The Conversation (média)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Logo de The Conversation (média)

Adresse theconversation.com
Slogan « Academic rigour, journalistic flair »
« L'expertise universitaire, l'exigence journalistique »[réf. nécessaire]
Type de site actualité, analyse, commentaire, recherche
Langue anglais, français, espagnol, indonésien
Inscription optionnelle
Siège social Melbourne
Drapeau de l'Australie Australie
Lancement
(en français)
État actuel actif

The Conversation est un média indépendant en ligne et sans but lucratif, qui propose du contenu provenant de la communauté universitaire. Depuis le lancement du premier site australien en , huit versions sont apparues.

The Conversation Media Group, la société d'exploitation, est une fondation d'éducation à but non lucratif détenue par The Conversation Trust.

Historique[modifier | modifier le code]

The Conversation a été co-fondé en 2011, en Australie, par Andrew Jaspan et Jack Rejtman[1]. L'idée était de créer un nouveau média dans lequel des universitaires pourraient communiquer directement avec la société, grâce à un site internet. Jaspan envisageait l'université comme « une salle de rédaction géante », dans laquelle les universitaires et les chercheurs, collectivement, s'engageraient à transmettre un avis académique éclairé sur des questions de société[2]. Le site est un média d’information numérique destiné à la diffusion des savoirs autour de l’actualité générale et de la culture scientifique[3].

Au total, huit publications ont été créées : en Grande-Bretagne (2013)[4], aux États-Unis (2014)[5] en Afrique — en anglais et en français ()[6], en France ()[7], « globale » —en anglais ()[8], au Canada — en français ()[9] et en anglais ()[10], en Indonésie ()[11] et en Espagne ()[12].

The Conversation France[modifier | modifier le code]

En France, la première édition de The Conversation France est publiée le [3]. Les acteurs clés de cette version sont Fabrice Rousselot, journaliste spécialiste de l'international[13], et Didier Pourquery, journaliste économique[14]. Depuis 2017, The Conversation est partenaire de l'événement national la Fête de la science, organisé par le Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation[15].

Début 2019, The Conversation France propose plus de 7 000 articles, rédigés par environ 4 000 auteurs. Le site revendique quatre millions de pages vues chaque mois[16].

Description et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Les contributeurs-auteurs de The Conversation sont des universitaires et des chercheurs qui collaborent avec des journalistes professionnels[1],[3] ; plus de 26 000 auteurs du monde académique écrivent pour The Conversation.

Le média utilise une publication personnalisée et un système de gestion de contenu intégré dans le framework Ruby on Rails. Le système permet aux contributeurs de collaborer sur des articles en temps réel. Les articles sont liés aux profils de leurs auteurs, y compris les déclarations d'intérêts, et des tableaux de bord personnels affichent les interactions des auteurs avec le public[17].

La grande majorité de l'audience de l'édition australienne a moins de 45 ans et se répartit à part à peu près égale entre hommes et femmes. Un peu plus de la moitié du lectorat gagne plus de 100 000 dollars australiens par an. Une enquête de 2015 a évalué l'audience à 2,6 millions d'utilisateurs sur le site, qui atteint 23 millions par la republication dans d'autres médias[18].

En , les rapports mensuels d'audience en ligne indiquent 4,7 millions de lecteurs sur site, auxquels s'ajoutent 35 millions par les republications dans d'autres médias[19].

The Conversation publie tout son contenu en accès libre, sous une licence Creative Commons CC-BY-ND (republication autorisée, sans modifications, et en attribuant la source)[1],[20].

Le financement est assuré par des universités, des entreprises, des gouvernements et des dons privés.

Couverture internationale[modifier | modifier le code]

Depuis sa première édition australienne dont le siège est à Melbourne, The Conversation s'est étendu à un réseau mondial de huit éditions, fonctionnant en plusieurs langues.

Édition Année de lancement Directeur de la rédaction Directeur général Nombre de rédacteurs (journalistes-chefs de rubrique)
Australie 2011 Misha Ketchell Lisa Watts 24[21]
Royaume-Uni 2013 Stephen Khan Chris Waiting 23[22]
États-Unis 2014 Beth Daley Bruce Wilson 17[23]
Afrique 2015 Caroline Southey Alexandra Storey 13[24]
France 2015 Fabrice Rousselot Caroline Nourry 12[25]
Canada (version anglaise) 2017 Scott White 9[26]
Indonésie 2017 Prodita Sabarini 7[27]
Espagne 2018 Rafael Sarralde Miguel Castro 8[28]
Canada (version française) 2018 Martine Turenne
rédactrice en chef de la version française[29]

Sur l'ensemble du réseau, les histoires commandées par The Conversation sont maintenant republiées dans 90 pays, en 23 langues, et lues plus de 40 millions de fois par mois[30].

