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Caroline Fourest

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Caroline Fourest
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Caroline Fourest en avril 2013, lors de la fête organisée par l'Inter-LGBT pour fêter l'adoption de la loi autorisant le mariage homosexuel en France.

Naissance (39 ans)
Aix-en-Provence
Nationalité Drapeau : France Française
Activité principale

Caroline Fourest, née le à Aix-en-Provence[1], est une journaliste, essayiste et réalisatrice française.

Militante féministe, elle est également engagée sur les thèmes de l'égalité, de la laïcité et des droits de l'homme.

Rédactrice en chef de la revue ProChoix, elle donne des cours à l'Institut d'études politiques de Paris.

Biographie

Études

Après avoir étudié à Aix-en-Provence dans un collège privé catholique, Caroline Fourest s'installe à Paris à l'âge de 14 ans[2]. Elle découvre durant l'adolescence son homosexualité, ainsi qu'une conscience politique qui l'amène « à militer pour les droits des minorités »[2].

Diplômée en histoire et en sociologie de l'EHESS, elle est également titulaire d'un DESS de communication politique et sociale, obtenu à la Sorbonne. Elle y a étudié la communication de crise (réactions aux boycotts et aux rumeurs), à laquelle elle a consacré un livre, Face au boycott[3].

Journalisme et engagement

Années 1991-2000

Caroline Fourest débute dans le journalisme en 1994 par un stage à France 3. De 1995 à 1997, elle est journaliste au magazine Transfac, trimestriel distribué gratuitement aux étudiants. Renvoyée comme Fiammetta Venner (sa compagne, qui a cosigné avec elle de nombreux textes[2],[4]) car considérées comme trop militantes, les deux femmes se spécialisent sur « l’extrême droite catholique ». Caroline Fourest devient pigiste dans ce domaine à L'Événement du jeudi, puis au magazine à destination de la communauté gay Têtu et au magazine catholique de gauche Golias de 1996 à 2000.

En 1997, elle fonde la revue ProChoix avec Fiammetta Venner et Moruni Turlot. Éditée par une association du même nom, cette revue s'est donné pour objet de « défendre les libertés individuelles contre toute idéologie dogmatique, liberticide, essentialiste, raciste ou intégriste. » Ses thèmes de prédilection sont la protection de la laïcité, les droits des femmes et des homosexuels[5]. Le nom ProChoix vient de l'anglais prochoice utilisé par les mouvements en faveur du droit à l'interruption volontaire de grossesse. La revue ne se limite cependant pas à la question de l'avortement.

En 1998, elle coécrit, avec Fiammetta Venner, Le Guide des sponsors du FN. Utilisant de nombreuses sources écrites (publications proches du Front national, documents officiels), le livre dresse la liste de nombreuses entreprises ayant financé ce parti. Il remet également en cause certaines enquêtes précédentes, par exemple concernant le boulanger Lionel Poilâne[6].

En 1999, elle publie, à nouveau avec Fiammetta Venner, Les Anti-PACS ou la dernière croisade homophobe, une enquête sur les mouvements anti-PaCS, leurs liens avec la droite catholique radicale, et Christine Boutin. En annexe, l'association ProChoix rend publique la liste des maires ayant signé la pétition contre le PaCS. Il s'avère que plus de 15 000 maires de France l'ont signée (soit 41 %), mais qu'elle n'a jamais été publiée. Cette pétition a directement conduit à ce que les PaCS ne soient pas signés en mairie (au même titre que le sont les mariages et les déclarations de concubinage)[7].

Elle préside le Centre gay et lesbien de Paris de mai 1999 à mars 2000 pendant le débat sur le PACS[2].

En 2000, elle publie un livre aux éditions Golias[8], Foi contre choix : la droite religieuse et le mouvement pro-life, qui étudie la montée en puissance et l'inspiration « pro-vie » ou anti-avortement d'organisations chrétiennes et de leurs alliés du Parti républicain, actifs dans l'entourage de George W. Bush.

