Auray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Auray (homonymie).
Auray
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Auray
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray (chef-lieu)
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Jean Dumoulin (UDI)
2014-2020
Code postal 56400
Code commune 56007
Démographie
Gentilé Alréen, Alréenne
Population
municipale
13 397 hab. (2014 en augmentation de 9,93 % par rapport à 2009)
Densité 1 939 hab./km2
Population
aire urbaine
23 266 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 07″ nord, 2° 58′ 53″ ouest
Altitude 37 m
Min. 0 m
Max. 43 m
Superficie 6,91 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Auray

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Auray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Auray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Auray
Liens
Site web www.auray.fr

Auray [ɔʁɛ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est encadrée par les communes de Crac'h au sud et à l'ouest, Brech au nord, et Pluneret à l'est. Elle est traversée par un petit fleuve côtier, la rivière d'Auray, qui débouche dans le golfe du Morbihan. La ville haute est sur la rive ouest de la rivière d'Auray sur le bord du plateau armoricain profondément entaillé par la rivière. Le port de Saint-Goustan est au fond de la vallée, à l'est de la rivière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Auray, l'hôtel de ville et le marché du lundi matin.
Communes limitrophes d’Auray
Crach Brech Brech
Crach Auray Pluneret
Crach Crach Pluneret

Communications[modifier | modifier le code]

Le port[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port Saint-Goustan.

Le port de Saint-Goustan est à l'origine de la ville. Il est situé sur la rivière d'Auray, au point le plus en amont que peuvent atteindre les navires de mer avec l'aide de la marée. Il reçoit des navires de haute mer jusqu'au XIXe siècle. C'est aussi un port de cabotage très actif en direction de l'Espagne et de la Grande-Bretagne. Son déclin comme port de commerce commence avec l'arrivée du chemin de fer en 1862. Aujourd'hui, c'est un port de plaisance et une escale du circuit touristique du tour du golfe du Morbihan.

Les routes[modifier | modifier le code]

Saint-Goustan en bas de la ville est le premier site possible d'un pont sur une route longeant le littoral entre Vannes et Quimper. En aval, la rivière d'Auray est large et escarpée[1]. En amont, les marais de la vallée du Loch rendent difficile le passage avant Tréauray à 4 km au nord. La voie romaine de l'Océan, de Lyon à Gésocribate (Le Conquet) par Nantes, y passe. Au milieu du XIXe siècle, la construction d'une nouvelle route en remblai sur le marais du Loch permet d'accéder directement à la ville haute depuis Vannes. Dans les années 1950, la route nationale Vannes - Lorient contourne le centre d'Auray par le nord. En 1989, la construction du viaduc de Kerplouz[2] sur la RN 165 en 4 voies au-dessus de la rivière d'Auray en aval de Saint-Goustan débarrasse l'agglomération du trafic de transit, et suscite une zone industrielle au sud du centre-ville.

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : gare d'Auray.

La gare d'Auray est située à plus de deux kilomètres au nord du centre ville. Elle est quotidiennement desservie.

Le chemin de fer arrive à Auray en 1862, avec l'ouverture par la Compagnie du PO de la ligne de Nantes à Lorient via Savenay, concomitante avec celle de la ligne de Rennes à Redon de la Compagnie de l'Ouest[3]. La ligne est prolongée jusqu'à Quimper dès 1863. L'embranchement vers Quiberon est inauguré le [4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Auray a été classée par le Ministère de la Culture ville d'art et d'histoire jusqu'au printemps 2006.

Auray est un nom de lieu, ayant pour origine un nom breton de personne, mentionné pour la première fois en 1069, Alrae, puis en 1168 Alrai, en breton Alré[5].

La seigneurie d'Auray relevait de Guingamp avant de passer en 1034 dans la maison des ducs. En 1168, Auray est pris par le roi d'Angleterre Henri II.

L'emplacement primitif d'Auray et de son ancien château est un promontoire situé au bord d'un plateau dominant le fond d'une ria avec un port et un gué sur une rivière côtière.

Auray a donné naissance à deux bourgs situés de chaque côté du château:

Après une motte castrale avec donjon attestés au XIe siècle, le château d'Auray est reconstruit à partir de 1201[7] pour Arthur Ier. Il a ensuite été le lieu de séjour de plusieurs ducs de Bretagne.

Sous le règne du duc Jean le Roux, la Chambre des comptes de Bretagne y a siégé en 1286 et 1287, avant de retourner à Muzillac. En 1289, son fils Jean II y assembla son Parlemment.

Le duc François Ier y épouse Isabeau d’Écosse le . Tombant en ruine, sa démolition est décidée, ses pierres vendues en 1559 et transportées pour reconstruire le fort fort de Palais à Belle-Île.