Critiques[modifier | modifier le code]

Selon une enquête du Centre de recherche sur les médiations (université de Lorraine), conduite en 2016 auprès du lectorat de The Conversation France, les personnes interrogées ont globalement un avis favorable, mais des universitaires reprochent au média de proposer des articles qui, sous couvert de la vulgarisation revendiquée par le site, soutiennent des points de vue partisans. Ces critiques jugent la qualité du contenu inégale, du fait de contributrices et contributeurs qui n'auraient que des visées auto-promotionnelles[31],[3]. Les résultats de l'étude montrent aussi l'intérêt porté au média par un public scolaire constitué d'enseignants qui n'appartiennent pas au monde de la recherche universitaire et qui réclament une adaptation du contenu du site aux enfants et adolescents de l'enseignement primaire et secondaire[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Adrien Lelièvre, « The Conversation, le nouveau média qui donne la parole aux universitaires », Les Échos, (consulté le 16 juin 2019).
  2. (en) « Who We Are », The Conversation Australia, 2010-2013 (consulté le 19 avril 2013).
  3. a b c d e et f Julien Falgas, « Le site d’information The Conversation France comme ressource pédagogique », Distance et Médiations des Savoirs,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juin 2019).
  4. (en) Stephen Khan, « Creating journalism from academia: a pilot project », Blogs BBC, (consulté le 12 avril 2017).
  5. (en) « Nocookies », The Australian (consulté le 12 avril 2017) (inaccessible sans abonnement).
  6. « The Conversation to launch in Africa with funding from Bill Gates foundation - mUmBRELLA » (consulté le 29 septembre 2015).
  7. Alexis Delcambre, « The Conversation se lance en français », Le Monde, (consulté le 25 avril 2017).
  8. (en) Fabrice Rousselot, « The Conversation Global: the world's biggest stories, told by experts », Site officiel, (consulté le 25 avril 2017).
  9. (en) Martine Turenne et Scott White, « Bienvenue à La Conversation Canada », Site officiel (consulté le 11 janvier 2019)
  10. (en) Misha Ketchell, « The Conversation launches in Canada », sur The Conversation (consulté le 11 janvier 2019)
  11. (en) Misha Ketchell, « The Conversation launches in Indonesia », Site officiel (consulté le 11 janvier 2019)
  12. (es) Logopress- Editor, « The Conversation lanza su edición en español gracias a Fundación Telefónica », sur Revista de Arte - Logopress, (consulté le 11 janvier 2019)
  13. « Fabrice Rousselot, pour le site « Conversation France » » (consulté le 23 mars 2020)
  14. « The Conversation se met au français », Site officiel, (consulté le 12 avril 2017).
  15. Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, « Fête de la science : The Conversation... en parle », sur Fête de la science, (consulté le 16 juin 2019).
  16. Thomas Hofnung, « The Conversation : une autre voix dans le concert médiatique », Fondation Croix-Rouge française, (consulté le 16 juin 2019).
  17. (en) Andrew Trounson, « Getting the message out », The Australian, (consulté le 7 avril 2011).
  18. (en) « Our Audience », Site officiel (consulté le 29 septembre 2015).
  19. (en) Debbie Dickinson, « Behind the scenes: creative commons publishing », Site officiel, .
  20. « Règles de republication – The Conversation », Site officiel (consulté le 11 janvier 2019).
  21. « Our Team: The Conversation », sur theconversation.com (consulté le 18 novembre 2019)
  22. « Our Team: The Conversation », sur theconversation.com (consulté le 18 novembre 2019)
  23. « Our Team: The Conversation », sur theconversation.com (consulté le 18 novembre 2019)
  24. « Our Team: The Conversation », sur theconversation.com (consulté le 18 novembre 2019)
  25. « Notre équipe : The Conversation », sur theconversation.com (consulté le 18 novembre 2019)
  26. « Our Team: The Conversation », sur theconversation.com (consulté le 18 novembre 2019)
  27. « Tim kami: The Conversation », sur theconversation.com (consulté le 18 novembre 2019)
  28. « Nuestro Equipo: The Conversation », sur theconversation.com (consulté le 18 novembre 2019)
  29. Pascale Castonguay, « La Conversation Canada s’anime », sur Affaires universitaires, (consulté le 19 juin 2020)
  30. (en) Chris Waiting, « A new home for The Conversation », sur The Conversation (consulté le 18 novembre 2019)
  31. L'enquête, menée par le chercheur Julien Falgas, en novembre 2016, a recueilli 2 000 réponses des 20 000 abonnés à la lettre électronique de The Conversation[3].

Lien externe[modifier | modifier le code]