Années 2001-2010

En 2003, elle coécrit Tirs croisés avec Fiammetta Venner[9] sur la « laïcité à l’épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman ». Le livre ne porte pas sur la religion en tant que telle mais plutôt sur l'« intégrisme », que les auteurs définissent en introduction comme « l'emprise autoritaire, nécessairement politique, qu'exercent certains groupes sur la vie en société au nom de la religion »[10]. Le livre conclut que si l'intégrisme musulman est bien le plus virulent des trois intégrismes, « ce surcroît de nocivité n'a rien à voir avec la religion mais avec l'instrumentalisation de la religion »[11]. En l'occurrence, selon les auteurs, le phénomène serait dû au fait qu'un nombre élevé de pays à majorité musulmane ne sont pas réellement sécularisés[12].

Caroline Fourest en 2011 à l'Université de la Terre.

Après avoir dénoncé presque exclusivement l'extrême droite et l'intégrisme chrétien pendant plus de dix ans, Caroline Fourest dénonce en 2006 dans ses livres – Frère Tariq et La Tentation obscurantiste – ce qu'elle désigne comme les rapprochements entre une partie de la gauche et les mouvements islamistes.

Dans Frère Tariq, Caroline Fourest propose une interprétation du discours de Tariq Ramadan, à partir de lectures et d'écoutes de ses livres et cassettes. Selon elle, Tariq Ramadan tient une sorte de « double discours », relativement libéral lorsqu'il s'exprime dans les médias et fondamentaliste et réactionnaire quand il s'exprime devant ses partisans musulmans. Tariq Ramadan affirme qu'elle multiplie les approximations, les erreurs historiques et les mensonges, tandis que d'autres vantent sa rigueur, lui attribuant d'avoir été la première à analyser toutes ses déclarations. L'ouvrage est salué par Bernard-Henri Lévy[13]. Catherine Coroller du quotidien Libération est moins laudative comparant l'essai aux « charges qui, par leur violence et leur parti pris, affaiblissent le propos de leurs auteurs »[14]. Pour le journaliste Michel Collon, beaucoup plus sévère, le livre est « un résumé d’amateurisme journalistique et de mensonges ordinaires »[15].

En 2005, elle obtient avec Fiammetta Venner le prix national de la laïcité, remis par le Comité Laïcité République, une association dont le président Patrick Kessel est l'ancien Grand-Maître du Grand Orient de France[16], les récompensant « pour leurs actions contre tous les fondamentalismes religieux et leurs avatars liberticides, ainsi que pour leur engagement face à l’extrême-droite. »

La Tentation obscurantiste a obtenu le prix du livre politique 2006 de l'Assemblée nationale[17] au premier tour de scrutin, par 80 % des membres du jury composé de journalistes. Le livre pose cette question : « la complaisance voire la fascination pour l'islamisme — une idéologie réactionnaire, intégriste et totalitaire — a-t-elle sa place à gauche ? » Les deux précédents livres de Caroline Fourest, Tirs croisés (coécrit avec Fiammetta Venner) et Frère Tariq étaient finalistes les années précédentes.

Elle continue son travail sur l’intégrisme chrétien, notamment dans Charlie Hebdo.

En 2007, Caroline Fourest a publié un livre intitulé Le Choc des préjugés, prenant le contre-pied de la thèse du choc des civilisations, décortiquant les amalgames et réfutant un à un les préjugés aussi bien sécuritaires que victimaires. Le livre, très sévère à l'égard du bilan de Nicolas Sarkozy, propose aux responsables politiques de remettre la question sociale au cœur des politiques pour sauver le vivre-ensemble[réf. nécessaire]. La même année, elle prend position contre la loi Hortefeux et l'amendement Mariani sur l’immigration autorisant le recours aux tests ADN et aux statistiques ethniques[18],[19].

En septembre 2009, Caroline Fourest et Fiammetta Venner quittent la rédaction de Charlie Hebdo ; « l’audace se cherche ailleurs »[20], expliquent-elles alors.

Elle est chroniqueuse dans l'édition du samedi du journal Le Monde de 2007 à juillet 2012[21] et pour les radios France Culture[22] et France Inter[23]. Elle anime ensuite, en 2012, 2013 et 2014, la chronique de France Inter Ils changent le monde[24]. Elle participe également, en tant que chroniqueuse, à l'émission de télévision Semaine critique ! (France 2) de septembre 2010 à juin 2011.