En 1341 Charles de Blois, candidat légitime à la couronne de Bretagne, en prit possession jusqu'à sa mort le à la Bataille d'Auray qui mit fin à la guerre de succession de Bretagne.

La châtellenie d'Auray était le chef-lieu du pays de Lanvaux qui était une des neuf grandes baronnies siégeant aux États de Bretagne, jusqu'à ce qu'elle soit réunie au domaine ducal et qu'elle soit remplacée en 1451 celle de Quintin.

En 1626 est fondé un couvent de Capucins, en 1632 un couvent de Clarisses est construit.

En 1632, le Commandeur Isaac de Razilly accompagné de Nicolas Denys, Charles de Menou de Charnizay, trois Capucins, cinq Jésuites et 300 Hommes d'Elite partent du Port d'Auray pour rétablir la ville de Port-Royal en Acadie sous les ordres du Cardinal de Richelieu, deux autres vaisseaux les accompagnent.

Benjamin Franklin débarque au port de Saint-Goustan le au début de la guerre d'indépendance des États-Unis pour demander l'aide militaire de la France à Louis XVI.

En 1789, au moment de la Révolution française, Auray était un siège royal établi en 1565 d'où relevaient plusieurs juridictions particulières, avec un commandant de place, une brigade de maréchaussée, un sous-commissaire de marine, une sénéchaussée qui relevait du présidial de Vannes. La ville avait le droit de députer aux États de Bretagne, elle était le siège d'un subdélégué, d'un bureau des cinq grosses fermes, elle possédait un collège, un hôtel-Dieu (hôpital de soins) et un hôpital général (hospice pour les pauvres).

Auray devient chef-lieu d'un district de 1790 à 1795.

Cadoudal, le chef de la rebellion bretonne contre la terreur jacobine, est né à Auray

En 1795, après l'échec de l'expédition de Quiberon et la reddition des Émigrés commandés par Sombreuil le 21 juillet, la plupart des prisonniers sont transférés à Auray. Après un jugement sommaire par des commissions militaires où siègent des citoyens de la ville, 750[8] sont fusillés dans un pré en Brech sur la rive ouest du Loch, appelé depuis le Champ des martyrs, et inhumés sur place. En 1829, leurs ossements sont exhumés et déposés dans le caveau d'une chapelle mémorial à la Chartreuse d'Auray.

La gare d'Auray a été pendant la Seconde Guerre mondiale le lieu de transit du béton qui servit à construire sur les côtes de la région de nombreux blockhaus du Mur de l'Atlantique. Après-guerre, la collecte des déchets militaires amène la création d'une entreprise sur le lieu-dit Pi-park.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Auray semble provenir du latin Aula Régia (cour royale). Cela semble être confirmé par le toponyme en breton An Alre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Auray ancien

Blason ancien d'Auray : Losangé d’or et d’azur.

Blason d'Auray moderne

Blason moderne d'Auray : De gueules à une hermine passante au naturel et son écharpe flottante d’hermine, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or.

[modifier | modifier le code]

Logo d'Auray depuis octobre 2017

Logo d'Auray, depuis octobre 2017.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1964 1969 Pierre Dugor DVD Horloger-bijoutier - conseiller général (1964-1970)
1970 mars 1977 Marcel Le Gélébart DVD  
mars 1977 juin 1995 Michel Naël DVD Conseiller général (1994-2008)
juin 1995 juin 2012 Michel Le Scouarnec PCF Professeur des écoles - sénateur du Morbihan (2011-2017)
juin 2012 mars 2014 Guy Roussel DVG Dessinateur projeteur
mars 2014 en cours Jean Dumoulin UDI Chef d'entreprise

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 13 397 habitants[Note 2], en augmentation de 9,93 % par rapport à 2009 (Morbihan : +3,47 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 600 2 805 3 382 3 396 3 734 3 895 3 815 4 018 3 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 949 3 967 4 542 4 894 4 633 5 870 6 392 6 236 6 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 485 6 665 7 122 6 949 7 154 7 181 7 088 8 642 8 159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
8 118 8 449 10 256 9 892 10 323 10 911 12 420 12 536 13 397
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture bretonne[modifier | modifier le code]

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Le bagad de la Kevrenn Alré évolue en première catégorie du championnat national des bagadoù.

La ville héberge depuis 1951 la Kevrenn Alré dont le bagad et le cercle celtique ont chacun remporté leurs championnats respectifs à de multiples reprises.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Historiquement, Auray est en pays bretonnant (dialecte de Vannes) mais les citadins parlent généralement français depuis le XVIIIe siècle. On a prêché en breton dans les paroisses d'Auray jusqu'aux années 1930.

À la rentrée 2016, 103 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues catholiques (soit 6,9 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[13].

