Michel Wieviorka

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Michel Wieviorka
Portrait de Michel Wieviorka

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Biographie
Naissance (69 ans)
à Paris
Nationalité(s) Drapeau : France Français
Thématique
Formation Université de Grenoble
Titres Président de l'Association internationale de sociologie
Profession(s) Sociologue et écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur(s) École des hautes études en sciences socialesVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinction(s) Chevalier de la Légion d'honneur‎ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Michel Wieviorka (né le à Paris) est un sociologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les grands-parents paternels de Michel Wieviorka, Juifs polonais, furent arrêtés à Nice pendant la guerre et sont morts à Auschwitz. Son père, réfugié en Suisse, et sa mère, fille d’un tailleur parisien, réfugiée à Grenoble, survécurent à la guerre[1].

Administrateur depuis juillet 2009 de la Fondation Maison des sciences de l'homme. Il a été président de l'Association internationale de sociologie de 2006 à 2010.

Directeur d'études à l'EHESS, il y a dirigé de 1993 à 2009 le Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS) fondé par Alain Touraine en 1981.

Sa sociologie introduit une perspective qui tient compte de la globalisation, de la construction individuelle, et de la subjectivité des acteurs. La sociologie de l'action qu'il construit depuis ses premiers travaux sur les mouvements de consommateurs dans les années 1970 l'a conduit à étudier aussi bien des mouvements sociaux que des phénomènes comme le racisme, la violence, ou l'antisémitisme.

Sa reconnaissance internationale doit beaucoup à ses travaux sur le terrorisme (prix spécial du jury européen d'Amalfi 1989 pour son livre Sociétés et terrorisme) et autres conduites de haine et de violence ainsi que sur la globalisation et le multiculturalisme. Plusieurs de ses ouvrages sont traduits en anglais, en allemand, en espagnol, en portugais et en japonais.

Ses recherches sont volontiers comparatives à l'échelle internationale et il a mené des travaux dans plusieurs pays notamment en Pologne, en Espagne, aux États-Unis, en Amérique latine, en Russie. Il est président du jury de la Bourse Michel Seurat (Cnrs) et du Conseil scientifique du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN). Ancien membre du Conseil scientifique de la Défense, il est, par ailleurs, président à Bruxelles d'un panel du Conseil européen de la recherche (CER ou European Research Council, ERC-7e PCRD).

À la demande de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, il a rédigé un rapport sur la diversité en France publié en 2008 chez Robert Laffont où il anime par ailleurs la collection « Le monde comme il va ».

Le 4 décembre 2009, lors d'une interview au journal Libération au sujet de l'identité nationale, il déclare : « l’existence d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale est une catastrophe intellectuelle et politique pour l’image générale de la France[2] ». Il est proche du Parti socialiste[3].

En 2012, il signe une tribune intitulée « Pour une nouvelle république » appelant à voter pour le candidat François Hollande[4].

Il est par ailleurs le frère d'Annette Wieviorka, Sylvie Wieviorka et Olivier Wieviorka.

Bibliographie[5][modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Françoise Masson, « Annette Wieviorka, historienne au nom de ses grands-parents », sur la-croix.com, La Croix,‎ (consulté le 26 avril 2016).
  2. Libération : « Ce débat conforte des positions de fermeture et de xénophobie, plus que d’ouverture»
  3. Bastien Bonnefous, « Pourquoi les Indignés ne décollent pas », M, le magazine du Monde, semaine du 19 novembre 2011, page 18.
  4. TRIBUNE. "Pour une nouvelle république", tempsreel.nouvelobs.com, 19 avril 2012
  5. L'intégralité des publications de Michel Wieviorka sur le site de l'EHESS.
  6. Décret du 12 juillet 2013