Caroline Fourest cosigne avec Antoine Sfeir plusieurs textes dénonçant le « péril islamiste » et elle accuse Reporters sans frontières de soutenir des journalistes tunisiens « de tendance islamiste », « au nom d’une liberté de la presse qui ne devrait connaître aucune frontière, pas même celle de l’incitation à la haine »[25],[26].

Depuis 2011

En janvier 2012, Caroline Fourest prend position contre la circulaire Guéant menaçant d'expulsion les étudiants étrangers[27], et elle parraine un de ces étudiants[28].

Elle participe à la création en mars 2012 du Collectif Roosevelt avec l'aide de Stéphane Hessel, Edgar Morin et de nombreux intellectuels et personnalités publiques de la société civile et politique. Ce collectif présente 15 propositions pour éviter un effondrement économique, élaborer une nouvelle société et lutter contre le chômage endémique et créer une Europe démocratique[29].

Fin 2012, elle prépare pour France 2 un documentaire sur les militantes féministes ukrainiennes Femen. Filmant une action militante non autorisée[30] contre une manifestation autorisée de l'Institut Civitas opposée au projet de légalisation du mariage et de l'adoption pour des couples de même sexe, elle a été prise à partie et insultée[31] par des participants au défilé, et affirme avoir été tabassée[32]. À la suite de la plainte qu'elle a déposée, quatre individus ont été placés en garde à vue[33]. L'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF), proche de l’extrême-droite, porte également plainte contre les Femen pour « violences aggravées, en réunion, en préméditation, sur mineur de moins de 15 ans, avec armes, et en raison de l’appartenance des manifestants à la religion catholique et injures en raison de l’appartenance des manifestants à la religion catholique », et contre Caroline Fourest pour « complicité de violences aggravées »[34].

Engagements

Sur l'intégrisme religieux

Dans son livre consacré à Tariq Ramadan, Caroline Fourest affirme que « [le] message [de ce dernier] vise moins à faire connaître l’islam qu’à rendre plus acceptable l’islamisme. » Elle lui reproche de chercher « des journalistes suffisamment naïfs ou complices pour devenir les relais de [sa] propagande. »

Elle affirme également qu'il aurait fait interdire la pièce Le Fanatisme ou Mahomet le Prophète de Voltaire, en 1993. Tariq Ramadan a répondu à cette accusation, la qualifiant de « mensonge éhonté »[35]. Toujours dans son livre sur Tariq Ramadan, elle écrit que Saïd Ramadan, le père de Tariq Ramadan et l’un des dirigeants des Frères musulmans, qui s’était réfugié en Arabie saoudite, aurait, en 1962, supervisé la création de la Ligue islamique mondiale, et que celle-ci a été encouragée pour que les États-Unis comptent sur l’Arabie saoudite « pour combattre le Pacte de Bagdad conclu entre Nasser et les Soviétiques »[36], ce qui selon Alain Gérard constitue une erreur historique[37].

Polémiques

Dénonciation de l'« islamo-gauchisme »

Selon Pierre Tevanian, le « livre [consacré à Tariq Ramadan] se présente comme une « enquête sur Tariq Ramadan », mais ressemble fort à un pamphlet contre une partie de la gauche française. En effet, le livre s’achève par une mise en cause de la Ligue des droits de l'homme, du Monde diplomatique, du MRAP, du journaliste au Monde Xavier Ternisien, du Collectif Une école pour tous et toutes, de la militante féministe Christine Delphy et de quelques autres, qui ont pour point commun non pas une quelconque proximité avec Tariq Ramadan (...) mais simplement le refus de diaboliser Ramadan, et surtout le souci de lutter contre tous les racismes, donc l’islamophobie, et enfin l’opposition à la loi interdisant le voile à l’école[38]. » Pierre Tevanian accuse Caroline Fourest d'avoir, en décembre 2003, publié à son sujet un « communiqué » de deux pages qu'il estime contenir une trentaine de contre-vérités[38].

Elle a engagé des polémiques avec Xavier Ternisien[39], notamment au sujet du terme « islamophobie »[40]. En effet, Caroline Fourest et Fiammetta Venner affirment que ce mot « a pour la première fois été utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de « mauvaises musulmanes »[41]. Xavier Ternisien affirme pour sa part que le mot est bien plus ancien et était utilisé dès 1921[40]. Le journaliste Alain Gresh conteste les théories qui donnent à ce mot une origine iranienne[42], notant entre autres une utilisation de l'expression « délire islamophobe » dès 1925 en France[43], et Caroline Fourest sera accusée par le collectif des Indigènes de la République d'avoir manipulé l'origine du mot dans le but de délégitimer la dénonciation de l'islamophobie[44].

Caroline Fourest dénonce régulièrement les « errements » du Réseau Voltaire. Avec Fiammetta Venner, elle a consacré un ouvrage aux positions et engagements du réseau Voltaire et de Thierry Meyssan, dont elle souligne la dérive conspirationniste et le rôle de « diplomatie parallèle » au service d'intérêts iraniens, syriens ou chinois[45],[46]. Le Réseau Voltaire la qualifie en retour de « porte-parole des thèses néoconservatrices et pro-israéliennes auprès d'une certaine partie de la gauche française »[47]. Caroline Fourest et Fiammetta Venner ont, de leur côté, écrit contre les néo-conservateurs américains[48].

Elle critique le site internet Les mots sont importants dont Pierre Tevanian est un des animateurs, pour ses liens avec les mouvements islamistes au sein des Indigènes de la République[49]. Démentant toute connivence ou complaisance avec l'islamisme[50], Pierre Tevanian accuse de son côté Caroline Fourest d'être « obsédée par l'islam et par l'exclusion des femmes voilées »[51].

Caroline Fourest critique également certains universitaires ne partageant pas sa conception de la laïcité, comme Raphaël Liogier[52].

Accusations de mensonge et d'islamophobie

Sous le titre « Les lauriers de l'obscurantisme », Jean Baubérot, Bruno Étienne, Franck Fregosi, Vincent Geisser et Raphaël Liogier protestent dans Le Monde du 18 avril 2006 contre le prix du livre politique décerné à Caroline Fourest[53]. Peu après, Michael Smadja, professeur de philosophie, soutiendra un avis contraire toujours dans Le Monde[54].

En juin 2010, Alain Juppé accuse Caroline Fourest d'avoir écrit à propos de « l'affaire Saint-Éloi » un article publié dans Le Monde[55] qui « contient toute une série de contre-vérités ou de mensonges »[56] ; elle conteste le fait que ces écrits seraient mensongers, et déplore que les accusations de contre-vérités ne soient pas étayées par des sources[57].

Le journaliste Didier Lestrade reproche au discours de Caroline Fourest d'attiser les peurs et de contribuer à l'essor d'un certain populisme anti-musulman[58], une critique également formulée par l'ancien président de l'Institut des cultures d'Islam Hakim El Karoui[59].

Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), dans son livre intitulé Les Intellectuels faussaires[60], qualifie Caroline Fourest de « sérial-menteuse » et avance que la caractéristique principale de celle-ci serait « d’attribuer à ses adversaires des propos qu’ils n’ont jamais tenus pour s’en offusquer »[61].

Esther Benbassa, historienne et sénatrice Europe Écologie Les Verts, accuse Caroline Fourest d'être « un stratège, elle s’est placée du côté des islamophobes pour plaire à la fois à la droite et à une partie de la gauche au nom de la laïcité en jouant la Jeanne d'Arc au visage lisse qui va défendre les femmes contre les horribles musulmans. Ça lui a permis de grimper à toute vitesse les marches de la notoriété. […] Pour elle, les causes c’est du business, Fourest c’est une affairiste qui fait commerce d’idées. C’est une boutique qui marche et qui renouvelle ses articles. Une bonne affaire »[62].

Durant la crise ukrainienne, Caroline Fourest évoque à plusieurs reprises « trois officiers ukrainiens [dont] les paramilitaires séparatistes venaient [d'] arracher les globes oculaires avec un couteau »[63],[64],[65], malgré des doutes exprimés sur la réalité de l'affaire[66]. Le CSA, estimant que l'information « n’avait pas fait l’objet de vérifications préalables suffisantes »[67], rappelle à l'ordre son employeur Radio France.