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 15 septembre 2015.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le port Saint-Goustan.
  • Le château d'Auray, château ducal pris et démoli en 1570. L'actuelle rue du château a été établie la même année sur son ancien fossé comblé.
  • L'église Saint-Gildas. Édifiée en 1636 et classée monument historique dans sa totalité, elle abrite un retable lavallois en pierre et marbre de 1664 attribué à Olivier Martinet, un orgue du XIXe siècle et des fonts baptismaux avec dais sculpté. Du XVIIIe siècle, elle conserve des boiseries dans les chapelles latérales, et un élégant buffet d'orgue.
  • La chapelle du Saint-Esprit. Édifice du XIIIe siècle, elle est le dernier vestige de la commanderie de l'Ordre du Saint-Esprit de Montpellier. Au XIVe siècle, cette « Maison Magistrale Conventuelle et Hospitalière du Saint-Esprit à Auray » (mention de 1289, Jean de Monette) serait devenue l'une des principales de France, avec, sous son autorité, une cinquantaine de fondations. En 1762, le pape Clément XIII abolit l'Ordre du Saint-Esprit. La ville y installe le siège de l'Hôpital général, puis, en 1790, un hôpital militaire. Au début du XIXe siècle, ce qui reste des bâtiments fut transformé en caserne permanente. D'importants travaux transformèrent la chapelle telle que l'on pouvait la voir avant la restauration de 1990-1994. Elle prendra ainsi le nom de Caserne Dugesclin. L'actuelle restitution permet à cet édifice de retrouver ses volumes d'origine : un vaisseau unique à cinq travées et un chevet plat (silhouette peu commune en Bretagne). L'édifice est classé monument historique le (façades et toitures).
  • L'hôtel de ville, édifié au XVIIIe siècle, est un monument historique depuis le [14].
  • La chapelle d'Hospitaliers du Saint-Esprit. Édifice du XIXe siècle (son portail date du XVe), elle abrite une maquette de cuirassé d'arsenal datant de 1865. Inscrit MH en 1925[15].
  • La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes (1862-1878).
  • Le pont de Saint-Goustan. La première mention d'un pont en pierre reliant la ville basse à la ville haute date du XIIIe siècle. En 1464, lors de sa reconstruction, il fut appelé pont Neuf. Sa forme définitive date de 1752 et sa dernière restauration remonte à 1983. À l'extrémité droite de l'ouvrage, sur la rive gauche, est construit le bâtiment d'octroi.
  • La fontaine Chazelles. Située quai Martin, elle date de 1821 et servait à ravitailler en eau les habitants et les bateaux de passage.
  • La Chartreuse d'Auray, au nord de la gare d'Auray, est en Brech.
  • Le monument de Cadoudal.
  • L'église Saint-Sauveur, dénommée aussi église Saint-Goustan.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Enseignement[16][modifier | modifier le code]

Écoles publiques[modifier | modifier le code]

  • Le Loch.
  • Joseph-Rollo.
  • Éric-Tabarly.
  • Saint-Goustan (maternelle uniquement).

Écoles privées[modifier | modifier le code]

  • Sainte-Thérèse.
  • Gabriel-Deshayes.
  • Diwan (enseignement en langue bretonne).

Enseignement secondaire public[modifier | modifier le code]

  • Collège Le Verger.
  • Lycée Benjamin-Franklin.

Enseignement secondaire privé[modifier | modifier le code]

  • Lycée d'enseignement professionnel Saint-Louis.
  • Lycée agricole et horticole Kerplouz LaSalle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. La mention d'un « pont de César » sur la Rivière d'Auray à la hauteur de Plessis-Kaer est souvent invoquée, mais il s'agit probablement d'une légende; il n'y a pas trace de chemins d'accès. Marteville et Varin (1843)
  2. Structurae, BDD des travaux publics
  3. Rail-Bretagne, ligne Rennes - Quimper
  4. Jean-Pierre Nennig, « 12 Auray - Quiberon », Le chemin de fer de Bretagne sud, JPN, 2008, pp.169-176.
  5. Albert Dauzat
  6. La terre, où le prieuré a été construite, aurait été donnée à l'abbaye de Rhuys en mai 1189 par Constance, duchesse de Bretagne, mère d'Arthur Ier
  7. « Château », notice no IA00008579, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Les chiffres varient grandement selon les sources, de 370 à 1000, selon que l'on invoque le nombre total de condamnés ou les exécutions à Brech; les chefs, dont Sombreuil, ont été fusillés à Vannes
  9. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Auray, consultée le 27 octobre 2017
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  13. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  14. Notice no PA00090995, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no PA00090991, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « site internet de la ville d'Auray », sur Auray.fr (consulté le 11 mars 2016)
  17. Une coprésidence pour Auray Football Club sur le site d'Auray

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :