levée progressive des mesures de confinement pour le suivant. Il prévoit notamment l'obligation de porter un masque dans les transports, de favoriser les horaires de travail décalés, de rouvrir les crèches, collèges et lycées, les commerces de proximité, et de restreindre l'accès aux plages pendant la période estivale[42].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié, il est père de deux enfants, il se réclame de l'agnosticisme. Il est le fils de la journaliste Maria Antónia Palla et de l'écrivain Orlando da Costa (en), militant du PCP, d'origine française et indienne. Ses racines familiales remontent à Goa, en Inde[43]. António Costa parle couramment français et espagnol.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ‘Proud of my roots in Goa’: Portugal PM Antonio Costa’s Q&A with HT », Hindustan Times,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juin 2020).
  2. (pt) « Sampaio, Alegre, Almeida Santos e Vera Jardim dão apoio a António Costa », Jornal de Noticias, le 2 septembre 2014
  3. (pt) « Resultados finais provisórios dão vitória de 67,88% a António Costa », Jornal de Noticias, le 23 novembre 2014
  4. (pt) « Costa eleito secretário-geral do PS com cerca de 96% dos votos », Jornal de Noticias, le 23 novembre 2014
  5. (pt) « Fernando Medina toma posse como presidente da Câmara de Lisboa », Visão, le 6 avril 2015
  6. (pt) « PS aprova novo programa do Governo com 163 votos a favor e sete contra », Expresso, le
  7. (pt) « António Costa já deixou Belém. Como primeiro-ministro », Diário de Notícias, le
  8. (pt) « Costa reeleito no cargo de secretário-geral com 95,3% dos votos », sur dn.pt, (consulté le 3 mars 2018)
  9. « Portugal: l’avenir incertain de la «geringonça» d’Antonio Costa », sur Le Figaro (consulté le 7 octobre 2019)
  10. « Législatives au Portugal : la gauche triomphe », sur Le Monde.fr (consulté le 7 octobre 2019)
  11. « Portugal : vainqueur des législatives, Costa cherche la bonne formule », sur L'Obs (consulté le 7 octobre 2019)
  12. « Au Portugal, le socialiste Antonio Costa s’impose mais sans majorité absolue », sur L'Humanité (consulté le 7 octobre 2019)
  13. « Portugal: Costa chargé de former son nouveau gouvernement », sur Le Point (consulté le 9 octobre 2019)
  14. (pt) « Marcelo dá posse ao novo Governo no sábado às 10h30 », Expresso,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2019).
  15. « Portugal : la gauche anti-austérité a divisé le déficit par deux », CNEWS,‎ (lire en ligne, consulté le 15 avril 2017)
  16. « Portugal : La fin de la politique d'austérité a mené à un miracle économique », sur Express,
  17. Zone Bourse, « L'avance des socialistes portugais s'accroît-sondage », sur www.zonebourse.com (consulté le 12 juillet 2019)
  18. « Portugal: large victoire des socialistes aux élections municipales », sur Radio France internationale, (consulté le 31 août 2018)
  19. « Plus de 100 morts dans des incendies au Portugal : la ministre de l’Intérieur démissionne », sur Sud Ouest, (consulté le 31 août 2018)
  20. « Le salaire minimum portugais va augmenter de près de 6 % en 2020 », sur www.20minutes.fr (consulté le 26 novembre 2019)
  21. « Salaire minimum en Europe - Google Public Data Explorer », sur www.google.fr (consulté le 18 août 2018)
  22. « Portugal. Les députés planchent sur le retour des 35 heures », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  23. a b et c Mickaël Correia, « La face cachée du miracle portugais », sur Le Monde diplomatique=,
  24. (es) « El Gobierno de izquierdas portugués consigue su mejor dato de crecimiento del siglo », sur publico.es, (consulté le 3 mars 2018)
  25. « Le Portugal présente son premier excédent budgétaire depuis le retour à la démocratie », sur www.euractiv.fr, (consulté le 19 janvier 2020)
  26. « Portugal : un excédent budgétaire au 1er trimestre 2019 », sur lepetitjournal.com (consulté le 12 juillet 2019)
  27. « Le Portugal voit son déficit budgétaire presque disparaître », sur Investir (consulté le 1er septembre 2019)
  28. « Portugal - Taux de chômage », sur fr.tradingeconomics.com (consulté le 26 août 2019)
  29. « Portugal - Taux de chômage des jeunes », sur fr.tradingeconomics.com (consulté le 26 août 2019)
  30. « Portugal GDP | 1960-2019 Data | 2020-2022 Forecast | Historical | Chart | News », sur tradingeconomics.com (consulté le 21 avril 2020)
  31. « Pourquoi le Portugal ne va pas si bien qu’on le dit », sur Alternatives économiques, (consulté le 31 août 2018)
  32. BFM BUSINESS, « 100% d'énergie renouvelable: le Portugal y est presque », sur BFM BUSINESS (consulté le 12 juillet 2019)
  33. « Portugal : une croissance économique en hausse », sur Franceinfo, (consulté le 1er février 2020)
  34. « PORTUGAL - Le budget de l'Etat 2020 en bref », sur lepetitjournal.com (consulté le 18 février 2020)
  35. Belga, « Coronavirus: Les écoles seront aussi fermées au Portugal à partir de lundi », Radio-télévision belge de la Communauté française,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mai 2020).
  36. Mehdi Khelfat, « Coronavirus : pourquoi le Portugal semble épargné ? », Radio-télévision belge de la Communauté française,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mai 2020).
  37. Belga, « Le Portugal déclare l'état d'urgence pour arrêter le coronavirus », Radio-télévision belge de la Communauté française,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mai 2020).
  38. « Le Portugal régularise temporairement ses immigrés pour les protéger du Covid-19 », Courrier international,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mai 2020).
  39. (pt) « Aprovada legislação que prevê moratória no pagamento da renda », TSF,‎ (lire en ligne, consulté le 14 mai 2020).
  40. (pt) Nuno Miguel Silva, « Covid-19: Ministério das Infraestruturas explica as novas regras para pagamento das rendas », O Jornal Económico,‎ (lire en ligne, consulté le 14 mai 2020).
  41. Florentin Collomp, « Après avoir redressé son économie, le Portugal appelle à la solidarité des Vingt-Sept », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mai 2020).
  42. Cécile Thibaud, « La stratégie réussie de Lisbonne face au virus », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mai 2020).
  43. (pt) « Quem é António Costa », Diário de Notícias, le
  44. « Xavier Bettel s'est rendu à Lisbonne à l'occasion de la fête nationale luxembourgeoise », sur Gouvernement Luxembourg (consulté le 8 juin 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]