Après les attentats contre le journal Charlie Hebdo, les propos d'une rescapée Sigolène Vinson sont déformés à l'antenne de Radio France internationale [68] [69] puis repris en boucle dans les médias français et internationaux[70]: alors qu'elle déclare que le terroriste lui a dit « Je t’épargne, et puisque je t’épargne, tu liras le Coran », on lui prête la phrase : « On ne tue pas les femmes, mais tu dois te convertir à l’islam et te voiler». Caroline Fourest reprend ces propos et ajoute: « Il lui a dit : récite le Coran, et je t’épargne »[71]. Dans une interview pour le journal Marianne quelques jours après les faits, Sigolène Vinson est revenue sur cette déformation de sa déclaration : « Des choses ont été dites qui ne sont pas exactes, en lisant les propos que l’on m’a prêtés et qui ont été répercutés dans toutes les presses, en France comme à l’étranger, j’étais folle… (...) J’étais en état de choc quand Patrick [Pelloux] et les secours sont arrivés. C’est peut-être pour cette raison que les premiers mots que l’on m’a prêtés ne reflètent pas ce que j’ai vécu. »[68].

Lors de l'émission On n'est pas couché du 2 mai 2015, Aymeric Caron fait référence à la réputation de « menteuse » de Caroline Fourest[72]. Lors de leurs échanges, il lui reproche sa condamnation de novembre 2014 pour diffamation. Caroline Fourest l'insulte, le traitant de « con » et rétorque qu'elle a gagné le procès en appel. Elle précise plus tard que la partie adverse aurait laissé filer le « délai de prescription » et abandonné les poursuites[73]. À l'inverse, l'avocat de la partie civile dément et affirme que l'affaire est toujours en cours, la cour d'appel ne s'étant pas encore prononcée[74],[75]. Le 9 mai 2015, à l'émission On n'est pas couché, Laurent Ruquier a déclaré qu'à cause de ce qu'il qualifie de mensonge, il n'invitera plus Caroline Fourest dans ses émissions[76]. Dans le cadre de cette affaire elle reçoit le soutien de Mohamed Sifaoui qui critique durement non seulement Aymeric Caron mais aussi Laurent Ruquier et Catherine Barma, la productrice de l'émission[77].

Condamnations judiciaires

  • À la suite de la publication du livre Le Guide des sponsors du FN en 1998, Caroline Fourest et Fiammetta Venner sont condamnées pour faute civile au titre de l'article 1382 du Code civil[78].
  • Le 9 octobre 2012, à la suite de la publication de l'ouvrage Marine Le Pen, cette dernière fait condamner Caroline Fourest par le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation[79],[80]. L'éditeur ainsi que Fiammetta Venner (coauteur du livre) sont eux aussi condamnés. Ils décident de ne pas faire appel de cette condamnation car, poursuivis sur quatorze points, ils ont perdu sur quatre passages qu'ils jugent mineurs et qui ne remettent pas en question les points importants du livre[réf. nécessaire]. En outre, selon eux, en appel, aucun témoin ne peut être entendu. Certains de ces témoins, cités dans le livre, étaient poursuivis comme eux. En faisant appel, toute la procédure aurait été réenclenchée et cela leur aurait fait courir le risque de ne plus être relaxés, sans pouvoir cette fois se défendre à la barre. Caroline Fourest commente et détaille ce jugement dans son blog, le 19 octobre 2012, ainsi que les raisons qui les ont poussées à ne pas faire appel[81]. Le livre continuera néanmoins à être publié, sans les passages considérés comme diffamatoires lors du procès. Par la suite, la version en poche, intitulée Marine Le Pen démasquée, revue et augmentée, est publiée[réf. souhaitée].
  • Le 23 octobre 2014, Caroline Fourest est condamnée en première instance par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris pour avoir diffamé une jeune fille musulmane voilée, Rabia Bentot, victime d'une agression à Argenteuil. Lors de sa chronique du 25 juin 2013 sur France Culture, elle avait mis en doute la véracité de l'agression et jeté la suspicion sur la famille de la victime, en « l'absence totale de base factuelle à cette imputation » selon le tribunal[82]. Caroline Fourest fait alors appel.

Œuvre

Écrits

Films et séries

Documentaire audio

Prix et distinctions

Prix

  • Prix du scénario du festival Cineffable pour Safia et Sarah[85]
  • Prix national de la laïcité 2005 pour Tirs croisés. La laïcité à l'épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman
  • Prix du livre politique 2006 et prix Jean-Zay - Laïcité et République 2006 pour La Tentation obscurantiste
  • Prix Condorcet-Aron pour la Démocratie 2008, Bruxelles
  • Prix Adrien-Duvand 2010 de l'Académie des sciences morales et politiques du « meilleur ouvrage sur l'éducation civique et morale dans une démocratie » pour La Dernière Utopie
  • Prix Fetkann, 2010

Distinction

Notes et références

  1. Les Grands débats à Sciences Po, 8 mars 2007
  2. a, b, c et d « Caroline Fourest, ouvertement lesbienne et engagée contre le FN », Têtu, 30 juin 2011.
  3. Biographie.
  4. Claude Askolovitch, « Caroline Fourest, Fiammetta Venner. Les hussardes », Le Nouvel Observateur, no 2064, 27 mai 2004.
  5. Présentation de la revue ProChoix
  6. Stop la rumeur.
  7. « Maires anti- PaCS sur le Net - L'association Prochoix révèle la liste des pétitionnaires de 1998 », Philippe Rioux, La Dépêche du Midi, 8 février 2001.
  8. Sites des éditions Golias.
  9. Fourest et Venner 2003
  10. Fourest et Venner 2003, p. 13-14
  11. Fourest et Venner 2003, p. 514.
  12. Fourest et Venner 2003, p. 404
  13. Tribune du Point du 28 octobre 2004
  14. Ramadan le conquérant, liberation.fr, 26 novembre 2004
  15. « À propos de Frère Tariq, de Caroline Fourest », michelcollon.info, 1er mars 2012.
  16. Patrick Kessel
  17. Prix du livre politique de l'Assemblée nationale.
  18. « Les statistiques ethniques auraient fait reculer la lutte antiraciste (Caroline Fourest) », ProChoix, 17 novembre 2007
  19. « Pétition contre les statistique ethniques (SOS racisme) », ProChoix, 26 octobre 2007
  20. « Caroline Fourest et Fiammetta Venner annoncent leur départ de Charlie Hebdo », Charlie enchaîné, 14 septembre 2009.
  21. « Le Monde supprime la chronique hebdo de Caroline Fourest », Rue 89, sur rue89.com (consulté le 20 juillet 2012)
  22. Durant l'année 2010-2011, France Culture La chronique de Caroline Fourest, cf. le site de l'émission.
  23. De février 2011 à juin 2012, France Inter La chronique de Caroline Fourest cf. le site de l'émission.
  24. « France Inter : émission Ils changent le monde », sur franceinter.fr (consulté le 27 juillet 2013)
  25. Fourest et Venner 2003, p. 213
  26. Quelques commentaires à propos de « Tirs croisés » - Nawaat.
  27. « Étudiants étrangers : Claude Guéant doit s'excuser », Le Monde, 13 janvier 2012
  28. « Contre la circulaire Guéant, Caroline Fourest parraine un étudiant étranger », Libération, 21 mars 2012
  29. Collectif Roosevelt, site officiel.
  30. « Mariage gay : entre 70 000 et 200 000 opposants ont défilé à Paris », Le Parisien avec AFP, 17 novembre 2012, lire en ligne.
  31. « Mariage gay : Fourest et les Femen prises à partie », Arrêt sur images, sur arretsurimages.net
  32. « Manif contre le mariage gay : tabassée, Caroline Fourest porte plainte », Le Parisien, sur leparisien.fr (consulté le 19 novembre 2012)
  33. « Agression des Femen : quatre personnes en garde à vue, sur elle.fr
  34. L'AGRIF poursuit les Femen pour violences anti-chrétiennes, sur le site Chrétienté-info du 3 décembre 2012
  35. Réponse de Tariq Ramadan à Caroline Fourest.
  36. Caroline Fourest, Frère Tariq. Discours, stratégie et méthode de Tariq Ramadan, Paris, Grasset,‎ , p.73
  37. Alain Gérard, « À propos de « Frère Tariq », de Caroline Fourest », sur Islam et Laïcité.
  38. a et b Sœur Caroline est de retour, sur le site lmsi.net
  39. Caroline Fourest, « “Le Monde” à l’envers », ProChoix, no 26-27.
  40. a et b Xavier Ternisien, « En France, le terme “islamophobie” suscite un débat », Le Monde, 14 février 2004.
  41. Fiammetta Venner et Caroline Fourest, « Ne pas confondre islamophobes et laïques », Libération,‎ (lire en ligne).
  42. Alain Gresh, À propos de l’islamophobie, sur le site lmsi.net du 4 mars 2004
  43. Cette occurrence attestée du mot « islamophobe » se trouve dans l'ouvrage L'Orient vu de l'Occident, écrit par le peintre et essayiste Étienne Dinet et l'essayiste Sliman Ben Ibrahim (Piazza-Geuthner, 1921, Paris). Les auteurs parlent alors de « délire islamophobe » au sujet d'une biographie de Mahomet écrite par le père jésuite Henri Lammens. Le terme « islamophobie » était même apparu dès 1910 dans l'ouvrage d'Alain Quellien La Politique Musulmane dans l'Afrique Occidentale Française (E. Larose, 1910, Paris). « ISLAMOPHOBIE » : le mot qui gêne, Bakchich, 2 novembre 2012.
  44. Cyril Lamiral, L'imposture Caroline Fourest, Les Indigènes de la République, 15 juin 2012.
  45. « Parution de l'“Effroyable Imposteur : quelques vérités sur Thierry Meyssan” », 8 mars 2005.
  46. « Qui est vraiment Thierry Meyssan ? », 6 mai 2005.
  47. « Division de la gauche : le double langage de Caroline Fourest », réseau Voltaire, 25 novembre 2005.
  48. « Bush, assis à l'extrême-doite de Dieu », Charlie Hebdo, 27 octobre 2004.
  49. Pierre Tévanian ou la gauche pro-voile, Prochoix, 23 décembre 2003
  50. Pierre Tevanian, « Sœur Caroline est de retour », Les mots sont importants, octobre 2004.
  51. Pierre Tevanian et Saïd Bouamama, Caroline Fourest, l'incendiaire qui crie « au feu! », Médiapart, 18 septembre 2012.
  52. Pourquoi Raphaël Liogier attaque-t-il Caroline Fourest sur Oumma.com ?, Prochoix, 3 avril 2006
  53. « Les lauriers de l'obscurantisme », Le Monde, 18 avril 2006.
  54. Michael Smadja, « Du bon usage du pamphlet », Le Monde, 22 avril 2006.
  55. Saint Emoi, Le Monde, 4 juin 2010.
  56. Alain Juppé, Vilaine Manip, sur le site al1jup.com du 5 juin 2010.
  57. Ils changent le monde - Rémi Mathis, le 26 juillet à 12h30
  58. Dider Lestrade, Les minarets ou la dernière utopie, sur le site, minorites.org, .
  59. Un peu de vérité dans le débat sur l'islam français, Le Monde, 2 juillet 2010.
  60. Pascal Boniface, Les Intellectuels faussaires, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 272 pages, 2011.
  61. « Le club des “intellos faussaires” », entretien avec Pascal Boniface, Valeurs Actuelles, 30 juin 2011
  62. Vanessa Schneider, « Le cas Fourest », in M, le magazine du Monde, semaine du 15 juin 2013, pages 39-45.
  63. « Le Monde selon Caroline Fourest » du
  64. À propos des yeux ensanglantés de l'Ukraine, Huffington Post
  65. Le rendez-vous du médiateur
  66. billet d'Olivier Berruyer sur son site
  67. décision du CSA du 16 juillet 2014
  68. a et b « "Il était parti pour me tuer, je n’ai pas baissé les yeux" » (consulté le 16 mai 2015)
  69. « Charlie Hebdo: ce qu’on sait de l’attentat et de l’enquête - France - RFI » (consulté le 16 mai 2015)
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Bibliographie

  • Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Tirs croisés. La laïcité à l'épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman, Calmann-Lévy,‎ (ISBN 2-7021-3304-5)

Annexes

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